Propositions de randonnées • Suisse Rando Home

1734 entrées ont été trouvées
Monte Generoso printanier N° 2235
Bellavista — Bruzella • TI

Monte Generoso printanier

Avant que les arbres ne bourgeonnent au Monte Generoso, les bois se livrent déjà à un jeu de couleurs aux tons gris-brun: des centaines de troncs s’étendent à l’horizon et, au-dessus, les cimes des arbres s’élèvent comme des flammes vers le ciel, ornées d’un labyrinthe de petites branches. Malgré cela, les rayons du soleil atteignent les feuilles mortes au sol, faisant resplendir leur ton brun chaud dans une douce atmosphère. La randonnée débute à la station intermédiaire du train à crémaillère du Monte Generoso. Après un café au Buffet Bellavista, on emprunte un chemin forestier qui descend jusqu’à une clairière: les personnes souhaitant arriver la veille peuvent loger ici, dans la «tiny house» Momò Bellavista, avec vue sur le ciel étoilé. De là, le chemin continue à gauche jusqu’à l’alpage Cascina d’Armirone. Autrefois s’y trouvait une exploitation d’alpage avec restaurant. Il ne reste à présent plus que l’Oratorio di Santa Maria Vergine Assunta et sa façade décorée de losanges colorés. L’itinéraire suit un chemin forestier puis une petite route, traversant l’Alpe di Castello avant d’atteindre Muggiasca, où un sentier forestier descend dans la Valle dei Pascoli. Celui-ci traverse les bois, passant devant des maisons en ruines, puis arrive à une nevèra, une construction en pierre enfouie aux deux tiers dans le sol que les paysans remplissaient de neige au printemps afin de pouvoir conserver au frais lait et fromage l’été. A l’Alpe di Germania, le chemin descend à nouveau abruptement jusqu’à Turro. Le printemps y est plus avancé; le paysage se verdit. On aperçoit bientôt Cabbio, situé de l’autre côté de la vallée, avant d’arriver au joli petit village de Casima. L’itinéraire descend alors dans la vallée et traverse une petite rivière, la Breggia, puis remonte en direction de Bruzella. Les personnes qui le souhaitent peuvent faire un petit détour jusqu’au Mulino di Bruzella sur un ancien sentier muletier. Ce vieux moulin, toujours en activité, est ouvert d’avril à octobre.
L’histoire de la Valle Mesolcina N° 2234
Roveredo GR, Centro — Grono, Paese • GR

L’histoire de la Valle Mesolcina

De l’arrêt de car postal Roveredo, Centro, avancer dans le sens de la circulation et tourner à droite après le passage souterrain pour arriver au cœur de la percée verte. A droite de l’hôtel Stazione, la petite rue Scalinàda di Scòl gravit la pente, passe à côté de l’école et mène au quartier San Fedee. L’hôtel Santana y a choisi un très bel emplacement. Juste en face se trouve une superbe châtaigneraie équipée de bancs et d’un chemin pour flâner, ainsi que le Grotto Zendralli. Un peu plus haut, à gauche, la Gardelina monte en quelques pas à peine à l’église de pèlerinage Sant’Anna, avec ses deux ponts en pierre et son ancienne maison de pèlerinage. Un lieu photogénique à l’entrée de la gorge du Val Traversagna. Rester à droite à la prochaine bifurcation du chemin après l’église et suivre les panneaux indicateurs en direction de Torre Boggiano. Le chemin passe à travers une châtaigneraie avant de grimper abruptement dans la forêt. Les habitants des rustici supérieurs ont bitumé le chemin. Prendre le sentier à gauche au panneau «Torre di Bogian», qui mène à la grande clairière et à la tour en ruine. Le panorama sur tout la Valle Mesolcina et la Riviera tessinoise y est splendide. Il faut ensuite revenir un peu en arrière, à la dernière bifurcation, pour prendre le chemin panoramique vers la vallée, puis rejoindre à nouveau l’itinéraire principal. Au parking au-dessus de l’église de pèlerinage, le chemin de randonnée part à droite, puis passe à côté du Grotto Gardelina pour atteindre Provée die Moesa. L’itinéraire suit alors toujours la rivière, en direction du nord-est. Il passe sous l’autoroute, mais cela perturbe à peine le charmant paysage fluvial. Le sentier grimpe ensuite brièvement la pente jusqu’à quelques cabanes cachées, puis redescend vers la rivière. Au distributeur de courant, il suffit de suivre une petite voie cyclable à travers les vastes prairies, jusqu’au pont sur la Moesa et au village de Grono.
Randonnée ludique à Saint-Gall N° 2233
Notkersegg — St. Gallen, Bahnhof • SG

