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La Via Romantica dans le Parc Ela N° 0754
Hst. Wiesen — Filisur • GR

La Via Romantica dans le Parc Ela

Un étonnant chemin a été aménagé entre le hameau Walser de Jenisberg et Filisur. Il part de la gare de Wiesen, près du viaduc homonyme, le plus haut pont en maçonnerie des Chemins de fer rhétiques et passe par des ravines, des amas d’éboulis et des couloirs d’avalanche. Après un détour de cinq minutes par cet ouvrage historique, on revient en arrière pour passer devant la gare, poursuivre vers le nord et franchir le pont de pierre qui surplombe le profond ravin de la Landwasser. On monte ensuite par de grands contours, longtemps accompagnés par le grondement du torrent, qui se fait très fort dans un long virage d’où la vue sur les profondeurs et le viaduc est grandiose. Après une heure de marche environ, voici Jenisberg, minuscule village Walser habité toute l’année. Le joli restaurant Gässälibeiz offre un en-cas de midi simple et du gâteau fait maison. A la sortie du hameau, un chemin étroit mais bien aménagé longe le versant jusqu’à Filisur. Le bruit de l’eau et la vue sur la Landwasser sont à nouveau présents. Après un passage dans la forêt, puis par des éboulis glissants, les marcheurs dominent l’impressionnant Drostobel. En traversant ce passage exposé et spectaculaire, on pense aux audacieux planificateurs, constructeurs et responsables de l’entretien de ce sentier pédestre. Voici pour la dernière fois de la journée le viaduc qui se dessine comme en filigrane. Peu après ce point fort de la randonnée, l’Älpelti, son grill, sa table et ses bancs invitent à une halte. On accède à l’emplacement de Schönboden, peu éloigné et doté lui aussi de foyers pour grillades et de bancs, en passant par une forêt marécageux humides et d’autres zones d’éboulis. Le dernier tronçon de chemin passe devant les ruines de Greifenstein et au-dessus du tunnel hélicoïdal des Chemins de fer rhétiques pour redescendre à Filisur. Il existe aussi un chemin direct mais raide.
Le Freiberg Chärpf, dans le canton de Glaris N° 0757
Mettmen — Unter Ämpächli • GL

Le Freiberg Chärpf, dans le canton de Glaris

Dans le pays de Glaris, entre les rivières Sernf et Linth, s’élève un massif montagneux, le Freiberg Chärpf, qui se distingue par le charme de ses paysages et une histoire particulière. La journée commence par un trajet en bus de Schwanden à Chis, puis en téléphérique jusqu’à la Mettmen‑Alp. Le chemin pédestre longe le lac artificiel de Garichti et monte vers les rochers de Widerstein, où se pratique l’escalade. Il s’élève ensuite lentement au Wildmadfurggeli. Le site offre une vue superbe sur la plus ancienne zone de protection de la faune sauvage d’Europe, le Freiberg Chärpf . Malgré l’interdiction de chasser la faune, édictée en 1548 dans le but de la protéger de l’extinction, des dispositions spéciales permettaient de contourner la loi. L’une d’entre elles était la coutume des chamois de noces: un couple de Glaris qui se mariait entre la Saint‑Jacques (25 juillet) et la Saint‑Martin (11 novembre) avait droit à deux chamois du Freiberg pour son repas de noces. Comme la population de chamois était décimée, ces dispositions furent abrogées en 1792. Cette histoire a inspiré la sculptrice glaronnaise Tina Hauser qui a créé des oeuvres pour un sentier de onze stations. Elles sont placées en partie le long du chemin de randonnée, au‑dessus du plateau des lacs de Wildmad, un lieu magnifique pour le pique‑nique. C’est d’ici que l’on a la plus belle vue sur les Tschingelhörner et le célèbre trou de Saint‑Martin. La descente passe par le Gelbchopf et la Chüebodenalp, puis à travers une forêt clairsemée et des pâturages jusqu’à Unter Ämpächli, où un restaurant de montagne moderne permet aux marcheurs affamés de se servir de pâtes, soupes ou salades. Ils descendent ensuite en télécabine à Elm, où l’ancienne championne de ski Vreni Schneider débuta son incroyable carrière et où l’on produit l’Elmer‑Citro, la plus célèbre limonade de Suisse.
Lacs de montagne N° 0693
Splügen • GR

