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Randonnée familiale dans un paysage de drumlins N° 2225
Schwarzenberg LU, Ennenmatt — Obernau, Dorf • LU

Randonnée familiale dans un paysage de drumlins

C’est à Schwarzenberg que débute cette agréable randonnée. Alors que la plupart des passagers du car postal restent assis car ils se rendent dans l’Eigenthal, cet itinéraire moins connu mène au Blatterberg en passant par la butte de Schwandenegg. Ici, le glacier s’est retiré il y a des millénaires et les collines d’éboulis autrefois grises se sont transformées depuis longtemps en de jolies élévations morainiques vertes, les drumlins. Moins vert, le massif du Pilate situé en face, avec le Mittagsgüpfi, est un but de randonnée très couru en été. Sur de plaisants sentiers naturels, on longe d’abord des pâturages et des fermes. Au printemps, les chemins pédestres sont parfois encore entourés d’herbes hautes et il est préférable de porter des pantalons longs. Enfin, on arrive au point de vue de Chrüzhubel, équipé d’un foyer à grillades et de bancs confortables. La randonnée se poursuit le long d’une forêt mixte en direction de Lucerne et offre une vue de plus en plus grandiose sur le lac des Quatre-Cantons avec les montagnes en arrière-plan, à commencer par le Bürgenstock et le Rigi jusqu’au lointain Tödi. La descente qui suit vers Kriens Obernau n’est pas si longue. D’ici, un bus dessert à un rythme très fréquent la ville de Lucerne.
En famille dans les belles gorges du Wissbach N° 2224
Herisau — Degersheim • AR

En famille dans les belles gorges du Wissbach

Après avoir passé devant le viaduc de la Glatttal, on laisse rapidement Herisau et son quartier industriel derrière soi. Vient alors la première des deux montées d’une certaine longueur. On poursuit vers Schwänberg, un petit hameau qui est la plus ancienne localité d’Appenzell mentionnée dans un document. L’ancien hôtel de ville, construit entre 1627 et 1630, ainsi que les maisons «Rutenkaminhaus» et «Weisse Haus» forment un ensemble harmonieux qui fait de Schwänberg un site d’importance nationale. La randonnée descend ensuite dans les gorges du Wissbach, où l’on commence par écouter le chant des oiseaux. Puis on longe le petit lac de barrage, qui, avec les bâtiments industriels, fait encore partie de la petite centrale électrique construite en 1892. Les gorges du Wissbach offrent de nombreux jolis coins où s’attarder, mettre les pieds dans l’eau, construire des barrages ou prendre, par beau temps, un bain rafraîchissant. Au bout de la gorge, on monte par un escalier en bois couvert, quittant ainsi le Wissbachtobel et ses lieux très variés. Pour finir, on traverse de belles prairies printanières et l’on emprunte des chemins de terre pour monter légèrement par le Freudenberg jusqu’à Degersheim.
Au printemps dans le Fricktal, au cœur des cerisiers en fleurs N° 2223
Frick — Wittnau, Mitteldorf • AG

Au printemps dans le Fricktal, au cœur des cerisiers en fleurs

Qui n’aime pas croquer dans la chair juteuse d’une cerise? On dit que Charlemagne, déjà, appréciait l’arôme typique de ce fruit, rapporté d’Asie mineure en Europe occidentale en l’an 70 apr. J. -C. La cerise ayant besoin de sols marneux calcaires et meubles, elle a surtout été cultivée dans le Fricktal et dans le canton de Bâle-Campagne, atteignant son apogée au début du XXe siècle: 6771 cerisiers ont été recensés dans la commune de Gipf-Oberfrick et 60 000 dans tout le district de Laufenburg. C’est justement à cet endroit que la randonnée, qui a débuté à la gare de Frick, plonge dans un océan de fleurs de cerisiers roses et blanches. La beauté du paysage s’apprécie en toute quiétude, tandis que les fleurs dansent au vent. Le parcours se poursuit vers les ruines du château d’Alt Tierstein, qui trône majestueusement au pied du Tiersteinberg et offre une vue superbe sur le paysage d’un vert intense parsemé des taches blanches des cerisiers. En passant par le Tiersteinberg, on s’approche de la chapelle du Buschberg, considérée depuis quelques années comme un lieu d’énergie, puis on descend par le Wittnauerhorn dans la vallée. La randonnée se termine à Wittnau, un petit village-rue inscrit à l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger.
Agréable randonnée dans l’Emmental N° 2222
Huttwil — Dürrenroth, Dorf • BE

Agréable randonnée dans l’Emmental

Le village bernois de Huttwil, où commence cette randonnée, se situe au cœur de la Suisse, à la frontière avec le canton de Lucerne. Huttwil est notamment connu pour abriter l’entreprise de laine Spycher-Handwerk, qui se trouve non loin du chemin de randonnée. On peut y suivre des cours pour apprendre à feutrer ou à tisser la laine, mais aussi dormir dans des yourtes ou monter à dos de chameau. Huttwil est facilement accessible en train. Depuis la gare, le chemin traverse d’abord le village, passe devant la brocante de l’Armée du Salut avant de s’enfoncer dans le paysage si bucolique de l’Emmental. Très vite, on aperçoit les premières fermes pittoresques, typiques de la région. Le chemin serpente dans de douces prairies et longe des forêts paisibles. Si la randonnée est prévue en famille, il est bon de savoir que tout au long de l’itinéraire, les enfants pourront observer des animaux de près dans des fermes. À différents endroits, la vue étendue qui s’ouvre sur l’Emmental invite à la détente. Par un terrain varié, la randonnée mène finalement à Dürrenroth. Pourquoi ne pas conclure l’excursion par une visite au restaurant Bären, qui est connu pour ses meringues faites maison et ses autres spécialités régionales?
Belle quiétude en Ajoie, sur le chemin des Crêtes du Jura N° 2221
Miécourt — Porrentruy • JU

