Randonner en Suisse du Sud-Est • Suisse Rando Home

249 entrées ont été trouvées
De Seewis à Malans par le Crupspitz N° 1667
Seewis Dorf, Bühelstrasse — Malans Bahnhof • GR

De Seewis à Malans par le Crupspitz

Peu après Landquart, de saisissantes parois rocheuses s’élèvent de chaque côté tandis que le train ou la voiture roule en direction de Klosters. L’entaille, ou Chlus, marque la transition entre la vallée du Rhin et le Prättigau et forme la frontière entre le dialecte des Grisons et le patois Walser, originaire du Prättigau. La Chlus est encore plus renversante lorsque l’on se tient au-dessus de la gorge et que l’on jette un coup d’oeil 700 mètres plus bas. Une occasion qui s’offre plus d’une fois entre le pittoresque village de montagne de Seewis et le belvédère du Crupspitz. Le beau tracé par la forêt et les alpages fleuris, les vues sur le Vilan, la Schesaplana et le Prättigau ainsi qu’un passage par un couloir rocheux au-dessus de l’Islatal sont en outre garants de variété. Un moment fort de la journée est celui de la découverte du narcisse à fleurs rayonnantes, noble et blanc comme neige, dans les prairies maigres autour de Fadära. Depuis Fadärastei, le panorama sur les Grisons, les Alpes saint-galloises et Malans, 600 mètres plus bas, est lui aussi superbe. Le village sinueux aux bâtisses historiques, aux jolis jardins et aux vignobles soignés donne envie de s’y attarder.
De St. Antönien à Partnun N° 1712
St. Antönien, Rüti — St. Antönien, Platz • GR

De St. Antönien à Partnun

Fin mars et toujours aucune trace du printemps à St. Antönien. Dans ce village isolé du district de Prättigau, l’hiver est tenace. Il n’est pas rare qu’à Partnun, point d’arrivée, le jalon au bord du chemin indique 2 mètres de neige. La neige est l’élément dominant de St. Antönien, ou plutôt les avalanches. La vallée est étroite, les versants des montagnes environnantes sont raides. Elles se nomment Chüenihorn, Schafberg, Sulzfluh, Schijenflue, Schollberg et Eggberg. Les paravalanches les plus grands de Suisse, longs de plus de 16 kilomètres, se trouvent sur le Chüenihorn et l’Eggberg. Ernst Flütsch a appris à vivre avec le danger d’avalanche. Durant 36 ans, il a tenu l’auberge de montagne Sulzfluh à Partnun, au fond de la vallée. Que la route pour St. Antönien soit de temps à autre fermée pour des raisons de sécurité, comme en cet après-midi de printemps, n’a rien d’exceptionnel. Le village de Partnun, lui, est sûr. Le hameau ensoleillé au pied de la Sulzfluh a été colonisé par les Walser au XIIIe siècle. La courte randonnée hivernale pour rejoindre Partnun se fait sur une route large, légèrement ascendante. Enneigée, elle est interdite aux véhicules motorisés. Le thème des avalanches est omniprésent. Dans le quartier de Rüti, le point de départ, on aperçoit les paravalanches sur l’Eggberg. Sur les versants, des fissures ou des petites coulées se dessinent sur la neige. La tranquillité et la vue sur les sommets sont exceptionnelles. Seul le gargouillis du ruisseau Schanielabach enneigé se fait entendre. Après s’en être pris plein les yeux lors d’une halte à Partnun, on reprend le même chemin, à pied ou en luge.
À travers les anciens mayens N° 1594
Tgantieni — Lenzerheide/Lai, Post • GR

À travers les anciens mayens

Joachim Cantieni et Fidel Rischatsch-Bläsi sont considérés comme les «fondateurs» de Lenzerheide. Au XIXe siècle, ils ont construit les premiers hôtels, Kurhaus et Lenzerhorn, réservés d’abord aux curistes puis ouverts aux touristes. Bien que son nom sonne allemand, le village se situe dans la région romanche, niché entre les remarquables sommets du Piz Scalottas, du Rothorn, du Lenzerhorn et du Piz Danis. Au sud, le regard se porte sur la vallée de l’Albula. Cette magnifique vue sur les montagnes et le lac gelé de Heidsee peut être admirée lors de la randonnée panoramique. Prélude à la randonnée: flâner dans le quartier Penasch seura avec ses chalets idylliques. Il abrite aussi la station inférieure du télésiège, qui permet de se rendre à la station supérieure de Tgantieni, point de départ de la randonnée. Après une légère montée jusqu’à l’hôtel de montagne Tgantieni, la randonnée hivernale se dirige au nord en direction de Valbella avant de traverser un magnifique paysage enneigé. Le chemin de randonnée hivernale traverse parfois les pistes de ski, où l’on aperçoit les descentes vertigineuses. Le chemin est ensuite pratiquement plat le long du flanc du Piz Danis, jusqu’à Spoina. Les randonneurs peuvent alors se revigorer avec une assiette grisonne ou un rafraîchissement à la jolie auberge de montagne Riegelbau. Ils sont déjà à mi-parcours! Le chemin descend ensuite légèrement et traverse un charmant petit bois, dépasse le télésiège Pedra Grossa, puis se dirige en zigzags vers le centre du village.
Calme hivernal et glisse pour la fin N° 1592
Weissenberge • GL

