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Belles collines de l'Entlebuch N° 2314
Flühli LU, Post — Escholzmatt • LU

Belles collines de l'Entlebuch

Cette randonnée passe dans la réserve de biosphère de l’UNESCO de l’Entlebuch et se prête à merveille à la découverte de ce paysage fait de marais, de forêts et de pâturages. L’itinéraire débute à Flühli, où l’on ne manquera pas d’admirer un hôtel historique au toit particulier. En 1899, le maître verrier Leo Enzmann avait déjà reconnu l’importance du tourisme et transformé sa modeste auberge en un imposant établissement de cure, un témoin prestigieux de la Belle Époque de style helvétique. L’extérieur n’a presque pas changé et rappelle l’époque à laquelle les hôtes se rendaient ici en diligence. De Flühli, le chemin suit le cours de la rivière Petite Emme avant de bifurquer vers l’ouest à Schintmoos et de gagner peu à peu de l’altitude. Le parcours offre de belles vues sur les collines environnantes et des prairies caractérisées par un habit dispersé. Une dernière montée raide mène enfin au point 1680. Ici, on peut descendre directement vers Escholzmatt et gagner 40 minutes, mais pourquoi ne pas continuer à profiter de la vue sur les sommets en passant par la crête de Beichle et en admirant au loin les Alpes bernoises et de Suisse centrale, mais aussi le Chasseral, au-delà des collines de l’Emmental?
Au soleil le long de la Reuss N° 2324
Hünenberg, Dorf — Maschwanden, Dorf • ZG

Au soleil le long de la Reuss

Le fait qu’il y ait aujourd’hui quelque 5000 castors sur le Plateau suisse et dans les larges vallées alpines ne va pas de soi: au début du XIXe siècle, ce rongeur avait totalement disparu du pays. Ce n’est qu’au XXe siècle que le castor a été réintroduit. Dès lors, il n’a cessé d’étendre son territoire. Depuis 2010, il vit aussi dans le canton de Zoug, en particulier dans la région Ennetsee, entre la Reuss et le lac de Zoug, où se déroule cette randonnée. De l’arrêt de bus «Hünenberg, Dorf», le chemin pédestre traverse le quartier, puis mène aux ruines du château ouvertes au public, le berceau historique de Hünenberg. Après avoir traversé une forêt ombragée le long du ruisseau Drälikerbach, il emprunte un chemin agricole qui traverse la plaine de la Reuss en direction de la rivière. La silhouette du Pilate se dresse au loin. Une fois sur les rives de la Reuss, le chemin suit le cours d’eau, soit sur la digue, soit près de la rive. En raison de la chaleur, il est conseillé de partir le matin ou en fin de journée. La rive est caractérisée par des pâturages, des aulnes, des argousiers et des fleurs des champs. Un œil attentif pourra apercevoir des troncs d’arbres rongés: des traces du castor. A hauteur de Zollweid, le restaurant Zollhuus permet de faire une halte près du pont historique sur la Reuss. Sur la digue, les cyclistes circulent aussi. Le chemin de randonnée pédestre balisé continue donc au plus près de la rive. Régulièrement, de charmants endroits invitent à s’attarder ou à se tremper les pieds. A la fin, l’itinéraire traverse la réserve naturelle de Maschwander Allmend. Il est alors possible de continuer jusqu’au Rüssspitz, au confluent de la Reuss et de la Lorze. Le chemin de randonnée officiel va directement à Maschwanden, en passant devant une piscine naturelle idyllique et en entrant dans le paisible village du côté zurichois.
Histoire industrielle zougoise N° 2323
Zug, Brüggli — Hagendorn, Lorzenmatt • ZG

Histoire industrielle zougoise

Au milieu du XIXe siècle déjà, Zoug faisait partie des régions les plus industrialisées du pays. Ce petit canton de Suisse centrale a vu naître des filatures, des papeteries et des usines de machines, ainsi que de grandes laiteries. La rivière Lorze, qui se jette dans le lac de Zoug en périphérie de la capitale cantonale, puis le quitte à Cham, servait de source d’énergie. Le sentier industriel de la Lorze, long de 30 kilomètres, permet de suivre l’évolution de Zoug, devenu l’un des cantons les plus riches de Suisse. L’arrêt de bus «Zug, Brüggli» se trouve pratiquement à l’embouchure de la Lorze. Le sentier longe ici la rive du lac vers l’ouest pour aller à Cham et passe à côté d’un terrain herbeux servant de plage et d’un camping. Près du moulin Chollermühle, l’ancienne Lorze a creusé un grand delta, aujourd’hui populaire pour la baignade et les grillades. Le chemin suit ensuite la ligne de chemin de fer jusqu’au Hirsgarten, un parc au bord du lac près de Cham. La randonnée suit maintenant la Lorze en aval et traverse la commune de Cham, en pleine croissance. Après l’ancienne forge, qui est aujourd’hui une imposante demeure, l’excursion devient moins urbaine. L’idyllique paysage fluvial est régulièrement ponctué d’installations de production d’électricité. A Rumentikon, le chemin quitte la rive et passe par le village et les prairies jusqu’au couvent de cisterciennes de Frauenthal. Encore actif, il est le plus ancien de ce genre en Suisse et peut être visité. Depuis Hagendorn et l’arrêt de bus «Lorzenmatt», l’itinéraire emprunte l’autre côté de la Lorze et longe en partie la route de campagne peu fréquentée. L’un des premiers témoins de l’utilisation de l’énergie hydraulique se dresse peu avant d’arriver à destination: la reconstruction d’une roue à eau romaine, qui servait ici à broyer le grain il y a près de 2000 ans.
Des orchidées sur le chemin du Wildspitz N° 2322
Goldau, Sportplatz — Unterägeri, Chlösterli • SZ