Belle quiétude en Ajoie, sur le chemin des Crêtes du Jura

Le chemin des Crêtes du Jura est connu pour la diversité de ses paysages. La flore et la faune variées le long du chemin entre Miécourt et Porrentruy garantissent une randonnée agréable. Quant à la solitude et au calme qui règnent sur le parcours, ils font vite oublier le stress du quotidien. Miécourt, un charmant petit village du Jura, tient lieu de point de départ de cette excursion d’un après-midi. La randonnée débute entre des fermes traditionnelles, puis emprunte des chemins forestiers bordés d’arbres entourés de lierre. Elle se poursuit par des prairies pittoresques et des champs agricoles. Dans la deuxième moitié de la randonnée, un sentier de découverte passionnant, orné de jolies sculptures en bois, donne un aperçu informatif de la flore locale. Le silence qui règne tandis que l’on lit les panneaux d’information n’est interrompu que par le bruissement des souris dans les sous-bois. La destination, Porrentruy, est une ville historique de caractère médiéval. Avec ses ruelles étroites et ses bâtiments bien conservés, la vieille ville invite à une visite après la randonnée et offre ainsi une conclusion parfaite à cette expérience placée sous le signe de la nature et de la culture.
Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises N° 2220
Gruyères — Bulle • FR

Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée relie la petite ville médiévale de Gruyères à la localité de Bulle. Elle offre une balade urbaine dans une ambiance historique mais aussi un parcours dans des lieux pleins de charme le long de la Sarine. La cité de Gruyères est accessible depuis la gare par une marche courte mais plutôt raide. Celles et ceux qui ne connaissent pas cette petite ville pittoresque devraient la visiter. Si l’on manque de temps, on profitera au moins de la vue magnifique depuis le château. Après ces instants passés au cœur de l’histoire et une descente abrupte, on traversera le «Pont qui branle», qui, en fait, n’est pas du tout branlant. À travers les petites fenêtres du pont, on aperçoit les Préalpes fribourgeoises. L’itinéraire se poursuit le long de la Sarine à travers une forêt rafraîchissante. La traversée de Broc se fait par de petites routes puis l’on rejoint une plus grande zone forestière avant Bulle. Le parcours serpente à travers Bulle autour du château et par les ruelles de la ville avant que la randonnée ne se termine à la nouvelle gare.
À la découverte du patrimoine bâti local du Bas-Simmental N° 2219
Därstetten — Erlenbach i.S. • BE

À la découverte du patrimoine bâti local du Bas-Simmental

Cette randonnée préalpine permet de découvrir de nombreux exemples de la culture locale du bâti dans des lieux peu fréquentés. L’itinéraire, qui suit en grande partie le sentier des maisons du Simmental, présente un art impressionnant de la charpente et offre une vue superbe sur les sommets encore enneigés de l’Oberland bernois. La randonnée débute à Därstetten par une pente que l’on gravit le soleil dans le dos. Le village est bientôt derrière soi et ce sont alors le bruit du ruisseau, l’odeur de l’ail des ours et la vue de papillons, les citrons, qui s’imposent. On suit un chemin en terrasses au dénivelé agréable. Le coup d’œil sur le Niesen, le Fromberghore et le Drunegalm est impressionnant. Chemin faisant, le chant des oiseaux, quelques vaches et des fermes paisibles accompagnent la marche. Le chemin passe brièvement sur un revêtement dur puis quatre maisons traditionnelles des XVIIe ou XVIIIe siècles apparaissent à Nidfluh. Le parcours se poursuit sur des sentiers de prairie et de forêt. Dans le ciel, des buses variables et des parapentistes évoluent en cercles. La dernière partie du chemin descend le long du Wildenbach sur un chemin de randonnée de montagne jusqu’au joli village d’Erlenbach im Simmental, au pied du Stockhorn.
Selves de châtaigniers et pont suspendu N° 2218
Mörel — Brig • VS

Selves de châtaigniers et pont suspendu

Cette randonnée variée à travers les selves de châtaigniers de Mörel et par le pont suspendu Massegga réserve quelques grands moments et offre des sensations fortes. Le départ est donné à Mörel, où l’on suit d’abord le sentier thématique qui conduit vers les anciennes forêts de châtaigniers de la région. Une petite place de pique-nique équipée de quelques tables invite à une pause. La randonnée se poursuit dans une très charmante forêt, le long d’un petit ruisseau qui gargouille. On peut y croiser des moutons à nez noir qui scrutent les passants avec intérêt. En passant par Äbnet, on arrive à la chapelle de Hohflue, située au pied d’une paroi rocheuse presque verticale, au bord du Rhône. La promenade continue par le canal Hennebique sur deux kilomètres jusqu’à Bitsch. La prudence est de mise en présence d’enfants car le canal n’est pas sécurisé. Après Bitsch, les paysages deviennent plus verdoyants et l’on découvre bientôt le pont suspendu Massegga. Long de 40 mètres, il offre une vue fantastique sur l’extrémité des gorges de la Massa. L’itinéraire se dirige vers Naters, passe par le Fil rouge, un axe piétonnier et une zone de détente de 2,5 km de long, qui mène pratiquement jusqu’à la gare de Brigue, où la randonnée prend fin.
Rêve blanc dans la vallée de l’Ursental N° 2299
Andermatt — Realp • UR