Randonnée ludique à Saint-Gall

Cette courte excursion en famille permet de découvrir la ville de Saint-Gall pas à pas et mène progressivement de la nature apaisante à la ville animée. Elle débute par un bref trajet avec les Chemins de fer d’Appenzell jusqu’à Notkersegg, où il est possible de visiter l’église du couvent du même nom. Surplombant la ville, le chemin mène alors rapidement aux Drei Weieren («trois étangs»). Deux de ces étangs sont des lieux de baignade très fréquentés lors des beaux week-ends d’été. Au printemps, toutefois, l’affluence est moindre. Entre les étangs Buebenweier et Mannenweier, le sentier bifurque, passe devant la buvette Milchhüsli, qui propose de petits en-cas, puis monte abruptement au Freudenberg. L’ascension en vaut la peine: Saint-Gall et le lac de Constance s’étendent au nord et le Säntis se dresse au sud. De plus, il y a plusieurs aires de grillades. Dans la descente en direction du quartier St. Georgen, l’itinéraire rejoint la zone ludique saint-galloise nommée «Berneggwald». Les enfants curieux y trouveront de nombreuses idées de jeux inscrites sur des panneaux, qu’il faut parfois un peu chercher; mais la plupart se trouvent sur des places de jeux ou des terrains de sport. Les endroits exacts peuvent être consultés sur spielweg.ch. Après une bonne séance de jeu, il est temps de descendre dans les gorges de Mülenen, à pied ou avec le funiculaire de Mühlegg. Les eaux mugissantes du Steinach se jettent dans les profondeurs. Difficile de croire qu’à peine quelques mètres plus bas se trouve la vieille ville. Celle-ci débute à l’ancienne abbaye bénédictine et sa bibliothèque. Ici aussi, les familles peuvent chercher les postes du chemin ludique avant de se diriger vers la gare. Cette randonnée est praticable toute l’année. Les gorges de Mülenen sont toutefois fermées en hiver; il est donc recommandé de prendre le funiculaire ou un autre chemin pour piétons.
Le Rotsee et la Reuss N° 2232
Luzern, Maihof — Luzern • LU

Le Rotsee et la Reuss

Le nom de Lucerne fait peut-être d’abord penser au Musée des Transports, connu dans toute la Suisse, à la promenade mondaine du lac des Quatre-Cantons ou à la jolie vieille ville. Cette randonnée urbaine ne passe par aucun de ces endroits. A la place, elle fait découvrir un précieux lieu de nidification pour les oiseaux locaux, traverser une zone renaturée dans le cadre du label Villeverte Suisse, ressentir le calme du cinquième plus grand cimetière du pays et profiter du panorama au Gütsch. La randonnée urbaine débute à l’arrêt de bus Luzern, Maihof. Quelques pas suffisent pour atteindre la rive du Rotsee. Ce lac long de 2,5 kilomètres se prête bien aux régates, c’est pourquoi il accueille chaque année la Coupe du monde d’aviron. Le chemin longe la berge, qui est une réserve naturelle, en direction de l’ouest. Les personnes qui souhaitent s’y attarder peuvent s’asseoir sur l’un des nombreux bancs. Le tracé intelligent du chemin de randonnée permet d’éviter la Sedelstrasse, très fréquentée, pour arriver rapidement le long du canal Reuss-Rotsee, en plein milieu d’une zone périphérique renaturée. L’itinéraire passe devant des jardins familiaux et un élevage de poissons avant d’arriver au cimetière Friedental, qui donne d’un côté sur le Rotsee et de l’autre sur le Pilate. Depuis le parc aux cerfs, la randonnée urbaine descend jusqu’à la Reuss. Sur les mètres qui suivent, l’urbanisation se fait fortement ressentir. Les personnes souhaitant y échapper à nouveau peuvent faire un détour par le Gütsch en prenant le Gütschweg ou le petit funiculaire. Au Château Gütsch, les visiteuses et visiteurs sont récompensés par une superbe vue sur la ville et le lac, avec en toile de fond la reine des montagnes, le Rigi. L’itinéraire traverse la forêt de Gütschwald, dernier coin de nature urbaine tranquille, puis traverse le Bruchquartier. Après avoir passé devant l’église des Jésuites, le théâtre municipal et le pont de la Chapelle, on rejoint la gare.
Randonnée au bord du lac Léman N° 2231
Morges — Lausanne, Siège du CIO • VD

Randonnée au bord du lac Léman

La randonnée commence sur les quais de Morges et se termine sur ceux de Lausanne. Entre les deux, on passe près de nombreuses jolies grèves qui invitent à la détente au printemps et à la baignade en été. On voit ainsi des plages de coquillages et de sable en suivant des sentiers aménagés de manière naturelle directement sur les rives. La vue sur le lac Léman et ses nuances de bleus, elle, est grandiose. Morges possède une jolie vieille ville et un château médiéval du XIIIe siècle qui abrite aujourd’hui cinq musées: le Musée militaire vaudois, le Musée suisse de la figurine historique, le Musée de l’artillerie, le Musée de la gendarmerie vaudoise et le Musée Paderewski. De plus, Morges accueille chaque année, en avril et en mai, la célèbre Fête de la tulipe, lors de laquelle plus de 140 000 tulipes de 350 variétés différentes fleurissent dans le parc de l’Indépendance, derrière le château. De la gare de Morges, on rejoint rapidement le chemin pédestre et donc les rives du Léman. Par beau temps, on a en face de soi le sommet enneigé du Mont Blanc, le plus haut des Alpes. La promenade arborisée au bord de l’eau mène au parc de Vertou sur un revêtement en dur. D’ici, un sentier non goudronné se faufile à travers des tunnels feuillus ombragés et verdoyants et passe près de jolis lieux de baignade. A certains endroits, on ne voit que des coquillages sur la rive. Ce qui peut paraître magnifique ne l’est pas vraiment. Depuis quelques années, en effet, la moule quagga, une espèce invasive, se répand dans le lac Léman et menace la faune et la flore indigènes. Des villas cossues se cachent plus ou moins bien derrière des buissons et des clôtures jusqu’à l’église de Saint-Sulpice. Ici, la part de revêtement dur augmente à nouveau. Le tronçon de chemin juste avant Les Pierrettes ainsi que la traversée de la Chamberonne sont particulièrement beaux. La randonnée riveraine se termine à la plage de sable de Vidy.
De la carrière de molasse au Palais fédéral N° 2230
Ostermundigen, Rüti — Bern, Kleine Schanze • BE

