Randonner en Suisse du Sud-Est • Suisse Rando Home

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Le long du Val Müstair N° 0792
Ofenpass — Müstair • GR

Le long du Val Müstair

Les randonneurs qui apprécient les longues marches et le changement seront servis avec l’itinéraire panoramique entre le col de l’Ofen et Müstair. Le système cardio-vasculaire est tout d’abord mis à l’épreuve à Valbella sur un chemin raide mais sans danger. En arrivant sur les hauteurs, les amateurs de sommets seront fascinés par le paysage de pierres, d’éboulis et les forêts de conifères. Les courtes ascensions intermédiaires sont rapidement abordées, et la plus difficile est suivie d’une descente raide qui se sent dans les jambes. Cette variété rend attrayant le trajet au-dessus de la vallée de Dario Cologna. Le champion olympique et champion du monde de ski de fond a en effet grandi à Tschierv. La faune et la flore sont magnifiques. La vue sur la vallée et les villages est aussi impressionnante que celle qui s’étend sur la chaîne de montagnes et l’imposant massif de l’Ortles, symbole distinctif du Tyrol du sud limitrophe. Les différentes localités ont également beaucoup à offrir. Lü, par exemple, était la commune la plus élevée d’Europe, à 1920 mètres d’altitude, jusqu’à la fusion des communes en 2009. Toutes les communes de la vallée de Müstair ont alors fusionné pour devenir «Val Müstair». Lü est un secret d’initiés pour les botanistes et amateurs de la flore: des types rares d’orchidées, des Scrophulariaceae et des plantes médicinales y prospèrent. En raison du ciel dégagé et de l’altitude, la localité accueille l’Alpine Astrovillage, un centre dédié à l’observation des étoiles et à l’astrophotographie. Müstair, le village le plus à l’est de la Suisse, a également de quoi fasciner. Le couvent Saint-Jean, devenu célèbre, fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Piz Languard N° 0832
Alp Languard — Bernina Diavolezza • GR

Piz Languard

Sur les hauteurs de Pontresina trône la majestueuse pyramide du Piz Languard, avec le petit refuge Georgy situé près du sommet. Depuis l’alpe Languard, en lisière de forêt, un sentier tout à fait praticable monte sans s’arrêter jusqu’à l’embranchement menant au sommet. Moyennant quelques litres de sueur, mais avec une vue splendide, il s’élève encore sur 250 mètres jusqu’au refuge Georgy, l’un des hébergements de randonnée les plus hauts de Suisse. De là, un bon sentier, mais exposé sur une courte distance, conduit au sommet lui‑même. Le panorama est époustouflant: des Alpes valaisannes, bernoises et glaronaises jusqu’au massif de la Bernina en passant par la Silvretta, le Weisskugel ou l’Ortler, ce sont des centaines de sommets qui s’offrent au regard – un spectacle particulièrement remarquable au lever ou au coucher du soleil. Le célèbre glacier de Morteratsch possède toujours sa superbe coulée de glace, mais cette langue disparaît à vitesse grand V. Même le Biancograt du Piz Bernina, le Graal de nombreux alpinistes, pourrait perdre de son éclat, mais les premiers rocs victimes de la fonte pourraient briser les élégantes arêtes du massif. Ces phénomènes, liés au réchauffement climatique, peuvent être découverts le long du passionnant sentier climatique reliant Muottas Muragl à l’alpe Languard, en passant par le refuge Segantini. Ce sentier constitue en outre l’une des deux possibilités pour la descente: en allant vers Muottas Muragl ou en faisant une boucle vers l’Alp Languard. Après la descente du sommet, le sentier s’étire au pied de la Crasta Languard, le long des plateaux caillouteux du Fuorcla et du Lej da la Pischa. En chemin, on peut souvent observer des bouquetins du grand troupeau du Piz Albris. Sur les hauteurs fleuries du Val da Fain, il faut encore surmonter un passage légèrement exposé. Ensuite, sans jamais perdre de vue la blancheur massive du Piz Alv, on serpente dans la vallée, sur le chemin, jusqu’au pont sur la Berninabach, et enfin la gare de Diavolezza des Chemins de fer réthiques.
Sur le sentier glaciologique N° 0783
Alp Sardasca • GR

Sur le sentier glaciologique

Le sentier didactique traverse la zone en aval du glacier (dite «marge proglaciaire») de la Silvretta qui, depuis 150 ans, ne cesse de reculer. Ce retrait a fait apparaître sur plus de 1550 mètres un jeune paysage unique en son genre, qui figure à l’Inventaire fédéral des marges proglaciaires et des plaines alluviales alpines. Le long de la boucle de 4 kilomètres, 15 panneaux donnent de nombreuses informations sur les glaciers, le climat et l’homme. Le chemin de randonnée de montagne mène presque jusqu’au glacier de la Silvretta et permet aux marcheurs de contempler de près le très rapide recul des «glaces éternelles». Le parcours dure deux heures, sans compter les arrêts devant les panneaux d’information. A proximité de la cabane Silvretta, des petits lacs de montagne invitent à une baignade avec vue sur le glacier. Il est conseillé de passer la nuit à la cabane, puisque la montée de deux bonnes heures entre l’Alp Sardasca et la cabane correspond à une dénivellation de près de 700 mètres. La terrasse ensoleillée et les environs proches de la cabane se prêtent bien à un arrêt prolongé, et le sentier didactique, l’un des itinéraires régionaux de «La Suisse à pied», se parcourt plus agréablement le lendemain, lorsque l’on est bien reposé. Une fois de retour à l’Alp Sardasca, on peut prendre le temps de boire une boisson fraîche au bar à sirops avant que le taxi de la société Gotschna ne nous emmène à Klosters.
A travers la gorge de Viamala N° 0785
Zillis — Thusis • GR