Rêve blanc dans la vallée de l’Ursental

Le chemin de randonnée hivernale en direction de Realp commence à la gare d’Andermatt. On suit d’abord la Bahnhofstrasse jusqu’au passage souterrain sur la droite. C’est là que commence le chemin balisé et damé. Il traverse d’abord la vallée, puis monte légèrement en direction d’Hospental. En se retournant, on a une vue magnifique sur le paysage enneigé. Bientôt, le pittoresque village d’Hospental apparaît sur la gauche. Les routes bifurquent ici vers les cols du Gothard et de la Furka. L’itinéraire longe sur une courte distance la piste de ski de fond. Ensuite, le chemin de randonnée hivernale reste sur la gauche et traverse la voie ferrée de la ligne Matterhorn Gotthardbahn. Avec un peu de chance, on peut voir le Glacier Express passer sur le tronçon suivant. Si l’on a une petite faim, on fera une halte à Zumdorf, qui est officiellement le plus petit village de Suisse. Enfin, on longe la rivière Furkareuss en direction de la réserve naturelle de la zone alluviale de Widen. Après une courte montée, on profite de la vue sur la Furka avant de terminer la randonnée à la gare de Realp. Lors d’une forte journée de foehn, il vaut mieux parcourir l’itinéraire en sens inverse afin de se laisser pousser par le vent.
Pendant que les nains hibernent N° 2200
Mägisalp — Bidmi • BE

Pendant que les nains hibernent

Que font les nains en hiver? Ils dorment, bien entendu, au fond d’une grotte, là où personne ne les trouvera. A l’automne, ils ont préparé et verrouillé leurs maisonnettes pour l’hiver, décroché la balançoire de l’aigle, nettoyé les coins grillades et entretenu les bancs. Du moins, c’est ce qu’ils font au Hasliberg, dans l’Oberland bernois. En hiver, un itinéraire de raquettes à neige va de l’alpage Mägisalp à Reuti, en suivant le sentier des nains. Ce chemin de randonnée estivale facile est aussi praticable sans raquettes s’il est peu enneigé. Il passe souvent à travers la forêt, mais offre régulièrement des vues dégagées sur les Engelhörner, l’Eiger, la crête Grindelgrat, le Wildgärst et, bien entendu, le lac de Brienz d’un bleu profond, qui semble aussi froid qu’à l’accoutumée. La randonnée sur le chemin des nains est particulièrement amusante pour les parents d’enfants désormais plus âgés: les stations rappellent régulièrement le temps passé ici ensemble, ou d’autres randonnées en famille. Il est fort agréable de se perdre dans les souvenirs sans devoir surveiller de près les enfants. Des coins grillades sont disponibles juste avant Gummenalp, ainsi qu’après. Avec un peu de chance, il restera peut-être même du bois de l’été. Voilà une invitation à emporter des allumettes et des aliments à griller. Une option plus classique consistera à se joindre aux skieuses et skieurs pour manger au chalet d’alpage Gummen, à Gummenalp. La deuxième partie de l’excursion est marquée par un petit labyrinthe des nains, qui est aussi accessible en hiver. Heureusement qu’il vient de neiger: cela permet de revenir facilement sur ses pas pour sortir du labyrinthe. C’est ainsi que s’achève une brève journée de randonnée ensoleillée et facile, avant de retrouver l’agitation des sports d’hiver et le téléphérique pour redescendre à Meiringen.
Les sentiers raquettes de Niederbauen N° 2199
Niederbauen • NW

Les sentiers raquettes de Niederbauen

Le plateau de Niederbauen plaira à toutes les personnes friandes de panoramas grandioses. Surplombant le coude formé par le lac des Quatre-Cantons et celui d’Uri, il offre une foule de points de vue sur les lacs et les montagnes. On accède aisément au haut plateau depuis Emmetten, à bord d’un téléphérique à huit places. Une fois en haut, les options sont nombreuses: itinéraires de randonnée, sentier d’observation de la faune sauvage, excursions vers des fromageries d’alpage ou, pour les téméraires, vol en parapente. L’hiver, Niederbauen se mue en paradis de la randonnée en raquettes. Plusieurs itinéraires sont proposés. Tous commencent à l’auberge de montagne Niederbauen, juste à côté de la station de téléphérique. Le chemin bien aménagé monte d’abord un peu, puis mène à plat vers l’intérieur du plateau, en direction de l’Alp Ebnet. Il faut choisir son itinéraire au bout de quelques centaines de mètres. Nous optons pour celui qui va en direction d’Ebnet, puis de Stäckenmattboden. La neige crisse sous les raquettes, que l’on peut louer à la station inférieure du téléphérique. A gauche, un chemin monte à l’Alp Tritt toute proche, dont l’auberge propose des spécialités au fromage par beau temps. Après Ebnet, le chemin grimpe légèrement. Le sommet du Niderbauen Chulm s’élève à 1923 mètres d’altitude sur la gauche, mais il n’existe pas d’itinéraire de raquettes à neige officiel pour y accéder. Le chemin se poursuit tout droit à travers une petite forêt d’épicéas jusqu’à un promontoire rocheux, le Hundschopf. De ce dernier, on peut admirer le paysage du lac d’Uri jusqu’à Altdorf et aux montagnes uranaises. Du Hundschopf, il faut revenir un peu sur ses pas, puis prendre à gauche pour descendre à Stäckenmattboden, et remonter ensuite par Hölloch pour arriver à l’auberge Niederbauen. Celle-ci est idéale pour une collation, avant de savourer une dernière fois la vue grandiose sur le lac des Quatre-Cantons et ses environs à bord du téléphérique.
Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg N° 2198
Fribourg/Freiburg Poya — Düdingen, Staumauer/Camping • FR

Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg

Cette randonnée se vit avec tous les sens, c’est incontestable: les personnes qui empruntent le viaduc ferroviaire de Grandfey pendant le passage d’un train sentent le sol vibrer sous leurs pieds alors qu’un grondement puissant résonne au-dessus de leur tête. Le chemin de randonnée passe en effet par une galerie d’arcades directement sous les deux voies ferrées. Le pont a été construit au XIXe siècle, suite à la décision de la Confédération de faire passer l’axe ferroviaire entre Genève et le lac de Constance par Fribourg. Il fallait pour cela traverser la vallée de la Sarine, profonde de 80 mètres. En raison de l’électrification du réseau ferroviaire suisse, le viaduc a été renforcé par des arcs en béton dans les années 1920. L’utilisation de la structure métallique du premier pont pour la construction du second relevait à l’époque de la prouesse technique. Une fois arrivé au bout du viaduc, l’itinéraire prend à gauche en direction de Schiffenen. Le chemin suit dès lors les rives du lac du même nom. Un regard en arrière permet d’admirer une dernière fois l’élégant viaduc de loin avant de poursuivre le long d’abruptes parois de molasse, de l’autre côté du lac, en direction de l’ermitage de la Madeleine. Entre 1680 et 1708, deux ermites y ont creusé de grandes grottes dans le grès, qui peuvent être visitées l’été. Le chemin entre ensuite dans la vallée Stilles Tal, près de Guin, un lieu idyllique pour faire une pause. Des coins grillades et un double toboggan original se trouvent sur l’itinéraire qui mène à la baie du lac. La salle de concert Bad Bonn se trouve un peu plus loin. Son nom rappelle l’hôtel de cure qui existait là avant d’être immergé suite à la construction du barrage de Schiffenen dans les années 1960. A Allenlüften, le magasin de ferme est parfait pour s’offrir une glace avant de continuer jusqu’à Schiffenen et à son camping.
Aux origines de la protection contre les avalanches N° 2197
Leukerbad • VS

Aux origines de la protection contre les avalanches

Les avalanches sont omniprésentes à Loèche-les-Bains. Cette destination valaisanne de vacances et de cure a connu plusieurs coulées d’avalanches dramatiques. Le village est ainsi l’un des premiers à s’être doté d’ouvrages de protection pour parer au danger. Au XVIe siècle, un mur de déviation long de 80 mètres et haut de 4 mètres a ainsi été construit pour détourner les masses de neige vers la vallée, loin du village. La randonnée hivernale de Loèche-les-Bains au lac Majingsee, via Lompera, passe à côté de ce mur en parfait état, dans la montée abrupte entre la sortie du village au niveau de l’arrêt de bus Lärchenwald et le restaurant Weidstübli. Avant d’entrer dans la forêt, le chemin serpente du terminal de bus de Loèche-les-Bains au centre du village, avec ses vieilles maisons en bois bien entretenues, puis dépasse l’imposant Alpentherme et son complexe de bains historique. Au bout d’une petite heure de marche, le village, le mur de protection et le restaurant Weidstübli sont derrière et l’imposant paysage de montagne prend le relais. La vallée se fait toujours plus étroite, tandis que de chaque côté, les montagnes aux parois abruptes s’élancent vers le ciel: Schwarzhorn, Daubenhorn, Rinderhorn, Majinghorn et Torrenthorn. S’il a bien neigé, le grondement des avalanches se fait entendre dans la vallée. Heureusement que le chemin préparé se trouve à une bonne distance de sécurité. Le Majingsee, où l’itinéraire prend fin, est invisible l’hiver. La surface blanche laisse à peine deviner sa présence. Le retour se fait par le même chemin. De quoi se repaître encore une fois du panorama et du calme environnant, avant de rejoindre l’animation de Loèche-les-Bains. L’un des nombreux restaurants sera parfait pour s’installer et se remémorer ce joli petit itinéraire.
Randonnée hivernale flexible et gourmande N° 2196
Somtgant — Tigignas • GR