Lacs de montagne

De Coire, on rejoint Splügen en car postal. Les randonneurs suivent le panneau indiquant les lacs de Suretta et bifurquent à gauche, en‑dehors du village, au niveau du premier virage à droite de la route du col. Le sentier pédestre tourne et monte constamment à travers la forêt (Fugschtwald), en offrant ça et là des vues sur le village et le versant opposé. Après une heure trente de marche, le premier passage raide est derrière soi et un banc nous tend les bras. On quitte alors une zone boisée pour un beau paysage marécageux. L’itinéraire mène jusqu’au point 2066 (Räzünscher Alp), puis le chemin se perd par instants dans un désert de pierres. Les balisages permettent heureusement de suivre la bonne direction. On peut contourner les fragments rocheux qui bloquent le chemin et rejoindre en quelque 40 minutes les lacs de Suretta. Le lac supérieur se prête bien à un pique‑nique, car on peut notamment s’asseoir devant la cabane non gardiennée. Les plus courageux peuvent faire un tour sur le lac en bateau à rames, tandis que les autres se reposent et profitent du calme absolu. La descente passe à nouveau par le panneau indicateur, au point 2066, mais cette fois, nous suivons la direction d’Isabrüggli, où se trouve un arrêt de bus, le long de la route du col du Splügen (rares courses entre Splügen et l’Italie). De l’autre côté de la route, le chemin mène en une bonne demi‑heure à Splügen, en passant par Bodmenstafel et le pont en marbre. Sur ce tronçon, le chemin de randonnée suit la Via Spluga inaugurée en 2001. Une fois à Splügen, pourquoi ne pas faire un petit tour du village et un arrêt à l’hôtel «zum Weissen Kreuz», une ancienne auberge de muletiers¹?
Haute Engadine N° 0695
Sils im Engadin/Segl — Furtschellas Mittelstation • GR

Haute Engadine

Le point de départ de cette randonnée de montagne est Sils‑Maria, son but est la télécabine de Furtschellas (ou dans le sens opposé si l’on préfère marcher à la descente). Le sentier en zigzags bien raide qui traverse la forêt de sapins commence derrière la maison de Nietzsche, près de l’Hotel Edelweiss. Le chemin passe près de hauts‑marais et de prairies, et monte à travers la forêt jusqu’au point de vue de Marmorè. D’ici, la vue sur le lac de Sils, jusqu’à Maloja, la presqu’île de Chastè et Isola est superbe. On suit ensuite le chemin à flanc de coteau qui part sur la gauche et monte vers les pâturages de l’Alp Munt. Après une brève ascension, on voit déjà le Lej Sgrischus. Difficile de trouver, pour la halte de midi, un site plus beau que ce lac pourtant baptisé «horrible», dont l’eau est vert‑bleue. Avant de repartir, il faudrait absolument monter au Piz Chüern (20 min). La vue panoramique sur le Fextal vaut le déplacement. De retour près du lac, nous reprenons dans le sens opposé le chemin emprunté lors dela montée, mais seulement jusqu’aux panneaux indicateurs. D’ici, le chemin part vers le nord, vers Plaun da las Furtschellas. Nous passons devant de petits lacs anonymes et par des pierriers, puis montons à nouveau après le troisième lac. En contrebas du Piz Grialetsch s’ouvre une vue plongeante sur les lacs de la Haute‑Engadine, jusqu’à Saint‑Moritz. Suit alors une descente escarpée jusqu’à un embranchement. Poursuivre vers le nord, contourner un monticule arrondi: voici, en bas et au loin, la terrasse du restaurant La Chüdera de la station de Furtschellas. En cinq minutes, la télécabine nous ramène dans la vallée. Il faut encore un petit quart d’heure à pied pour rejoindre la place du village.
Prix Rando 2012, 3e rang N° 0752
Stn. Reichenau-Tamins • GR