Des orchidées sur le chemin du Wildspitz

Avec leurs fleurs aux formes souvent extravagantes, les orchidées comptent parmi les plus belles découvertes au bord du chemin. A cela s’ajoute le fait qu’il est rare d’observer un grand nombre des 70 espèces suisses. Le sabot de Vénus est l’une des plus belles orchidées. Son grand «sabot» d’un jaune intense et ses trois pétales étroits d’un brun pourpre forment un contraste saisissant. La zone d’éboulement au-dessus de Goldau (SZ) mérite le détour pour admirer ce sabot de Vénus si rare. Selon les années, la période de floraison a lieu de mi-mai à fin juin. Après l’effondrement des masses rocheuses en 1806, une forêt clairsemée a pu se former par endroits et offre de bonnes conditions à la précieuse fleur. Pour que les plantes puissent survivre et se multiplier, il est important de les observer à distance, afin de ne pas tasser le sol qui les entoure. Au total, une trentaine d’espèces d’orchidées se développent dans la zone, ainsi que des papillons rares comme la bacchante et des oiseaux comme le bruant fou et le faucon pèlerin. La randonnée commence près du parc naturel et animalier de Goldau. De là, l’itinéraire de La Suisse à pied no 828, «Goldauer Bergsturzspur», grimpe à travers la forêt. A un peu plus de 900 mètres d’altitude, un sentier circulaire permet d’apercevoir quelques jolis spécimens de sabots de Vénus. Le chemin longe ensuite une crête jusqu’au Gnipen et au Wildspitz, dont le sommet à 1580 mètres d’altitude est le point culminant du canton de Zoug. Juste en dessous du sommet, l’auberge de montagne Wildspitz dispose d’une grande terrasse panoramique et offre une vue magnifique sur le lac Lauerzersee et les Alpes de Suisse centrale. Les personnes qui y passent la nuit pourront admirer la luminosité unique et variée au coucher et au lever du soleil. Du Wildspitz, l’itinéraire descend jusqu’à Unterägeri, Chlösterli en passant par le point 1282, Alpli, Buschenchappeli et Zittenbuech.
Excursion printanière dans un paysage de moraines N° 2321
Menzingen, Dorf — Sihlbrugg, Dorf • ZG

Excursion printanière dans un paysage de moraines

On dit des paysans de Menzingen, qui voulaient davantage de terres, qu’ils avaient conclu un pacte avec le diable. Des diablotins avaient formé pendant la nuit les nombreuses collines qui caractérisent aujourd’hui le paysage entre Menzingen et Sihlsprung. Mais les paysans s’étaient vite rendu compte que ce n’était pas une bonne idée et que les pentes raides étaient difficiles à cultiver. Pour contrarier le Malin, ils plantèrent un tilleul sur chaque sommet, un arbre que Lucifer n’aimait guère. Telle est la légende. En réalité, ce sont les glaciers de la Reuss et de la Linth qui, en se retirant, modelèrent ce paysage morainique unique d’importance nationale. Quant aux tilleuls, plusieurs fois centenaires, ils étaient plantés lorsqu’un héritier naissait dans une ferme. Depuis Menzingen, le chemin de randonnée serpente de manière pittoresque entre les bosses de moraines, parfois même au-dessus, ce qui exige des efforts. De magnifiques arbres fruitiers à haute tige et d’imposantes fermes bien entretenues caractérisent le paysage, tandis que le panorama s’étend du Säntis au Rigi en passant par les Churfirsten. Chemin faisant, Holzhäusern, Winzwilen et Schwand sont les points de repère. Ensuite, une descente raide passe devant le restaurant de poissons Sihlmatt jusqu’au Sihlsprung. La Sihl rugit ici avec fracas à travers l’étroite gorge. Un court tunnel protège le chemin pédestre des chutes de pierres. Depuis le petit pont qui mène de l’autre côté de la rivière, la vue sur les eaux bouillonnantes est magnifique. Le chemin serpente calmement le long de la rivière presque jusqu’à la fin du parcours. De petites criques invitent ici et là à la baignade et au repos. Peu avant Sihlbrugg, changement d’ambiance: des routes très fréquentées, des bâtiments industriels, des garages automobiles et des stations-service prennent le relais. On y trouve l’arrêt de bus pour rejoindre la gare de Baar.
Douceur près du lac de Baldegg N° 2298
Hitzkirch, Bahnhof — Baldegg Kloster • LU

Douceur près du lac de Baldegg

Il est très agréable de se promener au bord d’un lac en hiver. Le climat est doux, l’eau rend les environs chaleureux et les arbres et arbustes qui bordent les rives protègent du vent, empêchant le froid de vous glacer les os. Cette randonnée au bord du lac de Baldegg bénéficie elle aussi de telles conditions climatiques. Le point de départ est Hitzkirch (LU). Après avoir dépassé l’église baroque Saint-Pancrace et traversé la paisible petite vallée du Dünkelbach, on arrive au château de Heidegg. Mentionné pour la première fois en 1192, le bâtiment est plus récent. La tour, par exemple, date de la fin du XVIIe siècle. Le vignoble est aussi surprenant. Le lac et le climat doux lui sont favorables. Du château, le chemin descend vers Gelfingen et le lac de Baldegg. On marche à une petite distance de la rive en raison d’une ceinture d’arbres, d’arbustes et de roseaux. La randonnée se termine à l’école cantonale Seetal dont on ne peut manquer les imposants bâtiments. Mais avant cela, on peut jeter un coup d’œil au lac et à ses hôtes hivernaux. Une station ornithologique située à l’extrémité du lac en offre la possibilité. D’ici, il reste 200 mètres jusqu’à une impasse menant à l’école et à la gare de Baldegg Kloster.
De la région du Napf à l’Entlebuch N° 2279
Trub, Löwenplatz — Escholzmatt • BE

