Randonner en Suisse du Sud-Est • Suisse Rando Home

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Au-dessus des toits de Coire N° 1816
Maladers, Dorf — Castiel, Dorf • GR

Au-dessus des toits de Coire

Maladers est le premier village sur le versant ensoleillé de la vallée de Schanfigg mais il fait partie de la commune de Coire. Pour les pendulaires, ce paisible village n’est qu’à un jet de pierre du chef-lieu du canton, comme en témoignent les constructions récentes. Les randonneurs qui souhaitent un petit café pour se mettre en train descendent un peu plus bas à l’arrêt «Alte Post». En descendant à l’arrêt «Dorf», on prend la direction du Montalin par le vieux quartier du village en montant à travers des pâturages et des forêts. Plus tard, les panneaux indiquent aussi le Fürhörnli. Avec leurs petits bosquets et les épicéas isolés qui parsèment les pâturages, les Heuberge de Maladers rappellent un peu les paysages du Jura. Cette sensation de douceur s’efface brusquement à l’approche du Fürhörnli. Un chemin exposé conduit au balcon rocheux du Fürhörnli et ses trois versants qui tombent à pic. En contrebas, les toits de Coire semblent sortir d’un plateau de jeu. Un chemin de randonnée alpine mène au Montalin par un flanc abrupt. Les randonneurs dont les genoux ont bien résisté jusque-là réussiront tout aussi bien cette ascension. Le sentier traverse une pente herbeuse très escarpée. Il convient avant tout de s’assurer que ce tronçon est sec, sans quoi le chemin de terre et les plaques de roche deviennent glissants. Une fois au sommet du Montalin, on profite alors d’une superbe vue panoramique sur la région de la Surselva, la vallée rhénane de Coire et la Schanfigg. On redescend ensuite à nouveau par un chemin de randonnée de montagne blanc-rouge-blanc. Il sillonne d’abord une crête, où il faut avoir le pied sûr, puis se poursuit en direction de la vallée par des chemins plus plats. Plus bas, le village de Calfreisen dispose d’une auberge et d’un arrêt de car postal. Les correspondances étant ici moins fréquentes, il est souvent préférable de poursuivre sa route env. 20 minutes jusqu’à Castiel.
Un sommet bien mérité N° 1812
Berghotel Obersee • GL

Un sommet bien mérité

La vallée de l’Oberseetal et son lac idyllique n’ont pas besoin de publicité: le week-end, par beau temps, il y a tant de trafic que la petite route doit être fermée. C’est plus tranquille en semaine et la journée est encore plus détendue si l’on prend le bus sur appel depuis la gare de Näfels. L’Obersee vaut à lui seul le détour, surtout au petit matin, lorsque ses eaux reflètent le Brünnelistock. Pourquoi ne pas arriver la veille? Le Rautispitz est idéal pour les personnes qui ne craignent pas les 1300 mètres de dénivelé. Tel un nid d’aigle, il domine Netstal et offre un panorama sur la plaine et de nombreux sommets, comme l’imposant Glärnisch et le Vrenelisgärtli. Le chemin de randonnée de montagne, balisé en blanc-rouge-blanc, longe le lac puis grimpe sur un sentier alpin raide dans les bois avant d’arriver à Grapplialp. Peu après la forêt, il bifurque à gauche et mène à une paroi rocheuse sécurisée par une chaîne, via Geisschappel, jusqu’au versant nord du Gumen. Les abruptes falaises calcaires et la pinède clairsemée rappellent la Méditerranée. Avec un peu de chance, il est possible d’apercevoir des chamois. Après quatre heures de montée éreintante, on atteint le sommet du Rautispitz (2283 m), dont le panorama récompense les randonneurs. La descente se fait par le versant sud, via Rautifurggel (point 2168). Si l’on n’a pas le vertige, on peut continuer pendant 30 minutes jusqu’au Wiggis (blanc-bleu-blanc), puis descendre les 1800 mètres de dénivelé qui rejoignent directement Netstal. Il est toutefois plus agréable de continuer jusqu’à Rautialp, puis vers l’Obersee, qui marque la fin d’une merveilleuse journée de randonnée.
Vers le cirque de cascades de Batöni N° 1903
Weisstannen, Oberdorf • SG

Vers le cirque de cascades de Batöni

Du petit village Walser de Weisstannen, le chemin mène à Batöni, dans la vallée accidentée du Gufelbach. La montée est très raide avant l’Alp Sässli, puis le tracé redevient plat. Plus haut, il faut avoir le pied sûr et ne pas être sujet au vertige sur le sentier parfois étroit aménagé dans la pente. La vallée se rétrécit de plus en plus. A l’ombre, la neige est présente jusqu’en été. Après un tournant, le site du cirque de cascades de Batöni s’ouvre devant soi. Devant les chutes, le pont suspendu enjambe élégamment les masses d’eau impétueuses. Ce pont de 45 mètres remplace trois passerelles qu’il fallait longuement reconstruire après chaque tempête. Le nouveau pont de style tibétain sécurise le passage bien fréquenté sur le chemin du patrimoine mondial de Sardona entre Weisstannen et la vallée de Calfeisen. A l’extrémité orientale du pont, un livre attend les commentaires des randonneurs. Depuis les parois résonne le grondement des trois cascades et des cinq torrents, qui s’unissent dans ce cirque rocheux pour former le Gufelbach. Le retour a lieu par le même itinéraire et exige à nouveau un peu de concentration après l’Alp Sässli sur le tronçon raide aux pierres instables.
Du Val Bregaglia à Bivio N° 1891
Casaccia, Villaggio — Bivio • GR

