Randonner en été • Suisse Rando Home

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Sur des chemins isolés dans la verte Valle di Vergeletto N° 2227
Gresso — Russo • TI

Sur des chemins isolés dans la verte Valle di Vergeletto

Le trajet en car postal sur la route étroite et sinueuse menant à la verte Valle di Vergeletto est déjà un grand moment. La randonnée commence dans le petit village de Gresso, à près de 1000 mètres d’altitude. Si on le souhaite, on peut d’abord suivre les panneaux non officiels en direction du «Ponte» puis tester sa résistance au vertige au Ponte Gresso-Crosa, une condition indispensable pour le parcours à venir. De retour à Gresso, on suit la signalisation jusqu’à Vergeletto, où l’on franchit la rivière Ribo sur un vieux pont en pierre d’une seule arche. Calme et isolé, le sentier longe la rive droite de la rivière puis passe à nouveau sur la rive gauche par le pont suspendu de La Culatina. Après une montée raide, on atteint l’alpage abandonné de Queillo, d’où l’on peut apercevoir le lieu de départ, Gresso, qui n’est qu’à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau. À partir de là, le chemin jusqu’à Russo, le lieu d’arrivée, se déroule en grande partie à la même altitude. Quelques traversées de fossés exigent cependant à nouveau un pied sûr et une absence de vertige. À Russo, on peut boire une boisson fraîche en attendant le car postal qui quitte le Val Onsernone isolé et ramène à la civilisation.
Vignes et châteaux dans la Seigneurie grisonne N° 2226
Malans GR — Bad Ragaz • GR

Vignes et châteaux dans la Seigneurie grisonne

Par une belle journée de printemps, le chemin entre Malans et Bad Ragaz évoque un tableau. Les arbres et les vignes en fleurs offrent une belle image colorée tandis que des nuages de beau temps glissent dans l’air frais. Les flancs des montagnes encore couverts de neige brillent au second plan. Peu après avoir quitté la petite localité de Malans, on marche déjà au milieu des vignobles. La vallée du Rhin, le Churer Rheintal, s’élargit vers le sud. Du côté nord-est, la vue sur les versants et les sommets enneigés est magnifique. Dans les forêts en contrebas, des feuillus vert clair bourgeonnants se détachent dans la sombre forêt de conifères. Dans ce décor printanier, les randonneuses et randonneurs attentifs aperçoivent ici ou là des ruines de châteaux, témoins de l’histoire mouvementée de la Seigneurie grisonne à laquelle ont participé différents seigneurs et familles de la petite noblesse. Le chemin traverse la région viticole parsemée de forêts, de prairies et de petites localités. Entre Maienfeld et Fläsch, on voit la fontaine de Heidi, un hommage à l’écrivaine Johanna Spyri qui s’est inspirée de la région pour rédiger ses célèbres livres pour enfants. Le parcours franchit le Rhin puis rejoint la gare de Bad Ragaz, but de la randonnée.
Randonnée familiale dans un paysage de drumlins N° 2225
Schwarzenberg LU, Ennenmatt — Obernau, Dorf • LU

Randonnée familiale dans un paysage de drumlins

C’est à Schwarzenberg que débute cette agréable randonnée. Alors que la plupart des passagers du car postal restent assis car ils se rendent dans l’Eigenthal, cet itinéraire moins connu mène au Blatterberg en passant par la butte de Schwandenegg. Ici, le glacier s’est retiré il y a des millénaires et les collines d’éboulis autrefois grises se sont transformées depuis longtemps en de jolies élévations morainiques vertes, les drumlins. Moins vert, le massif du Pilate situé en face, avec le Mittagsgüpfi, est un but de randonnée très couru en été. Sur de plaisants sentiers naturels, on longe d’abord des pâturages et des fermes. Au printemps, les chemins pédestres sont parfois encore entourés d’herbes hautes et il est préférable de porter des pantalons longs. Enfin, on arrive au point de vue de Chrüzhubel, équipé d’un foyer à grillades et de bancs confortables. La randonnée se poursuit le long d’une forêt mixte en direction de Lucerne et offre une vue de plus en plus grandiose sur le lac des Quatre-Cantons avec les montagnes en arrière-plan, à commencer par le Bürgenstock et le Rigi jusqu’au lointain Tödi. La descente qui suit vers Kriens Obernau n’est pas si longue. D’ici, un bus dessert à un rythme très fréquent la ville de Lucerne.
En famille dans les belles gorges du Wissbach N° 2224
Herisau — Degersheim • AR

En famille dans les belles gorges du Wissbach

Après avoir passé devant le viaduc de la Glatttal, on laisse rapidement Herisau et son quartier industriel derrière soi. Vient alors la première des deux montées d’une certaine longueur. On poursuit vers Schwänberg, un petit hameau qui est la plus ancienne localité d’Appenzell mentionnée dans un document. L’ancien hôtel de ville, construit entre 1627 et 1630, ainsi que les maisons «Rutenkaminhaus» et «Weisse Haus» forment un ensemble harmonieux qui fait de Schwänberg un site d’importance nationale. La randonnée descend ensuite dans les gorges du Wissbach, où l’on commence par écouter le chant des oiseaux. Puis on longe le petit lac de barrage, qui, avec les bâtiments industriels, fait encore partie de la petite centrale électrique construite en 1892. Les gorges du Wissbach offrent de nombreux jolis coins où s’attarder, mettre les pieds dans l’eau, construire des barrages ou prendre, par beau temps, un bain rafraîchissant. Au bout de la gorge, on monte par un escalier en bois couvert, quittant ainsi le Wissbachtobel et ses lieux très variés. Pour finir, on traverse de belles prairies printanières et l’on emprunte des chemins de terre pour monter légèrement par le Freudenberg jusqu’à Degersheim.
Au printemps dans le Fricktal, au cœur des cerisiers en fleurs N° 2223
Frick — Wittnau, Mitteldorf • AG