De la région du Napf à l’Entlebuch

«Giftnapf», écrit par Paul Wittwer et non traduit, se déroule dans les collines du Napf. C’est à la fois un roman policier et un roman du terroir. Lorsque le médecin du village de Trub meurt soudainement, un médecin assistant de Berne vient le remplacer. Il aspire à un peu de calme dans l’Emmental après quelques années de travail éprouvantes. Mais des événements étranges et des décès mystérieux le rendent méfiant et curieux, et le voilà bientôt lui-même en danger. La randonnée débute sur la place du village de Trub. Les lieux rappelleront quelque chose à celles et ceux qui ont vu «L’enfance volée» et «Les mamies ne font pas dans la dentelle», deux films tournés dans les environs. L’itinéraire longe brièvement la Trueb, puis monte par le Risiseggchnubel vers une large crête offrant une belle vue. Les fermes sont ici très éloignées les unes des autres, ce qui était un avantage pendant la persécution des anabaptistes. Sur le territoire de la commune de Trub, des paysans furent en effet nombreux à cacher des adeptes de ce mouvement. Peu avant Bock, le point culminant de la randonnée, le chemin passe du canton de Berne à celui de Lucerne. La descente vers Escholzmatt offre une belle vue sur les Alpes et sur le sommet Beichle tout proche.
Sur la crête de la Schratteflue N° 2228
Kemmeribodenbad • BE

Sur la crête de la Schratteflue

Le départ de cette aventure se situe dans le charmant hameau de Kemmeribodenbad, dans le canton de Berne, facilement accessible en voiture ou en transports publics. Dès les premiers pas, on franchit la frontière du canton de Lucerne et on emprunte un large chemin blanc, qui s'élève doucement au pied de la Schratteflue. Depuis la ferme de Schneeberg, la pente se fait plus marquée et le sentier contourne le Böli pour mener au point d’altitude 1762. Là, un choix s’impose pour grimper sur le Schibegütsch : continuer tout droit par un chemin de montagne balisé en rouge et blanc, ou opter, sur la gauche, pour un sentier alpin plus sportif, marqué en bleu et blanc. Ce dernier, réservé aux randonneurs aguerris, serpente entre les rochers et nous fait traverser une ancienne forteresse militaire par une impressionnante série d’échelles. Au-delà de la forteresse, à environ 1900 mètres, le sentier se faufile entre des rochers plus petits, et la vue devient spectaculaire, notamment sur le massif du Hohgant. Quand on arrive au sommet du Schibegütsch, le panorama s’ouvre sur la chaîne du Brienzer Rothorn et sur les Alpes suisses. Une récompense mémorable pour l’effort fourni. Le parcours continue ensuite sur la crête de la Schratteflue, passant par le Türstehäuptli jusqu'au point d’altitude 2033. Sur la droite, la descente par Mattestal en direction de la Chlushütte est rocailleuse, serpentant entre des lapiats. Puis, à partir du point d'altitude 1762, on reprend le chemin de l'aller, mais avec toutefois un raccourci via Under Imbärgli (entre les points 1602 et 1242). En plus de ses panoramas grandioses, cette randonnée permet d’admirer des gentianes des Alpes et, parfois, de surprendre quelques salamandres noires.
Une vue qui se mérite au Niderbauen Chulm N° 2272
Seelisberg, Geissweg — Niederbauen • UR

Une vue qui se mérite au Niderbauen Chulm

Quel est le plus beau point de vue sur le lac des Quatre-Cantons? Le Pilate est le plus haut et le Rigi le plus visité. Mais le Niderbauen Chulm possède lui aussi quelques atouts qui en font un excellent candidat. De son sommet, la vue s’étend de l’extrémité montagneuse du lac, près de Flüelen, à son autre extrémité, près de Lucerne. De plus, l’ambiance y est beaucoup plus calme que sur ses deux illustres voisins. L’ascension depuis Seelisberg, du côté uranais, n’est pas une mince affaire avec ses 1200 mètres de dénivelé. Les personnes qui le souhaitent peuvent d’abord prendre des forces avec un café au camping nature Seelisberg, au bord du lac idyllique, non loin de l’itinéraire officiel. Une deuxième pause s’impose au petit château de Beroldingen, ancienne résidence d’une famille de la noblesse uranaise. Près de l’auberge d’alpage Weid, à environ 1300 mètres d’altitude, la moitié de l’ascension est quasiment réalisée. A l’alpe Lauweli, le terrain se fait à nouveau plus plat. Viennent ensuite les choses sérieuses. Après avoir vaincu un éboulis et quelques virages en épingle escarpés, il est temps de grimper un peu – escaliers et chaînes aident à gravir la corniche. Le point d’orgue de ce passage est une échelle d’une dizaine de mètres de long, qui passe à l’intérieur de la montagne dans une galerie inclinée. Il reste ensuite une vingtaine de virages en épingle avant d’arriver au petit col entre le Gütsch et le Niderbauen Chulm. Le sommet n’est plus qu’à quelques minutes. La randonnée se termine en douceur. L’été, il est possible de se restaurer à l’alpe Tritt et d’y acheter du fromage, puis d’observer les parapentistes qui décollent. On prend alors le téléphérique à l’auberge de montagne Niederbauen pour redescendre dans la vallée.
Sur un chemin historique au Pilate N° 2263
Alp Lütholdsmatt • OW