Du Val Bregaglia à Bivio

Cette randonnée suit les pas de saint Colomban. Au Moyen Age, ce moine a effectué, avec quelques compagnons, un pèlerinage d’Irlande en Italie, traversant notamment la Suisse. Depuis 2020, il existe une portion helvétique du chemin de saint Colomban et la moitié de cette randonnée le suit. Elle débute dans le Val Bregaglia, dans le hameau de Casaccia. Jusqu’au Pass da Sett, il y a 800 m de dénivelé . C’est beaucoup, mais le chemin est agréable et aménagé avec soin, d’abord avec des marches profondes, puis d’anciens chemins muletiers dont les pavés ont un certain charme. Vient ensuite un tronçon plus plat qui borde le cours d’eau Maira, avant de remonter la vallée le long des cascades du ruisseau Aua da Sett. Le chemin devient vite plus plat et est bien aménagé, attirant de ce fait de nombreux vététistes. Au Pass da Sett, où se trouve une plaque en l’honneur de saint Colomban, la randonnée quitte l’itinéraire des vététistes et les traces du moine qui mènent à Bivio à travers le val Tgavretga. L’étroit sentier passe devant le pittoresque lac Leg da Sett et conduit au col Forcellina en traversant des prairies de fleurs alpines et des ruisseaux. Les plus chanceux apercevront des bouquetins en haut du col. La randonnée continue dans le vallon de Jufer Alpa, surplombant le village de Juf. Après un virage à droite au col Fuorcla da la Valletta, il ne reste que 15 minutes jusqu’au lac Leg Columban. Ses eaux claires aux reflets bleus ou verts en font un lieu idéal pour une pause avant de s’attaquer à la descente de la vallée Valletta da Beiva. Le ruisseau mène à travers une gorge puis, paisiblement, à Bivio.
Boucle autour de la Schijenflue N° 1885
Partnun • GR

Boucle autour de la Schijenflue

Les imposantes parois rocheuses largement rongées de la Wiss Platte et de la Schijenflue marquent la fin de la vallée qui s’étend entre St. Antönien et, vers le nord-est, la frontière autrichienne. Culminant à un plus de 2600 mètres, les deux sommets n’atteignent pas l’altitude de la Sulzfluh voisine, mais permettent de faire une randonnée en boucle plutôt facile tout autour du massif rocheux. Deux zones géologiques totalement différentes se rencontrent ici. A certains endroits, on a presque un pied sur chacune des deux roches qui diffèrent, de par leur âge, de plusieurs dizaines de millions d’années. Le massif de la Schijenflue est composé de calcaire qui s’est déposé au Jurassique, il y a quelque 150 millions d’années, dans ce qui était la Méditerranée primitive. Puis l’ensemble du massif rocheux s’est érodé pour former un impressionnant paysage karstique. La chaîne de sommets entre les Platinaköpfe et le Rotspitz, par contre, est faite d’une roche cristalline, les amphibolites, qui sont beaucoup plus anciennes. Au pied oriental de la Schijenflue se trouve aussi une plus petite zone de gneiss. Malgré l’étendue du paysage karstique, l’itinéraire traverse presque toujours des pâturages. La randonnée circulaire commence par la montée vers la Weberlisch Höli et le col de Plasseggen. D’ici, la partie centrale du parcours passe sur territoire autrichien; il faut donc emporter une pièce d’identité. Aux deux tiers de la randonnée environ, on rejoint la Tilisunahütte du Club alpin autrichien (ÖAV), d’où l’on a une belle vue sur le lac Tilisuna et les sommets du Montafon. Après le Tilisunafürggli, on redescend vers le lac de Partnun et Partnun.
Gravir le Piz Darlux (GR) N° 1801
Alp Darlux • GR

Gravir le Piz Darlux (GR)

L’Alp Darlux, point de départ de cette randonnée en raquettes, se situe à 2280 mètres d’altitude. On y accède en télésiège à partir de Bergün et en passant par Pros da Darlux. Depuis la gare, on traverse le pittoresque village grison, fondé au XIIe siècle, jusqu’à la station inférieure tout en contant la légende des nains et du rocher fendu: dans les bois de Bergün se trouve un énorme bloc de granit fendu. À la base de la fissure, deux coins semblent avoir fendu le rocher. Jadis, celui-ci recouvrait une grotte de nains. Ces derniers ayant bon cœur, ils aidaient les fermiers du village à faucher et à sarcler. Mais après avoir été découvert par deux garçons, le royaume des nains n’a plus connu ni la paix ni la tranquillité. Ils ont donc dû chercher un nouvel endroit. Avant de déménager, ils ont fendu le rocher avec deux coins et n’ont plus jamais été revus. Une fois arrivés en haut, les randonneurs peuvent admirer un magnifique panorama sur les montagnes environnantes. Raquettes au pied, il faut ensuite longer la piste de ski sur la droite en direction du Piz Darlux. Après quelques mètres de dénivelé, le chemin débouche sur une butte. On est déjà à mi-parcours! L’itinéraire suit la crête et se rapproche petit à petit de la montagne locale de Bergün. Attention aux corniches: il faut rester assez éloigné de la crête. Après une heure et demie de marche et 360 mètres de dénivelé, les randonneurs arrivent au sommet du Piz Darlux et sont récompensés par la magnifique vue sur le Piz Üertsch et le Piz Ela. Le retour se fait en empruntant le même chemin, ce qui permet de mieux admirer le Piz Rugnux et Piz Spadlatscha auxquels on tourne le dos en montant. À l’arrivée, rien de mieux qu’une boisson au SnowHill Bar pour se réchauffer!
Val Sinestra intemporel N° 1865
Vnà, Jalmèr • GR