A travers la gorge de Viamala

La randonnée de Zillis à Thusis conduit le randonneur au cœur de la gorge de Viamala et se divise en deux parties. Celle entre Zillis et le kiosque de Viamala est plus courte et plus facile. Outre la visite de l’église St‑Martin, on peut découvrir de beaux bâtiments anciens à Zillis et Reischen. Mais c’est au niveau du pont suspendu «Punt de Suransuns», sous le pont de la route nationale au‑dessus du Rhin postérieur, que l’ingénierie moderne atteint son apogée. Peu après, le centre de la gorge ne manquera pas d’impressionner le randonneur, avec ses parois rocheuses atteignant jusqu’à 300 mètres, ses vues spectaculaires en contrebas, ses ponts historiques et son escalier (payant) qui conduit jusqu’aux marmites glaciaires et aux impressionnantes formations rocheuses. On peut terminer la randonnée au niveau du kiosque de Viamala et monter en car postal en direction de Thusis ou Zillis (de mi‑avril à mi‑octobre), ou bien poursuivre en direction du nord jusqu’à Thusis, par ex. par la Veia Traversina. Cette portion de chemin de randonnée de montagne offre quelques parties exposées et franchit un ravin par la passerelle de la Traversina. L’escalier suspendu est la seconde idée de génie de l’ingénieur grison Jürg Conzett. L’élégante construction constituée de câbles d’acier et d’un escalier en bois suspendu en son centre n’est pas à la portée de tous. Une fontaine naturelle, de courts chemins exposés et un ravin enchanté agrémentent les dernières montées et descentes du parcours. La clairière Saint‑Albin, qui abrita la ruine de l’ancienne chapelle, est particulièrement romantique. Le randonneur qui a le temps se doit de visiter le château de Hohen Rätien avant de continuer via Sils en direction de Thusis.
Fornogletscher N° 0829
Maloja • GR

Fornogletscher

La longue randonnée vers sa langue commence à l’arrêt de Cad'Maté, à Maloja, près d’un haut‑marais et sur l’imposante barre rocheuse qui mène dans le Val Bregaglia et ses célèbres marmites glaciaires. Le chemin très fleuri traverse la plaine, caractérisée par plusieurs vallums morainiques recouverts, de la fin de l’ère glaciaire, jusqu’au pont sur l’Orlegna. Le bassin de retenue aménagé ici offre une protection contre les crues qui très importante pour le Val Bregaglia. Après 1 heure 15 de marche, voici le ravissant Lägh da Cavloc, idéal pour une halte. Entouré de roches moutonnées boisées, de haut‑marais et d’alpages, ce lac est une cuvette creusée par le glacier. Le chemin se dirige ensuite presque à plat vers l’intérieur de la vallée par des forêts clairsemées. La zone en bordure du massif granitique du Val Bregaglia présente un grand intérêt géologique. Le long de la rivière, on trouve des pierres de différents types et notamment le granit typique de la région, qui contient de grands feldspaths. A Plan Canin, le chemin se sépare en direction du Val Muretto et du Vadrec del Forno. Si la vallée était jusqu’alors plutôt jolie, le paysage devient de plus en plus minéral, composé surtout d’éboulis et de roche. En 1850, la langue du glacier descendait jusqu’à 2040 mètres mais depuis, elle s’est retirée de plus de 2,5 kilomètres! La dernière partie de la montée, de la porte du glacier à la cabane del Forno (CAS), assez exposée (présence de câbles d’acier), offre une vue sur le paysage de haute altitude et passe par des parois formées de blocs de pierre. De la cabane, on peut rentrer par le bel itinéraire du chemin des crêtes (T4) qui passe sous les Pizzi dei Rossi et rejoint le Val Muretto. Sans l’ascension vers la cabane, la randonnée est raccourcie d’1 heure 30 environ (difficulté: T2).
Avec les enfants à la cabane Coaz N° 0796
Stn Murtèl — Roseg • GR

Avec les enfants à la cabane Coaz

Cette randonnée panoramique de deux jours vers la cabane Coaz est intéressante, et pas seulement pour les familles. Elle débute à la station intermédiaire du téléphérique de Corvatsch, sur des chemins relativement plats et larges où les enfants pourront prendre de l’avance. La première heure ne présente aucune difficulté si ce n’est une courte montée sur la fin pour rejoindre le refuge de Fuorcla Surlej qui offre une vue magnifique sur le Piz Bernina et les montagnes environnantes. A partir de là, le chemin se rétrécit et est jalonné de ruisseaux, généralement dotés de passerelles en bois. Du fait de ces nombreux cours d’eau, mieux vaut prévoir davantage de temps avec des enfants. La cabane Coaz, trônant majestueusement sur le glacier de Roseg, est visible de loin, mais il reste encore un bon bout de chemin à faire le long du versant. Le deuxième jour, la randonnée se poursuit par la descente vers le lac glaciaire, plus éprouvante car parsemée de grosses pierres. Même si le chemin n’est jamais vraiment exposé ni dangereux, il convient là encore de prévoir suffisamment de temps. Si, la veille, les marmottes ne se sont pas montrées, c’est maintenant l’occasion de les observer. Le coin en regorge! A l’extrémité du lac glaciaire, un banc invite à faire une pause avant d’entamer la dernière étape vers l’hôtel Roseg. Celle‑ci peut en effet paraître longue sur le lit asséché de la rivière. Quelle chance qu’une calèche attende devant l’hôtel pour reconduire les randonneurs fatigués à Pontresina.
La Via Romantica dans le Parc Ela N° 0754
Hst. Wiesen — Filisur • GR