Prix Rando 2012, 3e rang

Depuis novembre 2010, ce qui était jusqu’à maintenant réservé aux Chemins de fer rhétiques est aussi accessible aux marcheurs. Il est en effet possible de suivre les gorges du Rhin aux formations rocheuses à la fois bizarres et impressionnantes sur un chemin long de quelque 14 kilomètres, entre Reichenau et la station de Trin. On doit à l’éboulement de Flims le fait que les gorges du Rhin comptent aujourd’hui parmi les paysages alpins les plus variés. Les nouvelles infrastructures installées font de cette excursion pédestre une aventure tout à fait unique. La boucle commence soit à la station inférieure de Reichenau‑Tamis ou à l’arrêt de bus «Isla» de Reichenau, là où le Rhin antérieur et le Rhin postérieur se rejoignent. Le chemin mène les randonneurs dans le sens opposé à l’écoulement du Rhin antérieur, passe par deux viaducs‑passerelles en bois directement au‑dessus de la rive du Rhin sauvage, en direction de la station de Trin. Le pont suspendu «Punt Ruinaulta» long de 100 mètres permet de traverser le Rhin à la hauteur de la station de Trin d’un pas léger et élégant. Sur l’autre rive, du côté de Bonaduz, une place de repos et un foyer pour les grillades invite au repos. Suite alors une montée raide mais brève, avant que les randonneurs ne traversent une réserve naturelle offrant des vues impressionnantes, en contrebas, sur le cours du Rhin. Le chemin mène aux ruines de Wackenau et à la plate‑forme panoramique voisine, où la vue sur les gorges du Rhin récompense des efforts accomplis. Le chemin retourne à Reichenau à travers la forêt de Bonaduz.
Retour aux sources du tourisme thermal N° 0700
Stn. Scuol-Tarasp • GR

Retour aux sources du tourisme thermal

Scuol a une longue tradition thermale. Une vingtaine de sources d’eau minérale jaillissent dans la région. On mentionne ce liquide convoité dès le XIVe siècle, avant même que le célèbre médecin Paracelse fasse connaître les eaux de Scuol dans toute l’Europe. La construction de la route durant la deuxième moitié du XIXe siècle a permis l’apogée du tourisme thermal. C’est en ce temps‑là qu’ont vu le jour la buvette (Büvetta)¹ et l’ancien établissement de cure de Bad Tarasp¹, auxquels nous accédons après 20 minutes de promenade au bord de l’Inn. La Büvetta, construite entre 1874 et 1876 par Bernhard Simon, est fermée à cause du danger d’éboulements, mais peut être admirée sans risque de l’autre rive. Tout près, on trouve l’établissement de cure ouvert en 1865. Ses deux ailes latérales recourbées et son parc lui donnent une allure de château. Il n’est donc pas étonnant que de nombreux hôtes éminents soient venus en cure de toute l’Europe - la reine Victoria aurait, entre autres, séjourné ici en 1870. L’immense bâtiment pouvait accueillir 300 curistes. S’il est actuellement vide, des projets de réaffectation sont toutefois en cours. Après avoir traversé l’Inn, notre itinéraire nous conduit à travers bois jusqu’à Tarasp, via Florins. Après être passés devant le château* que l’on voit de loin, emblème de la vallée, nous longeons deux lacs (Lai da Tarasp/Lai Nair) en amont. Notre balade nous fait passer par Vulpera et traverser les gorges de la Clemgia, à la fois romantiques et sauvages, avant de nous ramener à Scuol. De l’imposant pont (Punt Ota), on a une vue imprenable sur l’église réformée¹ du XVIe siècle, qui trône, majestueuse, sur une colline surplombant l’Inn.
Cascades N° 0684
Monstein — Sertig Dörfli • GR

Cascades

Le bus no 10 ou les Chemins de fer rhétiques relient Davos à Glaris, d’où le bus no 7 mène les visiteurs à Monstein. Le village typique des Walser compte encore de nombreux greniers et des toits couverts de bardeaux. Après avoir goûté dans l’un des cafés à la bière de la brasserie la plus haute d’Europe la Monsteiner Bier, il est temps d’emprunter le beau chemin vers l’Oberalp qui traverse des forêts de mélèzes. On rejoint par un itinéraire court mais raide l’Alp Fanezmeder, connue pour sa flore très riche. L’ascension se poursuit, parfois sans chemin, jusqu’à la Fanezfurgga, un passage situé au nord du Chrachenhorn. Après un temps de repos sur la Furgga, il faut descendre par le Ducantal. Vers la fin, une petite montée nous attend, suivie d’une nouvelle descente raide dans le Sertigtal, où les rivières Ducan et Chüealp se rejoignent. Un petit détour par la chute est conseillé. La rivière Ducan se précipite en trois temps dans une gorge ombragée avant de serpenter à travers le Sertigtal. Après cet itinéraire exigeant, l’agréable fraîcheur de l’eau jaillissante est la bienvenue. A partir de la cascade, on rejoint aisément par une route destinée au transport de marchandises les villages de Sand, ou, un peu plus loin, de Sertig Dörfli. Ce dernier est l’un des buts d’excursion les plus fréquentés des alentours de Davos, ce qui se comprend bien. La ravissante petite église date de 1699, mais les Walser s’établirent dans la vallée glaciaire au XIIIe siècle déjà. Il est très agréable de se désaltérer dans ce petit village, entouré d’un superbe cirque de montagnes, en attendant le bus qui ramène marcheurs et visiteurs à Davos Platz.
Val Poschiavo N° 0688
Pescia Bassa — Le Prese • GR