Val Sinestra intemporel

Domaine féodal et auberge sur la route commerciale du Fimberpass pendant des siècles, poste de douane jusqu’au XXe siècle, la ferme Zuort et son auberge font partie des adresses les plus intimes des Swiss Historic Hotels. Un lieu idyllique, où même les smartphones restent cois. On peut s’y reposer ou se régaler au restaurant, dans une ambiance historique, en dégustant des spécialités locales comme les capuns, les pizokels ou les cullas da Vnà, des boulettes confectionnées avec des patates râpées crues, de la farine, du lard et de la saucisse d’Engadine. A Ramosch, au nord-est de Scuol, le Val Sinestra se sépare de la vallée de l’Inn et s’enfonce profondément, vers le nord, dans les montagnes frontalières du Tyrol autrichien. Les transports publics s’arrêtent à Vnà. Cette randonnée hivernale débute par une balade dans ce joli village aux maisons typiques. On emprunte ensuite un chemin balisé s’enfonçant dans la vallée en direction de Zuort. En route, des bancs invitent à s’arrêter quelques instants. Chacun d’eux est équipé d’une pelle et d’un balai pour débarrasser la neige, le sable ou l’eau qui les recouvrirait. Après une heure de marche, au point 1741, le sentier bifurque à droite vers Griosch et monte doucement jusqu’au mayen San Peder. Cette large terrasse se casse brusquement le nez sur la vallée à l’ouest. Il vaut la peine d’aller jusqu’au bord: l’érosion a modelé des pyramides de terre à partir des débris de moraines de l’ancien glacier. Les locaux les appellent ils Cluchers, «les clochers» de Zuort. A Griosch, la piste mène jusqu’au ruisseau. Elle traverse le pont et permet de gagner Zuort à plat. De là, on rejoint Vnà par le chemin d’accès.
Le glacier de morteratsch: un lieu unique N° 1797
Morteratsch • GR

Le glacier de morteratsch: un lieu unique

La légende raconte que l’âme d’une jeune fille, Annetta, pleurait la mort de son bien-aimé Aratsch en criant «Mort Aratsch». Agacés, les vachers de l’alpage mirent fin à son cauchemar en jetant une malédiction: le glacier dévala la montagne, emprisonnant la vallée sous la glace. Aujourd’hui, le sort est conjuré puisque le glacier recule malheureusement peu à peu (2,5 km entre 1900 et 2017!). Devant l’hôtel Morteratsch, un chemin de randonnée hivernale traverse les rails, passe devant un portail abstrait et mène vers une forêt. Le chemin, assez plat, longe la rivière Ova da Morteratsch et s’enfonce dans le Val Morteratsch. Les sommets de près de 4000 mètres du Piz Bernina, du Piz Argient, du Piz Zupò et du Chapütschol ne jouent pas à cache-cache pendant cette randonnée. Les arbres sont de moins en moins nombreux aux abords du glacier, ce qui s’explique par son recul progressif. En effet, plus la végétation est proche de la glace, moins elle a de temps pour pousser. Ici, il n’est pas rare de croiser des skieurs de fond. Sur la dernière partie de cette randonnée, les panneaux mentionnant des dates sont de plus en plus proches les uns des autres: ils indiquent jusqu’où avançait la langue glaciaire en telle année. Cela montre bien la disparition fulgurante du glacier ces dernières années. Après 127 mètres de dénivelé, le randonneur atteint le dernier point de vue sur le massif du glacier et les montagnes voisines. En 2015, le glacier s’avançait jusque-là. Pour revenir à l’hôtel Morteratsch, les randonneurs empruntent le même chemin qu’à l’aller. Depuis octobre 2020, la station inférieure de Diavolezza, à Pontresina, propose une installation de réalité virtuelle portant sur le changement climatique et l’avenir du glacier.
Boucle vers les lacs proches de Flims N° 1852
Flims Waldhaus, Camping — Flims Waldhaus, Spielplatz • GR

Boucle vers les lacs proches de Flims

Cette randonnée fascine par ses incroyables points de vue et permet aux jeunes et moins jeunes de vivre un beau moment. Depuis les chemins de forêts de conifères agréablement ombragés, l’œil se porte régulièrement sur les sommets des montagnes alentour, les lacs d’un bleu sombre et les gorges du Rhin si profondes. Le charme de la randonnée réside dans les contrastes saisissants entre lacs et forêts. La première étape mène au lac de Cauma, un petit bijou au bord duquel une halte s’impose pour observer l’étonnant jeu de couleurs. Le sentier bordé de bruyères se poursuit vers la grande clairière de Conn, où les crocus fleurissent dans les prés. Du haut de la plateforme d’observation «Il Spir», c’est un panorama à 180 degrés sur le «Petit Canyon suisse», la célèbre Ruinaulta, qui se dévoile. A seulement 2 km plus au nord, on aperçoit déjà le lac de Cresta, aux eaux cristallines, dans lequel se reflètent les formations rocheuses du Flimserstein et au fond duquel on peut observer la vie sous-lacustre. Le retour à Flims Waldhaus s’effectue par un sentier de randonnée de montagne le long des gorges du torrent Fels, mais on peut éviter ce passage en optant pour une variante plus facile.
Randonnée d’altitude à travers le val Bregaglia N° 1779
Casaccia, Villaggio — Soglio, Villaggio • GR