De la carrière de molasse au Palais fédéral

Berne n’est certes pas construite sur du sable, mais avec du sable, en grande partie du moins. Presque toute la vieille ville et les monuments comme la collégiale, la tour de l’Horloge ou le Palais fédéral ont été édifiés en molasse. Cette pierre gris-vert typique de Berne est largement extraite de carrières à Ostermundigen, à Krauchthal et au Gurten. Une randonnée entre Ostermundigen et la Kleine Schanze permet de découvrir non seulement les carrières de l’agglomération, mais aussi les plus beaux lieux de la capitale. On part du terminus de la ligne de bus 10, à Ostermundigen, Rüti. Les carrières sont déjà mentionnées sur les indicateurs de direction. On quitte les quartiers d’habitation pour se promener dans la forêt de l’Ostermundigeberg. Soudain, une énorme grue blanche apparaît derrière les arbres, signe évident de la proximité des carrières. Depuis la ligne de rupture, on a une bonne vue d’ensemble du site. A droite du chemin de randonnée, une petite route bifurque et mène à la carrière. Ce petit détour permet parfois d’observer les travaux d’extraction. En outre, le site est équipé de beaux foyers à grillades. Les panneaux jaunes indiquent maintenant la direction de Berne, Bärengraben. L’itinéraire passe d’abord par le quartier Hubel d’Ostermundigen, puis devant le cimetière de Schosshalden jusqu’au Zentrum Paul Klee. Il continue vers l’Egelsee, un petit lac et un site charmant au cœur de la ville, très apprécié des familles. On trouve au bout du lac un café-bar branché. Le chemin descend par un vieux quartier de villas jusqu’au Parc aux ours et traverse l’Aar pour entrer dans la vieille ville. Là, on peut se laisser porter jusqu’à la gare ou alors terminer la randonnée urbaine en allant voir l’un après l’autre les monuments (en molasse) que sont la collégiale, la tour de l’Horloge et le Palais fédéral. Il ne reste ensuite plus qu’à s’installer au café de la Kleine Schanze.
Sur des chemins isolés dans la verte Valle di Vergeletto N° 2227
Gresso — Russo • TI

Sur des chemins isolés dans la verte Valle di Vergeletto

Le trajet en car postal sur la route étroite et sinueuse menant à la verte Valle di Vergeletto est déjà un grand moment. La randonnée commence dans le petit village de Gresso, à près de 1000 mètres d’altitude. Si on le souhaite, on peut d’abord suivre les panneaux non officiels en direction du «Ponte» puis tester sa résistance au vertige au Ponte Gresso-Crosa, une condition indispensable pour le parcours à venir. De retour à Gresso, on suit la signalisation jusqu’à Vergeletto, où l’on franchit la rivière Ribo sur un vieux pont en pierre d’une seule arche. Calme et isolé, le sentier longe la rive droite de la rivière puis passe à nouveau sur la rive gauche par le pont suspendu de La Culatina. Après une montée raide, on atteint l’alpage abandonné de Queillo, d’où l’on peut apercevoir le lieu de départ, Gresso, qui n’est qu’à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau. À partir de là, le chemin jusqu’à Russo, le lieu d’arrivée, se déroule en grande partie à la même altitude. Quelques traversées de fossés exigent cependant à nouveau un pied sûr et une absence de vertige. À Russo, on peut boire une boisson fraîche en attendant le car postal qui quitte le Val Onsernone isolé et ramène à la civilisation.
Vignes et châteaux dans la Seigneurie grisonne N° 2226
Malans GR — Bad Ragaz • GR

Vignes et châteaux dans la Seigneurie grisonne

Par une belle journée de printemps, le chemin entre Malans et Bad Ragaz évoque un tableau. Les arbres et les vignes en fleurs offrent une belle image colorée tandis que des nuages de beau temps glissent dans l’air frais. Les flancs des montagnes encore couverts de neige brillent au second plan. Peu après avoir quitté la petite localité de Malans, on marche déjà au milieu des vignobles. La vallée du Rhin, le Churer Rheintal, s’élargit vers le sud. Du côté nord-est, la vue sur les versants et les sommets enneigés est magnifique. Dans les forêts en contrebas, des feuillus vert clair bourgeonnants se détachent dans la sombre forêt de conifères. Dans ce décor printanier, les randonneuses et randonneurs attentifs aperçoivent ici ou là des ruines de châteaux, témoins de l’histoire mouvementée de la Seigneurie grisonne à laquelle ont participé différents seigneurs et familles de la petite noblesse. Le chemin traverse la région viticole parsemée de forêts, de prairies et de petites localités. Entre Maienfeld et Fläsch, on voit la fontaine de Heidi, un hommage à l’écrivaine Johanna Spyri qui s’est inspirée de la région pour rédiger ses célèbres livres pour enfants. Le parcours franchit le Rhin puis rejoint la gare de Bad Ragaz, but de la randonnée.
Randonnée familiale dans un paysage de drumlins N° 2225
Schwarzenberg LU, Ennenmatt — Obernau, Dorf • LU