Randonnée hivernale flexible et gourmande

Cette randonnée hivernale peu difficile dure à peine plus de deux heures et offre de belles vues. Les personnes souhaitant prendre leur temps peuvent aussi parcourir le chemin panoramique ensoleillé de Somtgant en deux jours, avec un arrêt dans l’un des trois établissements de Radons. Ce petit hameau du Val Nandro a une offre adaptée à tous les budgets: des frites renommées du restaurant Muntanela à la double côtelette de veau d’un élevage local, en passant par le bœuf Wagyu-Brown Swiss du Berghuus Radons. Mais les plaisirs culinaires se méritent: de la station supérieure Somtgant, l’itinéraire emprunte l’alpe du même nom et s’enfonce dans la vallée sur des chemins presque plats, avant de descendre en serpentant vers Radons. Il traverse l’une des plus grandes régions d’alpages contigus des Grisons, de la taille de 7500 terrains de foot. Quelque 1300 animaux estivent là où les skieuses et skieurs dévalent maintenant la pente avec plus ou moins d’élégance. Les personnes souhaitant randonner une heure de plus à Radons feront un détour par le chemin de randonnée hivernale menant à l’alpe Nova en passant par les mayens de Bargias. Ce chemin se trouve sous les versants où une installation solaire devait être construite, avant que la votation populaire organisée à Savognin en 2024 ne mette fin au projet. L’agréable deuxième partie de la randonnée descend tranquillement à la station de télécabine Tigignas. Tout le chemin de cette randonnée est partagé avec les personnes qui font de la luge. Etant donné qu’il existe néanmoins une seconde piste plus rapide sur le domaine skiable, les lugeuses et lugeurs croisés ici sont à priori plutôt détendus. L’itinéraire s’achève sur une vue imprenable du Val Surses, avec son imposant Piz Mitgel, avant de reprendre la télécabine à Tigignas pour descendre à Savognin.
Un sentier raquettes pionnier au-dessus de Salouf N° 2195
Salouf, scola • GR

Un sentier raquettes pionnier au-dessus de Salouf

Une vue imprenable sur le Piz Mitgel, de la neige jusqu’au printemps et la garantie d’avoir mérité sa part de tourte aux noix en fin de journée: créée il y a un quart de siècle, la «Königsroute» a de nombreuses cordes à son arc. Cet itinéraire exigeant de plus de cinq heures constitua, à sa création, l’un des premiers sentiers raquettes de Suisse. C’est en discutant avec un ami installé au Canada que Stefan Moser, enfant du pays et adepte de sports de neige sous toutes leurs formes, a eu l’idée – «complètement folle» selon de nombreux habitantes et habitants du Val Surses – de mettre en avant cette activité plus douce et durable que le ski de piste. Les temps ont changé et la pratique de la randonnée en raquettes s’est fait une place de choix dans le cœur des Suisses. La Königsroute, elle, est restée, bien que dans une forme légèrement remaniée par rapport à ses débuts. Le sentier raquettes balisé démarre à l’arrêt de bus «Salouf, scola». Après une brève marche d’accès, on s’enfile sous le couvert des arbres et on grimpe agréablement et régulièrement jusqu’à la lisière de la forêt, qu’on longe ensuite sur quelques centaines de mètres. Un peu en dessous de Munter, on ressort en pleine lumière et on effectue la dernière montée jusqu’à ce charmant hameau. Son ensoleillement et la vue qu’il offre sur l’emblématique Piz Mitgel en font un endroit idéal pour pique-niquer. Il est alors temps d’attaquer la descente, d’abord en lisière de forêt puis sur une piste forestière, vers Del. Avant d’atteindre ce hameau, un dernier effort est requis, puisque le chemin remonte brièvement. Puis on plonge sur Salouf et son arrêt de bus.
Boucle en raquettes par l’Alp Flix N° 2194
Sur, baselgia • GR

Boucle en raquettes par l’Alp Flix

L’Alp Flix se caractérise par la diversité de ses espèces et son isolement. Lors de cette randonnée en raquettes, la richesse de la faune, le silence et la beauté du paysage sont envoûtants. On peut s’imprégner des sommets alentour, écouter le cri d’un casse-noix moucheté, marcher sur les traces des Walser, se recueillir près de la petite église isolée de Son Roc et peut-être suivre des yeux un aigle royal qui plane élégamment en cercle au-dessus du haut plateau. Le petit village de Sur, sur la route du col du Julier, est le point de départ et d’arrivée de ce sentier raquettes balisé. Depuis l’arrêt de bus proche de l’église, on voit déjà le panneau de l’itinéraire n° 573 de «La Suisse à pied». Ici, on chausse ses raquettes pour suivre les piquets de signalisation roses en remontant le long du ruisseau. Ce chemin coupe un virage en épingle de la route de l’Alp Flix, qui ne s’emprunte en hiver qu’à pied, en motoneige ou en luge. Après un grand virage à gauche, on tourne à droite au point 1721, on s’enfonce dans la forêt et on part, après un petit pont, sur la route de gauche qui monte vers l’Alp Flix en passant par Plang Grond. Dès que les arbres deviennent plus petits, le terrain s’aplanit et le haut plateau s’offre peu après dans toute sa splendeur. Le balisage fait passer devant la petite église Son Roc et mène à l’auberge Piz Platta, à Tigias, un lieu idéal pour passer la nuit. Depuis Tigias, l’itinéraire se dirige vers le nord par le hameau de Tga d’Meir, puis vers le nord-ouest jusqu’à Cuorts, où commence la descente vers Sur. Le parcours suit le ruisseau de montagne Ava dallas Cuorts sur une pente abrupte. Un pont au point 1777 permet de changer de rive et de rejoindre peu après la route de l’Alp Flix. En coupant quelques virages, on arrive au village de Sur.
Chemins romains enneigés vers le col N° 2193
Bivio, posta • GR