Randonnée d’altitude à travers le val Bregaglia

Le val Bregaglia et les châtaignes sont indissociables. Les Romains les ont apportées il y a 2000 ans dans cette vallée du sud des Grisons. Aujourd’hui, les habitants en font de délicieux gâteaux, du pain, du miel et des pâtes. Tout randonneur entreprenant la randonnée de sept heures de Casaccia à Soglio, en passant par le val Maroz et le val da Cam, aura bien besoin d’un morceau de gâteau aux châtaignes. En récompense, il pourra admirer un paysage alpin presque intact et archaïque, un lac bucolique, de vastes hautes vallées et un panorama sur Badile, Cengalo, Bondasca, Sciora et Cie. Les sommets du val Bregaglia se dressent tels des forts: raides, sombres et inhospitaliers. Un décor inoubliable. Cette randonnée est ardue du début à la fin. Le départ est raide: il passe au-dessus des gorges de la rivière sauvage Maira vers Maroz Dora, avec un joli pont en arc fait de pierres. Après l’alpage Maroz Dent et son mur en pierre pentagonal, on gravit le val da Cam, où des hommes en pierre grandeur nature nous accueillent. Jusqu’à Plan Lo, on randonne tranquillement, puis il faut bien se concentrer sur ses pas. Le sentier du flanc sud du Piz Duan est étroit et parfois exposé: on traverse des ravines et des versants abrupts. Mais on profite d’une vue imprenable sur la quasi-totalité du val Bregaglia. Arrivés à Cadrin, c’est le retour à la réalité. Après cinq heures de randonnée, il nous en reste deux pour la descente de 1000 m de dénivelé vers Soglio. Deux jolis hameaux d’alpage invitent à faire une pause avant d’atteindre le village à la tombée de la nuit. Ses ruelles étroites et ses maisons typiques en pierre inspirent les artistes et enchantent les visiteurs.
Pavot des Alpes et bouquetins N° 1817
Alp Languard — Bernina Diavolezza • GR

Pavot des Alpes et bouquetins

Lors de cette randonnée, on a de grandes chances d’apercevoir des bouquetins au petit matin. En effet, la région du Piz Albris abrite l’une des plus grandes colonies des Alpes (près de 1800 individus). Le chemin de randonnée qui part de la station supérieure du télésiège traverse la rivière de montagne Ovel da Languard puis un vaste plateau qui offre une belle vue sur la région de Bernina, jusqu’à la cabane «Chamanna Paradis». De là, on descend dans le Val Languard en passant devant le lac Lej Languard, avant de remonter en direction de Suot Albris. C’est dans les vastes étendues d’éboulis, au pied du Piz Albris, que l’on a le plus de chances d’observer des bouquetins. Ces animaux majestueux parviennent à trouver de la nourriture dans cet environnement austère. On arrive au point le plus élevé de la randonnée, le Fuorcla Pischa. En redescendant, on découvre, dès la fin juillet, les fleurs jaunes du pavot des Alpes rhétiques au milieu des éboulis. C’est l’une des seules espèces capables de survivre dans les éboulis, grâce à ses racines pivotantes, longues et élastiques, qui la fixent solidement. On poursuit son chemin sur un terrain presque plat longeant le versant est du Piz Albris jusqu’à une arête montagneuse très raide. De là, on peut voir le col de la Bernina ainsi que le Lago Bianco. En face se dressent les blancs sommets du groupe de la Bernina, tandis qu’en dessous s’étend le verdoyant Val da Fain. La partie supérieure, rocheuse, de la descente qui suit est sécurisée par des chaînes. Le chemin s’élargit ensuite et mène jusqu’en bas du versant sud, direction Bernina-Diavolezza, en faisant de grandes boucles. Le paysage rocheux et caillouteux est remplacé par des landes et des pâturages verdoyants.
Les églises du Schamserberg N° 1824
Lohn GR, Dorf — Mathon, Muntsulej • GR

Les églises du Schamserberg

Lohn, un village grison de quelque 50 habitants sur le Schamserberg, compte une curiosité: les deux tours de l’église prouvent qu’elle a été construite à des époques différentes. On peut voir de loin le charmant édifice qui se dresse sur un promontoire. Cette position surélevée permet de profiter d’une vue magnifique depuis le petit cimetière situé à côté de la plus haute tour. Le panorama est lui aussi impressionnant lors de la randonnée hivernale entre Lohn et Libi. La première partie traverse la forêt, mais assez vite, des trouées dans les arbres permettent d’admirer les sommets du Schamsertal. Au-dessus d’une tente de tipi où l’on déguste une fondue les soirs d’hiver, les chemins se ramifient. Il est conseillé pour cette randonnée de monter vers la droite et donc de parcourir la boucle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. A Nutschias, à la limite de croissance de la forêt, le chemin de randonnée hivernale devient un superbe boulevard d’où l’on a une vue imprenable sur la chaîne des sommets du Rheinwald. Après deux ou trois larges virages offrant de magnifiques panoramas apparaît le haut-plateau de Libi. L’été, de belles prairies alpines entourent un joli lac de montagne. En hiver, on ne voit plus qu’un vaste plateau blanc. Les cimes enneigées du Domleschg et du Schanfigg s’alignent au loin et le Piz Beverin se dresse à l’arrière. Un grand calme règne en altitude, mais des traces d’animaux révèlent qu’il se passe plein de choses ici, même en hiver. La descente se fait en pente douce vers Dros, avec une vue magnifique sur le Piz Vizan. Puis le sentier devient un peu plus raide, dans la forêt, et décrit un grand arc de cercle jusqu’à Mathon. Ici aussi, l’église est singulière: la tribune de l’orgue et le petit instrument sont ornés de peintures paysannes un peu naïves.
Le Heinzenberg et son église N° 1825
Obertschappina, Skilift • GR