Randonnée familiale dans un paysage de drumlins

C’est à Schwarzenberg que débute cette agréable randonnée. Alors que la plupart des passagers du car postal restent assis car ils se rendent dans l’Eigenthal, cet itinéraire moins connu mène au Blatterberg en passant par la butte de Schwandenegg. Ici, le glacier s’est retiré il y a des millénaires et les collines d’éboulis autrefois grises se sont transformées depuis longtemps en de jolies élévations morainiques vertes, les drumlins. Moins vert, le massif du Pilate situé en face, avec le Mittagsgüpfi, est un but de randonnée très couru en été. Sur de plaisants sentiers naturels, on longe d’abord des pâturages et des fermes. Au printemps, les chemins pédestres sont parfois encore entourés d’herbes hautes et il est préférable de porter des pantalons longs. Enfin, on arrive au point de vue de Chrüzhubel, équipé d’un foyer à grillades et de bancs confortables. La randonnée se poursuit le long d’une forêt mixte en direction de Lucerne et offre une vue de plus en plus grandiose sur le lac des Quatre-Cantons avec les montagnes en arrière-plan, à commencer par le Bürgenstock et le Rigi jusqu’au lointain Tödi. La descente qui suit vers Kriens Obernau n’est pas si longue. D’ici, un bus dessert à un rythme très fréquent la ville de Lucerne.
En famille dans les belles gorges du Wissbach N° 2224
Herisau — Degersheim • AR

En famille dans les belles gorges du Wissbach

Après avoir passé devant le viaduc de la Glatttal, on laisse rapidement Herisau et son quartier industriel derrière soi. Vient alors la première des deux montées d’une certaine longueur. On poursuit vers Schwänberg, un petit hameau qui est la plus ancienne localité d’Appenzell mentionnée dans un document. L’ancien hôtel de ville, construit entre 1627 et 1630, ainsi que les maisons «Rutenkaminhaus» et «Weisse Haus» forment un ensemble harmonieux qui fait de Schwänberg un site d’importance nationale. La randonnée descend ensuite dans les gorges du Wissbach, où l’on commence par écouter le chant des oiseaux. Puis on longe le petit lac de barrage, qui, avec les bâtiments industriels, fait encore partie de la petite centrale électrique construite en 1892. Les gorges du Wissbach offrent de nombreux jolis coins où s’attarder, mettre les pieds dans l’eau, construire des barrages ou prendre, par beau temps, un bain rafraîchissant. Au bout de la gorge, on monte par un escalier en bois couvert, quittant ainsi le Wissbachtobel et ses lieux très variés. Pour finir, on traverse de belles prairies printanières et l’on emprunte des chemins de terre pour monter légèrement par le Freudenberg jusqu’à Degersheim.
Au printemps dans le Fricktal, au cœur des cerisiers en fleurs N° 2223
Frick — Wittnau, Mitteldorf • AG

Au printemps dans le Fricktal, au cœur des cerisiers en fleurs

Qui n’aime pas croquer dans la chair juteuse d’une cerise? On dit que Charlemagne, déjà, appréciait l’arôme typique de ce fruit, rapporté d’Asie mineure en Europe occidentale en l’an 70 apr. J. -C. La cerise ayant besoin de sols marneux calcaires et meubles, elle a surtout été cultivée dans le Fricktal et dans le canton de Bâle-Campagne, atteignant son apogée au début du XXe siècle: 6771 cerisiers ont été recensés dans la commune de Gipf-Oberfrick et 60 000 dans tout le district de Laufenburg. C’est justement à cet endroit que la randonnée, qui a débuté à la gare de Frick, plonge dans un océan de fleurs de cerisiers roses et blanches. La beauté du paysage s’apprécie en toute quiétude, tandis que les fleurs dansent au vent. Le parcours se poursuit vers les ruines du château d’Alt Tierstein, qui trône majestueusement au pied du Tiersteinberg et offre une vue superbe sur le paysage d’un vert intense parsemé des taches blanches des cerisiers. En passant par le Tiersteinberg, on s’approche de la chapelle du Buschberg, considérée depuis quelques années comme un lieu d’énergie, puis on descend par le Wittnauerhorn dans la vallée. La randonnée se termine à Wittnau, un petit village-rue inscrit à l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger.
Agréable randonnée dans l’Emmental N° 2222
Huttwil — Dürrenroth, Dorf • BE

Agréable randonnée dans l’Emmental

Le village bernois de Huttwil, où commence cette randonnée, se situe au cœur de la Suisse, à la frontière avec le canton de Lucerne. Huttwil est notamment connu pour abriter l’entreprise de laine Spycher-Handwerk, qui se trouve non loin du chemin de randonnée. On peut y suivre des cours pour apprendre à feutrer ou à tisser la laine, mais aussi dormir dans des yourtes ou monter à dos de chameau. Huttwil est facilement accessible en train. Depuis la gare, le chemin traverse d’abord le village, passe devant la brocante de l’Armée du Salut avant de s’enfoncer dans le paysage si bucolique de l’Emmental. Très vite, on aperçoit les premières fermes pittoresques, typiques de la région. Le chemin serpente dans de douces prairies et longe des forêts paisibles. Si la randonnée est prévue en famille, il est bon de savoir que tout au long de l’itinéraire, les enfants pourront observer des animaux de près dans des fermes. À différents endroits, la vue étendue qui s’ouvre sur l’Emmental invite à la détente. Par un terrain varié, la randonnée mène finalement à Dürrenroth. Pourquoi ne pas conclure l’excursion par une visite au restaurant Bären, qui est connu pour ses meringues faites maison et ses autres spécialités régionales?
Belle quiétude en Ajoie, sur le chemin des Crêtes du Jura N° 2221
Miécourt — Porrentruy • JU