Val Poschiavo

Après le viaduc hélicoïdal de Brusio, la petite route carrossable bifurque vers l’ouest, à Campascio, dans le Val dal Saent. Le taxi passe par Cavaione, «le plus récent village de Suisse» puis roule vers l’alpage de Pescia Bassa, dans le fond de la vallée. Ce sera le point de départ de la randonnée de deux jours qui mène, par le Rifugio Anzana, au col homonyme, à la frontière avec l’Italie. Vue imprenable, en bas, sur la Valteline, et, en face, sur les Alpes bergamasques! Le col était autrefois un lieu de contrebande apprécié par lequel passaient cigarettes et café. Le chemin pédestre nouvellement balisé permet de rejoindre, sur l’autre versant, les lacs cachés en contrebas du Piz Combul (2900 m). Pas moins de sept lacs se sont installés là où le glacier a rongé la pierre. Les deux plus grands se nomment Lagh da la Regina (lac de la reine) et Lagh dal Mat (lac du fou). Un bain offre un rafraîchissement bienvenu avant la descente vers les alpages de Pescia Alta et Li Piani. On peut dormir sur ce deuxième alpage et monter rapidement, le lendemain, au col Tre Croci (2348 m), qui offre une vue impressionnante sur les sommets de Zuppo, Bellavista, Piz Palü et leurs glaciers. Le chemin descend ensuite, en serpentant, dans le Val Mürasc. Un chamois et son faon, surpris, sautent tout près. Plus bas paissent des vaches, des moutons et des chevaux. Au‑dessous de l’Alp Mürasc, un chemin raide traverse une forêt de sapins et rejoint le Lago di Poschiavo. Quel contraste entre la promenade le long de la rive sud et le paysage alpin du Val dal Saent!
Chemin d’altitude du schabziger N° 0689
Habergschwänd — Glarus • GL

Chemin d’altitude du schabziger

Le parcours d’altitude complet, de Habergschwänd à Glaris, est de 13 kilomètres. Le chemin didactique proprement dit (chemin d’altitude du schabziger) et ses dix panneaux d’information n’en compte que la moitié. A Habergschwänd, suivre les panneaux pour Mullerenberg. Par une montée raide dans la forêt, on rejoint l’alpage de Mittlist Nüen, un site panoramique. Sur un itinéraire agréablement ondulé, le chemin contourne le versant jusqu’au panneau Im Dürren. Le chemin didactique du schabziger retourne dans la forêt puis, après la Chrampfegg, descend vers le Sattelboden, d’où l’on a un très beau coup d’œil sur la région de Glaris. Le chemin se fait plus étroit, plus sauvage et passe devant de hautes parois rocheuses. Puis vient le haut‑plateau du Mullerenberg, au‑dessus duquel se détache le Fronalpstock; sur le versant opposé, le Rautispitz et le Glärnisch se dressent dans le ciel. Le sentier traverse des prairies fleuries et rejoint les maisons de Mullern. Non loin de là, à la station 5 du chemin d’altitude, on peut voir une machine qui, il y a plus d’un siècle déjà, pressait les portions de sérac pour leur donner leur forme typique de cylindre. En passant devant les maisons de vacances du Meieli et d’autres panneaux d’information, on rejoint la route carrossable qui mène à l’auberge du Fronalpstock et à la Maison des Amis de la nature. Un dernier regard sur la plaine de la Linth, jusqu’à l’Oberland zurichois et sur l’arrière‑pays glaronnais, jusqu’au Tödi. Compter deux petites heures pour rejoindre Glaris.
La descente de la Bernina N° 0679
Bernina Suot — St. Moritz / S. Murezzan • GR