Au printemps dans le Fricktal, au cœur des cerisiers en fleurs

Qui n’aime pas croquer dans la chair juteuse d’une cerise? On dit que Charlemagne, déjà, appréciait l’arôme typique de ce fruit, rapporté d’Asie mineure en Europe occidentale en l’an 70 apr. J. -C. La cerise ayant besoin de sols marneux calcaires et meubles, elle a surtout été cultivée dans le Fricktal et dans le canton de Bâle-Campagne, atteignant son apogée au début du XXe siècle: 6771 cerisiers ont été recensés dans la commune de Gipf-Oberfrick et 60 000 dans tout le district de Laufenburg. C’est justement à cet endroit que la randonnée, qui a débuté à la gare de Frick, plonge dans un océan de fleurs de cerisiers roses et blanches. La beauté du paysage s’apprécie en toute quiétude, tandis que les fleurs dansent au vent. Le parcours se poursuit vers les ruines du château d’Alt Tierstein, qui trône majestueusement au pied du Tiersteinberg et offre une vue superbe sur le paysage d’un vert intense parsemé des taches blanches des cerisiers. En passant par le Tiersteinberg, on s’approche de la chapelle du Buschberg, considérée depuis quelques années comme un lieu d’énergie, puis on descend par le Wittnauerhorn dans la vallée. La randonnée se termine à Wittnau, un petit village-rue inscrit à l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger.
Agréable randonnée dans l’Emmental N° 2222
Huttwil — Dürrenroth, Dorf • BE

Agréable randonnée dans l’Emmental

Le village bernois de Huttwil, où commence cette randonnée, se situe au cœur de la Suisse, à la frontière avec le canton de Lucerne. Huttwil est notamment connu pour abriter l’entreprise de laine Spycher-Handwerk, qui se trouve non loin du chemin de randonnée. On peut y suivre des cours pour apprendre à feutrer ou à tisser la laine, mais aussi dormir dans des yourtes ou monter à dos de chameau. Huttwil est facilement accessible en train. Depuis la gare, le chemin traverse d’abord le village, passe devant la brocante de l’Armée du Salut avant de s’enfoncer dans le paysage si bucolique de l’Emmental. Très vite, on aperçoit les premières fermes pittoresques, typiques de la région. Le chemin serpente dans de douces prairies et longe des forêts paisibles. Si la randonnée est prévue en famille, il est bon de savoir que tout au long de l’itinéraire, les enfants pourront observer des animaux de près dans des fermes. À différents endroits, la vue étendue qui s’ouvre sur l’Emmental invite à la détente. Par un terrain varié, la randonnée mène finalement à Dürrenroth. Pourquoi ne pas conclure l’excursion par une visite au restaurant Bären, qui est connu pour ses meringues faites maison et ses autres spécialités régionales?
Belle quiétude en Ajoie, sur le chemin des Crêtes du Jura N° 2221
Miécourt — Porrentruy • JU

Belle quiétude en Ajoie, sur le chemin des Crêtes du Jura

Le chemin des Crêtes du Jura est connu pour la diversité de ses paysages. La flore et la faune variées le long du chemin entre Miécourt et Porrentruy garantissent une randonnée agréable. Quant à la solitude et au calme qui règnent sur le parcours, ils font vite oublier le stress du quotidien. Miécourt, un charmant petit village du Jura, tient lieu de point de départ de cette excursion d’un après-midi. La randonnée débute entre des fermes traditionnelles, puis emprunte des chemins forestiers bordés d’arbres entourés de lierre. Elle se poursuit par des prairies pittoresques et des champs agricoles. Dans la deuxième moitié de la randonnée, un sentier de découverte passionnant, orné de jolies sculptures en bois, donne un aperçu informatif de la flore locale. Le silence qui règne tandis que l’on lit les panneaux d’information n’est interrompu que par le bruissement des souris dans les sous-bois. La destination, Porrentruy, est une ville historique de caractère médiéval. Avec ses ruelles étroites et ses bâtiments bien conservés, la vieille ville invite à une visite après la randonnée et offre ainsi une conclusion parfaite à cette expérience placée sous le signe de la nature et de la culture.
Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises N° 2220
Gruyères — Bulle • FR

Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée relie la petite ville médiévale de Gruyères à la localité de Bulle. Elle offre une balade urbaine dans une ambiance historique mais aussi un parcours dans des lieux pleins de charme le long de la Sarine. La cité de Gruyères est accessible depuis la gare par une marche courte mais plutôt raide. Celles et ceux qui ne connaissent pas cette petite ville pittoresque devraient la visiter. Si l’on manque de temps, on profitera au moins de la vue magnifique depuis le château. Après ces instants passés au cœur de l’histoire et une descente abrupte, on traversera le «Pont qui branle», qui, en fait, n’est pas du tout branlant. À travers les petites fenêtres du pont, on aperçoit les Préalpes fribourgeoises. L’itinéraire se poursuit le long de la Sarine à travers une forêt rafraîchissante. La traversée de Broc se fait par de petites routes puis l’on rejoint une plus grande zone forestière avant Bulle. Le parcours serpente à travers Bulle autour du château et par les ruelles de la ville avant que la randonnée ne se termine à la nouvelle gare.
À la découverte du patrimoine bâti local du Bas-Simmental N° 2219
Därstetten — Erlenbach i.S. • BE