Calme hivernal et glisse pour la fin

Les Weissenberge, ou «montagnes blanches», ont un nom prometteur. Randonner au beau milieu de ces sommets, apprécier le calme loin du quotidien et du stress, éprouver la force de la nature sans foule sur les pistes et alentour est un véritable baume pour l’âme. Depuis Matt, le téléphérique amène les amateurs de soleil jusqu’aux Weissenberge. Les marcheurs qui, après l’effort, souhaitent redescendre en luge feront bien d’en emporter une avec eux. Le chemin de randonnée hivernale, aménagé et facile, fait le tour du village en proposant un panorama sur la vallée de Sernftal et les montagnes environnantes parmi lesquelles se distinguent le Fanenstock, le Foostock et le Charenstock. Bien dégagé, l’itinéraire permet de marcher en plein soleil. On peut prendre des forces dès le début au restaurant Zum Weissenberg ou à l’auberge Edelwyss. Le chemin monte très légèrement et passe devant des maisons de vacances et des étables glaronnaises. Après avoir franchi la dernière, on entre dans le royaume de la nature. On traverse des groupes d’arbres clairsemés, qui prodiguent un peu d’ombre par endroits, et des prés enneigés, le regard toujours rivé sur les sommets. L’aire de grillade couverte près de Mühlemad, où l’on peut aussi s’asseoir, permet de se reposer en admirant la vue grandiose. Lentement, les randonneurs continuent à progresser dans ce paysage idyllique jusqu’à ce qu’une pente douce indique que l’on revient au village. Si l’on a fait le plein de sérénité, on enfourchera sa luge pour franchir les trois kilomètres qui mènent au bas de la vallée par la gorge de Chrauchbachschlucht en passant devant le restaurant Zum Weissenberg.
Sur les traces des Walser dans le Prättigau N° 1692
St. Antönien, Rüti • GR

Sur les traces des Walser dans le Prättigau

De nombreux villages et vallées des Grisons tirent leurs origines de la colonisation des Walser. St. Antönien, à 1450 m d’altitude, est un village Walser typique. Niché au milieu de magnifiques montagnes, le hameau est le point de départ de nombreux parcours d’escalade et de randonnées. Celle jusqu’au lac de Partnun commence à l’arrêt de bus «Rüti». On prend ensuite la direction du nord, vers l’intérieur de la vallée, sur la route d’alpage. Très vite, on aperçoit un panneau portant l’inscription «Partnun» pointant vers le chemin à gauche. Avec le remarquable Schijenflue toujours en vue, on traverse des pâturages et des forêts clairsemées avant d’arriver à Alp Carschina Untersäss, puis à la chapelle de Heinzen à St. Antönien. Celle-ci vaut le détour! Le chemin devient ensuite plus raide jusqu’à l’auberge Alpenrösli à Partnun. Après une demi-heure et 150 m de dénivelé, on atteint le lac cristallin de Partnun. Des places de grillade et deux bateaux à rames invitent à faire une halte. L’Autriche voisine se situant juste derrière les montagnes, il n’est pas étonnant que les chemins de contrebandiers soient nombreux. Puisqu’on y est, un tour du lac s’impose avant d’emprunter le chemin du retour. Après une montée et un petit détour par Partnunstafel et l’auberge Sulzfluh, on redescend en direction de St. Antönien. Le chemin du retour, identique à l’aller à partir d’Äbi, permet d’admirer la vallée sous un autre angle. Si l’on a encore un peu d’énergie, on peut marcher jusqu’au centre du village avec ses vieilles maisons et son église datant de 500 ans pour profiter de l’ambiance chaleureuse.
De Klosters à l’Alp Garfiun N° 1657
Klosters Platz • GR

De Klosters à l’Alp Garfiun

À l’est du village de Klosters s’ouvre la vallée de la jeune Landquart. Le torrent a déjà effectué un fougueux voyage depuis le massif de la Silvretta, sur une grande dénivellation, et serpente maintenant au fond de la large vallée. Si la partie arrière de celle-ci n’est pas habitée en hiver, le restaurant de montagne de l’Alp Garfiun, lui, est ouvert. On y accède en suivant un beau chemin de randonnée hivernale. La première partie du parcours mène directement de Klosters Platz, le long de la Landquart, en direction du quartier d’Äuja. De Bündelti, il passe un peu plus haut, à travers champs, en contrebas des maisons de Monbiel, avant de rejoindre la route plus à l’est du petit village Walser. Les randonneurs peuvent éviter de marcher sur ce premier tronçon en empruntant le car postal, au départ de Klosters, jusqu’au terminus Monbiel/Parkplatz. À partir de Monbiel, les véhicules motorisés ont l’interdiction de circuler mais, en hiver, les calèches ont la voie libre. Il n’est pas nécessaire de suivre cette route à l’aller puisque l’itinéraire de randonnée se divise en deux branches, à un kilomètre de Monbiel. Il est conseillé d’emprunter le chemin damé qui monte au hameau de Schwendi puis rejoint ensuite, à une altitude plus élevée, l’Alp Garfiun par le Pardenner Boden. Bien ensoleillé, il offre une belle vue sur l’extrémité de la vallée. Au retour, on peut par contre opter pour la route, qui passe près du lit de la rivière Landquart. Vu que le proche sommet du Gatschieferspitz cache le soleil presque toute la journée jusqu’à fin février, le paysage y est beaucoup plus hivernal et féérique.
Traversée de la vallée de Mürtschen (SG/GL) N° 1625
Mornen — Bachlaui • SG

Traversée de la vallée de Mürtschen (SG/GL)