Le Heinzenberg et son église

A Obertschappina, les visiteurs sont accueillis par l’église au joli toit d’ardoises qui se dresse sur une colline. Un bon endroit pour engranger des forces car la randonnée hivernale de six heures exige une bonne condition. Elle mène au col de Glas et à Obergmeind et traverse ici et là des pistes de ski tout en évitant la plupart du temps le domaine skiable. On emprunte d’abord le «Stutz-Runde», qui décrit un large virage dans la forêt et grimpe calmement vers Bruneir. Le long d’une remontée mécanique, le parcours se fait plus raide. De retour dans les bois, sur un chemin presque plat, les marcheurs montent par un large contour à la limite de croissance de la forêt. Une superbe vue circulaire s’ouvre vers l’aval sur le Domleschg. Au sud, le Piz Beverin s’élève majestueusement. Avec le sommet voisin, le Bruschghorn, il domine le panorama jusqu’au but intermédiaire du col de Glas. Sur d’agréables dénivelés, le sentier de randonnée hivernale damé traverse des alpages enneigés jusqu’à l’auberge de montagne proche du sommet du col. Au lieu de rejoindre le point de départ par le même itinéraire, il vaut mieux choisir la variante du «Höhenweg Glaspass». Le chemin mène d’abord au hameau d’Obergmeind, le centre du petit domaine skiable. Les remontées mécaniques se croisent en ce lieu qui compte plusieurs restaurants. Le circuit se poursuit vers Oberurmein. Là encore, l’espace et la vue ne manquent pas. Peu avant Oberurmein, des virages généreux permettent de perdre de l’altitude. Sur la fin du parcours vers Obertschappina, le chemin est presque plat. Devant l’église réformée située au-dessus de l’arrêt de car postal, un long banc en bois invite à profiter du soleil et de la vue jusqu’au trajet de retour dans la vallée.
Circuit en raquettes à l’alpage de Mullern N° 1826
Naturfreundehaus Fronalp • GL

Circuit en raquettes à l’alpage de Mullern

Le petit domaine de sports d’hiver de Mullern s’étend, entre 1100 et 1400 mètres d’altitude, sur un haut plateau allant de l’alpage de Mullern à celui de Fronalp. On y trouve un téléski, une piste de ski de fond, des sentiers pour raquettes à neige et des chemins de randonnée hivernale. Les sentiers pour raquettes sont à l’abri des avalanches, mais leur balisage est rudimentaire. L’atout majeur de ce domaine méconnu est son panorama phénoménal: on aperçoit les sommets proches des Alpes glaronnaises, la vallée en contrebas et la plaine de la Linth. Le petit tour en raquettes commence près de l’auberge Naturfreundehaus Fronalp. En direction du nord-est, on traverse un terrain bien dégagé pour descendre jusqu’à l’orée de la forêt de Chummenwald. Les panneaux 13, 12, 11 et 10 tracent le chemin jusqu’au panneau 8, près de Brunner. Au numéro 7, dans une forêt dense de sapins, il faut prendre la piste de gauche qui descend jusqu’au panneau 6. Là, il faut rester à droite pour remonter au panneau 3, où l’on fait demi-tour. Bifurquant à droite, la piste traverse la forêt au plat pour revenir au panneau 7. Sur un terrain à nouveau dégagé, on suit ses propres traces jusqu’au point de départ. Les panneaux sont relativement éloignés les uns des autres et leur ordre est un peu hasardeux: il ne faut pas se laisser déboussoler. L’auberge de Fronalp, point de départ et d’arrivée, possède une jolie terrasse confortable et sert des plats maison. Les randonneurs qui aiment le schabziger goûteront au plat de cornettes nommé «Zigerhörnli». Les autres trouveront d’autres spécialités de toute la Suisse pour se régaler.
Un coin de tranquillité en Haute-Engadine N° 1686
La Punt-Chamues-ch — Cinous-chel-Brail • GR

Un coin de tranquillité en Haute-Engadine

La Plaiv: c’est ainsi que s’appelle ce coin du nord-est de la Haute-Engadine. Ce nom signifie «paroisse» en français et possède des racines historiques. En effet, la région touristique qu’englobe cette désignation coïncide presque parfaitement avec l’ancienne paroisse de Zuoz, qui à l’époque était la grande rivale de sa voisine Samedan. Aujourd’hui encore, les horloges ont ici un autre rythme, plus paisible, que plus haut, dans les stations mondaines de Saint-Moritz, Sils ou Pontresina. La «paroisse» possède certes elle aussi quelques remontées mécaniques, mais elle attire avant tout les fondeurs et les randonneurs. La Plaiv: c’est également le nom du chemin de randonnée hivernale qui traverse la vaste vallée de l’Inn dans toute sa longueur. En raison de l’altitude, il fait ici clairement plus froid qu’en plaine: les paysages se couvrent donc souvent d’un blanc manteau, même durant les hivers peu enneigés. L’itinéraire balisé descend dans la vallée depuis La Punt, de village en village, jusqu’à Cinuos-chel. En chemin, on profite sans cesse de différents panoramas. Conseil pour la planification: en plein hiver, les 3000 mètres situés au sud-est cachent les rayons du soleil jusqu’en fin de matinée dans la vallée. Cette dernière est donc plus ensoleillée l’après-midi.
L’étonnante vallée de Mülebachtal GL N° 1814
Weissenberge — Engi, Weberei • GL