À la découverte du patrimoine bâti local du Bas-Simmental

Cette randonnée préalpine permet de découvrir de nombreux exemples de la culture locale du bâti dans des lieux peu fréquentés. L’itinéraire, qui suit en grande partie le sentier des maisons du Simmental, présente un art impressionnant de la charpente et offre une vue superbe sur les sommets encore enneigés de l’Oberland bernois. La randonnée débute à Därstetten par une pente que l’on gravit le soleil dans le dos. Le village est bientôt derrière soi et ce sont alors le bruit du ruisseau, l’odeur de l’ail des ours et la vue de papillons, les citrons, qui s’imposent. On suit un chemin en terrasses au dénivelé agréable. Le coup d’œil sur le Niesen, le Fromberghore et le Drunegalm est impressionnant. Chemin faisant, le chant des oiseaux, quelques vaches et des fermes paisibles accompagnent la marche. Le chemin passe brièvement sur un revêtement dur puis quatre maisons traditionnelles des XVIIe ou XVIIIe siècles apparaissent à Nidfluh. Le parcours se poursuit sur des sentiers de prairie et de forêt. Dans le ciel, des buses variables et des parapentistes évoluent en cercles. La dernière partie du chemin descend le long du Wildenbach sur un chemin de randonnée de montagne jusqu’au joli village d’Erlenbach im Simmental, au pied du Stockhorn.
Selves de châtaigniers et pont suspendu N° 2218
Mörel — Brig • VS

Selves de châtaigniers et pont suspendu

Cette randonnée variée à travers les selves de châtaigniers de Mörel et par le pont suspendu Massegga réserve quelques grands moments et offre des sensations fortes. Le départ est donné à Mörel, où l’on suit d’abord le sentier thématique qui conduit vers les anciennes forêts de châtaigniers de la région. Une petite place de pique-nique équipée de quelques tables invite à une pause. La randonnée se poursuit dans une très charmante forêt, le long d’un petit ruisseau qui gargouille. On peut y croiser des moutons à nez noir qui scrutent les passants avec intérêt. En passant par Äbnet, on arrive à la chapelle de Hohflue, située au pied d’une paroi rocheuse presque verticale, au bord du Rhône. La promenade continue par le canal Hennebique sur deux kilomètres jusqu’à Bitsch. La prudence est de mise en présence d’enfants car le canal n’est pas sécurisé. Après Bitsch, les paysages deviennent plus verdoyants et l’on découvre bientôt le pont suspendu Massegga. Long de 40 mètres, il offre une vue fantastique sur l’extrémité des gorges de la Massa. L’itinéraire se dirige vers Naters, passe par le Fil rouge, un axe piétonnier et une zone de détente de 2,5 km de long, qui mène pratiquement jusqu’à la gare de Brigue, où la randonnée prend fin.
Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg N° 2198
Fribourg/Freiburg Poya — Düdingen, Staumauer/Camping • FR

Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg

Cette randonnée se vit avec tous les sens, c’est incontestable: les personnes qui empruntent le viaduc ferroviaire de Grandfey pendant le passage d’un train sentent le sol vibrer sous leurs pieds alors qu’un grondement puissant résonne au-dessus de leur tête. Le chemin de randonnée passe en effet par une galerie d’arcades directement sous les deux voies ferrées. Le pont a été construit au XIXe siècle, suite à la décision de la Confédération de faire passer l’axe ferroviaire entre Genève et le lac de Constance par Fribourg. Il fallait pour cela traverser la vallée de la Sarine, profonde de 80 mètres. En raison de l’électrification du réseau ferroviaire suisse, le viaduc a été renforcé par des arcs en béton dans les années 1920. L’utilisation de la structure métallique du premier pont pour la construction du second relevait à l’époque de la prouesse technique. Une fois arrivé au bout du viaduc, l’itinéraire prend à gauche en direction de Schiffenen. Le chemin suit dès lors les rives du lac du même nom. Un regard en arrière permet d’admirer une dernière fois l’élégant viaduc de loin avant de poursuivre le long d’abruptes parois de molasse, de l’autre côté du lac, en direction de l’ermitage de la Madeleine. Entre 1680 et 1708, deux ermites y ont creusé de grandes grottes dans le grès, qui peuvent être visitées l’été. Le chemin entre ensuite dans la vallée Stilles Tal, près de Guin, un lieu idyllique pour faire une pause. Des coins grillades et un double toboggan original se trouvent sur l’itinéraire qui mène à la baie du lac. La salle de concert Bad Bonn se trouve un peu plus loin. Son nom rappelle l’hôtel de cure qui existait là avant d’être immergé suite à la construction du barrage de Schiffenen dans les années 1960. A Allenlüften, le magasin de ferme est parfait pour s’offrir une glace avant de continuer jusqu’à Schiffenen et à son camping.
Randonnée d'automne au Lichtenstein avec vue sur la vallée du Rhin N° 2188
Fläsch — Balzers, St. Katrinabrunna • GR