La descente de la Bernina

Le train des chemins de fer rhétiques nous emmène de Samedan en direction de Tirano. On peut aller aussi loin que l’on veut sans crainte du retour, la Via Albula/Bernina (itinéraire régional No 33 de la «Suisse à pied») permet, en effet, de rejoindre Saint‑Moritz à partir de toutes les stations de la ligne de la Bernina. Si l’on choisit cette variante de la Via Bernina, il faut descendre du train à Bernina Suot où un fort vent matinal nous accueille. Si d’aventure vous avez raté la merveilleuse vue sur le Piz Bernina et sur le glacier de Morteratsch, vous ne tarderez pas à vous rattraper. La randonnée longe le ruisseau Ova da Bernina dans le sens du courant jusqu’à ce que les eaux paisibles se transforment en torrent avec ses cascades grondantes et ses marmites glaciaires. A Morteratsch, une vue spectaculaire s’offre sur le glacier éponyme. On distingue bien les moraines latérales qui ont raclé le flanc de la montagne et l’on ne peut que songer à la masse de glace qui existait à l’origine. Aujourd’hui, on compte 53 minutes pour atteindre la langue de glace, une durée qui ne cesse de s’allonger d’année en année, comme l’indiquent, chiffres à l’appui, les panneaux d’information consacrés à la fonte du glacier. Nous poursuivons notre route en direction de Pontresina, la ligne chemin de fer à portée de vue, comme tous les trains rouges qui l’empruntent. Le sifflement de la locomotive et la pente douce nous incitent à marcher avec entrain. Près de la station Fda Punt Muragl‑Staz, notre chemin tourne à gauche pour s’enfoncer dans la forêt. Il borde alors des marais avant d’atteindre une clairière et le lac Lej da Staz. L’endroit est idéal pour faire une dernière petite pause avant de continuer le long de la rive du Lej da San Murezzan jusqu’à Saint‑Moritz, ville mondaine et destination du jour.
Piz Spadla N° 0614
Vnà — Sent • GR

Piz Spadla

Le Piz Spadla, c’est la promesse d’une superbe randonnée sur les crêtes et de l’ivresse des sommets une fois parvenu en haut de cette montagne à la forme pyramidale. Quelques passages difficiles assurés par des chaînes donnent quelques sueurs froides, mais les montagnards entraînés les apprécieront. Le départ de l’itinéraire a lieu soit à Vnà, le petit village qui surplombe la vallée principale, soit à l’Hôtel Val Sinestra, situé plus loin dans la vallée du même nom. Les deux lieux sont accessibles en car postal. On peut aussi effectuer la première partie de la randonnée, jusqu’au Hof Zuort, la veille au soir. Après Hof Zuort, le chemin monte dans le Val Laver. A la hauteur de Tiral environ, l’itinéraire balisé bifurque en direction de Fuorcla Spadla. De cette dépression, les traces d’un sentier mènent sur la crête, le Fil Spadla, en direction du nord‑est et de l’est. Il faut contourner un sommet rocheux arrondi. Des chaînes ont été installées pour assurer ce passage. La plus haute élévation est le point 2936.3 sur le Fil Spadla. Le Piz Spadla n’est en effet qu’un sommet secondaire, où convergent cependant trois arêtes. La descente se fait par l’est, jusqu’au Piz Spadla, puis suit la crête vers le sud‑est. Vient alors le passage le plus délicat de la randonnée. A l’aide de chaînes, il faut descendre quelques marches de pierre, en ayant le pied sûr et une absence totale de vertige. L’itinéraire se poursuit jusqu’au point 2654 et redescend en zigzag, entre des paravalanches, jusqu’à un large chemin qui mène à Sent.
Stelserberg N° 0622
Stels, Hof de Planis • GR

Stelserberg

Le Stelserberg, au-dessus de Schiers, dans le Prättigau, est un but d’excursion idéal pour les raquetteurs. Sur ce vaste haut-plateau, formé par les glaciers, chacun trouvera un parcours à sa convenance. Le point de départ des itinéraires balisés est l’hôtel et le centre de cours Hof de Planis à Stels. A 50 mètres en contrebas se situe le départ – et l’arrivée – de deux pistes au bon enneigement qui passent, en une à deux heures environ, par Nigglisch Wis ou Mottis. D’autres itinéraires plus modestes débutent à l’arrêt du car postal Mottis, non loin de l’auberge du même nom. Ceux qui n’aiment pas se presser choisiront ici une boucle plus ou moins grande sur le vaste haut-plateau du Stelserberg. Les pistes montent légèrement sur de vastes étendues parsemées d’épicéas et de bouleaux. Une boucle très appréciée passe par les zones de hauts-marais protégés de Fulried et du lac Stelser (1668 m), où fleurissent en été des nénuphars blancs, ce qui est unique en son genre en Suisse à cette altitude! En hiver, on évitera de marcher sur la rive fragile du lac en voie de comblement et on optera pour la petite route enneigée qui mène à l’auberge du bord du lac (fermée), via Junker. On peut ensuite emprunter ce qui est une piste de luge et un chemin de randonnée, ou rentrer à l’auberge Mottis en suivant la crête vers le sud-ouest. Tout en cheminant, on profite de vues magnifiques sur les montagnes calcaires sauvages du Rhätikon et les sommets enneigés, au relief plus doux, situés entre le Mattjisch Horn et le Hochwang.
Via Capricorn N° 0607
Glaspass — Turrahus • GR