Le bus de Murgtal s’arrête au-dessous de l’alpage de Mornen. Plus loin, la route est fermée au public et même les véhicules privés ont interdiction de circuler. C’est donc au plus tard ici que les marcheurs entameront la randonnée qui les mènera à travers la forêt au-dessus du Murgbach jusqu’aux trois lacs de montagne saint-gallois de Murg: l’inférieur, le médian et le supérieur. La cascade du Murgbach jaillit entre le lac médian et le lac inférieur. Ce coin de nature abrite la plus grande forêt d’aroles du nord des Alpes. Le lac supérieur est retenu par un barrage et l’ancienne cabane des travailleurs, transformée en auberge, est prisée des promeneurs et des adeptes de pêche sportive. D’ici, on parvient au terme d’une brève montée direction nord-ouest au col du Murgseefurggel, point culminant de cette randonnée de montagne. De l’autre côté, c’est le Mürtschental glaronnais. À travers pâturage, on rejoint l’alpage de Mürtschen. D’impressionnants aroles bordent le chemin et affrontent le climat aride des montagnes. À l’alpage d’Ober Mürtschen, on franchit le Mürtschenbach pour longer sa rive gauche, puis le versant droit de la vallée jusqu’à Murgegg et l’alpage d’Unter Mürtschen. Au XIXe siècle, cette région accueillait des mines de cuivre et d’argent. Peu après, le ruisseau poursuit sa course sous le nom de Gsponbach. Plus loin, après un marais, jaillit une cascade. Le cours d’eau rejoint alors le ruisseau de Murgbach. Ici, le chemin est d’abord très raide avant de zigzaguer à travers la forêt jusqu’au Murgtal. Le troisième virage est une intersection: à droite, on rejoint Bachlaui et l’arrêt du bus de Murgtal.
Solitude au Val Müstair N° 1564
Lü, cumün — Tschierv, Biosfera • GR

Solitude au Val Müstair

A chaque randonnée son en-cas sucré. Le Val Müstair n’y fait pas exception avec ses biscuits aux flocons d’avoine en forme de soleil, les «schaibiettas». Après avoir savouré ces délices, place à leur histoire. Autrefois au printemps, les enfants devaient nettoyer les prairies du Piz Terza et épandre les bouses de vache desséchées. Comme ils rechignaient à la tâche, les fées de la vallée décidèrent de cacher dans les prés des schaibiettas sucrés. Dès lors, les enfants préparèrent les alpages pour l’été en un rien de temps. Les schaibiettas, recette traditionnelle, et la légende des bouses de vache ont été imaginés pour rehausser la popularité du Val Müstair. Quoi qu’il en soit, le voyage dans cette vallée du sud des Grisons et jusqu’au Piz Terza en vaut la peine: cette randonnée facile jusqu’à près de 3000 mètres séduit par sa vue sur la Basse-Engadine, le Vinschgau et l’Ortles, la plus haute montagne du Tyrol. Le départ se fait dans le village ancestral de Lü, puis le chemin grimpe dans les alpages de Valmorain et de Tabladatsch, à l’ombre de vieux mélèzes. Après des prairies pentues, on atteint un lac de montagne au col de Fuorcla Sassalba. Sur le dernier tronçon, le sentier serpente entre les rochers jusqu’au sommet du Piz Terza, à 2908 mètres d’altitude. La montagne se situe à la frontière avec l’Italie. De retour au Fuorcla Sassalba, on entre dans la longue vallée de la Clemgia, dont la rivière du même nom accompagne le randonneur presque jusqu’au Pass da Costainas. Après avoir passé l’alpage de Champatsch, le chemin descend le long du ruisseau de Aua da Laider jusqu’à Tschierv, traversant une forêt de mélèzes dorés en octobre.
Le lac disparu du Parc naturel Beverin N° 1647
Glaspass — Präz • GR

Le lac disparu du Parc naturel Beverin

Le Piz Beverin se dresse, majestueux, au-dessus du col de Glas. C’est lui qui a donné son nom au Parc naturel, qui englobe aussi le Heinzenberg. Le chemin passe devant l’accueillante auberge de Beverin puis par la Bruuchalp jusqu’à l’ancien lac de Lüscher. De cette étendue d’eau de 300 mètres de long et de 150 mètres de large ne subsistent que de petites mares. Un ponton d’amarrage, tel un objet d’art provocant, donne une idée de l’ancien niveau de l’eau. Comme ce lac qui drainait les eaux souterraines était jugé responsable des glissements de terrain et des inondations, il fut asséché en 1910 au moyen d’une galerie de 150 mètres de long. Aujourd’hui, les glissements ont cessé, l’ancienne forêt largement déboisée est repeuplée et le lit du torrent Nolla est stabilisé. Sur le chemin du col de Bischol, plusieurs petits sentiers sillonnent le terrain, ce qui complique l’orientation en cas de brouillard. Le mieux est de suivre la trace la mieux marquée jusqu’au bâtiment d’alpage de Lüsch. Peu avant le col, les lacs de Pascumin brillent tels des yeux aux reflets d’un bleu différent entre les landes alpines naines. Au col de Bischol, le Piz Beverin se reflète dans le lac de Bischol aux eaux claires. Lors de la montée vers Tguma, la buvette d’été de l’Alp Bischola invite à un moment de détente. En haut, sur la croupe sommitale, la vue porte sur Tenna, en face, dans la vallée de Safien. Ce petit village de montagne possède la première remontée mécanique au monde fonctionnant à l’énergie solaire! L’installation transporte certes les skieurs sur 450 mètres, mais produit aussi, avec quelque 90 000 kilowattheures, quatre fois plus de courant que l’exploitation n’en requiert. Dans la descente vers Präz, d’innombrables sommets du Domleschg invitent à d’autres belles randonnées.
Un paradis floral tout près de la frontière N° 1514
Rifugio Saoseo • GR