Randonnée d'automne au Lichtenstein avec vue sur la vallée du Rhin

Non, la forêt de cette randonnée n’est pas en feu, sauf en automne bien sûr, lorsque les cimes des arbres brillent dans de belles nuances d’orange et de jaune. Mais le qualificatif «flamboyant» lui va comme un gant. En 1985, un incendie de forêt – le plus grand de l’histoire du Liechtenstein – s’est en effet déclaré sur la butte entre St. Luzisteig et Balzers. Il a été déclenché par l’armée suisse, qui effectuait un exercice de tir sur la place d’armes de St. Luzisteig alors que le foehn soufflait fort, entraînant des étincelles. Le feu du Guschawald n’a pu être éteint que la nuit suivante. Il s’est propagé jusqu’à 30 mètres de Balzers. Cette randonnée de montagne traverse l’ancienne zone incendiée. Comme le vent souffle parfois assez fort, il faut prévoir de bons vêtements. De Fläsch, on monte dans la forêt de Steigwald par une pente douce jusqu’à St. Luzisteig. Les amateurs d’histoire y visiteront le musée militaire avant de gravir une petite route de gravier assez raide et sinueuse. On peut faire une pause près de la tour de Guscha, sans pouvoir y monter. Après 400 mètres de dénivelé, on atteint l’ancienne colonie Walser de Guscha. En été, la petite auberge est ouverte le week-end; sinon, une jolie buvette accueille les gens de passage. Techniquement, la descente est plus intéressante et exigeante et se déroule sur un étroit sentier de montagne. Lors du premier quart d’heure, il faut traverser une pente raide, en se tenant à des cordes sur un tronçon bref mais très pentu. Le Guschatobel est imposant, tout comme la forêt, jeune et pourtant sauvage. A 753 mètres d’altitude, on entre au Liechtenstein, sans que cela ne soit visible. La randonnée se termine enfin à St. Katharinen-brunnen avec sa réserve naturelle et une source de bordure naturelle. Balzers n’est plus très loin.
Randonnée idyllique à travers le Churz- et le Langloch jusqu'à Schaffhouse N° 2192
Thayngen — Schaffhausen, Schweizersbild • SH

Randonnée idyllique à travers le Churz- et le Langloch jusqu'à Schaffhouse

Thayngen, c’est presque l’Allemagne: peu importe la direction, la frontière est proche. Le logo de la Deutsche Bahn trône à la gare et le plus gros employeur de la région est Knorr, la marque traditionnelle d’origine allemande. Mais contrairement aux produits Knorr, souvent considérés à tort comme un bien culturel helvétique, Thayngen est bel et bien suisse, même si la commune schaffhousoise se trouve à l’extrémité du pays. Et les indicateurs de direction jaunes le prouvent. L’un pointe vers Schaffhouse depuis la gare. Le chemin traverse d’abord le village, puis longe la Biber. Un sentier didactique lèche les berges, consacré bien entendu au castor (Biber en allemand), qui a repris ses quartiers sur le cours d’eau renaturé. A Hüttenleben, le chemin s’éloigne de l’eau et grimpe la colline du Lohningerbuck directement jusqu’au fossé du Churzloch. Comme le Langloch qui vient ensuite, il s’agit d’une «vallée sèche», profondément creusée dans la roche calcaire. Elle a été formée par les eaux de fonte des glaciers de l’ère glaciaire. Bien qu’elles se soient depuis en partie remplies à nouveau de sable et de gravier, les deux petites vallées sont aussi idylliques qu’étonnantes pour les randonneuses et randonneurs. Après le Langloch, l’itinéraire dépasse plusieurs mares et marais dans le Schlossholz, avant que le chemin ne sorte de la forêt en dessous du château d’Herblingen. Cet édifice du Moyen Age, qui est une propriété privée, n’est pas ouvert au public. Les statues de pierre accompagnent toutefois le chemin de randonnée pédestre pendant un moment en direction de Schaffhouse. Sur les deux derniers kilomètres, un autre site de reproduction pour les amphibiens d’importance nationale est à découvrir au niveau de Moos-Buck ainsi qu’une grotte préhistorique à Dachsebüel. Cette dernière était utilisée comme site funéraire il y a 6000 ans. De la grotte, l’arrêt de bus Schaffhausen, Schweizersbild n’est plus qu’à un saut de puce.
Randonnée du Wildspitz au Zugerberg N° 2191
Sattel — Zugerberg • ZG

Randonnée du Wildspitz au Zugerberg

Le Wildspitz (littéralement, la «pointe sauvage») n’est ni particulièrement sauvage, ni particulièrement pointu, mais cette montagne de 1580 mètres d’altitude à la frontière entre les cantons de Schwyz et Zoug est une destination intéressante. La vue sur les Alpes et les lacs de Suisse centrale est époustouflante. Et un restaurant sympathique y est installé. Il se mérite toutefois avec une belle montée de quelque 800 mètres de dénivelé depuis la gare de Sattel-Aegeri. La randonnée démarre en traversant le village, puis grimpe par les prairies abruptes et les forêts du flanc sud-est du Rossberg. La chaîne de montagnes, dont le Wildspitz est le point culminant, accompagne la première partie de la randonnée. Halsegg est équipé d’une table d’orientation impressionnante, mais aussi d’une auberge de montagne, du Musée Dufour et d’un vaste bunker. La randonnée continue plus ou moins sur l’arête, passant par le Wildspitz pour aller jusqu’au Gnipen. C’est de là que partit l’éboulement tragique de Goldau en 1806. Le chemin prend alors une autre direction, vers le nord-ouest, en direction du Zugerberg. La descente depuis le Gnipen est ardue et présente plusieurs passages sécurisés par des cordes et des marches en métal. Ensuite, le terrain redevient plus agréable. L’itinéraire passe par des forêts mixtes, des tourbières ainsi que la chapelle Buschenchäppeli. La vue est dominée par le Rigi, le Pilate et le lac de Zoug. Plus on se rapproche du Zugerberg, plus la forêt est «meublée» avec des sentiers de découverte, des places de jeux et des coins repos. Au Zugerberg, difficile de rater les bâtiments de l’Institut Montana, un internat notamment fréquenté par le fondateur de Swatch, Nicolas Hayek. La station du funiculaire Zugerbergbahn se trouve un peu en dessous de l’école.
Randonnée raide au col du Bogartenlücke N° 2190
Wasserauen — Brülisau • AI