Via Capricorn

La randonnée du Glaspass à Turrahus traverse la région d’origine des Walser, dans la vallée de Safien, en empruntant le nouvel itinéraire Walserweg Graubünden et le Via Capricorn. Depuis l’arrêt du car postal sur le Glaspass, on suit la petite route vers Inner Glas et descend par la «Stäga» (escalier) historique, qui était la seule liaison ouverte toute l’année pour les Walser, vers Safien Platz. Dans le «Spensa», on trouvera des spécialités locales comme le fromage ou les saucisses, avant de prendre le chemin balisé vers les hameaux de Camana. Peu après, on atteint Camanaboda, avec son musée folklorique de Safien. Une variante fait le détour par Camaner Hütta. Cet alpage unique en son genre, avec son architecture typique de Safien, est un exemple concret de la construction traditionnelle en bois des Walser. On y trouve toutes les constructions typiques de la région, de la cabane d’alpage à la chambre à coucher en passant par l’étable, et l’on pourra également admirer plusieurs toits dont les bardeaux ont été récemment remplacés. A travers de verts pâturages et la forêt du Bawald, le chemin rejoint l’extrémité de la vallée, où se trouve l’église de «Taller Chilcha». En suivant la Rabiusa, on atteint bientôt l’auberge de montagne de Turrahus, où l’on pourra passer la nuit ou prendre le car postal. Il est possible de rejoindre ou quitter cet itinéraire à plusieurs endroits (voir carte d’excursions).
Saucisses et balades N° 0610
Maloja — Casaccia • GR

Saucisses et balades

Le sentier pédestre passe devant sa ferme. Mais il faut avoir entendu parler de lui et ne pas manquer le petit panneau qui présente ses produits: jambon, coppa, salami, lard, viande des Grisons, saucisses à rôtir et saucisses au foie de l’Engadine. Renato Giovanoli est surtout connu pour ses «salsiz». Après avoir frappé à la grande porte, on le trouvera peut‑être à l’arrière du bâtiment, dans son atelier. Sur la table attendent des boyaux lavés et le mélange qui permet de fabriquer les salsiz: deux tiers de porc, un tiers de boeuf, du sel, du poivre, du vin et des épices, dont la composition est secrète. Un secret qu’il tient de son grand‑père qui ouvrit la boucherie lors des débuts du tourisme en Engadine, à la fin du XIXe siècle, alors qu’à Maloja, le comte de Renesse faisait construire l’Hôtel Palace. Les salsiz, ces saucisses sèches fumées des Grisons, sont l’en‑cas idéal pour cette randonnée vers le Piz Lunghin. Pour être sûrs que Renato Giovanoli pourra nous en vendre, il vaut mieux lui téléphoner à l’avance. Derrière sa ferme, dans le hameau de Pila, on gravit la pente raide. Un regard derrière soi permet d’admirer le lac de Sils, les montagnes et leurs glaciers. Au Lägh dal Lunghin, la plus grande partie de la montée est faite. Il faut suivre les balisages par des pentes sablonneuses et des éboulis jusqu’au col Lunghin, où l’Inn, mais aussi la Julia et la Maira, prennent leur source: le col est une ligne departage des eaux; chacune des trois rivières ira se jeter dans une mer différente. Le chemin longe brièvement des affluents de la Julia et de la Maira jusqu’au col de Septimer, d’où l’on suit l’ancien sentier muletier vers Casaccia, le village le plus haut du Val Bregaglia.
Dischma N° 0631
Davos Dorf • GR