La Via Romantica dans le Parc Ela

Un étonnant chemin a été aménagé entre le hameau Walser de Jenisberg et Filisur. Il part de la gare de Wiesen, près du viaduc homonyme, le plus haut pont en maçonnerie des Chemins de fer rhétiques et passe par des ravines, des amas d’éboulis et des couloirs d’avalanche. Après un détour de cinq minutes par cet ouvrage historique, on revient en arrière pour passer devant la gare, poursuivre vers le nord et franchir le pont de pierre qui surplombe le profond ravin de la Landwasser. On monte ensuite par de grands contours, longtemps accompagnés par le grondement du torrent, qui se fait très fort dans un long virage d’où la vue sur les profondeurs et le viaduc est grandiose. Après une heure de marche environ, voici Jenisberg, minuscule village Walser habité toute l’année. Le joli restaurant Gässälibeiz offre un en-cas de midi simple et du gâteau fait maison. A la sortie du hameau, un chemin étroit mais bien aménagé longe le versant jusqu’à Filisur. Le bruit de l’eau et la vue sur la Landwasser sont à nouveau présents. Après un passage dans la forêt, puis par des éboulis glissants, les marcheurs dominent l’impressionnant Drostobel. En traversant ce passage exposé et spectaculaire, on pense aux audacieux planificateurs, constructeurs et responsables de l’entretien de ce sentier pédestre. Voici pour la dernière fois de la journée le viaduc qui se dessine comme en filigrane. Peu après ce point fort de la randonnée, l’Älpelti, son grill, sa table et ses bancs invitent à une halte. On accède à l’emplacement de Schönboden, peu éloigné et doté lui aussi de foyers pour grillades et de bancs, en passant par une forêt marécageux humides et d’autres zones d’éboulis. Le dernier tronçon de chemin passe devant les ruines de Greifenstein et au-dessus du tunnel hélicoïdal des Chemins de fer rhétiques pour redescendre à Filisur. Il existe aussi un chemin direct mais raide.
Le Freiberg Chärpf, dans le canton de Glaris N° 0757
Mettmen — Unter Ämpächli • GL

Le Freiberg Chärpf, dans le canton de Glaris

Dans le pays de Glaris, entre les rivières Sernf et Linth, s’élève un massif montagneux, le Freiberg Chärpf, qui se distingue par le charme de ses paysages et une histoire particulière. La journée commence par un trajet en bus de Schwanden à Chis, puis en téléphérique jusqu’à la Mettmen‑Alp. Le chemin pédestre longe le lac artificiel de Garichti et monte vers les rochers de Widerstein, où se pratique l’escalade. Il s’élève ensuite lentement au Wildmadfurggeli. Le site offre une vue superbe sur la plus ancienne zone de protection de la faune sauvage d’Europe, le Freiberg Chärpf . Malgré l’interdiction de chasser la faune, édictée en 1548 dans le but de la protéger de l’extinction, des dispositions spéciales permettaient de contourner la loi. L’une d’entre elles était la coutume des chamois de noces: un couple de Glaris qui se mariait entre la Saint‑Jacques (25 juillet) et la Saint‑Martin (11 novembre) avait droit à deux chamois du Freiberg pour son repas de noces. Comme la population de chamois était décimée, ces dispositions furent abrogées en 1792. Cette histoire a inspiré la sculptrice glaronnaise Tina Hauser qui a créé des oeuvres pour un sentier de onze stations. Elles sont placées en partie le long du chemin de randonnée, au‑dessus du plateau des lacs de Wildmad, un lieu magnifique pour le pique‑nique. C’est d’ici que l’on a la plus belle vue sur les Tschingelhörner et le célèbre trou de Saint‑Martin. La descente passe par le Gelbchopf et la Chüebodenalp, puis à travers une forêt clairsemée et des pâturages jusqu’à Unter Ämpächli, où un restaurant de montagne moderne permet aux marcheurs affamés de se servir de pâtes, soupes ou salades. Ils descendent ensuite en télécabine à Elm, où l’ancienne championne de ski Vreni Schneider débuta son incroyable carrière et où l’on produit l’Elmer‑Citro, la plus célèbre limonade de Suisse.
VERS LES LACS DE SURETTA AU-DESSUS DE SPLÜGEN N° 0693
Splügen • GR

VERS LES LACS DE SURETTA AU-DESSUS DE SPLÜGEN

Il suffit de partir de Splügen (GR) pour ressentir tout de suite l’histoire de ce village de col. Pendant des siècles, marchands, artistes et voyageuses y ont fait halte, avant de poursuivre leur route à travers les Alpes. Aujourd’hui encore, la localité se distingue par ses maisons patriciennes, ses anciens entrepôts et son église baroque réformée. Peu après la sortie du village, le chemin qui mène aux lacs Under Surettasee et Ober Surettasee bifurque de la route du col et traverse en lacets la forêt Fugschtwald ombragée. La vue s’ouvre régulièrement sur la vallée du Rhin. Au bout de 90 bonnes minutes, la forêt s’éclaircit et l’itinéraire traverse des marais et des terrains alpins jusqu’à l’alpage Rhäzünscher. Il passe ensuite par un impressionnant paysage rocailleux, avant d’atteindre le haut plateau et les lacs de Suretta en 2 heures et 40 minutes. Un paysage de montagne idyllique et serein se déploie au bord du lac supérieur. Une petite cabane non gardée peut être réservée pour la nuit. Des places assises invitent à faire une pause et les personnes qui en ont envie peuvent tenter une sortie en barque. Par temps clair, les sommets environnants se reflètent à la surface de l’eau, du Seehorn au Surettahorn. Après cette halte fortifiante, la descente commence. Les 200 premiers mètres de dénivelé se font sur le même chemin, puis l’itinéraire bifurque en direction d’Isabrüggli. On atteint alors la route du col du Splügen, où se trouve un arrêt de bus. De l’autre côté de la route, le chemin continue via Bodmastafel et suit l’axe de transit historique, la ViaSpluga, accompagné du murmure du ruisseau Hüscherabach, pour revenir à Splügen. Pour refaire le plein d’énergie en chemin, il est possible de s’arrêter à l’alpage Danatz, où du fromage de montagne fait maison et des boissons rafraîchissantes sont disponibles dans le réfrigérateur en libre-service.
Haute Engadine N° 0695
Sils im Engadin/Segl — Furtschellas Mittelstation • GR