Un paradis floral tout près de la frontière

Le paysage sauvage du Val da Camp et ses champs de fleurs multicolores sont un enchantement. Le chemin passe entre les deux maisons en pierres naturelles du refuge Saoseo et se met à grimper. En un quart d’heure, on atteint le lac de Saoseo. Entouré d’aroles et de mélèzes, il ressemble à une émeraude scintillante. Des lauriers-roses des Alpes fleurissent sur ses rives. Le Val da Camp n’est pas trop exploité, et l’on y trouve ainsi une flore abondante en été. Le lac du Val Viola, un peu plus grand, invite à faire halte au bord de l’eau. Le chemin passe ensuite à côté d’une cabane en bois avant de tourner à droite, de traverser une rivière puis d’entamer une pente raide. À mi-hauteur environ, après un promontoire rocheux, un tapis de fleurs s’étend aux pieds des randonneurs: nigritelles, asters des Alpes, trèfles, campanules et bien d’autres encore. On peut même admirer des nigritelles jaunes et le très rare orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina), difficile à apercevoir avec ses 5 à 15 cm de haut et son vert qui se fond dans le paysage. Cette espère ne pousse qu’entre 1500 et 2700 mètres d’altitude. L’orchis nain préfère les prairies bien fournies exposées au vent comme le Val da Camp. Le chemin passe ensuite par un col sans nom et redescend jusqu’au refuge Viola, en Italie, au charme très méridional. Un vieux chemin pavé mène au sommet du col du val Viola, mais il est conseillé de bifurquer à droite peu avant le col. Après quelques zigzags, on arrive au «Plan da la Genzana». Là, il faut prendre le chemin de droite, qui redescend dans la vallée de Campasciol et au lac du Val Viola. Ici aussi, de sublimes fleurs poussent au pied des rochers, notamment l’arnica, la campanule et la griffe du diable.
La Basse-Engadine de village en village N° 1495
Lavin — Zernez • GR

La Basse-Engadine de village en village

Après le long tunnel de la Vereina, le train des Chemins de fer rhétiques jaillit dans la lumière de la Basse-Engadine. Le paysage est fait de montagnes calcaires sauvages et d’étendues de forêt. L’excitation de la randonnée grandit encore sur le tronçon menant à Lavin. Le village a été presque entièrement détruit par les flammes en 1869 et reconstruit dans un style différent, avec des toits plats et des rues plus larges. Pour arriver au chemin de rive de l’Inn, il faut traverser le village, ce qui permet de découvrir son architecture accueillante. Là, on traverse le pont couvert en bois et on remonte la rivière sur un large chemin asphalté par endroits. L’étrange toponyme «Foura Baldriun» sur la carte correspond à une forêt pleine de gorges, de crevasses et de grottes. Durant la guerre de Trente Ans, les villageois s’y seraient cachés quand les armées autrichiennes envahirent la Basse-Engadine. Peu après, on atteint Susch, au pied du col de la Flüela, unique liaison directe entre le nord et la Basse-Engadine jusqu’à la construction du tunnel de la Vereina en 1999 et souvent fermé en hiver. Après Susch, le sentier continue de longer l’Inn. À Fuorcha, on passe devant les potences d’un ancien site d’exécution. Sur le tronçon suivant, des travaux étaient en cours en 2018 pour élargir les chemins forestiers. Le chemin étroit aurait été plus joli pour randonner, mais il y a désormais plus de place pour la cohabitation entre randonneurs et cyclistes. À Zernez, but de la randonnée, la «Glatscharia» et ses créations glacées ainsi que plusieurs restaurants attirent du monde. En outre, un tour du village et de ses innombrables bâtiments historiques s’impose.
Vue sur les hauts-lieux de Vals N° 1552
Vals, Zervreila — Vals, Post • GR

Vue sur les hauts-lieux de Vals

Un gâteau aux pruneaux, ça n’a peut-être rien d’original et les buvettes d’alpage en proposent souvent, mais celui de la cabane Hängela est particulier: pâte à biscuit, pruneaux et noix caramélisées, le tout décoré de fruits et de crème fouettée. Cette création sort de la cuisine de Trudi Schnider, qui gère avec sa fille Nicole l’avenante cabane Hängela, au-dessus de Vals. Toutes deux tiennent à offrir une atmosphère chaleureuse mais aussi des mets faits maison, à base de produits régionaux et d’herbes aromatiques qui poussent devant la maison. La carte est courte, mais tous les plats sont préparés avec amour sur le fourneau à bois. La randonnée classique entre Zervreila et Vals, par Gadastatt, a autant de succès que la cabane car elle passe sur une brève distance par les hauts-lieux de la région. Après le trajet jusqu’au lac de Zervreila, il faut emprunter le mur du barrage et s’élever vers Frunt. En traversant l’ouvrage, ne pas manquer la photo du jour: le Zervreilahorn, une pointe rocheuse qui se reflète dans le lac. Au-delà du mayen de Frunt, les marcheurs montent et descendent jusqu’à Gadastatt. Nombre d’entre eux, ayant fait le plein de belles vues, descendent à Vals en télécabine. Mais pourquoi ne pas poursuivre sur le versant ensoleillé jusqu’au mayen de Stafelti, où la vue sur les montagnes de Vals s’accompagne de celle sur les toits du joli village? D’ici, la cabane Hängela (pas encore inscrite sur les cartes) et son fameux gâteau aux pruneaux n’est plus très éloignée. En la quittant, il ne faut pas se laisser décourager par la petite route monotone qui descend par le lieu-dit «An der Matta». Après le troisième virage en épingle à cheveux, les constructeurs du chemin ont eu pitié des marcheurs: un sentier en zigzags à travers prairies et forêts rejoint le centre de Vals.
Vers un mayen surplombant le Rheintal N° 1554
Untervaz — Haldenstein • GR