Randonnée raide au col du Bogartenlücke

L’Alpstein, dans le pays d’Appenzell, est l’une des régions les plus fréquentées de Suisse. Le Säntis et son sommet à 2502 mètres d’altitude attirent depuis longtemps les cortèges de randonneuses et randonneurs. La première auberge a ouvert au sommet en 1846; 40 ans plus tard, des plans pour un train sur le Säntis étaient élaborés. Il aurait conduit d’Appenzell au sommet, en passant par Wasserauen, la vallée de Seealp et Meglisalp. Faute de financement, il n’a jamais vu le jour. Les personnes appréciant le calme choisiront plutôt un itinéraire à l’écart des quelque 20 auberges de montagne pour leur randonnée. Le circuit par le col du Bogartenlücke en est un. Et il se mérite autant qu’il vaut le détour. Le chemin est incroyablement raide et éreintant sur de vastes tronçons, mais jamais exposé. La récompense réside dans l’abondante nature primitive et les vues grandioses. Le fossé sauvage et romantique de Hüttentobel, avec ses gorges et ses cascades, marque le début. Une fois à Klein Hütten, les muscles sont chauds et la montée est désormais ininterrompue. Le Bogartenlücke forme un passage étroit entre l’alpe Siegl et le sommet Marwees. Il se caractérise par sa grande falaise, évoquant l’un des menhirs portés par Obélix. Côté vallée, le regard plane sur le pays d’Appenzell jusqu’au lac de Constance et à l’Allgäu. Dans l’autre direction, c’est le Säntis qui attire l’oeil. Le col étroit est l’endroit parfait pour la pause de midi. Quant à la descente vers Rheintaler Sämtis, elle semble presque se faire en volant entre les imposantes parois. En bas, le ruisseau Sämtiserbach inaugure la partie tranquille de la randonnée. L’auberge Plattenbödeli est le lieu idéal pour se restaurer encore une fois, car la fin de l’itinéraire, avec le vallon abrupt de Brüeltobel et la petite route bitumée jusqu’à Brülisau, demandera des forces.
Randonnée dans l’Eiserne Hand, près de Bâle N° 2189
Riehen — Wyhlen, Schulzentrum • BS

Randonnée dans l’Eiserne Hand, près de Bâle

La randonnée dans l’Eiserne Hand, près de Bâle, plonge dans un chapitre sombre de la Seconde Guerre mondiale. La bande de territoire suisse s’étendant vers l’Allemagne telle une main n’était alors pas clôturée et offrait ainsi une chance à de nombreux réfugiés d’échapper aux persécutions nazies. Cette randonnée à la frontière va de la gare de Riehen à Lörrach, en suivant la voie ferrée. A l’époque, les réfugiés sautaient ici des fenêtres du train. Si les douaniers les attrapaient, ils étaient renvoyés à leur funeste destin. Aujourd’hui, le lieu commémoratif dans l’ancienne maison des gardiens de ligne de l’Inzlingerstrasse rappelle leur histoire. L’itinéraire monte aux jardins familiaux du Lerchengsang par le Steingrubenweg et le Bischoffweg. La vue s’ouvre sur la vallée du Wiesental, jusqu’au château de Rothelin après Lörrach et au paysage vallonné de la Forêt-Noire. De retour sur le chemin de randonnée pédestre balisé, il faut prendre le raccourci à la première bifurcation, tout droit par un chemin agricole vers la ferme Maienbühlhof, qui accueillit naguère de nombreux réfugiés. Le chemin continue derrière la ferme. A l’orée de la forêt, à la borne no 74, l’itinéraire emprunte le sentier non balisé à droite, qui suit les bornes frontières. A la borne no 64, on quitte le sommet de l’Eiserne Hand à droite, et donc la Suisse. Le chemin forestier mène à Inzlingen. L’itinéraire traverse le village par la Sonnhalde et arrive au château d’eau. De là, il grimpe par le Planetenweg en suivant les losanges jaunes, repasse la frontière et offre une belle vue au niveau du restaurant Waldrain avant d’arriver à l’église St. Chrischona. De retour en Suisse, la randonnée se poursuit à droite dans le fossé sauvage du Wyhlengraben. Les losanges guident jusqu’aux ravissantes cascades Ruschbachfälle. La randonnée traverse enfin la vallée Ruschbachtal en direction de Wyhlen, d’où le bus ramène à Bâle.
Randonnée dans la Vallée Onsernone: forêts et ruines tessinoises N° 2187
Spruga — Comologno, Paese • TI