Haute Engadine

Le point de départ de cette randonnée de montagne est Sils‑Maria, son but est la télécabine de Furtschellas (ou dans le sens opposé si l’on préfère marcher à la descente). Le sentier en zigzags bien raide qui traverse la forêt de sapins commence derrière la maison de Nietzsche, près de l’Hotel Edelweiss. Le chemin passe près de hauts‑marais et de prairies, et monte à travers la forêt jusqu’au point de vue de Marmorè. D’ici, la vue sur le lac de Sils, jusqu’à Maloja, la presqu’île de Chastè et Isola est superbe. On suit ensuite le chemin à flanc de coteau qui part sur la gauche et monte vers les pâturages de l’Alp Munt. Après une brève ascension, on voit déjà le Lej Sgrischus. Difficile de trouver, pour la halte de midi, un site plus beau que ce lac pourtant baptisé «horrible», dont l’eau est vert‑bleue. Avant de repartir, il faudrait absolument monter au Piz Chüern (20 min). La vue panoramique sur le Fextal vaut le déplacement. De retour près du lac, nous reprenons dans le sens opposé le chemin emprunté lors dela montée, mais seulement jusqu’aux panneaux indicateurs. D’ici, le chemin part vers le nord, vers Plaun da las Furtschellas. Nous passons devant de petits lacs anonymes et par des pierriers, puis montons à nouveau après le troisième lac. En contrebas du Piz Grialetsch s’ouvre une vue plongeante sur les lacs de la Haute‑Engadine, jusqu’à Saint‑Moritz. Suit alors une descente escarpée jusqu’à un embranchement. Poursuivre vers le nord, contourner un monticule arrondi: voici, en bas et au loin, la terrasse du restaurant La Chüdera de la station de Furtschellas. En cinq minutes, la télécabine nous ramène dans la vallée. Il faut encore un petit quart d’heure à pied pour rejoindre la place du village.
Prix Rando 2012, 3e rang N° 0752
Stn. Reichenau-Tamins • GR

Prix Rando 2012, 3e rang

Depuis novembre 2010, ce qui était jusqu’à maintenant réservé aux Chemins de fer rhétiques est aussi accessible aux marcheurs. Il est en effet possible de suivre les gorges du Rhin aux formations rocheuses à la fois bizarres et impressionnantes sur un chemin long de quelque 14 kilomètres, entre Reichenau et la station de Trin. On doit à l’éboulement de Flims le fait que les gorges du Rhin comptent aujourd’hui parmi les paysages alpins les plus variés. Les nouvelles infrastructures installées font de cette excursion pédestre une aventure tout à fait unique. La boucle commence soit à la station inférieure de Reichenau‑Tamis ou à l’arrêt de bus «Isla» de Reichenau, là où le Rhin antérieur et le Rhin postérieur se rejoignent. Le chemin mène les randonneurs dans le sens opposé à l’écoulement du Rhin antérieur, passe par deux viaducs‑passerelles en bois directement au‑dessus de la rive du Rhin sauvage, en direction de la station de Trin. Le pont suspendu «Punt Ruinaulta» long de 100 mètres permet de traverser le Rhin à la hauteur de la station de Trin d’un pas léger et élégant. Sur l’autre rive, du côté de Bonaduz, une place de repos et un foyer pour les grillades invite au repos. Suite alors une montée raide mais brève, avant que les randonneurs ne traversent une réserve naturelle offrant des vues impressionnantes, en contrebas, sur le cours du Rhin. Le chemin mène aux ruines de Wackenau et à la plate‑forme panoramique voisine, où la vue sur les gorges du Rhin récompense des efforts accomplis. Le chemin retourne à Reichenau à travers la forêt de Bonaduz.
Retour aux sources du tourisme thermal N° 0700
Stn. Scuol-Tarasp • GR

Retour aux sources du tourisme thermal

Scuol a une longue tradition thermale. Une vingtaine de sources d’eau minérale jaillissent dans la région. On mentionne ce liquide convoité dès le XIVe siècle, avant même que le célèbre médecin Paracelse fasse connaître les eaux de Scuol dans toute l’Europe. La construction de la route durant la deuxième moitié du XIXe siècle a permis l’apogée du tourisme thermal. C’est en ce temps‑là qu’ont vu le jour la buvette (Büvetta)¹ et l’ancien établissement de cure de Bad Tarasp¹, auxquels nous accédons après 20 minutes de promenade au bord de l’Inn. La Büvetta, construite entre 1874 et 1876 par Bernhard Simon, est fermée à cause du danger d’éboulements, mais peut être admirée sans risque de l’autre rive. Tout près, on trouve l’établissement de cure ouvert en 1865. Ses deux ailes latérales recourbées et son parc lui donnent une allure de château. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux hôtes éminents soient venus en cure de toute l’Europe - la reine Victoria aurait, entre autres, séjourné ici en 1870. L’immense bâtiment pouvait accueillir 300 curistes. S’il est actuellement vide, des projets de réaffectation sont toutefois en cours. Après avoir traversé l’Inn, notre itinéraire nous conduit à travers bois jusqu’à Tarasp, via Florins. Après être passés devant le château* que l’on voit de loin, emblème de la vallée, nous longeons deux lacs (Lai da Tarasp/Lai Nair) en amont. Notre balade nous fait passer par Vulpera et traverser les gorges de la Clemgia, à la fois romantiques et sauvages, avant de nous ramener à Scuol. De l’imposant pont (Punt Ota), on a une vue imprenable sur l’église réformée¹ du XVIe siècle, qui trône, majestueuse, sur une colline surplombant l’Inn.
Cascades N° 0684
Monstein — Sertig Dörfli • GR