L’étonnante vallée de Mülebachtal GL

C’est sans doute ainsi que l’on s’imagine une terre où coulent le lait et le miel: un ciel bleu, quelques nuages accrochés aux sommets, des champs verdoyants clairsemés de couleurs, le tintement des sonnailles, les sapins vert foncé et, au fond de la vallée, une belle cascade. Le Mülebachtal, dans le canton de Glaris, semble sorti d’un livre d’images. On y accède en deux heures de randonnée environ depuis les Weissenberge, au-dessus de Matt. Le hameau des Weissenberge est accessible en téléphérique, ce qui permet de s’épargner les premiers mètres de montée. Avant de commencer la randonnée, la terrasse de l’auberge Weissenberg invite à prendre un café. Cette bâtisse du XVIIe siècle serait la plus vieille auberge glaronnaise et, en découvrant la petite salle confortable et de guingois, on le croit volontiers. De retour au centre du hameau, le chemin quitte les habitations et devient un sentier de randonnée qui passe un alpage où, avec un peu de chance, on pourra faire le plein de bonnes choses. Des parties raides sur les routes d’alpage alternent avec des tronçons ombragés en forêt. Au Zindelchopf, le sentier se transforme en chemin de randonnée de montagne et monte alors doucement, mais constamment. Au Figlerblanggen, on rencontre des vaches qui se cachent à l’ombre des buissons ou se rafraîchissent en s’abreuvant dans les ruisseaux. On atteint ensuite le Heueggli, d’où l’on jouit d’une vue magnifique sur le Mülebachtal. On entre dans la vallée par les pâturages, où un détour par une cascade est possible. On aimerait s’attarder une éternité dans ce coin idyllique, mais mieux vaut économiser ses forces pour la montée vers Engi. Celle-ci s’étire un peu en longueur, sur une route d’alpage en gravier abrupte. Ce petit bémol est toutefois largement adouci par le doux bruit du joyeux gargouillis du ruisseau.
La beauté du haut plateau de Greina N° 1796
Vrin, posta — Rabius-Surrein • GR

La beauté du haut plateau de Greina

Le haut plateau de Greina est surtout connu pour avoir échappé à la submersion. Dans les années 80, il était prévu de construire un barrage de 60 mètres à l’extrémité inférieure de la rivière Rein da Sumvitg, à l’endroit où elle se faufile à travers une gorge étroite. Mais des militants écologiques se sont opposés au projet, faisant ainsi de la Greina un symbole contre l’exploitation de la nature. Aujourd’hui, ce haut plateau exceptionnel est traversé par une énergie hydraulique hors du commun: des cours d’eau serpentant librement, des tourbières pittoresques, des torrents glaciaires, des plaines alluviales, et de petits lacs et des mares çà et là. Pour beaucoup, Greina est un haut lieu énergétique; il est en tout cas une fantastique destination de randonnée. Le chemin qui sillonne le Greina entre Vrin et le col Pass Diesrut, jusqu’à la cabane Terri, est particulièrement beau. On commence sur la route et on traverse les différents quartiers de Vrin jusqu’aux confins du Val Lumnezia, la vallée de la lumière. Puis on arrive à l’alpe Diesrut par des prairies fleuries et de derniers névés, avant de rejoindre le col éponyme et de redescendre au bord du Rein da Sumvitg. Un pont suspendu construit en 2019 et récompensé par le Prix Rando de Suisse Rando facilite le passage des gorges jusqu’à la cabane. La cabane Terri est l’endroit idéal pour passer une nuit et un jour, afin de prolonger son excursion sur le haut plateau de Greina. Le chemin du retour dans la vallée commence par longer les flancs abrupts du Piz da Stiarls et du Piz Miezdi. Plus bas dans le Val Sumvitg, le paysage devient plus verdoyant et accueillant. On tombe ensuite sur Tenigerbad, une ancienne station thermale perdue au beau milieu de ce paysage splendide, fermée depuis de nombreuses années. D’ici, il reste encore une bonne heure avant d’atteindre le fond de la vallée de la Surselva, au niveau de Surrein, puis encore 40 minutes jusqu’à la gare de Rabius.
L’automne flamboyant de Zuoz N° 1731
Zuoz • GR