Sur un chemin historique au Pilate

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des internés polonais ont créé une pépite dans l’art de la construction de chemins, du côté obwaldien de la chaîne du Pilate. Le chemin pavé, qui serpente à travers les alpages, ressemble à une version miniature de la route de la Tremola du col du Saint-Gothard. Le Polenweg, ou Chemin des Polonais, est le cœur d’un circuit de randonnée qui démarre à l’alpage Lütholdsmatt. Le début est un peu morne: l’itinéraire suit une petite route d’alpage bitumée sur pas moins de 2 kilomètres. A Märenschlag, celle-ci se transforme en un chemin gravelé. A partir de Balismatt, l’itinéraire devient vraiment beau: le tracé du Polenweg est pavé de pierres naturelles non taillées et accompagné d’ouvrages d’art. Il s’agit notamment d’un pont à voûtes en maçonnerie et d’un tombino, une grille d’évacuation des eaux. L’inventaire des voies de communication historiques de Suisse attribue au tronçon une importance nationale. Il vaut la peine de prendre son temps sur le Polenweg pour observer d’une part l’aménagement du chemin et, d’autre part, le paysage. Il n’y a certes pas de grands panoramas, mais la vue sur les contreforts ouest de la chaîne du Pilate est belle, avec les sommets de la Stäfeliflue et de la Blaue Tosse, ainsi que sur le Widderfeld dans la direction opposée. Au sud, la vue s’étend sur le lac d’Alpnach et le Stanserhorn. A Steinstössi, l’itinéraire quitte le Polenweg pour continuer sur un chemin pédestre facile vers Gschwänt et descendre ensuite jusqu’à Rischigenmatt en passant devant les chalets de l’alpage Älggäu. De là, une petite route recouverte de gravier, puis de bitume, mène à Fachsboden et à la bifurcation de Rossstand, où se trouve une aire de repos bien aménagée. Le chemin retourne à l’alpage Lütholdsmatt en passant par la ferme Stock.
Face au Titlis dans la vallée d’Engelberg N° 2262
Grafenort — Engelberg • OW

Face au Titlis dans la vallée d’Engelberg

Cette randonnée passe par les Alpes nidwaldiennes, bien au-dessus de la vallée d’Engelberg. Elle permet d’admirer le Titlis, les Spannörter et les Wendestöcke. Le lieu de départ, l’Alp Lutersee, au pied du Steinigberg, se situe entre le Stotzigberg et le Widderfeld Stock. Le terrain escarpé est parsemé de blocs rocheux. Pas facile pour le vacher qui garde les bêtes l’été. Au début de la saison, il installe des clôtures pour réduire les risques sur ce terrain difficile. Après l’été, il pose poteaux et fils de fer au sol, pour éviter que des avalanches ne les emportent ou que la faune sauvage ne se blesse. Les limites du pâturage se voient aux traces de pas horizontales sur le terrain. Là où il n’y en a pas, l’herbe est fauchée. Sur l’Alp Lutersee, il s’agit de la zone située au-dessus de la clôture. C’est le royaume des chamois et de celles et ceux qui font les foins à flanc de montagne. Pour rejoindre l’Alp Lutersee, on suit la rive gauche de l’Engelberger Aa vers l’amont de Grafenort à Mettlen. C’est là que se trouve la station inférieure du petit téléphérique vers Rugisbalm, où l’on monte dans une autre modeste installation jusqu’à l’Alp Lutersee. Ici débute la randonnée proprement dite, qui parcourt tout l’alpage, du bas vers le haut. Le Lutersee, qui donne son nom au lieu, est un petit lac au cœur d’une zone karstique qui n’a ni affluent ni écoulement et souvent peu d’eau. En passant devant le Salistock, on rejoint le chemin escarpé qui descend à l’Alp Zingel. Le tronçon suivant est plus facile. Il mène vers l’intérieur de la vallée par le Zingelschafberg, sur un terrain ouvert puis dans la forêt. Là où le chemin bifurque, on part à gauche pour passer par les alpages de Staldeli et Staldirain. Une fois le fond de la vallée atteint, on longe l’Engelberger Aa jusqu’à Erlen. La gare est assez proche.
Sur les hauts du lac d’Ägeri N° 2245
Unterägeri, Zentrum • ZG

Sur les hauts du lac d’Ägeri

La randonnée démarre au village d’Unterägeri, à l’extrémité ouest du lac d’Ägeri. La localité comptait autrefois jusqu’à douze homes d’enfants, accueillant environ 600 hôtes venus en cure de quelques semaines, voire de quelques mois. Le versant sud, en particulier, offrait des conditions idéales pour les cures de repos et d’air frais des tuberculeux et des enfants souffrant d’anémie, de maladies pulmonaires et cardiaques ou encore d’affections pleurales. Ce circuit mène vers le versant nord. Le chemin de randonnée emprunte d’abord un tronçon en dur jusqu’à Bergmatt. Le chemin forestier bien entretenu longe maintenant la rive jusqu’à Naas. Il est également possible de démarrer la randonnée ici en prenant le bateau qui relie Unterägeri à Naas mais il circule uniquement en saison. C’est là que commence la montée: le chemin passe devant le camping et suit brièvement le ruisseau Nasbach. A la première bifurcation, on emprunte le chemin balisé en rouge et blanc. Une première vue phénoménale sur le tapis bleu du lac d’Ägeri s’offre au niveau du Rapperenflue. Le bas-marais de Sod arrive peu après. Au prochain indicateur, il faut continuer en direction de Brandhöchi. Un nouveau bas-marais apparaît dès l’arrivée au point de Rossallmig: un paysage varié avec des groupes de bosquets, des prairies de populages des marais et des lisières de forêts. L’alpage est traditionnellement pâturé en été, ce qui profite au gomphocère tacheté, une espèce en voie de disparition. L’auberge de montagne Brandalp invite à s’arrêter pour déguster un délicieux pain d’épices. Le point culminant de la randonnée, le Brandhöchi, est alors atteint. S’ensuit une descente relativement raide. Une vue grandiose se déploie peu après la sortie de la forêt. Le chemin descend dans la vallée d’Ägeri le long de prairies fleuries et de fermes tranquilles. Le dernier tronçon repasse sur un revêtement dur. Le Chemin panorama alpin no 3 permet de revenir au village.
Le Rotsee et la Reuss N° 2232
Luzern, Maihof — Luzern • LU