Cascades

Le bus no 10 ou les Chemins de fer rhétiques relient Davos à Glaris, d’où le bus no 7 mène les visiteurs à Monstein. Le village typique des Walser compte encore de nombreux greniers et des toits couverts de bardeaux. Après avoir goûté dans l’un des cafés à la bière de la brasserie la plus haute d’Europe la Monsteiner Bier, il est temps d’emprunter le beau chemin vers l’Oberalp qui traverse des forêts de mélèzes. On rejoint par un itinéraire court mais raide l’Alp Fanezmeder, connue pour sa flore très riche. L’ascension se poursuit, parfois sans chemin, jusqu’à la Fanezfurgga, un passage situé au nord du Chrachenhorn. Après un temps de repos sur la Furgga, il faut descendre par le Ducantal. Vers la fin, une petite montée nous attend, suivie d’une nouvelle descente raide dans le Sertigtal, où les rivières Ducan et Chüealp se rejoignent. Un petit détour par la chute est conseillé. La rivière Ducan se précipite en trois temps dans une gorge ombragée avant de serpenter à travers le Sertigtal. Après cet itinéraire exigeant, l’agréable fraîcheur de l’eau jaillissante est la bienvenue. A partir de la cascade, on rejoint aisément par une route destinée au transport de marchandises les villages de Sand, ou, un peu plus loin, de Sertig Dörfli. Ce dernier est l’un des buts d’excursion les plus fréquentés des alentours de Davos, ce qui se comprend bien. La ravissante petite église date de 1699, mais les Walser s’établirent dans la vallée glaciaire au XIIIe siècle déjà. Il est très agréable de se désaltérer dans ce petit village, entouré d’un superbe cirque de montagnes, en attendant le bus qui ramène marcheurs et visiteurs à Davos Platz.
Val Poschiavo N° 0688
Pescia Bassa — Le Prese • GR

Val Poschiavo

Après le viaduc hélicoïdal de Brusio, la petite route carrossable bifurque vers l’ouest, à Campascio, dans le Val dal Saent. Le taxi passe par Cavaione, «le plus récent village de Suisse» puis roule vers l’alpage de Pescia Bassa, dans le fond de la vallée. Ce sera le point de départ de la randonnée de deux jours qui mène, par le Rifugio Anzana, au col homonyme, à la frontière avec l’Italie. Vue imprenable, en bas, sur la Valteline, et, en face, sur les Alpes bergamasques! Le col était autrefois un lieu de contrebande apprécié par lequel passaient cigarettes et café. Le chemin pédestre nouvellement balisé permet de rejoindre, sur l’autre versant, les lacs cachés en contrebas du Piz Combul (2900 m). Pas moins de sept lacs se sont installés là où le glacier a rongé la pierre. Les deux plus grands se nomment Lagh da la Regina (lac de la reine) et Lagh dal Mat (lac du fou). Un bain offre un rafraîchissement bienvenu avant la descente vers les alpages de Pescia Alta et Li Piani. On peut dormir sur ce deuxième alpage et monter rapidement, le lendemain, au col Tre Croci (2348 m), qui offre une vue impressionnante sur les sommets de Zuppo, Bellavista, Piz Palü et leurs glaciers. Le chemin descend ensuite, en serpentant, dans le Val Mürasc. Un chamois et son faon, surpris, sautent tout près. Plus bas paissent des vaches, des moutons et des chevaux. Au‑dessous de l’Alp Mürasc, un chemin raide traverse une forêt de sapins et rejoint le Lago di Poschiavo. Quel contraste entre la promenade le long de la rive sud et le paysage alpin du Val dal Saent!
Chemin d’altitude du schabziger N° 0689
Habergschwänd — Glarus • GL

Chemin d’altitude du schabziger

Le parcours d’altitude complet, de Habergschwänd à Glaris, est de 13 kilomètres. Le chemin didactique proprement dit (chemin d’altitude du schabziger) et ses dix panneaux d’information n’en compte que la moitié. A Habergschwänd, suivre les panneaux pour Mullerenberg. Par une montée raide dans la forêt, on rejoint l’alpage de Mittlist Nüen, un site panoramique. Sur un itinéraire agréablement ondulé, le chemin contourne le versant jusqu’au panneau Im Dürren. Le chemin didactique du schabziger retourne dans la forêt puis, après la Chrampfegg, descend vers le Sattelboden, d’où l’on a un très beau coup d’œil sur la région de Glaris. Le chemin se fait plus étroit, plus sauvage et passe devant de hautes parois rocheuses. Puis vient le haut‑plateau du Mullerenberg, au‑dessus duquel se détache le Fronalpstock; sur le versant opposé, le Rautispitz et le Glärnisch se dressent dans le ciel. Le sentier traverse des prairies fleuries et rejoint les maisons de Mullern. Non loin de là, à la station 5 du chemin d’altitude, on peut voir une machine qui, il y a plus d’un siècle déjà, pressait les portions de sérac pour leur donner leur forme typique de cylindre. En passant devant les maisons de vacances du Meieli et d’autres panneaux d’information, on rejoint la route carrossable qui mène à l’auberge du Fronalpstock et à la Maison des Amis de la nature. Un dernier regard sur la plaine de la Linth, jusqu’à l’Oberland zurichois et sur l’arrière‑pays glaronnais, jusqu’au Tödi. Compter deux petites heures pour rejoindre Glaris.
La descente de la Bernina N° 0679
Bernina Suot — St. Moritz / S. Murezzan • GR