L’automne flamboyant de Zuoz

L’automne en Engadine est d’autant plus appréciable à l’idée que le Plateau se trouve de nouveau plongé dans les brumes saisonnières. C’est l’occasion de randonner encore une fois à travers un paysage qui sera bientôt recouvert d’une couche de neige pendant six mois. Alors que les mélèzes colorés embellissent les vallées Val Granda et Val Tscheps, les montagnes ont déjà revêtu leur manteau de neige fraîche. La magie du contraste opère en automne, alors que le temps est souvent dégagé. La randonnée de montagne part de Zuoz et traverse une forêt de mélèzes, dorés en cette saison, jusqu’à la limite alpine, où les quelques mélèzes qui subsistent se sont parés de couleurs plus sombres. Le panorama qui se déploie sur l’Engadine à cet endroit est superbe. Le chemin de randonnée de montagne mène par des alpages jusqu’au lac Lej da Prastinaun. Attention à bien rester sur le chemin pendant la montée. Le lac de montagne idyllique est situé à 2400 m d’altitude, il est l’endroit idéal pour casser la croûte. Puis on redescend à Zuoz. D’abord, on longe une petite rivière de montagne, avant de rejoindre la vallée par la forêt de mélèzes sur un chemin un peu plus large. Avant de rentrer, ne pas hésiter à faire une petite balade dans le village de montagne de Zuoz, dont le pittoresque centre historique vaut le détour.
Dans le Parc naturel de Beverin N° 1677
Wergenstein, Dorf — Lohn GR, Dorf • GR

Dans le Parc naturel de Beverin

Le parc naturel de Beverin comprend quatre vallées et deux régions culturellement et linguistiquement différentes. Le parc doit son nom au Piz Beverin, culminant à près de 3000 mètres. A ses pieds, la randonnée suit d’étroits sentiers et de petites routes pour mener au Schamserberg, au-dessus du Val Schons. Dans cette vallée subsiste le romanche le plus rare, le sutsilvan, qui ne comprend plus qu’un millier de locuteurs. L’un des objectifs du parc naturel est donc de préserver et de promouvoir l’idiome romanche. Peu après le départ de Wergenstein, la vue s’étend déjà sur des alpages soigneusement entretenus aux mayens brunis par le soleil. Après avoir traversé le Val da Larisch, il faut marcher sur un sentier d’altitude jusqu’au lac Libi. Les nuages et les sommets de l’autre versant de la vallée se reflètent dans l’eau cristalline. Avant le village de Lohn, la forêt sonore «tùn resùn» (en sutsilvan) propose plusieurs stations le long du chemin. Divers objets permettent d’y comprendre qu’on ressent le monde par l’audition aussi. Enfin, l’église réformée de Lohn et ses deux tours d’époques différentes méritent le détour.
Haute-Engadine automnale N° 1789
Surlej, Corvatschbahn — Sils/Segl Baselgia • GR

Haute-Engadine automnale

En automne, des milliers de mélèzes se parent de couleurs en Haute-Engadine, plongeant chaque année durant trois semaines les lacs de Silvaplana et de Sils dans un décor doré, entre fin septembre et début novembre. Au début de la randonnée, le chemin monte depuis Silvaplana-Surlej sur le versant nord en serpentant le long de pylônes et de canons à neige, mais on plonge rapidement au cœur de la nature. Quelles couleurs! Mélèzes jaune vif et aroles d’un vert profond contrastent avec le bleu métallique du ciel. Il vaut la peine de quitter de temps à autre le chemin principal pour prendre des petits sentiers battus: derrière une barrière en bois, la vue s’ouvre sur le bleu turquoise du lac de Silvaplana. Une clairière dotée d’un petit marais, peu avant La Muotta, offre un lieu idéal pour pique-niquer. Après la traversée du ruisseau grondant Ova da la Rabgiusa, on abat les 200 mètres de dénivelé jusqu’à la rive du lac, par des virages abrupts en épingles d’abord, puis plus tranquillement, avant de rejoindre un large chemin de promenade. Après une demi-heure de plat, on atteint Sils Maria. Le dernier tronçon du circuit, sur la presqu’île Chastè, permet d’apprécier encore une fois les mélèzes: derrière chaque courbe se cache une nouvelle crique entourée d’arbres dorés. Il y a plus de 30 bancs sur la presqu’île: à l’époque, Nietzsche avait déjà décrit ce lieu comme «le plus beau de l’Engadine» et il semblerait que beaucoup de gens pensent comme lui.
Val Tuoi, sauvage et doux N° 1785
Guarda, cumün • GR

Val Tuoi, sauvage et doux

Le voyage jusqu’à Guarda est long. Pour explorer le Val Tuoi, on peut passer la nuit au fond de la vallée, à la cabane Chamonna Tuoi, que l’on gagne à la fin du premier jour. Partant à l’est du village, l’itinéraire suit une route de montagne le long de la Via Uorsin, le «chemin d’Ursli». On la quitte bientôt pour descendre vers la rivière Clozza et rejoindre le chemin menant à Alp Suot sur la partie droite, sauvage, de la vallée. A Alp Suot, on passe de l’autre côté de la vallée, qui est plus doux, et l’on monte tranquillement jusqu’à la cabane au pied du sommet Piz Buin. Mais le personnage d’Ursli continue d’accompagner les pensées. Connaissez-vous ce petit garçon avec son bonnet pointu? Le livre pour enfants de Selina Chönz, illustré par Alois Carigiet, est paru en 1945 et s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires. Ursli a donc déjà conquis quatre générations d’enfants. Il vivait à Guarda, comme sa créatrice. Pour dessiner la maison des parents d’Ursli, Alois Carigiet s’est inspiré de la maison n° 51. Le lendemain, on suit le chemin d’altitude passant par le lac Lai Blau. L’itinéraire part derrière la cabane et grimpe à l’assaut de la montagne. A l’embranchement, il faut prendre à droite pour gagner le lac. Le chemin qui revient à Guarda n’est plus très long, et on a donc le temps de se reposer au bord de l’eau, qui arbore des reflets émeraude tôt le matin. La descente jusqu’à Alp Sura par des alpages parfois marécageux et de beaux champs de fleurs secs est douce, puis se fait plus raide et traverse une forêt clairsemée jusqu’à Guarda. Avant de prendre le car postal pour la gare, on peut partir à la découverte du village d’Ursli.
Du Julier au Fuorcla Grevasalvas N° 1786
Julier, La Veduta — Maloja, Capolago • GR