Belle quiétude en Ajoie, sur le chemin des Crêtes du Jura

Le chemin des Crêtes du Jura est connu pour la diversité de ses paysages. La flore et la faune variées le long du chemin entre Miécourt et Porrentruy garantissent une randonnée agréable. Quant à la solitude et au calme qui règnent sur le parcours, ils font vite oublier le stress du quotidien. Miécourt, un charmant petit village du Jura, tient lieu de point de départ de cette excursion d’un après-midi. La randonnée débute entre des fermes traditionnelles, puis emprunte des chemins forestiers bordés d’arbres entourés de lierre. Elle se poursuit par des prairies pittoresques et des champs agricoles. Dans la deuxième moitié de la randonnée, un sentier de découverte passionnant, orné de jolies sculptures en bois, donne un aperçu informatif de la flore locale. Le silence qui règne tandis que l’on lit les panneaux d’information n’est interrompu que par le bruissement des souris dans les sous-bois. La destination, Porrentruy, est une ville historique de caractère médiéval. Avec ses ruelles étroites et ses bâtiments bien conservés, la vieille ville invite à une visite après la randonnée et offre ainsi une conclusion parfaite à cette expérience placée sous le signe de la nature et de la culture.
Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises N° 2220
Gruyères — Bulle • FR

Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée relie la petite ville médiévale de Gruyères à la localité de Bulle. Elle offre une balade urbaine dans une ambiance historique mais aussi un parcours dans des lieux pleins de charme le long de la Sarine. La cité de Gruyères est accessible depuis la gare par une marche courte mais plutôt raide. Celles et ceux qui ne connaissent pas cette petite ville pittoresque devraient la visiter. Si l’on manque de temps, on profitera au moins de la vue magnifique depuis le château. Après ces instants passés au cœur de l’histoire et une descente abrupte, on traversera le «Pont qui branle», qui, en fait, n’est pas du tout branlant. À travers les petites fenêtres du pont, on aperçoit les Préalpes fribourgeoises. L’itinéraire se poursuit le long de la Sarine à travers une forêt rafraîchissante. La traversée de Broc se fait par de petites routes puis l’on rejoint une plus grande zone forestière avant Bulle. Le parcours serpente à travers Bulle autour du château et par les ruelles de la ville avant que la randonnée ne se termine à la nouvelle gare.
À la découverte du patrimoine bâti local du Bas-Simmental N° 2219
Därstetten — Erlenbach i.S. • BE

À la découverte du patrimoine bâti local du Bas-Simmental

Cette randonnée préalpine permet de découvrir de nombreux exemples de la culture locale du bâti dans des lieux peu fréquentés. L’itinéraire, qui suit en grande partie le sentier des maisons du Simmental, présente un art impressionnant de la charpente et offre une vue superbe sur les sommets encore enneigés de l’Oberland bernois. La randonnée débute à Därstetten par une pente que l’on gravit le soleil dans le dos. Le village est bientôt derrière soi et ce sont alors le bruit du ruisseau, l’odeur de l’ail des ours et la vue de papillons, les citrons, qui s’imposent. On suit un chemin en terrasses au dénivelé agréable. Le coup d’œil sur le Niesen, le Fromberghore et le Drunegalm est impressionnant. Chemin faisant, le chant des oiseaux, quelques vaches et des fermes paisibles accompagnent la marche. Le chemin passe brièvement sur un revêtement dur puis quatre maisons traditionnelles des XVIIe ou XVIIIe siècles apparaissent à Nidfluh. Le parcours se poursuit sur des sentiers de prairie et de forêt. Dans le ciel, des buses variables et des parapentistes évoluent en cercles. La dernière partie du chemin descend le long du Wildenbach sur un chemin de randonnée de montagne jusqu’au joli village d’Erlenbach im Simmental, au pied du Stockhorn.
Selves de châtaigniers et pont suspendu N° 2218
Mörel — Brig • VS

Selves de châtaigniers et pont suspendu

Cette randonnée variée à travers les selves de châtaigniers de Mörel et par le pont suspendu Massegga réserve quelques grands moments et offre des sensations fortes. Le départ est donné à Mörel, où l’on suit d’abord le sentier thématique qui conduit vers les anciennes forêts de châtaigniers de la région. Une petite place de pique-nique équipée de quelques tables invite à une pause. La randonnée se poursuit dans une très charmante forêt, le long d’un petit ruisseau qui gargouille. On peut y croiser des moutons à nez noir qui scrutent les passants avec intérêt. En passant par Äbnet, on arrive à la chapelle de Hohflue, située au pied d’une paroi rocheuse presque verticale, au bord du Rhône. La promenade continue par le canal Hennebique sur deux kilomètres jusqu’à Bitsch. La prudence est de mise en présence d’enfants car le canal n’est pas sécurisé. Après Bitsch, les paysages deviennent plus verdoyants et l’on découvre bientôt le pont suspendu Massegga. Long de 40 mètres, il offre une vue fantastique sur l’extrémité des gorges de la Massa. L’itinéraire se dirige vers Naters, passe par le Fil rouge, un axe piétonnier et une zone de détente de 2,5 km de long, qui mène pratiquement jusqu’à la gare de Brigue, où la randonnée prend fin.
Rêve blanc dans la vallée de l’Ursental N° 2299
Andermatt — Realp • UR