La descente de la Bernina

Le train des chemins de fer rhétiques nous emmène de Samedan en direction de Tirano. On peut aller aussi loin que l’on veut sans crainte du retour, la Via Albula/Bernina (itinéraire régional No 33 de la «Suisse à pied») permet, en effet, de rejoindre Saint‑Moritz à partir de toutes les stations de la ligne de la Bernina. Si l’on choisit cette variante de la Via Bernina, il faut descendre du train à Bernina Suot où un fort vent matinal nous accueille. Si d’aventure vous avez raté la merveilleuse vue sur le Piz Bernina et sur le glacier de Morteratsch, vous ne tarderez pas à vous rattraper. La randonnée longe le ruisseau Ova da Bernina dans le sens du courant jusqu’à ce que les eaux paisibles se transforment en torrent avec ses cascades grondantes et ses marmites glaciaires. A Morteratsch, une vue spectaculaire s’offre sur le glacier éponyme. On distingue bien les moraines latérales qui ont raclé le flanc de la montagne et l’on ne peut que songer à la masse de glace qui existait à l’origine. Aujourd’hui, on compte 53 minutes pour atteindre la langue de glace, une durée qui ne cesse de s’allonger d’année en année, comme l’indiquent, chiffres à l’appui, les panneaux d’information consacrés à la fonte du glacier. Nous poursuivons notre route en direction de Pontresina, la ligne chemin de fer à portée de vue, comme tous les trains rouges qui l’empruntent. Le sifflement de la locomotive et la pente douce nous incitent à marcher avec entrain. Près de la station Fda Punt Muragl‑Staz, notre chemin tourne à gauche pour s’enfoncer dans la forêt. Il borde alors des marais avant d’atteindre une clairière et le lac Lej da Staz. L’endroit est idéal pour faire une dernière petite pause avant de continuer le long de la rive du Lej da San Murezzan jusqu’à Saint‑Moritz, ville mondaine et destination du jour.
Piz Spadla N° 0614
Vnà — Sent • GR

Piz Spadla

Le Piz Spadla, c’est la promesse d’une superbe randonnée sur les crêtes et de l’ivresse des sommets une fois parvenu en haut de cette montagne à la forme pyramidale. Quelques passages difficiles assurés par des chaînes donnent quelques sueurs froides, mais les montagnards entraînés les apprécieront. Le départ de l’itinéraire a lieu soit à Vnà, le petit village qui surplombe la vallée principale, soit à l’Hôtel Val Sinestra, situé plus loin dans la vallée du même nom. Les deux lieux sont accessibles en car postal. On peut aussi effectuer la première partie de la randonnée, jusqu’au Hof Zuort, la veille au soir. Après Hof Zuort, le chemin monte dans le Val Laver. A la hauteur de Tiral environ, l’itinéraire balisé bifurque en direction de Fuorcla Spadla. De cette dépression, les traces d’un sentier mènent sur la crête, le Fil Spadla, en direction du nord‑est et de l’est. Il faut contourner un sommet rocheux arrondi. Des chaînes ont été installées pour assurer ce passage. La plus haute élévation est le point 2936.3 sur le Fil Spadla. Le Piz Spadla n’est en effet qu’un sommet secondaire, où convergent cependant trois arêtes. La descente se fait par l’est, jusqu’au Piz Spadla, puis suit la crête vers le sud‑est. Vient alors le passage le plus délicat de la randonnée. A l’aide de chaînes, il faut descendre quelques marches de pierre, en ayant le pied sûr et une absence totale de vertige. L’itinéraire se poursuit jusqu’au point 2654 et redescend en zigzag, entre des paravalanches, jusqu’à un large chemin qui mène à Sent.
Hôtels romantiques N° 0620
S-chanf • GR

Hôtels romantiques

En 2009, Ladina Florineth et Christian Klainguti ont rénové avec beaucoup de goût et de soin une maison engadinoise d’émigrants revenus au pays, en respectant les structures existantes tout en apportant une belle note contemporaine! Ce bijou figure à juste titre dans le livret de Patrimoine suisse: «Les plus beaux hôtels de Suisse». Comme prélude à un séjour à la Villa Flor, on pourra marcher une demi‑heure le long de l’Inn jusqu’à Zuoz, où les amateurs de douceurs perdront tous leurs moyens à la vue de la vitrine de la Pastizaria Café Klara. Ou alors on parcourra les magnifiques salles de la maison, en s’asseyant sur le sofa rouge du salon, en feuilletant les ouvrages de la bibliothèque, en montant à la terrasse sur le toit et en admirant le ciel saturé d’étoiles ou en profitant – tout seul ou à deux – de l’une des sept belles chambres … Le lendemain (il faut du courage pour quitter le lit confortable, la belle salle de bains, le délicieux petit‑déjeuner), la propriétaire propose de se rendre à l’Alp Griatschouls (zone de repos de la faune). Bien qu’il ne s’agisse pas d’un sentier de randonnée d’hiver officiel, le chemin est bien tracé et les indicateurs (prévoir un peu plus de temps que ce qui est indiqué) mènent bien au but: après un début de randonnée agréable, le chemin monte en pente raide et nécessite de bonnes chaussures. Cet effort permet de gagner rapidement de l’altitude. A partir d’Acla Laret, on avance soit à plat, soit en légère montée à travers la forêt hivernale enchanteresse. La limite de la forêt est franchie, la cabane (fermée) de l’Alp Griatschouls apparaît, dans un lieu où règne le calme absolu. Le retour se fait par le même chemin et offre une vue grandiose sur la vallée.
Stelserberg N° 0622
Stels, Hof de Planis • GR