Du Julier au Fuorcla Grevasalvas

Ses voisins font partie des cols les plus importants des Grisons. Les Romains déjà transportaient des marchandises à travers les Alpes en passant par le col du Julier et celui du Septimer. Au Moyen Age, la route commerciale menant aux marchés d’Italie du Nord et au centre économique de Milan passait par là. On appelait «route supérieure» l’itinéraire qui relie Coire à l’Engadine et au Val Bregaglia par Tiefencastel. Entre les deux célèbres cols se trouve un troisième dont la beauté du paysage mérite d’être découverte: c’est le Fuorcla Grevasalvas, qui culmine à 2687 mètres d’altitude. Il faut du muscle pour le gravir. Certes, en partant du col du Julier, on est déjà à 2200 mètres, mais le chemin pierreux est ardu. Il recèle cependant quelques perles. Le lac Grevasalvas est la première. À l’aube, le soleil se reflète dans ses eaux bleu profond, la linaigrette sur ses rives se balance dans le vent. Une bonne heure plus tard, au sommet du col, le panorama est idyllique, avec les lacs de Haute-Engadine, le massif de la Bernina et ses glaciers, ainsi que les têtes rocheuses acérées du Val Bregaglia. La suite du chemin est rude et longue. En descendant vers Plaun Grand, on traverse des pierriers avant d’atteindre le deuxième lac de montagne de la journée, le Lägh dal Lunghin. Cette partie de la randonnée est la plus difficile. On prend tout d’abord de la hauteur en franchissant une large vallée marécageuse, puis l’on suit un sentier étroit, parfois exposé, sur le flanc sud du Piz Grevasalvas. La descente vers Maloja Capolago, directe et abrupte, longe toujours l’Inn, qui prend sa source au col Lunghin, seul triple bassin versant d’Europe.
Sur le Roggi’s Trail (GR) N° 1595
Parsonz • GR

Sur le Roggi’s Trail (GR)

Le point de départ de cette randonnée en raquettes est le pittoresque village de Parsonz, près de Savognin, qui compte un peu plus de 300 habitants. Jusqu’en 1970, on y parlait presque exclusivement le surmiran, une variante régionale du romanche. Ce dialecte a toutefois presque entièrement disparu en raison de l’exode rural et de l’arrivée d’habitants germanophones. Parsonz, situé sur le flanc occidental de la vallée de Surses, offre une vue imprenable sur le Piz Mitgel, qui s’élève fièrement à plus de 3000 mètres d’altitude. Ce sommet imposant accompagnera les randonneurs sur la plus grande partie d’un itinéraire qui n’est pas avare en jolis paysages. De Parsonz, la piste mène d’abord jusqu’à l’orée sud du village. Il faut ensuite chausser les raquettes pour monter en direction du Piz Martegnas par des forêts enneigées et des collines semées de mayens idylliques. Peu avant d’attaquer la seconde moitié de la randonnée, la pente se fait moins raide et l’on profite d’un beau tronçon au plat, bien dégagé, en direction de Tigias Davains. Quelle tranquillité! Une charmante auberge de montagne du nom de Roggis Baizli invite les randonneurs à faire halte et à admirer les sommets du Piz Mitgel, du Piz Ela et du Corn da Tinizong. De là, le chemin du retour jusqu’à Parsonz prend la direction de Cresta da Lei et traverse de beaux prés enneigés et de petites forêts romantiques. La majeure partie du tracé se fait à découvert et offre une vue splendide sur les montagnes. La randonnée en raquettes prend fin au sud du village de Parsonz
De Seewis à Malans par le Crupspitz N° 1667
Seewis Dorf, Bühelstrasse — Malans Bahnhof • GR

De Seewis à Malans par le Crupspitz

Peu après Landquart, de saisissantes parois rocheuses s’élèvent de chaque côté tandis que le train ou la voiture roule en direction de Klosters. L’entaille, ou Chlus, marque la transition entre la vallée du Rhin et le Prättigau et forme la frontière entre le dialecte des Grisons et le patois Walser, originaire du Prättigau. La Chlus est encore plus renversante lorsque l’on se tient au-dessus de la gorge et que l’on jette un coup d’oeil 700 mètres plus bas. Une occasion qui s’offre plus d’une fois entre le pittoresque village de montagne de Seewis et le belvédère du Crupspitz. Le beau tracé par la forêt et les alpages fleuris, les vues sur le Vilan, la Schesaplana et le Prättigau ainsi qu’un passage par un couloir rocheux au-dessus de l’Islatal sont en outre garants de variété. Un moment fort de la journée est celui de la découverte du narcisse à fleurs rayonnantes, noble et blanc comme neige, dans les prairies maigres autour de Fadära. Depuis Fadärastei, le panorama sur les Grisons, les Alpes saint-galloises et Malans, 600 mètres plus bas, est lui aussi superbe. Le village sinueux aux bâtisses historiques, aux jolis jardins et aux vignobles soignés donne envie de s’y attarder.