Le Rotsee et la Reuss

Le nom de Lucerne fait peut-être d’abord penser au Musée des Transports, connu dans toute la Suisse, à la promenade mondaine du lac des Quatre-Cantons ou à la jolie vieille ville. Cette randonnée urbaine ne passe par aucun de ces endroits. A la place, elle fait découvrir un précieux lieu de nidification pour les oiseaux locaux, traverser une zone renaturée dans le cadre du label Villeverte Suisse, ressentir le calme du cinquième plus grand cimetière du pays et profiter du panorama au Gütsch. La randonnée urbaine débute à l’arrêt de bus Luzern, Maihof. Quelques pas suffisent pour atteindre la rive du Rotsee. Ce lac long de 2,5 kilomètres se prête bien aux régates, c’est pourquoi il accueille chaque année la Coupe du monde d’aviron. Le chemin longe la berge, qui est une réserve naturelle, en direction de l’ouest. Les personnes qui souhaitent s’y attarder peuvent s’asseoir sur l’un des nombreux bancs. Le tracé intelligent du chemin de randonnée permet d’éviter la Sedelstrasse, très fréquentée, pour arriver rapidement le long du canal Reuss-Rotsee, en plein milieu d’une zone périphérique renaturée. L’itinéraire passe devant des jardins familiaux et un élevage de poissons avant d’arriver au cimetière Friedental, qui donne d’un côté sur le Rotsee et de l’autre sur le Pilate. Depuis le parc aux cerfs, la randonnée urbaine descend jusqu’à la Reuss. Sur les mètres qui suivent, l’urbanisation se fait fortement ressentir. Les personnes souhaitant y échapper à nouveau peuvent faire un détour par le Gütsch en prenant le Gütschweg ou le petit funiculaire. Au Château Gütsch, les visiteuses et visiteurs sont récompensés par une superbe vue sur la ville et le lac, avec en toile de fond la reine des montagnes, le Rigi. L’itinéraire traverse la forêt de Gütschwald, dernier coin de nature urbaine tranquille, puis traverse le Bruchquartier. Après avoir passé devant l’église des Jésuites, le théâtre municipal et le pont de la Chapelle, on rejoint la gare.
Randonnée familiale dans un paysage de drumlins N° 2225
Schwarzenberg LU, Ennenmatt — Obernau, Dorf • LU

Randonnée familiale dans un paysage de drumlins

C’est à Schwarzenberg que débute cette agréable randonnée. Alors que la plupart des passagers du car postal restent assis car ils se rendent dans l’Eigenthal, cet itinéraire moins connu mène au Blatterberg en passant par la butte de Schwandenegg. Ici, le glacier s’est retiré il y a des millénaires et les collines d’éboulis autrefois grises se sont transformées depuis longtemps en de jolies élévations morainiques vertes, les drumlins. Moins vert, le massif du Pilate situé en face, avec le Mittagsgüpfi, est un but de randonnée très couru en été. Sur de plaisants sentiers naturels, on longe d’abord des pâturages et des fermes. Au printemps, les chemins pédestres sont parfois encore entourés d’herbes hautes et il est préférable de porter des pantalons longs. Enfin, on arrive au point de vue de Chrüzhubel, équipé d’un foyer à grillades et de bancs confortables. La randonnée se poursuit le long d’une forêt mixte en direction de Lucerne et offre une vue de plus en plus grandiose sur le lac des Quatre-Cantons avec les montagnes en arrière-plan, à commencer par le Bürgenstock et le Rigi jusqu’au lointain Tödi. La descente qui suit vers Kriens Obernau n’est pas si longue. D’ici, un bus dessert à un rythme très fréquent la ville de Lucerne.
Rêve blanc dans la vallée de l’Ursental N° 2299
Andermatt — Realp • UR

Rêve blanc dans la vallée de l’Ursental

Le chemin de randonnée hivernale en direction de Realp commence à la gare d’Andermatt. On suit d’abord la Bahnhofstrasse jusqu’au passage souterrain sur la droite. C’est là que commence le chemin balisé et damé. Il traverse d’abord la vallée, puis monte légèrement en direction d’Hospental. En se retournant, on a une vue magnifique sur le paysage enneigé. Bientôt, le pittoresque village d’Hospental apparaît sur la gauche. Les routes bifurquent ici vers les cols du Gothard et de la Furka. L’itinéraire longe sur une courte distance la piste de ski de fond. Ensuite, le chemin de randonnée hivernale reste sur la gauche et traverse la voie ferrée de la ligne Matterhorn Gotthardbahn. Avec un peu de chance, on peut voir le Glacier Express passer sur le tronçon suivant. Si l’on a une petite faim, on fera une halte à Zumdorf, qui est officiellement le plus petit village de Suisse. Enfin, on longe la rivière Furkareuss en direction de la réserve naturelle de la zone alluviale de Widen. Après une courte montée, on profite de la vue sur la Furka avant de terminer la randonnée à la gare de Realp. Lors d’une forte journée de foehn, il vaut mieux parcourir l’itinéraire en sens inverse afin de se laisser pousser par le vent.
Les sentiers raquettes de Niederbauen N° 2199
Niederbauen • NW