Stelserberg

Le Stelserberg, au-dessus de Schiers, dans le Prättigau, est un but d’excursion idéal pour les raquetteurs. Sur ce vaste haut-plateau, formé par les glaciers, chacun trouvera un parcours à sa convenance. Le point de départ des itinéraires balisés est l’hôtel et le centre de cours Hof de Planis à Stels. A 50 mètres en contrebas se situe le départ – et l’arrivée – de deux pistes au bon enneigement qui passent, en une à deux heures environ, par Nigglisch Wis ou Mottis. D’autres itinéraires plus modestes débutent à l’arrêt du car postal Mottis, non loin de l’auberge du même nom. Ceux qui n’aiment pas se presser choisiront ici une boucle plus ou moins grande sur le vaste haut-plateau du Stelserberg. Les pistes montent légèrement sur de vastes étendues parsemées d’épicéas et de bouleaux. Une boucle très appréciée passe par les zones de hauts-marais protégés de Fulried et du lac Stelser (1668 m), où fleurissent en été des nénuphars blancs, ce qui est unique en son genre en Suisse à cette altitude! En hiver, on évitera de marcher sur la rive fragile du lac en voie de comblement et on optera pour la petite route enneigée qui mène à l’auberge du bord du lac (fermée), via Junker. On peut ensuite emprunter ce qui est une piste de luge et un chemin de randonnée, ou rentrer à l’auberge Mottis en suivant la crête vers le sud-ouest. Tout en cheminant, on profite de vues magnifiques sur les montagnes calcaires sauvages du Rhätikon et les sommets enneigés, au relief plus doux, situés entre le Mattjisch Horn et le Hochwang.
Via Capricorn N° 0607
Glaspass — Turrahus • GR

Via Capricorn

La randonnée du Glaspass à Turrahus traverse la région d’origine des Walser, dans la vallée de Safien, en empruntant le nouvel itinéraire Walserweg Graubünden et le Via Capricorn. Depuis l’arrêt du car postal sur le Glaspass, on suit la petite route vers Inner Glas et descend par la «Stäga» (escalier) historique, qui était la seule liaison ouverte toute l’année pour les Walser, vers Safien Platz. Dans le «Spensa», on trouvera des spécialités locales comme le fromage ou les saucisses, avant de prendre le chemin balisé vers les hameaux de Camana. Peu après, on atteint Camanaboda, avec son musée folklorique de Safien. Une variante fait le détour par Camaner Hütta. Cet alpage unique en son genre, avec son architecture typique de Safien, est un exemple concret de la construction traditionnelle en bois des Walser. On y trouve toutes les constructions typiques de la région, de la cabane d’alpage à la chambre à coucher en passant par l’étable, et l’on pourra également admirer plusieurs toits dont les bardeaux ont été récemment remplacés. A travers de verts pâturages et la forêt du Bawald, le chemin rejoint l’extrémité de la vallée, où se trouve l’église de «Taller Chilcha». En suivant la Rabiusa, on atteint bientôt l’auberge de montagne de Turrahus, où l’on pourra passer la nuit ou prendre le car postal. Il est possible de rejoindre ou quitter cet itinéraire à plusieurs endroits (voir carte d’excursions).
Saucisses et balades N° 0610
Maloja — Casaccia • GR

Saucisses et balades

Le sentier pédestre passe devant sa ferme. Mais il faut avoir entendu parler de lui et ne pas manquer le petit panneau qui présente ses produits: jambon, coppa, salami, lard, viande des Grisons, saucisses à rôtir et saucisses au foie de l’Engadine. Renato Giovanoli est surtout connu pour ses «salsiz». Après avoir frappé à la grande porte, on le trouvera peut‑être à l’arrière du bâtiment, dans son atelier. Sur la table attendent des boyaux lavés et le mélange qui permet de fabriquer les salsiz: deux tiers de porc, un tiers de boeuf, du sel, du poivre, du vin et des épices, dont la composition est secrète. Un secret qu’il tient de son grand‑père qui ouvrit la boucherie lors des débuts du tourisme en Engadine, à la fin du XIXe siècle, alors qu’à Maloja, le comte de Renesse faisait construire l’Hôtel Palace. Les salsiz, ces saucisses sèches fumées des Grisons, sont l’en‑cas idéal pour cette randonnée vers le Piz Lunghin. Pour être sûrs que Renato Giovanoli pourra nous en vendre, il vaut mieux lui téléphoner à l’avance. Derrière sa ferme, dans le hameau de Pila, on gravit la pente raide. Un regard derrière soi permet d’admirer le lac de Sils, les montagnes et leurs glaciers. Au Lägh dal Lunghin, la plus grande partie de la montée est faite. Il faut suivre les balisages par des pentes sablonneuses et des éboulis jusqu’au col Lunghin, où l’Inn, mais aussi la Julia et la Maira, prennent leur source: le col est une ligne departage des eaux; chacune des trois rivières ira se jeter dans une mer différente. Le chemin longe brièvement des affluents de la Julia et de la Maira jusqu’au col de Septimer, d’où l’on suit l’ancien sentier muletier vers Casaccia, le village le plus haut du Val Bregaglia.
Dischma N° 0631
Davos Dorf • GR