Rêve blanc dans la vallée de l’Ursental

Le chemin de randonnée hivernale en direction de Realp commence à la gare d’Andermatt. On suit d’abord la Bahnhofstrasse jusqu’au passage souterrain sur la droite. C’est là que commence le chemin balisé et damé. Il traverse d’abord la vallée, puis monte légèrement en direction d’Hospental. En se retournant, on a une vue magnifique sur le paysage enneigé. Bientôt, le pittoresque village d’Hospental apparaît sur la gauche. Les routes bifurquent ici vers les cols du Gothard et de la Furka. L’itinéraire longe sur une courte distance la piste de ski de fond. Ensuite, le chemin de randonnée hivernale reste sur la gauche et traverse la voie ferrée de la ligne Matterhorn Gotthardbahn. Avec un peu de chance, on peut voir le Glacier Express passer sur le tronçon suivant. Si l’on a une petite faim, on fera une halte à Zumdorf, qui est officiellement le plus petit village de Suisse. Enfin, on longe la rivière Furkareuss en direction de la réserve naturelle de la zone alluviale de Widen. Après une courte montée, on profite de la vue sur la Furka avant de terminer la randonnée à la gare de Realp. Lors d’une forte journée de foehn, il vaut mieux parcourir l’itinéraire en sens inverse afin de se laisser pousser par le vent.
Pendant que les nains hibernent N° 2200
Mägisalp — Bidmi • BE

Pendant que les nains hibernent

Que font les nains en hiver? Ils dorment, bien entendu, au fond d’une grotte, là où personne ne les trouvera. A l’automne, ils ont préparé et verrouillé leurs maisonnettes pour l’hiver, décroché la balançoire de l’aigle, nettoyé les coins grillades et entretenu les bancs. Du moins, c’est ce qu’ils font au Hasliberg, dans l’Oberland bernois. En hiver, un itinéraire de raquettes à neige va de l’alpage Mägisalp à Reuti, en suivant le sentier des nains. Ce chemin de randonnée estivale facile est aussi praticable sans raquettes s’il est peu enneigé. Il passe souvent à travers la forêt, mais offre régulièrement des vues dégagées sur les Engelhörner, l’Eiger, la crête Grindelgrat, le Wildgärst et, bien entendu, le lac de Brienz d’un bleu profond, qui semble aussi froid qu’à l’accoutumée. La randonnée sur le chemin des nains est particulièrement amusante pour les parents d’enfants désormais plus âgés: les stations rappellent régulièrement le temps passé ici ensemble, ou d’autres randonnées en famille. Il est fort agréable de se perdre dans les souvenirs sans devoir surveiller de près les enfants. Des coins grillades sont disponibles juste avant Gummenalp, ainsi qu’après. Avec un peu de chance, il restera peut-être même du bois de l’été. Voilà une invitation à emporter des allumettes et des aliments à griller. Une option plus classique consistera à se joindre aux skieuses et skieurs pour manger au chalet d’alpage Gummen, à Gummenalp. La deuxième partie de l’excursion est marquée par un petit labyrinthe des nains, qui est aussi accessible en hiver. Heureusement qu’il vient de neiger: cela permet de revenir facilement sur ses pas pour sortir du labyrinthe. C’est ainsi que s’achève une brève journée de randonnée ensoleillée et facile, avant de retrouver l’agitation des sports d’hiver et le téléphérique pour redescendre à Meiringen.
Les sentiers raquettes de Niederbauen N° 2199
Niederbauen • NW

Les sentiers raquettes de Niederbauen

Le plateau de Niederbauen plaira à toutes les personnes friandes de panoramas grandioses. Surplombant le coude formé par le lac des Quatre-Cantons et celui d’Uri, il offre une foule de points de vue sur les lacs et les montagnes. On accède aisément au haut plateau depuis Emmetten, à bord d’un téléphérique à huit places. Une fois en haut, les options sont nombreuses: itinéraires de randonnée, sentier d’observation de la faune sauvage, excursions vers des fromageries d’alpage ou, pour les téméraires, vol en parapente. L’hiver, Niederbauen se mue en paradis de la randonnée en raquettes. Plusieurs itinéraires sont proposés. Tous commencent à l’auberge de montagne Niederbauen, juste à côté de la station de téléphérique. Le chemin bien aménagé monte d’abord un peu, puis mène à plat vers l’intérieur du plateau, en direction de l’Alp Ebnet. Il faut choisir son itinéraire au bout de quelques centaines de mètres. Nous optons pour celui qui va en direction d’Ebnet, puis de Stäckenmattboden. La neige crisse sous les raquettes, que l’on peut louer à la station inférieure du téléphérique. A gauche, un chemin monte à l’Alp Tritt toute proche, dont l’auberge propose des spécialités au fromage par beau temps. Après Ebnet, le chemin grimpe légèrement. Le sommet du Niderbauen Chulm s’élève à 1923 mètres d’altitude sur la gauche, mais il n’existe pas d’itinéraire de raquettes à neige officiel pour y accéder. Le chemin se poursuit tout droit à travers une petite forêt d’épicéas jusqu’à un promontoire rocheux, le Hundschopf. De ce dernier, on peut admirer le paysage du lac d’Uri jusqu’à Altdorf et aux montagnes uranaises. Du Hundschopf, il faut revenir un peu sur ses pas, puis prendre à gauche pour descendre à Stäckenmattboden, et remonter ensuite par Hölloch pour arriver à l’auberge Niederbauen. Celle-ci est idéale pour une collation, avant de savourer une dernière fois la vue grandiose sur le lac des Quatre-Cantons et ses environs à bord du téléphérique.
Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg N° 2198
Fribourg/Freiburg Poya — Düdingen, Staumauer/Camping • FR

Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg

Cette randonnée se vit avec tous les sens, c’est incontestable: les personnes qui empruntent le viaduc ferroviaire de Grandfey pendant le passage d’un train sentent le sol vibrer sous leurs pieds alors qu’un grondement puissant résonne au-dessus de leur tête. Le chemin de randonnée passe en effet par une galerie d’arcades directement sous les deux voies ferrées. Le pont a été construit au XIXe siècle, suite à la décision de la Confédération de faire passer l’axe ferroviaire entre Genève et le lac de Constance par Fribourg. Il fallait pour cela traverser la vallée de la Sarine, profonde de 80 mètres. En raison de l’électrification du réseau ferroviaire suisse, le viaduc a été renforcé par des arcs en béton dans les années 1920. L’utilisation de la structure métallique du premier pont pour la construction du second relevait à l’époque de la prouesse technique. Une fois arrivé au bout du viaduc, l’itinéraire prend à gauche en direction de Schiffenen. Le chemin suit dès lors les rives du lac du même nom. Un regard en arrière permet d’admirer une dernière fois l’élégant viaduc de loin avant de poursuivre le long d’abruptes parois de molasse, de l’autre côté du lac, en direction de l’ermitage de la Madeleine. Entre 1680 et 1708, deux ermites y ont creusé de grandes grottes dans le grès, qui peuvent être visitées l’été. Le chemin entre ensuite dans la vallée Stilles Tal, près de Guin, un lieu idyllique pour faire une pause. Des coins grillades et un double toboggan original se trouvent sur l’itinéraire qui mène à la baie du lac. La salle de concert Bad Bonn se trouve un peu plus loin. Son nom rappelle l’hôtel de cure qui existait là avant d’être immergé suite à la construction du barrage de Schiffenen dans les années 1960. A Allenlüften, le magasin de ferme est parfait pour s’offrir une glace avant de continuer jusqu’à Schiffenen et à son camping.
Aux origines de la protection contre les avalanches N° 2197
Leukerbad • VS

Aux origines de la protection contre les avalanches

Les avalanches sont omniprésentes à Loèche-les-Bains. Cette destination valaisanne de vacances et de cure a connu plusieurs coulées d’avalanches dramatiques. Le village est ainsi l’un des premiers à s’être doté d’ouvrages de protection pour parer au danger. Au XVIe siècle, un mur de déviation long de 80 mètres et haut de 4 mètres a ainsi été construit pour détourner les masses de neige vers la vallée, loin du village. La randonnée hivernale de Loèche-les-Bains au lac Majingsee, via Lompera, passe à côté de ce mur en parfait état, dans la montée abrupte entre la sortie du village au niveau de l’arrêt de bus Lärchenwald et le restaurant Weidstübli. Avant d’entrer dans la forêt, le chemin serpente du terminal de bus de Loèche-les-Bains au centre du village, avec ses vieilles maisons en bois bien entretenues, puis dépasse l’imposant Alpentherme et son complexe de bains historique. Au bout d’une petite heure de marche, le village, le mur de protection et le restaurant Weidstübli sont derrière et l’imposant paysage de montagne prend le relais. La vallée se fait toujours plus étroite, tandis que de chaque côté, les montagnes aux parois abruptes s’élancent vers le ciel: Schwarzhorn, Daubenhorn, Rinderhorn, Majinghorn et Torrenthorn. S’il a bien neigé, le grondement des avalanches se fait entendre dans la vallée. Heureusement que le chemin préparé se trouve à une bonne distance de sécurité. Le Majingsee, où l’itinéraire prend fin, est invisible l’hiver. La surface blanche laisse à peine deviner sa présence. Le retour se fait par le même chemin. De quoi se repaître encore une fois du panorama et du calme environnant, avant de rejoindre l’animation de Loèche-les-Bains. L’un des nombreux restaurants sera parfait pour s’installer et se remémorer ce joli petit itinéraire.
Randonnée hivernale flexible et gourmande N° 2196
Somtgant — Tigignas • GR