Les sentiers raquettes de Niederbauen

Le plateau de Niederbauen plaira à toutes les personnes friandes de panoramas grandioses. Surplombant le coude formé par le lac des Quatre-Cantons et celui d’Uri, il offre une foule de points de vue sur les lacs et les montagnes. On accède aisément au haut plateau depuis Emmetten, à bord d’un téléphérique à huit places. Une fois en haut, les options sont nombreuses: itinéraires de randonnée, sentier d’observation de la faune sauvage, excursions vers des fromageries d’alpage ou, pour les téméraires, vol en parapente. L’hiver, Niederbauen se mue en paradis de la randonnée en raquettes. Plusieurs itinéraires sont proposés. Tous commencent à l’auberge de montagne Niederbauen, juste à côté de la station de téléphérique. Le chemin bien aménagé monte d’abord un peu, puis mène à plat vers l’intérieur du plateau, en direction de l’Alp Ebnet. Il faut choisir son itinéraire au bout de quelques centaines de mètres. Nous optons pour celui qui va en direction d’Ebnet, puis de Stäckenmattboden. La neige crisse sous les raquettes, que l’on peut louer à la station inférieure du téléphérique. A gauche, un chemin monte à l’Alp Tritt toute proche, dont l’auberge propose des spécialités au fromage par beau temps. Après Ebnet, le chemin grimpe légèrement. Le sommet du Niderbauen Chulm s’élève à 1923 mètres d’altitude sur la gauche, mais il n’existe pas d’itinéraire de raquettes à neige officiel pour y accéder. Le chemin se poursuit tout droit à travers une petite forêt d’épicéas jusqu’à un promontoire rocheux, le Hundschopf. De ce dernier, on peut admirer le paysage du lac d’Uri jusqu’à Altdorf et aux montagnes uranaises. Du Hundschopf, il faut revenir un peu sur ses pas, puis prendre à gauche pour descendre à Stäckenmattboden, et remonter ensuite par Hölloch pour arriver à l’auberge Niederbauen. Celle-ci est idéale pour une collation, avant de savourer une dernière fois la vue grandiose sur le lac des Quatre-Cantons et ses environs à bord du téléphérique.
Randonnée du Wildspitz au Zugerberg N° 2191
Sattel — Zugerberg • ZG

Randonnée du Wildspitz au Zugerberg

Le Wildspitz (littéralement, la «pointe sauvage») n’est ni particulièrement sauvage, ni particulièrement pointu, mais cette montagne de 1580 mètres d’altitude à la frontière entre les cantons de Schwyz et Zoug est une destination intéressante. La vue sur les Alpes et les lacs de Suisse centrale est époustouflante. Et un restaurant sympathique y est installé. Il se mérite toutefois avec une belle montée de quelque 800 mètres de dénivelé depuis la gare de Sattel-Aegeri. La randonnée démarre en traversant le village, puis grimpe par les prairies abruptes et les forêts du flanc sud-est du Rossberg. La chaîne de montagnes, dont le Wildspitz est le point culminant, accompagne la première partie de la randonnée. Halsegg est équipé d’une table d’orientation impressionnante, mais aussi d’une auberge de montagne, du Musée Dufour et d’un vaste bunker. La randonnée continue plus ou moins sur l’arête, passant par le Wildspitz pour aller jusqu’au Gnipen. C’est de là que partit l’éboulement tragique de Goldau en 1806. Le chemin prend alors une autre direction, vers le nord-ouest, en direction du Zugerberg. La descente depuis le Gnipen est ardue et présente plusieurs passages sécurisés par des cordes et des marches en métal. Ensuite, le terrain redevient plus agréable. L’itinéraire passe par des forêts mixtes, des tourbières ainsi que la chapelle Buschenchäppeli. La vue est dominée par le Rigi, le Pilate et le lac de Zoug. Plus on se rapproche du Zugerberg, plus la forêt est «meublée» avec des sentiers de découverte, des places de jeux et des coins repos. Au Zugerberg, difficile de rater les bâtiments de l’Institut Montana, un internat notamment fréquenté par le fondateur de Swatch, Nicolas Hayek. La station du funiculaire Zugerbergbahn se trouve un peu en dessous de l’école.
Chemin ardu au Hoch Fulen N° 2173
Kilcherberg — Haldi • UR

Chemin ardu au Hoch Fulen

Entre la vallée du Schächental, aux doux versants ensoleillés, et celle du Maderanertal, étroite et sauvage, se trouve un paysage alpin qui a hérité des deux. D’un côté, d’abruptes pentes herbeuses, un sous-sol calcaire érodé et des rochers qui tombent fréquemment des parois escarpées. De l’autre, des prairies verdoyantes, où retentissent les cloches, et un lac scintillant. La randonnée de Kilcherberg, au-dessus de Silenen, à Haldi bei Schattdorf, se mérite. Ce ne serait pas le canton d’Uri si le chemin ne se mettait pas immédiatement à grimper; 900 bons mètres de dénivelé séparent la station supérieure du téléphérique Chilcherberge et l’alpage du lac Seewli. Au début de la montée, l’itinéraire traverse de splendides prairies qui, lors du printemps alpin, se transforment en de véritables tableaux de Monet et concerts de la nature. Cette randonnée de sept heures est bien longue et, avec un arrêt à la jolie cabane Seewlialp, peut être effectuée confortablement en deux étapes. Il est ainsi possible de profiter du coucher de soleil sur le Spannort et le Krönten en toute quiétude depuis le petit banc situé devant le chalet d’alpage. Plus haut, entre le lieu-dit Stich et la crête Bälmeter Grätli, se trouve la zone la plus sauvage, avec un sous-sol karstique érodé, où le calcaire est parsemé de crevasses étroites et d’arêtes pointues: il faut absolument regarder où l’on met les pieds. Des troupeaux de chamois et des bouquetins arpentent souvent les versants. La descente depuis la Bälmeter Grätli jusqu’à la station supérieure Haldi présente un dénivelé de plus de 1000 mètres. Heureusement, ce tronçon comporte deux auberges de montagne. La dernière partie de la randonnée traverse de vastes et doux pâturages et prairies.
Au centre de la Suisse N° 2170
Käserstatt — Melchsee-Frutt • OW