Vers un mayen surplombant le Rheintal

Rares sont les lieux ensoleillés dans l’abrupt massif montagneux du Calanda, entre le Rheintal de Coire et la vallée de la Tamina. La région est densément boisée et ce n’est qu’au-delà de 2000 mètres qu’apparaissent de vastes alpages pour le bétail et d’imposantes pointes rocheuses. C’est sur l’un de ces rares sites exposés que les Walser s’installèrent au XVe siècle pour fonder le mayen de Batänja, bien au-dessus de Haldenstein. Ils y vivaient été comme hiver. En 1869, les derniers d’entre eux ont rejoint la vallée. Aujourd’hui, les maisons en bois brunies par le soleil sont habitées les week-ends et les vacances. Batänja est un lieu d’excursion qui se mérite. De Haldenstein, il faut franchir 900 mètres de dénivelé. Le chemin est toujours bien préparé, généralement sous la forme d’une petite route naturelle. La vue porte surtout sur les arbres mais, parfois, ceux-ci s’effacent pour laisser apparaître les rochers du massif du Calanda et le Rheintal. Oldiswald, Rängg et Bärenhag sont les lieux traversés pendant la montée. A 1399 mètres, voici enfin Batänja, ses bancs au soleil et son splendide panorama. De retour à Bärenhag, il faut emprunter un étroit sentier sur la gauche qui descend à Untervaz par Curtanätsch et Fallboden. La forêt accompagne les marcheurs jusqu’au bout et le sentier devient assez vite une petite route forestière. Le passage le long de rochers à pic et dans de sombres tunnels et la vue de vieux chênes près de Pramanengel font diversion. Ceux que les longs passages dans la forêt ont tendance à lasser apprendront avec intérêt que le Calanda est peuplé de loups depuis 2012. Une dizaine d’entre eux vivent en effet sur les flancs de la montagne. La randonnée vers Batänja traverse leur territoire.
Tour du canton de Glaris N° 1545
Klausenpass — Tierfehd • UR

Tour du canton de Glaris

Cette randonnée de deux jours le long de la Via Glaralpina débute au col du Klausen. D’ici, il faut rejoindre le chemin de grande randonnée qui longe plus ou moins fidèlement la frontière du canton. Pour commencer, le chemin monte au milieu de pâturages verdoyants avant de franchir une imposante barre rocheuse en direction du col du Fisetenpass. Après la cabane de Gemsfairenhüttli, on arrive au Hasentrittli. Ce premier passage assez ardu est sécurisé par des câbles métalliques. En cas de météo changeante, on peut redescendre dans la vallée en téléphérique depuis le Fisetenpass. On bifurque ici dans la Via Glaralpina, qui longe la crête raide jusqu’au col de Gemsfairenjoch, soit un dénivelé de 800 mètres. Myrtilles, fleurs et formations calcaires cèdent la place aux gravats et à la roche nue. Les derniers mètres de dénivelé sont palpitants: une fissure verticale par-ci, des gravats instables par-là... La prudence s’impose! En même temps, la vue sur le Claridenfirn est à couper le souffle. La descente aussi requiert de la concentration: il faut traverser un pan rocheux et de la neige en bordure du glacier. Les bâtons sont nécessaires. Seuls des montagnards expérimentés devraient passer ici. Une heure plus tard, on retrouve un terrain plus stable. La cabane Clariden émerge au loin. Au deuxième jour, on monte au col de Beggilücke, puis on descend sur un sentier raide jusqu’à Ober Sand. Tôt le matin, on y aperçoit des marmottes et des chamois. Le chemin monte ensuite jusqu’à la cabane Fridolin, où une collation s’impose avant d’attaquer la forte dénivellation le long des eaux du Bifertenbach jusqu’à Hintersand, puis jusqu’à Tierfehd.
Une Via Glaralpina isolée N° 1546
Stn. Kalktrittli — Elm • GL

Une Via Glaralpina isolée

Les premiers 1000 mètres de dénivelé entre Tierfehd et Chalchtrittli se font en téléphérique. De la station, un chemin de randonnée mène à la cabane de Muttsee. Une alternative consiste à emprunter la galerie d’accès au barrage de Limmeren. Une fois à la cabane, on traverse le nouveau barrage avant de monter au refuge du Kistenpass. Avant le refuge on bifurque sur la Via Glaralpina au marquage bleu-blanc direction la Muttenlücke, longeant ensuite la crête et le Kistenband jusqu’au col de Kistenpass. La troisième cabane, la cabane de Biferten, est en effet l’objectif du jour. Elle se dresse en bordure d’un haut plateau et donne sur la région de la Surselva. La randonnée se poursuit le deuxième jour direction du Panixerpass (Pass dil Veptga ou Pass Pigniu sur les panneaux indicateurs grisons). On passe ensuite par les cols de Falla Lenn et de Forcla da Gavirolas. Les militaires qui s’y exerçaient autrefois au tir ont cédé la place aux bouquetins. Le chemin est émaillé de cascades jusqu’à l’alpage d’Alp Mer. De là, il faut encore franchir 300 mètres de dénivelé jusqu’au refuge du Panixerpass. Ici, ni électricité ni eau courante, mais un charme palpable. Le troisième jour, par bonnes conditions, on peut effectuer l’étape alpine de la Via Glaralpina jusqu’aux Bündner et Glarner Vorab, puis redescendre à Elm via la cabane de Martinsmad. Il faut alors suivre les panneaux de la Via Souvorov, un itinéraire facile, jusqu’à Elm. On voit le lac de Häxenseeli en contrebas. Plus loin, le sentier serpente entre les parois rocheuses avant de déboucher sur l’alpe Ober Stafel.
De col en col N° 1547
Weisstannen — Bachlaui • SG