Dischma

Lorsqu’on se rend à Davos aujourd’hui, on ne peut se représenter l’aspect que présentait cette haute vallée dans un passé relativement récent. En effet, il y a 150 ans à peine, outre l’église et les quelques dizaines de maisons qui l’entouraient, il n’y avait que prairies, pâturages et quelques fermes éparses. Mais la métamorphose fut fulgurante. En 1868, on y construisit le premier sanatorium et en 1890, le premier train entra en gare. Les pensions et les établissements de cure y poussèrent comme des champignons. Au~ jourd’hui, Davos est devenue une des plus grosses stations de sports d’hiver de Suisse. Le passage de l’agriculture au tourisme se reflète également dans l’exploitation des forêts alentour. L’établissement des Walser au 13e siècle dans la vallée supérieure concorde avec l’exploitation intensive des forêts. Ces dernières furent dé~ boisées, on fit paître des vaches et des chèvres sur leur emplacement et elles fournirent du bois de construction et de chauffage. Or, en 1496 déjà, la commune promulgua le premier décret visant à limiter la surexploitation forestière. Son succès fut mitigé puisque la surexploitation se poursuivit de sorte que, au milieu du 19e siècle, les forêts étaient encore clairsemées, comparé à au~ jourd’hui. Ce n’est qu’en 1873, à la suite de crues destructrices, qu’on commença à exploiter la forêt de façon plus pérenne. Dischma est la plus calme et la plus intacte des trois grandes vallées au sud de Davos, Sertig, Dischma et Flüela. La randonnée traverse les forêts de Büelen et de Chaiseren et rejoint un des plus beaux points de vue sur la vallée effilée. Cerise sur le gâteau: l’ascension fait moins de 500m et, peu avant la moitié du parcours, on peut s’arrêter dans une sympathique auberge pour y déguster une bonne bière fraîche, une salade croquante ou une authentique «Teufischnitte» (croûte au fromage 3 étages).
Jardins N° 0504
Preda — Soglio • GR

Jardins

Le village de Soglio, dans le Val Bregaglia, doit son importance historique et culturelle au pouvoir de la famille von Salis qui établit son principal lieu de séjour sur les terrasses de cette étroite vallée. La Casa Battista, qui est aujourd’hui l’hôtel Palazzo Salis, témoigne bien de l’éclat de cette famille aristocratique qui, en 1701, transforma la maison de maître en un palais baroque et le jardin en un superbe espace vert. Chemins tracés symét~ riquement entre des stations fleuries entourées de haies: c’est là un ravissant jardin baroque que l’on n’aurait guère imaginé à cette altitude. Un bel escalier qui surplombe la ruelle du village permet d’accéder directement du Palazzo au jardin. Les marcheurs s’y introduiront par une porte latérale l’après‑midi. La famille von Salis avait acquis au XVe siècle déjà des terrains dans le Val Madris. Elle faisaitfranchir à ses bêtes le col de Prasgnola, à 2700 mètres, pour les faire paître sur les alpages randonnée se déroule dans le sens opposé. On s’évitera trois heures de marche en rejoignant Preda, de Cröt, en taxi privé. Jusqu’à l’alpe Sovräna, tout au fond du Val Madris, le chemin est encore assez plat, puis suit une forte montée. La bifurcation qui franchit le ruisseau et rejoint le Val da la Prasgnola est bien indiquée. Une fois sur les hauteurs du col, on voit les toits de Castasegna, 2000 mètres plus bas. L’escalier de pierre, «il trapet», dont la construction fut longue et difficile, offre l’accès le plus spectaculaire et le plus pénible au Val Bregaglia, et témoigne de l’existence d’un sentier alpin historique.
Schatzalp et Strelapass N° 0572
Schatzalp • GR

Schatzalp et Strelapass

À 300 m au‑dessus de Davos, la Schatzalp jouit d’une terrasse ensoleillée et orientée plein sud. Depuis Davos Platz, le funiculaire ne met que quatre minutes pour atteindre le sommet. À l’arrivée, l’imposant hôtel «Schatzalp», joyau d’art nouveau, rappelle une autre époque. Si l’on était en 1924, on y rencontrerait Thomas Mann, qui passait du temps dans ce sanatorium de luxe et venait y chercher l’inspiration pour son roman «La montagne magique». Mais aujourd’hui encore, ces aiguilles et ces cimes font rêver. Nos enta~ mons notre randonnée en direction de Podes~ tatenalp. Après un début facile, le sentier grimpe jusqu’à Latschüelfurgga. Heureusement, les champs et les grands espaces sont distrayants si bien qu’on ne souffre pas trop de l’ascension. D’autant qu’à chaque pas gravi, la vue se dégage un peu plus. Sur la droite, on aperçoit le dôme du Schiahorn, qui trône derrière le col de Strelapass et où de nombreux sentiers attirent les randonneurs. Arrivé à Latschüelfurgga, on a atteint le sommet de l’itinéraire: 2400 m d’altitude. Le chemin panoramique «Mittelbünden», qui commence à Davos, serpente jusqu’à Latschüel~ furgga, traverse la Furgga et redescend de l’autre côté, sur Arosa. Notre itinéraire, lui, demeure à la même altitude et bifurque vers le lac Strelasee, la Strelaalp pour atteindre finalement le Strelapass (étymologiquement, le col des sorcières). À présent, une pause bien méritée s’impose au restaurant, d’où la vue alpine, notamment sur le Schiahorn, est grandiose. On y observe même souvent des bouquetins. Ensuite, on redescend sur la Schatzalp. Gare à la pente, mieux vaut sortir les bâtons. Arrivé à la Schatzalp, on peut soit se féliciter d’avoir terminé la marche, soit s’essayer à la luge d’été. Émotions fortes garanties!