Chemins romains enneigés vers le col

Bivio signifiant «bifurcation», tout est dit pour ce petit village situé au pied des cols du Julier et du Septimer. Depuis l’époque romaine, ces cols étaient des passages importants vers l’Engadine et l’Italie par le Val Bregaglia. Pendant des siècles, les voyageurs y dormaient, les charretiers et les diligences y changeaient de chevaux. Aujourd’hui, celles et ceux qui font halte à Bivio pratiquent souvent la randonnée à ski et apprécient le paysage du col, guère encombré par les remontées mécaniques et dont l’enneigement est souvent assuré jusqu’au printemps. Bivio est aussi un point de départ idéal pour les randonnées en raquettes. Un parcours balisé mène du village, par de grands espaces blancs, au col du Septimer. Le passage vers le Val Bregaglia a longtemps été important dans l’histoire. Certes plus raide et plus exposé aux avalanches que le col du Julier, il menait plus rapidement vers l’Italie. Les Romains l’utilisaient déjà, comme en témoignent de nombreux vestiges. Aujourd’hui, le chemin romain est réservé aux adeptes de la randonnée et du VTT en été et à ceux des raquettes en hiver. L’itinéraire débute quelques mètres derrière l’hôtel Post, s’élève par une petite route sur la droite, passe ensuite près de l’un des trois téléskis et longe enfin le ruisseau Eva da Sett dans le Val Tgavretga. Tout au fond, le parcours franchit le ruisseau et, toujours balisé par des poteaux roses, mène au pied du Roccabella, du Motta Radonda et du Piz Grevasalvas sur le haut plateau isolé de Plang Camfer. Une fois la croix en bois dépassée, on atteint le col, souvent exposé aux courants d’air, après une petite montée. La Cesa da Sett (fermée en hiver) ou le bâtiment de la compagnie d’électricité de la ville de Zurich, un peu au sud du col, offrent une protection contre le vent. Le retour à Bivio se fait par le même chemin.
Randonnée d'automne au Lichtenstein avec vue sur la vallée du Rhin N° 2188
Fläsch — Balzers, St. Katrinabrunna • GR

Randonnée d'automne au Lichtenstein avec vue sur la vallée du Rhin

Non, la forêt de cette randonnée n’est pas en feu, sauf en automne bien sûr, lorsque les cimes des arbres brillent dans de belles nuances d’orange et de jaune. Mais le qualificatif «flamboyant» lui va comme un gant. En 1985, un incendie de forêt – le plus grand de l’histoire du Liechtenstein – s’est en effet déclaré sur la butte entre St. Luzisteig et Balzers. Il a été déclenché par l’armée suisse, qui effectuait un exercice de tir sur la place d’armes de St. Luzisteig alors que le foehn soufflait fort, entraînant des étincelles. Le feu du Guschawald n’a pu être éteint que la nuit suivante. Il s’est propagé jusqu’à 30 mètres de Balzers. Cette randonnée de montagne traverse l’ancienne zone incendiée. Comme le vent souffle parfois assez fort, il faut prévoir de bons vêtements. De Fläsch, on monte dans la forêt de Steigwald par une pente douce jusqu’à St. Luzisteig. Les amateurs d’histoire y visiteront le musée militaire avant de gravir une petite route de gravier assez raide et sinueuse. On peut faire une pause près de la tour de Guscha, sans pouvoir y monter. Après 400 mètres de dénivelé, on atteint l’ancienne colonie Walser de Guscha. En été, la petite auberge est ouverte le week-end; sinon, une jolie buvette accueille les gens de passage. Techniquement, la descente est plus intéressante et exigeante et se déroule sur un étroit sentier de montagne. Lors du premier quart d’heure, il faut traverser une pente raide, en se tenant à des cordes sur un tronçon bref mais très pentu. Le Guschatobel est imposant, tout comme la forêt, jeune et pourtant sauvage. A 753 mètres d’altitude, on entre au Liechtenstein, sans que cela ne soit visible. La randonnée se termine enfin à St. Katharinen-brunnen avec sa réserve naturelle et une source de bordure naturelle. Balzers n’est plus très loin.
Randonnée idyllique à travers le Churz- et le Langloch jusqu'à Schaffhouse N° 2192
Thayngen — Schaffhausen, Schweizersbild • SH

Randonnée idyllique à travers le Churz- et le Langloch jusqu'à Schaffhouse

Thayngen, c’est presque l’Allemagne: peu importe la direction, la frontière est proche. Le logo de la Deutsche Bahn trône à la gare et le plus gros employeur de la région est Knorr, la marque traditionnelle d’origine allemande. Mais contrairement aux produits Knorr, souvent considérés à tort comme un bien culturel helvétique, Thayngen est bel et bien suisse, même si la commune schaffhousoise se trouve à l’extrémité du pays. Et les indicateurs de direction jaunes le prouvent. L’un pointe vers Schaffhouse depuis la gare. Le chemin traverse d’abord le village, puis longe la Biber. Un sentier didactique lèche les berges, consacré bien entendu au castor (Biber en allemand), qui a repris ses quartiers sur le cours d’eau renaturé. A Hüttenleben, le chemin s’éloigne de l’eau et grimpe la colline du Lohningerbuck directement jusqu’au fossé du Churzloch. Comme le Langloch qui vient ensuite, il s’agit d’une «vallée sèche», profondément creusée dans la roche calcaire. Elle a été formée par les eaux de fonte des glaciers de l’ère glaciaire. Bien qu’elles se soient depuis en partie remplies à nouveau de sable et de gravier, les deux petites vallées sont aussi idylliques qu’étonnantes pour les randonneuses et randonneurs. Après le Langloch, l’itinéraire dépasse plusieurs mares et marais dans le Schlossholz, avant que le chemin ne sorte de la forêt en dessous du château d’Herblingen. Cet édifice du Moyen Age, qui est une propriété privée, n’est pas ouvert au public. Les statues de pierre accompagnent toutefois le chemin de randonnée pédestre pendant un moment en direction de Schaffhouse. Sur les deux derniers kilomètres, un autre site de reproduction pour les amphibiens d’importance nationale est à découvrir au niveau de Moos-Buck ainsi qu’une grotte préhistorique à Dachsebüel. Cette dernière était utilisée comme site funéraire il y a 6000 ans. De la grotte, l’arrêt de bus Schaffhausen, Schweizersbild n’est plus qu’à un saut de puce.
Randonnée du Wildspitz au Zugerberg N° 2191
Sattel — Zugerberg • ZG