De col en col

Mieux vaut arriver à Weisstannen la veille. Avec un peu de chance, on peut voir des cerfs brouter le soir. Le lendemain, on part tôt pour la marche de sept heures. Depuis Weisstannen, le chemin enjambe le ruisseau Seez, puis monte en larges virages sur une route menant à l’alpage Underrüti. Là, le chemin devient sentier et grimpe le Madchopf par l’alpage Galans. Un tronçon panoramique sur les crêtes mène d'abord au col de Lauifurggla avant de longer les flancs du Fulegg jusqu’au Siezfurggla. Puis le chemin suit à nouveau la crête jusqu’au Fansfurggla: direction le Spitzmeilen, plein nord. Au col de Schönbüelfurggel, prendre le chemin à l’est. La cabane Spitzmeilen apparaît et on l’atteint après une brève descente. Le lendemain, on monte à l’ouest du Wissmeilenpass en passant devant le lac Madseeli. La vue s’étend jusqu’au col du Klausen. Un chemin descend vers l’alpage Mülibach Oberstafel, puis rejoint une route jusqu’à la cabane Skihütte Mülibachtal. C’est par la forêt que l’on rejoint la vallée suivante et son fossé Widersteiner Loch, dont on sort par le col de Widerstein, avant de descendre au lac Oberer Murgsee et à l’auberge de montagne. Après le col de Murgsee, la randonnée se termine dans la belle vallée du Mürtschen. Après les rochers, le chemin suit le ruisseau Mürtschenbach jusqu’à Unter Mürtschen en contrebas. Plus loin, celui-ci se jette dans le Gsponbach, puis en cascade dans le Murgtal. Le chemin plonge dans la forêt de Gspon, puis se divise. A droite, on atteint Bachlaui et l’arrêt de bus de Murgtal.
Au sommet du Vilan N° 1548
Älpli • GR

Au sommet du Vilan

Le Vilan (GR) est une montagne idéale pour une première ascension d’un sommet avec des enfants. Les petites cabines doubles de couleur jaune de l’Älplibahn de Malans s’élèvent jusqu’à la buvette, seul endroit où se restaurer pendant la randonnée. D’ici, il reste 600 mètres de dénivellation à franchir, ce que des enfants entraînés et bien équipés vont faire sur un chemin de randonnée alpine raide. Peu après la station supérieure, le chemin, d’abord bordé de lys orangés et de la rare stemmacanthe rhapontique, grimpe à droite sur un passage ombragé. A partir de Mürli, il monte le long de l’arête, puis suit la crête jusqu’au sommet. Techniquement, le chemin n’est pas très difficile, mais certains passages sont exposés et exigent une grande attention. Un premier sentiment de victoire apparaît au Messhaldenspitz. Deux tiers du dénivelé ont déjà été avalés et d’ici, au moyen d’une carte nationale, il est possible de reconnaître les lieux et sommets alentour. Le chemin passe ensuite sur la crête située du côté du Rheintal, à côté de pentes à pic. Le sentier, en bon état, est assez éloigné du précipice. En contrebas du sommet, il s’élève en zigzag. Vient ensuite le grand moment de l’arrivée au faîte, à 2376 mètres d’altitude! Il est large, les enfants peuvent y faire une pause sans courir de risque. Le choix, pour la descente, se porte sur le chemin de montagne en direction de la Jeninser Alp. Il est en effet moins raide et plus agréable, mais moins varié. Il traverse des prairies, puis d’immenses champs de rhododendrons, une vision superbe, surtout au printemps. Une petite route retourne à l’Älplibahn. En été, le téléphérique est très prisé. Ne pas oublier de réserver la montée et la descente la veille au plus tard.
Du Sernftal (GL) au Weisstannental (SG) N° 1600
Elm — Vorsiez • GL

Du Sernftal (GL) au Weisstannental (SG)

En quittant le village d’Elm, blotti au fond de la vallée du Sernftal, le randonneur n’oubliera pas d’admirer les belles demeures en bois groupées autour de son église. Classées monuments historiques, leur construction remonte jusqu’à la fin du XVIe siècle. Pas moins de 1246 mètres de dénivelé séparent la localité du col de Foo (Foopass), situé à la frontière des cantons de Glaris et Saint-Gall, et point culminant de la randonnée. Plusieurs ponts de bois jalonnent cette montée confortable où pâturages verdoyants et forêts d’érables et de sapins se disputent l’espace. A l’est, l’imposante paroi rocheuse formée notamment par les Piz Segnas et Piz Sardona laisse s’échapper quelques cascades vertigineuses. Cette zone remarquable appartient au haut lieu tectonique de Sardona, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008. Des couches de roche anciennes sont venues y recouvrir des couches plus jeunes, témoignant de la formation des Alpes et de la tectonique des plaques. Largement méconnu, le Foopass est pourtant emprunté depuis au moins 3200 ans. D’importantes découvertes archéologiques, en effet, ont attesté de la présence d’habitants dès l’âge du bronze. Commence alors la belle et longue descente vers Vorsiez, d’abord en pente douce, comme pour mieux permettre les coups d’œil sur le panorama environnant. Puis la vallée isolée du Weisstannental, où s’écoule le torrent parfois grondant de la Seez, se rétrécit et devient plus abrupte. Les plus chanceux auront l’occasion d’observer chamois, bouquetins, marmottes ou même aigles royaux, qui ont tous élu domicile dans la région.
De Ilanz à Versam N° 1581
Ilanz — Stn. Versam-Safien • GR