Randonnée dans la Vallée Onsernone: forêts et ruines tessinoises

A l’automne, les forêts de la Valle Onsernone ressemblent à une mer ondoyante de couleurs éclatantes, dont les hameaux accrochés à la pente émergent telles des îles. Spruga, le village le plus reculé de la vallée, est un point de départ idéal pour plonger dans la nature sauvage. Une route forestière bitumée, mais interdite au trafic motorisé, mène en descente sur le versant gauche de la vallée, en direction de la frontière italienne. La marche de 40 minutes à pied peut être vue comme une méditation introductive. Première destination: les Bagni di Craveggia, des bains thermaux historiques en plein air, dans la zone frontalière inhabitée entre la Suisse et l’Italie. L’installation en partie délabrée a été reconstruite et permet de s’accorder un bain dans une eau à près de 30 degrés. La station thermale est en accès libre et gratuite. Hormis les bassins, une petite chapelle et une aire de pique-nique, il n’y a ici aucune infrastructure. Les montagnes sauvages et escarpées dans le fond de la vallée, côté italien, valent elles aussi le détour. Le tracé exact de la frontière ne peut qu’être deviné et on la traverse sans le réaliser. Sur le chemin, une caserne abandonnée des carabinieri indique que la région n’a pas toujours été aussi paisible. Il va quasi sans dire que des chemins de contrebande passaient autrefois par ici. Le retour le long de la rive droite de l’Isorno regroupe tous les ingrédients d’une randonnée tessinoise: il est étroit, raide, solitaire, mais pas dangereux. L’important est de garder la météo à l’œil. La pluie peut rendre les petits affluents infranchissables. Une fois revenu sur la rive gauche de l’Isorno, le chemin de montagne passe à côté des ruines d’anciens hameaux, grimpant d’abord en douceur, puis abruptement en direction de Comologno. C’est là que s’achève la randonnée, avec une vue grandiose sur toute la vallée.
Randonnée alpine : Un peu d’histoire au Grand-Saint-Bernard N° 2186
Col du Grand-Saint-Bernard • VS

Randonnée alpine : Un peu d’histoire au Grand-Saint-Bernard

Ce parcours traverse un paysage magique entre d’imposants sommets glaciaires et des lacs à l’eau transparente. Des sentiers de contrebande audacieux, des chemins muletiers historiques et des parties d’escalade faciles offrent suspense et variété. Depuis le col, on passe devant l’hospice, les chenils et la station inférieure d’un ancien téléski pour suivre le chemin de randonnée balisé rouge-blanc-rouge vers le nord-ouest. On atteint un petit plateau lacustre avant de gravir une pente rocheuse toujours plus raide jusqu’à la plateforme panoramique où subsiste en partie l’ancienne station supérieure de la Petite Chenalette. La progression devient alors plus difficile, ce qui décourage la majorité des gens et les incite à faire demi-tour. Le long de l’arête, le chemin balisé blanc-bleu-blanc descend dans une petite entaille. Equipé de quatre échelles, un passage d’escalade facile s’étire sur le flanc sud jusqu’au sommet de la Grande Chenalette. Vient alors un terrain bien praticable, au nord-ouest, le long de la crête jusqu’à la Pointe de Drône. La vue sur le plateau des lacs de Fenêtre est fantastique. On suit maintenant l’arête ouest à la descente en escaladant aisément des blocs jusqu’à la Fenêtre d’en Haut. Des marches et un câble métallique aident pour quelques passages délicats. On retrouve un sentier et on poursuit sur la crête jusqu’à la Fenêtre de Ferret. Là, il faut tourner à gauche et descendre vers le sud sur territoire italien. Par endroits, il est difficile de distinguer le sentier mais des cairns permettent de s’orienter. On rejoint bientôt la route du col près des chalets d’alpage de Montagna Baou. On choisit l’ancienne voie romaine parallèle, on passe devant la grande statue de Saint-Bernard après une montée et on rejoint le point de départ par un sentier d’altitude.
Sur la Via Spluga, traverser une gorge étroite pour atteindre le col du Splügen N° 2185
Isola (Italia), Paese — Splügenpass, Berghaus • GR

Sur la Via Spluga, traverser une gorge étroite pour atteindre le col du Splügen

Il existait en Suisse, au début du XXe siècle, des projets de développement massif de la navigation. L’ingénieur Pietro Caminada avait imaginé un tunnel à travers le col du Splügen. L’idée était de transporter les bateaux jusqu’à Isola, en Italie, par un système d’écluses, puis, de là, de leur faire traverser un tunnel de 15 kilomètres jusqu’aux gorges de la Roffla, peu avant Andeer. La voie navigable d’un total de 600 kilomètres prévue entre Gênes et Bâle n’a jamais vu le jour, faute de financement. Cette randonnée permet de mieux s’imaginer la pièce maîtresse de cette vision, la construction d’une voie navigable à travers les Alpes. En suivant les panneaux de la Via Spluga, on passe en cinq heures environ d’Isola au lac de barrage de Montespluga, puis on rejoint l’auberge du Splügen en passant par le col. Le bus ne circulant que rarement de «Splügen, Dorf» à «Isola (Italia), Paese», il est conseillé d’arriver la veille. Toujours en légère montée, on rejoint le petit hameau de Soste, où l’on voit des ânes dans un pré, des mélèzes et des épicéas offrant de l’ombre et où l’on entend des torrents en arrière-plan. Puis vient la partie la plus raide: la gorge se rétrécit toujours plus, le chemin est parfois en lacets, le dernier tronçon avant le lac est même taillé dans la roche. En passant par le mur du barrage, on rejoint le côté ouest du lac de Montespluga. Un joli chemin riverain mène à un haut plateau humide s’ouvrant devant le village de Montespluga. Les jolies maisons colorées s’étirent le long de la route du col. Un dernier espresso avant de se diriger vers le col en entendant pour la première fois les voitures et les motos. En une heure, on atteint le col à 2114 mètres d’altitude, et donc la Suisse. La descente vers l’auberge du col du Splügen prend un quart d’heure environ.
Fieschertal panoramique N° 2174
Lax — Fiesch • VS