Randonnée du Wildspitz au Zugerberg

Le Wildspitz (littéralement, la «pointe sauvage») n’est ni particulièrement sauvage, ni particulièrement pointu, mais cette montagne de 1580 mètres d’altitude à la frontière entre les cantons de Schwyz et Zoug est une destination intéressante. La vue sur les Alpes et les lacs de Suisse centrale est époustouflante. Et un restaurant sympathique y est installé. Il se mérite toutefois avec une belle montée de quelque 800 mètres de dénivelé depuis la gare de Sattel-Aegeri. La randonnée démarre en traversant le village, puis grimpe par les prairies abruptes et les forêts du flanc sud-est du Rossberg. La chaîne de montagnes, dont le Wildspitz est le point culminant, accompagne la première partie de la randonnée. Halsegg est équipé d’une table d’orientation impressionnante, mais aussi d’une auberge de montagne, du Musée Dufour et d’un vaste bunker. La randonnée continue plus ou moins sur l’arête, passant par le Wildspitz pour aller jusqu’au Gnipen. C’est de là que partit l’éboulement tragique de Goldau en 1806. Le chemin prend alors une autre direction, vers le nord-ouest, en direction du Zugerberg. La descente depuis le Gnipen est ardue et présente plusieurs passages sécurisés par des cordes et des marches en métal. Ensuite, le terrain redevient plus agréable. L’itinéraire passe par des forêts mixtes, des tourbières ainsi que la chapelle Buschenchäppeli. La vue est dominée par le Rigi, le Pilate et le lac de Zoug. Plus on se rapproche du Zugerberg, plus la forêt est «meublée» avec des sentiers de découverte, des places de jeux et des coins repos. Au Zugerberg, difficile de rater les bâtiments de l’Institut Montana, un internat notamment fréquenté par le fondateur de Swatch, Nicolas Hayek. La station du funiculaire Zugerbergbahn se trouve un peu en dessous de l’école.
Randonnée raide au col du Bogartenlücke N° 2190
Wasserauen — Brülisau • AI

Randonnée raide au col du Bogartenlücke

L’Alpstein, dans le pays d’Appenzell, est l’une des régions les plus fréquentées de Suisse. Le Säntis et son sommet à 2502 mètres d’altitude attirent depuis longtemps les cortèges de randonneuses et randonneurs. La première auberge a ouvert au sommet en 1846; 40 ans plus tard, des plans pour un train sur le Säntis étaient élaborés. Il aurait conduit d’Appenzell au sommet, en passant par Wasserauen, la vallée de Seealp et Meglisalp. Faute de financement, il n’a jamais vu le jour. Les personnes appréciant le calme choisiront plutôt un itinéraire à l’écart des quelque 20 auberges de montagne pour leur randonnée. Le circuit par le col du Bogartenlücke en est un. Et il se mérite autant qu’il vaut le détour. Le chemin est incroyablement raide et éreintant sur de vastes tronçons, mais jamais exposé. La récompense réside dans l’abondante nature primitive et les vues grandioses. Le fossé sauvage et romantique de Hüttentobel, avec ses gorges et ses cascades, marque le début. Une fois à Klein Hütten, les muscles sont chauds et la montée est désormais ininterrompue. Le Bogartenlücke forme un passage étroit entre l’alpe Siegl et le sommet Marwees. Il se caractérise par sa grande falaise, évoquant l’un des menhirs portés par Obélix. Côté vallée, le regard plane sur le pays d’Appenzell jusqu’au lac de Constance et à l’Allgäu. Dans l’autre direction, c’est le Säntis qui attire l’oeil. Le col étroit est l’endroit parfait pour la pause de midi. Quant à la descente vers Rheintaler Sämtis, elle semble presque se faire en volant entre les imposantes parois. En bas, le ruisseau Sämtiserbach inaugure la partie tranquille de la randonnée. L’auberge Plattenbödeli est le lieu idéal pour se restaurer encore une fois, car la fin de l’itinéraire, avec le vallon abrupt de Brüeltobel et la petite route bitumée jusqu’à Brülisau, demandera des forces.
Randonnée dans l’Eiserne Hand, près de Bâle N° 2189
Riehen — Wyhlen, Schulzentrum • BS