De Ilanz à Versam

Il y a 10 000 ans, des milliards de mètres cubes de roches ont été précipités vers la vallée de Flims. C’est ainsi que se sont progressivement formées les gorges du Rhin, «Ruinaulta» en romanche, creusées dans la roche calcaire. D’impressionnantes formations rocheuses et des paysages fluviaux sauvages ont alors vu le jour. Des oiseaux rares tels le Petit Gravelot et le Chevalier guignette nichent dans les gorges du Rhin. Dans les pinèdes sur les versants des gorges, différentes sortes d’orchidées, parfois rares comme le sabot de Vénus, prospèrent. La randonnée commence à Ilanz. Il est recommandé aux marcheurs qui ont le temps de faire un tour dans la vieille ville. Un circuit mis en scène avec des acteurs permet de se faire une idée de la vie dans la «première ville sur le Rhin» au XVIe siècle. Ensuite, le chemin de randonnée de montagne suit le Rhin antérieur. Le paysage fluvial entre Ilanz et Reichenau, avec ses forêts alluviales et ses îles, est aussi apprécié des amateurs de kayak que l’on peut, avec un peu de chance, observer se débattre avec le courant. En chemin, des aires de grillades, dont certaines mettent même du bois à disposition, invitent à faire une pause. Il est possible d’écourter la randonnée en s’arrêtant à la gare historique de Valendas-Sagogn pour parcourir la partie reculée des gorges en train. Les randonneurs se sentant encore d’attaque devraient cependant impérativement continuer à pied jusqu’à la gare de Versam-Safien, et ce pour deux raisons: premièrement, parce que le paysage est de plus en plus beau et impressionnant, avec des parois de roches calcaires se dressant à 300 mètres de haut et des formations rocheuses étranges bordant les gorges; deuxièmement, parce que la gare abrite un excellent petit restaurant mystique.
Le Val Fex: un rêve blanc en Engadine N° 1134
Sils/Segl Maria, Posta • GR

Le Val Fex: un rêve blanc en Engadine

De tout temps, la Haute-Engadine a attiré de nombreux artistes que les paysages inspiraient. La randonnée hivernale au Val Fex est particulièrement recommandée aux personnes qui souhaiteraient aussi s’inspirer de cette ambiance de contes de fées. La diversité est de mise: le chemin longe le bruissant ruisseau Fedacla, traverse des forêts de conifères recouverts de neige et passe sous une galerie en bois. Depuis l’arrêt de bus, on parvient à l’hôtel Privata en passant par la rue Chesa Alva où commence la randonnée hivernale à travers le Val Fex. Au début le chemin est plat, mais il commence ensuite à monter légèrement. Après un bref temps de marche, on atteint la galerie rustique en bois. Ensuite, le chemin en direction de Fex Platta est un peu plus pentu. La bonne préparation du chemin permet également aux enfants de participer sans problème à la randonnée. Après une marche d’une trentaine de minutes, on arrive à Fex Platta. Là, à 1890 mètres d’altitude, se trouve la pension Chesa Pool. La terrasse invite les marcheurs à prendre place et à déguster une boisson chaude au soleil. Après cette courte pause, on se remet en route sur le chemin de randonnée hivernale, qui passe d’abord sur un petit pont et devant un enclos de chèvres avant d’entamer une nouvelle ascension, cette fois un peu plus brève. Une fois à Fex Crasta, on aperçoit l’hôtel Sonne Fex. Une trentaine de minutes plus tard, on arrive à un croisement. Les randonneurs qui souhaitent admirer la vue depuis le belvédère de Güvè continuent de gravir la pente raide durant un petit quart d’heure. L’effort en vaut la peine à tous les coups. De retour en bas, on tourne à gauche à l’intersection. D’ici, il reste une bonne heure pour rejoindre le point de départ. Le chemin de randonnée hivernale traverse la forêt et rejoint la piste de ski de fond sur une courte distance. Dès que l’on sort de la forêt, plusieurs chemins se croisent et mènent à l’arrêt de bus.
Les Walser du Liechtenstein N° 1542
Steg FL, Hotel — Steg FL, Tunnel • LI

Les Walser du Liechtenstein

La première halte de cette agréable randonnée en boucle a lieu au hameau liechtensteinois de Steg, bâti par les Walser en 1727 sous la forme d’un mayen. La disposition particulière des maisons, en deux rectangles, s’explique par la topographie et l’exploitation du lieu. En effet, le ruisseau Saminabach et des zones de chutes de pierre réduisaient l’accès au sol fertile. Les prairies à l’intérieur du rectangle sont restées des parcelles privées, alors que les pâturages situés à l’extérieur sont exploités de manière communautaire. Au XXe siècle, la vallée de Samina attirant de plus en plus de touristes, les étables et les maisons ont souvent été transformées pour les accueillir. La forme rectangulaire figure même depuis 1965 dans le règlement de la zone à bâtir. Après un bref passage pour découvrir Grosssteg et Kleinsteg, les marcheurs longent le ruisseau Valünerbach et rejoignent la vallée voisine de Valüna. Après 45 minutes environ, un arrêt à la buvette de l’Alp Valüna est le bienvenu. A la bifurcation en direction de Gapahl/Rappenstein, tourner à droite. Le chemin traverse le Välunerbach et suit l’autre versant de la vallée. Il s’élève constamment le long de prairies qui sont superbement fleuries au début de l’été. Au point culminant, à 1700 mètres environ, le chemin quitte la petite route non goudronnée. Le sentier panoramique traverse alors le Schwarztobel et le Schwarz Wand et les randonneurs voient clairement comment l’érosion a marqué la roche, de couleur noire. Le chemin d’altitude descend en pente douce par une forêt de pins. Sur les tronçons dénudés, le hameau de Steg et sa forme particulière sont bien visibles. Les marcheurs parviennent ensuite à l’auberge Sücka, où ils peuvent se restaurer.
Face au majestueux Zervreilahorn N° 1369
Gadenstatt — Zervreila • GR