Dischma

Lorsqu’on se rend à Davos aujourd’hui, on ne peut se représenter l’aspect que présentait cette haute vallée dans un passé relativement récent. En effet, il y a 150 ans à peine, outre l’église et les quelques dizaines de maisons qui l’entouraient, il n’y avait que prairies, pâturages et quelques fermes éparses. Mais la métamorphose fut fulgurante. En 1868, on y construisit le premier sanatorium et en 1890, le premier train entra en gare. Les pensions et les établissements de cure y poussèrent comme des champignons. Au~ jourd’hui, Davos est devenue une des plus grosses stations de sports d’hiver de Suisse. Le passage de l’agriculture au tourisme se reflète également dans l’exploitation des forêts alentour. L’établissement des Walser au 13e siècle dans la vallée supérieure concorde avec l’exploitation intensive des forêts. Ces dernières furent dé~ boisées, on fit paître des vaches et des chèvres sur leur emplacement et elles fournirent du bois de construction et de chauffage. Or, en 1496 déjà, la commune promulgua le premier décret visant à limiter la surexploitation forestière. Son succès fut mitigé puisque la surexploitation se poursuivit de sorte que, au milieu du 19e siècle, les forêts étaient encore clairsemées, comparé à au~ jourd’hui. Ce n’est qu’en 1873, à la suite de crues destructrices, qu’on commença à exploiter la forêt de façon plus pérenne. Dischma est la plus calme et la plus intacte des trois grandes vallées au sud de Davos, Sertig, Dischma et Flüela. La randonnée traverse les forêts de Büelen et de Chaiseren et rejoint un des plus beaux points de vue sur la vallée effilée. Cerise sur le gâteau: l’ascension fait moins de 500m et, peu avant la moitié du parcours, on peut s’arrêter dans une sympathique auberge pour y déguster une bonne bière fraîche, une salade croquante ou une authentique «Teufischnitte» (croûte au fromage 3 étages).
Jardins N° 0504
Preda — Soglio • GR

Jardins

Le village de Soglio, dans le Val Bregaglia, doit son importance historique et culturelle au pouvoir de la famille von Salis qui établit son principal lieu de séjour sur les terrasses de cette étroite vallée. La Casa Battista, qui est aujourd’hui l’hôtel Palazzo Salis, témoigne bien de l’éclat de cette famille aristocratique qui, en 1701, transforma la maison de maître en un palais baroque et le jardin en un superbe espace vert. Chemins tracés symét~ riquement entre des stations fleuries entourées de haies: c’est là un ravissant jardin baroque que l’on n’aurait guère imaginé à cette altitude. Un bel escalier qui surplombe la ruelle du village permet d’accéder directement du Palazzo au jardin. Les marcheurs s’y introduiront par une porte latérale l’après‑midi. La famille von Salis avait acquis au XVe siècle déjà des terrains dans le Val Madris. Elle faisaitfranchir à ses bêtes le col de Prasgnola, à 2700 mètres, pour les faire paître sur les alpages randonnée se déroule dans le sens opposé. On s’évitera trois heures de marche en rejoignant Preda, de Cröt, en taxi privé. Jusqu’à l’alpe Sovräna, tout au fond du Val Madris, le chemin est encore assez plat, puis suit une forte montée. La bifurcation qui franchit le ruisseau et rejoint le Val da la Prasgnola est bien indiquée. Une fois sur les hauteurs du col, on voit les toits de Castasegna, 2000 mètres plus bas. L’escalier de pierre, «il trapet», dont la construction fut longue et difficile, offre l’accès le plus spectaculaire et le plus pénible au Val Bregaglia, et témoigne de l’existence d’un sentier alpin historique.
Schatzalp et Strelapass N° 0572
Schatzalp • GR

Schatzalp et Strelapass

À 300 m au‑dessus de Davos, la Schatzalp jouit d’une terrasse ensoleillée et orientée plein sud. Depuis Davos Platz, le funiculaire ne met que quatre minutes pour atteindre le sommet. À l’arrivée, l’imposant hôtel «Schatzalp», joyau d’art nouveau, rappelle une autre époque. Si l’on était en 1924, on y rencontrerait Thomas Mann, qui passait du temps dans ce sanatorium de luxe et venait y chercher l’inspiration pour son roman «La montagne magique». Mais aujourd’hui encore, ces aiguilles et ces cimes font rêver. Nos enta~ mons notre randonnée en direction de Podes~ tatenalp. Après un début facile, le sentier grimpe jusqu’à Latschüelfurgga. Heureusement, les champs et les grands espaces sont distrayants si bien qu’on ne souffre pas trop de l’ascension. D’autant qu’à chaque pas gravi, la vue se dégage un peu plus. Sur la droite, on aperçoit le dôme du Schiahorn, qui trône derrière le col de Strelapass et où de nombreux sentiers attirent les randonneurs. Arrivé à Latschüelfurgga, on a atteint le sommet de l’itinéraire: 2400 m d’altitude. Le chemin panoramique «Mittelbünden», qui commence à Davos, serpente jusqu’à Latschüel~ furgga, traverse la Furgga et redescend de l’autre côté, sur Arosa. Notre itinéraire, lui, demeure à la même altitude et bifurque vers le lac Strelasee, la Strelaalp pour atteindre finalement le Strelapass (étymologiquement, le col des sorcières). À présent, une pause bien méritée s’impose au restaurant, d’où la vue alpine, notamment sur le Schiahorn, est grandiose. On y observe même souvent des bouquetins. Ensuite, on redescend sur la Schatzalp. Gare à la pente, mieux vaut sortir les bâtons. Arrivé à la Schatzalp, on peut soit se féliciter d’avoir terminé la marche, soit s’essayer à la luge d’été. Émotions fortes garanties!
Le sentier des enfants «Champlönch» N° 0474
Champlönch P1 — Il Fuorn P6 • GR