Randonnée dans l’Eiserne Hand, près de Bâle

La randonnée dans l’Eiserne Hand, près de Bâle, plonge dans un chapitre sombre de la Seconde Guerre mondiale. La bande de territoire suisse s’étendant vers l’Allemagne telle une main n’était alors pas clôturée et offrait ainsi une chance à de nombreux réfugiés d’échapper aux persécutions nazies. Cette randonnée à la frontière va de la gare de Riehen à Lörrach, en suivant la voie ferrée. A l’époque, les réfugiés sautaient ici des fenêtres du train. Si les douaniers les attrapaient, ils étaient renvoyés à leur funeste destin. Aujourd’hui, le lieu commémoratif dans l’ancienne maison des gardiens de ligne de l’Inzlingerstrasse rappelle leur histoire. L’itinéraire monte aux jardins familiaux du Lerchengsang par le Steingrubenweg et le Bischoffweg. La vue s’ouvre sur la vallée du Wiesental, jusqu’au château de Rothelin après Lörrach et au paysage vallonné de la Forêt-Noire. De retour sur le chemin de randonnée pédestre balisé, il faut prendre le raccourci à la première bifurcation, tout droit par un chemin agricole vers la ferme Maienbühlhof, qui accueillit naguère de nombreux réfugiés. Le chemin continue derrière la ferme. A l’orée de la forêt, à la borne no 74, l’itinéraire emprunte le sentier non balisé à droite, qui suit les bornes frontières. A la borne no 64, on quitte le sommet de l’Eiserne Hand à droite, et donc la Suisse. Le chemin forestier mène à Inzlingen. L’itinéraire traverse le village par la Sonnhalde et arrive au château d’eau. De là, il grimpe par le Planetenweg en suivant les losanges jaunes, repasse la frontière et offre une belle vue au niveau du restaurant Waldrain avant d’arriver à l’église St. Chrischona. De retour en Suisse, la randonnée se poursuit à droite dans le fossé sauvage du Wyhlengraben. Les losanges guident jusqu’aux ravissantes cascades Ruschbachfälle. La randonnée traverse enfin la vallée Ruschbachtal en direction de Wyhlen, d’où le bus ramène à Bâle.
Randonnée dans la Vallée Onsernone: forêts et ruines tessinoises N° 2187
Spruga — Comologno, Paese • TI

Randonnée dans la Vallée Onsernone: forêts et ruines tessinoises

A l’automne, les forêts de la Valle Onsernone ressemblent à une mer ondoyante de couleurs éclatantes, dont les hameaux accrochés à la pente émergent telles des îles. Spruga, le village le plus reculé de la vallée, est un point de départ idéal pour plonger dans la nature sauvage. Une route forestière bitumée, mais interdite au trafic motorisé, mène en descente sur le versant gauche de la vallée, en direction de la frontière italienne. La marche de 40 minutes à pied peut être vue comme une méditation introductive. Première destination: les Bagni di Craveggia, des bains thermaux historiques en plein air, dans la zone frontalière inhabitée entre la Suisse et l’Italie. L’installation en partie délabrée a été reconstruite et permet de s’accorder un bain dans une eau à près de 30 degrés. La station thermale est en accès libre et gratuite. Hormis les bassins, une petite chapelle et une aire de pique-nique, il n’y a ici aucune infrastructure. Les montagnes sauvages et escarpées dans le fond de la vallée, côté italien, valent elles aussi le détour. Le tracé exact de la frontière ne peut qu’être deviné et on la traverse sans le réaliser. Sur le chemin, une caserne abandonnée des carabinieri indique que la région n’a pas toujours été aussi paisible. Il va quasi sans dire que des chemins de contrebande passaient autrefois par ici. Le retour le long de la rive droite de l’Isorno regroupe tous les ingrédients d’une randonnée tessinoise: il est étroit, raide, solitaire, mais pas dangereux. L’important est de garder la météo à l’œil. La pluie peut rendre les petits affluents infranchissables. Une fois revenu sur la rive gauche de l’Isorno, le chemin de montagne passe à côté des ruines d’anciens hameaux, grimpant d’abord en douceur, puis abruptement en direction de Comologno. C’est là que s’achève la randonnée, avec une vue grandiose sur toute la vallée.
Randonnée alpine : Un peu d’histoire au Grand-Saint-Bernard N° 2186
Col du Grand-Saint-Bernard • VS

Randonnée alpine : Un peu d’histoire au Grand-Saint-Bernard

Ce parcours traverse un paysage magique entre d’imposants sommets glaciaires et des lacs à l’eau transparente. Des sentiers de contrebande audacieux, des chemins muletiers historiques et des parties d’escalade faciles offrent suspense et variété. Depuis le col, on passe devant l’hospice, les chenils et la station inférieure d’un ancien téléski pour suivre le chemin de randonnée balisé rouge-blanc-rouge vers le nord-ouest. On atteint un petit plateau lacustre avant de gravir une pente rocheuse toujours plus raide jusqu’à la plateforme panoramique où subsiste en partie l’ancienne station supérieure de la Petite Chenalette. La progression devient alors plus difficile, ce qui décourage la majorité des gens et les incite à faire demi-tour. Le long de l’arête, le chemin balisé blanc-bleu-blanc descend dans une petite entaille. Equipé de quatre échelles, un passage d’escalade facile s’étire sur le flanc sud jusqu’au sommet de la Grande Chenalette. Vient alors un terrain bien praticable, au nord-ouest, le long de la crête jusqu’à la Pointe de Drône. La vue sur le plateau des lacs de Fenêtre est fantastique. On suit maintenant l’arête ouest à la descente en escaladant aisément des blocs jusqu’à la Fenêtre d’en Haut. Des marches et un câble métallique aident pour quelques passages délicats. On retrouve un sentier et on poursuit sur la crête jusqu’à la Fenêtre de Ferret. Là, il faut tourner à gauche et descendre vers le sud sur territoire italien. Par endroits, il est difficile de distinguer le sentier mais des cairns permettent de s’orienter. On rejoint bientôt la route du col près des chalets d’alpage de Montagna Baou. On choisit l’ancienne voie romaine parallèle, on passe devant la grande statue de Saint-Bernard après une montée et on rejoint le point de départ par un sentier d’altitude.