Fieschertal panoramique

Pas besoin de grimper très haut pour ce chemin panoramique, qui offre des vues superbes sur la vallée de Conches. De plus, il est accessible plus tôt au printemps et plus tard à l’automne que ses semblables en altitude. Du village valaisan de Lax, en passant par la ligne sommitale de la Furka, il faut faire quelque 200 mètres de dénivelé positif par des prairies irriguées pour arriver à l’Altbach. Une fois le cours d’eau atteint, l’altitude varie peu et le chemin mène tranquillement à Fieschertal en surplombant la vallée. Laggera étant le nom local de ce chemin populaire, il est toujours signalé sur les indicateurs de direction. Le chemin longe parfois directement la Fiescherwyssa et la Laggerwyssa, deux bisses qui ont acheminé l’eau de la vallée du Fieschertal jusqu’aux prairies de Fiesch et de Lax pendant des siècles. Après de nombreuses années à sec, l’eau coule à nouveau partiellement dans les canaux. Ils sont d’agréables compagnons pour les randonneuses et randonneurs qui remontent leur cours paisible. Des épicéas et des mélèzes imposants ombragent le chemin. Régulièrement, la vue s’ouvre sur le village d’Ernen et son église blanche proéminente, sur les hôtels de Fiesch ou encore sur les prairies où paissent des moutons à nez noir et des ânes gris. Au-dessus de Fieschertal – qui est aussi le nom d’un village – l’eau du bisse coule dans un canal en bois remarquable. Le chemin de randonnée pédestre le suit sur une passerelle nouvellement construite. Il quitte ensuite le cours d’eau pour descendre abruptement dans la vallée. De Fieschertal, on évolue directement sur les berges du Wysswasser pour rejoindre Fiesch, avant de traverser le cours d’eau et d’arriver au village de vacances par l’Alt Chirchwäg. Quelques granges ancestrales sur pilotis bordent encore ce chemin. Peu avant le village, il est possible d’observer le ballet des parapentistes qui atterrissent, ainsi que la façon dont le train du Matterhorn Gotthard Bahn maîtrise les virages étroits sur son parcours.
Chemin ardu au Hoch Fulen N° 2173
Kilcherberg — Haldi • UR

Chemin ardu au Hoch Fulen

Entre la vallée du Schächental, aux doux versants ensoleillés, et celle du Maderanertal, étroite et sauvage, se trouve un paysage alpin qui a hérité des deux. D’un côté, d’abruptes pentes herbeuses, un sous-sol calcaire érodé et des rochers qui tombent fréquemment des parois escarpées. De l’autre, des prairies verdoyantes, où retentissent les cloches, et un lac scintillant. La randonnée de Kilcherberg, au-dessus de Silenen, à Haldi bei Schattdorf, se mérite. Ce ne serait pas le canton d’Uri si le chemin ne se mettait pas immédiatement à grimper; 900 bons mètres de dénivelé séparent la station supérieure du téléphérique Chilcherberge et l’alpage du lac Seewli. Au début de la montée, l’itinéraire traverse de splendides prairies qui, lors du printemps alpin, se transforment en de véritables tableaux de Monet et concerts de la nature. Cette randonnée de sept heures est bien longue et, avec un arrêt à la jolie cabane Seewlialp, peut être effectuée confortablement en deux étapes. Il est ainsi possible de profiter du coucher de soleil sur le Spannort et le Krönten en toute quiétude depuis le petit banc situé devant le chalet d’alpage. Plus haut, entre le lieu-dit Stich et la crête Bälmeter Grätli, se trouve la zone la plus sauvage, avec un sous-sol karstique érodé, où le calcaire est parsemé de crevasses étroites et d’arêtes pointues: il faut absolument regarder où l’on met les pieds. Des troupeaux de chamois et des bouquetins arpentent souvent les versants. La descente depuis la Bälmeter Grätli jusqu’à la station supérieure Haldi présente un dénivelé de plus de 1000 mètres. Heureusement, ce tronçon comporte deux auberges de montagne. La dernière partie de la randonnée traverse de vastes et doux pâturages et prairies.
Au sommet du Schilt au-dessus de Glaris N° 2172
Fronalp (GL), Unter Stafel — Bärenboden • GL