Randonnée hivernale flexible et gourmande

Cette randonnée hivernale peu difficile dure à peine plus de deux heures et offre de belles vues. Les personnes souhaitant prendre leur temps peuvent aussi parcourir le chemin panoramique ensoleillé de Somtgant en deux jours, avec un arrêt dans l’un des trois établissements de Radons. Ce petit hameau du Val Nandro a une offre adaptée à tous les budgets: des frites renommées du restaurant Muntanela à la double côtelette de veau d’un élevage local, en passant par le bœuf Wagyu-Brown Swiss du Berghuus Radons. Mais les plaisirs culinaires se méritent: de la station supérieure Somtgant, l’itinéraire emprunte l’alpe du même nom et s’enfonce dans la vallée sur des chemins presque plats, avant de descendre en serpentant vers Radons. Il traverse l’une des plus grandes régions d’alpages contigus des Grisons, de la taille de 7500 terrains de foot. Quelque 1300 animaux estivent là où les skieuses et skieurs dévalent maintenant la pente avec plus ou moins d’élégance. Les personnes souhaitant randonner une heure de plus à Radons feront un détour par le chemin de randonnée hivernale menant à l’alpe Nova en passant par les mayens de Bargias. Ce chemin se trouve sous les versants où une installation solaire devait être construite, avant que la votation populaire organisée à Savognin en 2024 ne mette fin au projet. L’agréable deuxième partie de la randonnée descend tranquillement à la station de télécabine Tigignas. Tout le chemin de cette randonnée est partagé avec les personnes qui font de la luge. Etant donné qu’il existe néanmoins une seconde piste plus rapide sur le domaine skiable, les lugeuses et lugeurs croisés ici sont à priori plutôt détendus. L’itinéraire s’achève sur une vue imprenable du Val Surses, avec son imposant Piz Mitgel, avant de reprendre la télécabine à Tigignas pour descendre à Savognin.
Un sentier raquettes pionnier au-dessus de Salouf N° 2195
Salouf, scola • GR

Un sentier raquettes pionnier au-dessus de Salouf

Une vue imprenable sur le Piz Mitgel, de la neige jusqu’au printemps et la garantie d’avoir mérité sa part de tourte aux noix en fin de journée: créée il y a un quart de siècle, la «Königsroute» a de nombreuses cordes à son arc. Cet itinéraire exigeant de plus de cinq heures constitua, à sa création, l’un des premiers sentiers raquettes de Suisse. C’est en discutant avec un ami installé au Canada que Stefan Moser, enfant du pays et adepte de sports de neige sous toutes leurs formes, a eu l’idée – «complètement folle» selon de nombreux habitantes et habitants du Val Surses – de mettre en avant cette activité plus douce et durable que le ski de piste. Les temps ont changé et la pratique de la randonnée en raquettes s’est fait une place de choix dans le cœur des Suisses. La Königsroute, elle, est restée, bien que dans une forme légèrement remaniée par rapport à ses débuts. Le sentier raquettes balisé démarre à l’arrêt de bus «Salouf, scola». Après une brève marche d’accès, on s’enfile sous le couvert des arbres et on grimpe agréablement et régulièrement jusqu’à la lisière de la forêt, qu’on longe ensuite sur quelques centaines de mètres. Un peu en dessous de Munter, on ressort en pleine lumière et on effectue la dernière montée jusqu’à ce charmant hameau. Son ensoleillement et la vue qu’il offre sur l’emblématique Piz Mitgel en font un endroit idéal pour pique-niquer. Il est alors temps d’attaquer la descente, d’abord en lisière de forêt puis sur une piste forestière, vers Del. Avant d’atteindre ce hameau, un dernier effort est requis, puisque le chemin remonte brièvement. Puis on plonge sur Salouf et son arrêt de bus.
Boucle en raquettes par l’Alp Flix N° 2194
Sur, baselgia • GR

Boucle en raquettes par l’Alp Flix

L’Alp Flix se caractérise par la diversité de ses espèces et son isolement. Lors de cette randonnée en raquettes, la richesse de la faune, le silence et la beauté du paysage sont envoûtants. On peut s’imprégner des sommets alentour, écouter le cri d’un casse-noix moucheté, marcher sur les traces des Walser, se recueillir près de la petite église isolée de Son Roc et peut-être suivre des yeux un aigle royal qui plane élégamment en cercle au-dessus du haut plateau. Le petit village de Sur, sur la route du col du Julier, est le point de départ et d’arrivée de ce sentier raquettes balisé. Depuis l’arrêt de bus proche de l’église, on voit déjà le panneau de l’itinéraire n° 573 de «La Suisse à pied». Ici, on chausse ses raquettes pour suivre les piquets de signalisation roses en remontant le long du ruisseau. Ce chemin coupe un virage en épingle de la route de l’Alp Flix, qui ne s’emprunte en hiver qu’à pied, en motoneige ou en luge. Après un grand virage à gauche, on tourne à droite au point 1721, on s’enfonce dans la forêt et on part, après un petit pont, sur la route de gauche qui monte vers l’Alp Flix en passant par Plang Grond. Dès que les arbres deviennent plus petits, le terrain s’aplanit et le haut plateau s’offre peu après dans toute sa splendeur. Le balisage fait passer devant la petite église Son Roc et mène à l’auberge Piz Platta, à Tigias, un lieu idéal pour passer la nuit. Depuis Tigias, l’itinéraire se dirige vers le nord par le hameau de Tga d’Meir, puis vers le nord-ouest jusqu’à Cuorts, où commence la descente vers Sur. Le parcours suit le ruisseau de montagne Ava dallas Cuorts sur une pente abrupte. Un pont au point 1777 permet de changer de rive et de rejoindre peu après la route de l’Alp Flix. En coupant quelques virages, on arrive au village de Sur.