Au centre de la Suisse

Voir le centre de la Suisse est une bonne raison d’entreprendre cette randonnée, dont la richesse fait presque oublier le fameux centre. Mais chaque chose en son temps. La randonnée démarre à Hasliberg Wasserwendi, pour rejoindre Käserstatt en téléphérique. Une courte montée mène au lac Fruttlisee, avant une longue descente dans la vallée du Kleinmelchtal. Plusieurs alpages sont exploités, les prairies sont d’un vert intense et la vue s’ouvre en direction de la Suisse centrale. Le chemin grimpe à nouveau après le bâtiment de l’Obere Rischhütte, pour traverser la forêt et longer le flanc imposant de l’Erlen. Le centre géographique de la Suisse approche: si on découpait une carte de la Suisse et qu’on la plaçait sur une aiguille précisément ici, elle tiendrait en équilibre. Le centre est entouré d’un petit mur en pierres qui a la forme de la Suisse. Des aires de grillades et un restaurant se trouvent à proximité. Il faut maintenant prendre la direction du lac Seefeldsee par le chemin de randonnée de montagne. Ne pas manquer la «salle de concert» et son écho impressionnant. En haut, au Sachsler Seefeld, deux petits lacs invitent à s’arrêter un moment: la zone marécageuse protégée constitue l’habitat de la rare potentille des marais et d’autres plantes. Les grenouilles rousses et les tritons alpestres s’y reproduisent aussi. Du lac, qui ressemble à un cœur vu d’en haut, la randonnée grimpe dans un pierrier abrupt jusqu’au col du Chringengrätli, puis poursuit toujours aussi raide jusqu’au col de l’Abgschütz. Des cales en métal et des chaînes apportent une aide bienvenue. Un petit refuge flanqué de bancs permet d’admirer la vue depuis le col. La destination est désormais visible: les lacs de Melchsee-Frutt scintillent au soleil. Comme le reste de la randonnée, le chemin pour y accéder est en bon état. Le bain rafraîchissant dans le lac Melchsee n’est donc plus qu’une question de temps.
La carrière d’Alpnach N° 2169
Alpnach Dorf • OW

La carrière d’Alpnach

Le village obwaldien d’Alpnach est connu pour son train à crémaillère qui monte au Pilate, mais aussi pour son aérodrome militaire et la carrière Guber. Une randonnée en boucle permet de jeter un coup d’œil sur ces deux sites, d’admirer la nature et de se croire un peu en Italie. De la gare d’Alpnach Dorf, le chemin passe d’abord sous les rails et la semi-autoroute, puis longe l’aérodrome militaire. Datant de la Seconde Guerre mondiale, il sert aujourd’hui de base pour les hélicoptères. Bientôt, le chemin passe sur l’autre côté de la semi-autoroute et monte vers Guber en suivant la Grosse Schlieren. A mi-parcours, le chemin traverse la petite rivière sur la passerelle Geissfuss en béton. Insignifiante au premier abord, elle est en fait l’un des derniers témoins du système de construction dit Melan, qui prévoyait un enrobage en béton de poutrelles rivetées en métal. Le chemin, de plus en plus raide, grimpe par des prairies en direction de la carrière. Ici, le bruit incessant des coups et des fraises est déjà bien audible. Environ 30 000 tonnes de grès quartzeux gris sont traitées chaque année. Un panneau blanc signale le site public de grillades de Guber, d’où l’on voit bien les installations de la carrière. En Suisse, le repavage d’une rue ou de la place d’une vieille ville se fait généralement avec les pierres d’Alpnach. Par le Sentiero dei Cavatori, l’ancien chemin qu’empruntaient les immigrés italiens pour aller travailler, la randonnée descend en pente raide dans la forêt puis longe, plus à plat, la Grosse Schlieren jusqu’à Schoried. La descendance des casseurs de pierres italiens a construit en 2003 la Piazzetta degli Emigranti en leur mémoire, une grande aire de repos dans la forêt avec un abri, une fontaine et une place pour les grillades. De Schoried, un beau chemin creux permet de rejoindre Alpnach Dorf.
Lacs obwaldiens N° 2168
Turren • OW

Lacs obwaldiens

La randonnée entre le Höch Gumme et le Riebensädel permet d’admirer les lacs d’Obwald: ceux de Sarnen et d’Alpnach, la pointe ouest du lac des Quatre-Cantons et le lac de Lungern. De Turren, au-dessus de Lungern, on monte au Höch Gumme dans le sens des aiguilles d’une montre. De la station supérieure du téléphérique, on grimpe dans la forêt puis, sur des sentiers de montagne, par des alpages jusqu’au hameau de Breitenfeld et à la Bärghuis Schönbüel. On rejoint le Höch Gumme par un étroit sentier en zigzags non officiellement balisé. Du sommet, le chemin descend par l’Arnifirst et le Männli vers la Rückenegg et la Dundelegg puis par l’Alp Feldmoos, avec les lacs de Sarnen et d’Alpnach sous les yeux. Après l’ère glaciaire, leurs eaux formaient un seul long lac qui recouvrait la vallée de la Sarneraa jusqu’à Giswil. La poussée par les torrents des alluvions dans l’eau entraîna au fil du temps la création de deux lacs. La superficie du lac de Lungern n’a pas non plus toujours été la même. De 1790 à 1836, le lac fut abaissé pour permettre de gagner 170 hectares de terres, soit 17 terrains de football. Mais 85 ans plus tard, la zone fut à nouveau inondée pour la production d’électricité. Turren, la destination touristique de Lungern, a aussi une histoire mouvementée. Ce domaine skiable apprécié a mis ses installations à l’arrêt en 2013. En 2016, un industriel d’Alpnach a offert un nouveau téléphérique, un restaurant et une maison d’hôtes. La condition? Démonter les installations et miser sur un tourisme doux. On en profite aussi lors de cette randonnée. A l’Alp Feldmoos, le parcours change de direction, rejoint l’Alp Dundel sur des routes forestières et alpestres et rejoint la station supérieure de la Turrenbahn par une contre-pente.
Marais enchanteur du Glaubenberg N° 2167
Glaubenbielen — Glaubenberg • OW