Au sommet du Schilt au-dessus de Glaris

Au-dessus des toits de Glaris s’élève une montagne sans prétention: le Schilt. Bien que son sommet ne soit pas des plus exigeants, il est l’une des montagnes les plus appréciées du canton: il offre en effet un panorama sur presque tous les sommets glaronnais et les transports publics permettent d’éviter de nombreux mètres de dénivelé des deux côtés. Pour franchir le Schilt depuis l’auberge Naturfreundehaus Fronalp jusqu’à Äugsten/Bärenboden, il faut compter cinq heures; ce n’est donc pas une promenade. La montée et la descente, de respectivement 1070 et 650 mètres de dénivelé, sont exigeantes. Les personnes disposant d’assez de temps peuvent passer la nuit au départ ou à l’arrivée de la randonnée. Un paysage varié et différents types de terrain attendent les marcheuses et marcheurs. On accède à Fronalp en taxi alpin depuis Näfels-Fronalp (réservation obligatoire). La montée démarre doucement avec un tronçon sur une route d’alpage et des pâturages. Après l’alpe Mittler Stafel, située dans une plaine alluviale, le paysage devient de plus en plus rude et sauvage. Sous le sommet Siwellen, le chemin traverse un impressionnant champ de karst érodé aux arêtes acérées avant d’atteindre le Schilt. Dans la descente, après 1 bon kilomètre, il passe par le col de Rotärd, qui doit son nom au schiste rouge vif. Sur le versant sud du Schilt, des chamois peuvent souvent être aperçus. A l’alpe Begligen, l’itinéraire bifurque en direction du circuit de la Holzflue, à travers la forêt d’Äugstenwald. Le chemin se met alors soudainement à serpenter dans un labyrinthe de trous, de bosses et de rochers. Dans la descente du sentier didactique, l’itinéraire traverse à nouveau un paysage karstique et passe devant une forêt argentée et ses centaines de troncs d’arbres scintillants, avant d’arriver à la station supérieure du téléphérique menant à Ennenda.
Lagh dal Teo cristallin N° 2171
Sfazù, Fermata • GR

Lagh dal Teo cristallin

Un peu à l’écart, le haut plateau Al Teo s’avère être une perle peu fréquentée, qui surplombe le Valposchiavo. Deux jolis lacs de montagne et un étang se blottissent dans la vaste cuvette au pied du Piz dal Teo. Le sommet, haut de 3047 mètres, ressemble aux dessins de montagnes que font les enfants, avec des flancs aux pentes improbables. Cela lui a d’ailleurs valu son nom: il cache en effet le mot latin taeda, qui désigne le sapin, ainsi que le flambeau par extension, qui correspondent bien à la forme de la montagne. Le groupe de lacs de montagne Lagh dal Teo est accessible par un circuit de randonnée très varié. Du point de départ Sfazù, il mène d’abord au hameau de Terzana, dans le Val da Camp. Le démarrage en douceur est suivi d’une montée abrupte: un palier boisé haut de 300 mètres permet d’accéder au paysage marécageux de Munt da San Franzesch. De là, l’itinéraire continue sur une pente plus douce, en passant par le restaurant de montagne Aurafreida pour entrer dans le Val dal Teo. Un cirque naturel grandiose trône à l’extrémité supérieure de la petite vallée, avec un lac de montagne aux eaux cristallines: le Lagh dal Teo inférieur. Les traces de chemin et les sentiers de terre battue mènent à son autre bout, où une nouvelle terrasse permet de monter au second lac. Il révèle un troisième petit lac voisin, qui devrait plutôt être qualifié d’étang en raison de sa taille modeste. Abrupte et revêche, la chaîne de montagnes dont fait partie le Piz dal Teo s’élève au-dessus du petit groupe de lacs. Vu de près, le sommet ne pourrait être plus imposant. La perspective sur le lointain Piz Palü forme un contraste saisissant avec cet environnement proche et sauvage. Il faut d’abord emprunter le chemin de la montée pour rejoindre la vallée. A l’Aurafreida, le circuit prend une petite route d’alpage vers Mota, où il poursuit vers Festignani en passant par le ravissant restaurant de montagne Pisceo, pour arriver enfin à Sfazù.
Au centre de la Suisse N° 2170
Käserstatt — Melchsee-Frutt • OW

Au centre de la Suisse

Voir le centre de la Suisse est une bonne raison d’entreprendre cette randonnée, dont la richesse fait presque oublier le fameux centre. Mais chaque chose en son temps. La randonnée démarre à Hasliberg Wasserwendi, pour rejoindre Käserstatt en téléphérique. Une courte montée mène au lac Fruttlisee, avant une longue descente dans la vallée du Kleinmelchtal. Plusieurs alpages sont exploités, les prairies sont d’un vert intense et la vue s’ouvre en direction de la Suisse centrale. Le chemin grimpe à nouveau après le bâtiment de l’Obere Rischhütte, pour traverser la forêt et longer le flanc imposant de l’Erlen. Le centre géographique de la Suisse approche: si on découpait une carte de la Suisse et qu’on la plaçait sur une aiguille précisément ici, elle tiendrait en équilibre. Le centre est entouré d’un petit mur en pierres qui a la forme de la Suisse. Des aires de grillades et un restaurant se trouvent à proximité. Il faut maintenant prendre la direction du lac Seefeldsee par le chemin de randonnée de montagne. Ne pas manquer la «salle de concert» et son écho impressionnant. En haut, au Sachsler Seefeld, deux petits lacs invitent à s’arrêter un moment: la zone marécageuse protégée constitue l’habitat de la rare potentille des marais et d’autres plantes. Les grenouilles rousses et les tritons alpestres s’y reproduisent aussi. Du lac, qui ressemble à un cœur vu d’en haut, la randonnée grimpe dans un pierrier abrupt jusqu’au col du Chringengrätli, puis poursuit toujours aussi raide jusqu’au col de l’Abgschütz. Des cales en métal et des chaînes apportent une aide bienvenue. Un petit refuge flanqué de bancs permet d’admirer la vue depuis le col. La destination est désormais visible: les lacs de Melchsee-Frutt scintillent au soleil. Comme le reste de la randonnée, le chemin pour y accéder est en bon état. Le bain rafraîchissant dans le lac Melchsee n’est donc plus qu’une question de temps.