Face au majestueux Zervreilahorn

Une vue quasi épique attend le randonneur après une dernière montée puis un dernier virage: le panorama s’ouvre soudainement sur le lac de barrage et, à l’arrière, sur le majestueux sommet de Zervreilahorn. Il s’agit là du point d’orgue d’une belle randonnée hivernale à travers la vallée de Valser Tal. Cette randonnée sur le chemin panoramique commence par une montée en télécabine de la station inférieure de Vals à Gadastatt. À partir de là, le chemin de randonnée hivernale préparé se dirige vers l’amont sur un terrain pour l’essentiel agréablement plat. Le randonneur doit surmonter deux courtes montées mais ses efforts sont récompensés par la vue sur l’autre versant de la vallée et sur les majestueuses montagnes alentour. Le chemin passe devant des cascades gelées, des bancs en bois accueillants et des cabanes d’alpage enneigées. Bordé de sapins recouverts de neige, il suit toujours les panneaux indicateurs roses. Au-dessus des randonneurs se dresse le sommet de Dachberg, le domaine skiable de la Valser Tal. Au bout de deux heures environ, on atteint Frunt. C’est ici que se dresse la chapelle St. Anna, construite en 1754 et très exposée. Les bancs devant les cabanes d’alpage invitent à s’arrêter pour profiter du soleil. La vue sur le lac de barrage et sur le Zervreilahorn, culminant à 2821 mètres et surnommé le «Cervin des Grisons», est impressionnante. Le chemin descend ensuite en pente raide jusqu’au mur du barrage. La randonnée se termine de l’autre côté du lac, au Restaurant Zervreila, après la traversée de cet ouvrage imposant. Le gâteau aux myrtilles, une spécialité de la maison, donne des forces pour le retour jusqu’à la station inférieure de la télécabine à Vals, quelle que soit l’option choisie: en navette, à pied le long de la route ou à toute vitesse sur la piste de luge de sept kilomètres de long pour les plus téméraires.
Circuit vers les lacs de montagne de Maloja GR N° 1497
Maloja • GR

Circuit vers les lacs de montagne de Maloja GR

Les grands lacs d’Engadine – ceux de Sils, de Silvaplana et de Saint-Moritz – sont réputés pour leur beauté. En revanche, les deux petits lacs de Lägh da Bitabergh et Lägh da Cavloc, au-dessus de Maloja, ne sont connus que des initiés. Cette randonnée adaptée aux enfants débute dans le village de Maloja et se dirige vers la route du col qui mène au val Bregaglia. D’ici, la vue sur la vallée est un must. Peu après, on franchit l’impressionnant barrage d’Orden, qui retient les gravats déversés pendant les intempéries. Autrefois, la région était parsemée de chemins de contrebande. De précieuses marchandises comme le café et les cigarettes franchissaient le col de Muretto, entre le val Bregaglia et la Valteline. Sur le premier tronçon de l’itinéraire, un sentier thématique pour enfants parallèle au chemin de randonnée fait revivre cette époque. Dans la forêt clairsemée de mélèzes, on peut se représenter la vie au temps où les vivres et d’autres provisions venaient à manquer et qu’il fallait les faire venir de très loin à dos de cheval. Entre les mélèzes, on distingue soudain un lac de montagne idyllique: le Lägh da Bitabergh. Les contrebandiers faisaient peut-être halte ici... Les enfants commencent à fatiguer et dévorent les premières rations de nourriture. Les randonneurs qui le souhaitent peuvent monter jusqu’à la Motta Salacina, d’où la vue sur le val Forno est splendide. Quant au chemin direct, il mène au Lägh da Cavloc. Heureusement, le tabac des contrebandiers a cédé la place aux costumes de bain. Avant d’emprunter le chemin du retour, on peut manger un encas au restaurant Cavloccio avant la descente en pente légère sur la route d’alpage jusqu’à Maloja.
Randonnée le long de la rivière Rom (GR) N° 1504
Ofenpass — Müstair, Claustra Son Jon • GR

Randonnée le long de la rivière Rom (GR)

Depuis le col de l’Ofen, le monastère bénédictin Son Jon (Saint-Jean) de Müstair n’est pas encore visible. En revanche, on aperçoit la cime enneigée de l’Ortler, qui culmine à 3905 m d’altitude, en Italie voisine. Longeant la vallée en direction de Tschierv, on traverse une forêt automnale et on aperçoit la source du Rom. À travers pâturages, sur de petites routes goudronnées ou d’étroits sentiers, l’itinéraire suit le tracé de la rivière dans le Val Müstair, où débute sa course jusqu’à l’Adriatique. Le chemin contourne les villages de Fuldera, Valchava et Sta. Maria. Mais les auberges et les arrêts du car postal sont à quelques minutes, si l’on ne veut pas faire la randonnée d’une traite. Tout près de la sortie du village de Müstair, un chemin mène au monastère Son Jon, placé sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Un arrêt de bus se situe à proximité. Mais Müstair et monastère vont de pair, et une visite s’impose. D’après la légende, Charlemagne aurait survécu à un terrible blizzard sur le col de l’Umbrail au VIIIe siècle. Il aurait érigé le monastère pour témoigner sa gratitude. Une statue en stuc dans l’église abbatiale lui est dédiée. Fondé par des moines, le site abrite depuis le XIIe siècle un couvent de bénédictines. Il se distingue par son église et la tour Planta, dotée de créneaux en queue d’hirondelle. Le musée offre un aperçu de la vie monastique. Quant à la boutique, les bénédictines y vendent, outre de la nourriture spirituelle, des produits bio issus de leur jardin potager ou qu’elles cuisinent elles-mêmes, des objets d’art, des cartes postales ou des cartes de randonnée.