Marais enchanteur du Glaubenberg

Le marais du Glaubenberg est plus grand que le lac des Quatre-Cantons. Une randonnée en traverse une belle partie du col de Glaubenbielen au col du Glaubenberg. C’est un paysage enchanteur, parcouru de forêts de conifères ainsi que de prairies humides et riches en espèces, dans lesquelles une douzaine de sortes d’orchidées fleurit de juin à août. Il est possible de commencer la randonnée en faisant un petit détour à l’auberge de montagne Glaubenbielen pour boire un café. Le chemin passe ensuite devant un petit lac et continue vers Schwander Unterwengen. Plus haut, les aconits et les lis martagons fleurissent dans les prairies alpines, avec le sommet rocheux du Rotspitz en toile de fond. Le chemin se poursuit le long du versant. Le paysage devient plus humide, les forêts sont davantage clairsemées et les fissures dans les pentes révèlent une terre tourbeuse brun foncé. Des épicéas et des pins noueux s’élèvent des buissons de myrtilles. Dans le marais, le chemin emprunte parfois des passerelles construites par la protection civile ou l’armée. Après l’alpage Loo, un chemin carrossable mène au col Sattelpass. Ce chemin, ainsi qu’une jolie fontaine ont été construits pendant la Seconde Guerre mondiale par des internés italiens, polonais et russes. Le sentier monte ensuite vers Miesenegg et Trogenegg, où la vue est imprenable. Le marais ressemble par endroits à la toundra; seuls quelques petits arbres isolés parviennent encore à survivre dans ce paysage austère. L’itinéraire suit une crête avant d’atteindre sa destination. Un peu plus bas, à l’est, se trouve la place de tir du Glaubenberg. Une dernière gorgée d’eau, puis le chemin descend. Les personnes qui le souhaitent peuvent continuer via Seewenegg; les autres empruntent la petite route via Schnabel en direction du col du Glaubenberg.
Vers les klippes de l’Ibergeregg N° 2163
Ibergeregg, Passhöhe — Steinboden • SZ

Vers les klippes de l’Ibergeregg

Il y a tant de choses à voir à l’Ibergeregg! Dès l’arrêt de bus, au sommet du col, on apercevra peut-être une couleuvre à collier (non venimeuse) qui apprécie le béton chaud. En se dirigeant vers le Steinboden, on admire les imposantes klippes schwyzoises qui émergent de la forêt sombre. A la cabane Isentobel, pourquoi ne pas goûter un délicieux fromage d’alpage tout droit sorti de la cave? A mi-chemin environ, à 1500 mètres, voici l’un des hêtres les plus hauts du canton. Les sommets marquants des Mythen sont très souvent visibles. Et ici, même la forêt change de forme, passant de la forêt marécageuse à la pessière-sapinière des éboulis. Cette randonnée courte mais très variée débute au sommet du col d’Ibergeregg. Le panneau jaune indique d’abord Sternenegg. On traverse des prairies marécageuses et une forêt enchanteresse jusqu’à la cabane d’alpage de Sternenegg, dotée d’une place de repos couverte, d’où la vue sur le Muotathal et les Alpes de Suisse centrale est magnifique. Le chemin de randonnée bifurque ensuite à gauche vers Richtershüttli. Une fois ce lieu atteint – il s’agit en fait d’une étable – le balisage passe du jaune au blanc-rouge-blanc et le sentier étroit monte encore un peu par une belle pinède de montagne jusqu’à Tannboden. Un petit banc en ce lieu particulier et panoramique incite à faire une pause. Il ne reste plus qu’à passer devant les klippes verticales du Mördergruebi et à descendre au Steinboden. Le restaurant de montagne Laucheren accueille les randonneuses et randonneurs en été et les skieuses et skieurs en hiver. Le télésiège de Hoch-Ybrig permet de descendre confortablement dans la vallée à Oberiberg.
Douceur printanière et belles vues au Rigi N° 2146
Mittlerschwanden — Weggis, Seilbahn • LU

Douceur printanière et belles vues au Rigi

Partir au printemps faire une randonnée un peu plus exigeante, mais très variée, avec une vue imprenable? Cette courte marche sur le versant sud du Rigi est idéale à cet égard. Le soleil est ici garant de douceur tôt dans l’année, ce qui se reflète dans la végétation. On voit plusieurs palmiers au-dessus de Lützelau, à la Chesteneweid. Au Moyen Age, des châtaigniers y ont été plantés pour que les personnes les plus pauvres aient assez à manger. L’arrivée de la pomme de terre et du maïs a fait perdre de son importance à la châtaigne en tant qu’aliment de base bon marché. Aujourd’hui encore, tout le monde peut récolter des fruits dans la châtaigneraie. La réserve naturelle compte 160 arbres et présente une grande diversité végétale et animale. On voit notamment différentes espèces d’orchidées et de papillons diurnes entre les arbres. La randonnée débute par un trajet de trois minutes dans le train à crémaillère en direction de Rigi Kulm. A pied, cela équivaut à un dénivelé de près de 250 mètres sur le béton. Après avoir quitté le train à Mittlerschwanden, il reste bien assez de montées et de descentes sur le chemin de randonnée de montagne blanc-rouge-blanc. Il faut ensuite descendre deux échelles avant de bifurquer sur le Waldstätterweg à Teufibalm. Voici alors Langwilen, où on marche assez brièvement sur l’asphalte. On atteint bientôt la Wilenalmig par de nombreux escaliers, avec une vue magnifique sur Vitznau, l’Obere Nase, le lac des Quatre-Cantons et, à l’arrière, Niederbauen et le Rophaien. On traverse ensuite une forêt, la Lützelauerwald, entre blocs de nagelfluh, buissons, cuvettes humides et quelques escaliers métalliques jusqu’à la Chesteneweid, avant d’entamer la descente, sans difficulté particulière, jusqu’au téléphérique de Weggis–Rigi Kaltbad.