Le sentier des enfants «Champlönch»

«Je te montre ce que tu ne vois pas». Voilà la curieuse inscription qui figure sur l’affiche à l’entrée du centre du Parc national à Zernez. Lorsqu’on arrive sur le sentier des enfants, appelé Champlönch (= long champ), on comprend mieux. En effet, depuis juin 2009, le Parc national suisse propose un circuit interactif aux familles. Il est vivement conseillé de visiter le centre d’abord, où l’on peut se procurer un GPS faisant office de guide numérique (location: 5fr.), ainsi qu’un livret et un CD audio. Il faut compter entre 1h 30 et 2h 30 pour la randonnée; ainsi, on a le temps de visiter le centre aussi. On peut y voir des mini-films sur le Parc national et planifier son itinéraire grâce à la maquette avec écran tactile, rayon laser et écran géant. Une fois arrivés sur le sentier «Champlönch», les enfants doivent se mettre à l’affût; d’ailleurs, le gardien (virtuel) du parc est là pour attirer leur attention et éveiller leur curiosité. Régulièrement, un coucou se met à chanter puis un personnage apparaît sur l’écran du GPS pour raconter une histoire en lien avec le lieu où l’on se trouve. Dix personnages accueillent les enfants à chaque étape, dont Marmotin la Mar­motte, Tumasch le Cerf ou Tina Dame Chamois. La randonnée jusqu’à l’hôtel Il Fuorn est facile et adaptée pour les enfants de 7 à 12 ans. Pour retourner à Zernez (pour rendre le GPS), il y a le car postal. Le livret et le CD peuvent être emportés à la maison, ce qui permettra aux enfants de réécouter le parcours et de garder de beaux souvenirs de cette excursion au Parc national suisse.
La Senda Ruinaulta N° 0565
Flims Waldhaus, Camping • GR

La Senda Ruinaulta

Tout a commencé il y a 10 000 ans, quand une masse de quelque 10 milliards de mètres cubes de roche se détacha entre le Flimserstein et le Piz Grisch pour s’écraser en contrebas. La vallée du Rhin antérieur disparut jusqu’à Reichenau sous des tonnes et des tonnes de gravats. Le fleuve se mit alors à se creuser un nouveau lit dans la roche, créant par là le spectaculaire «Grand Canyon» de Suisse, ou Ruinaulta. Une randonnée à couper le souffle vous conduira de Laax jusqu’à une plate‑forme d’observation haute de 12,5 mètres, baptisée «Il Spir», du nom d’un oiseau de la famille du martinet. Un nom fort bien trouvé, puisque cette plate‑forme semble flotter dans les airs, à 400 mètres au‑dessus du fleuve, offrant une vue plongeante et vertigineuse sur les gorges. La Senda Ruinaulta, qui combine à merveille les plaisirs de la randonnée en pleine nature et ceux de la table, part du centre sportif Prau la Selva, à Laax. Une promenade sans difficulté vous fera longer le lac Tuleritg, qui alimente grâce à un réseau souterrain celui de Cauma, situé légèrement en contrebas, puis traverser la magnifique forêt de Flims‑Laax‑Falera. Avec ses eaux vert turquoise et ses petites criques idylliques, le lac de Cauma, l’un des préférés des baigneurs, a des airs de Méditerranée. En été, difficile de résister à piquer une tête dans ses eaux vivifiantes. L’étape suivante n’est qu’à une heure à peine: vous êtes attendu pour déjeuner au Restaurant Conn. Vous y dégusterez, à quelques mètres des gorges du Rhin, de succulentes spécialités locales, comme les ravioles de poires de Trin. Et si vous êtes pris de remords pour avoir cédé à toutes ces tentations, faites un grand détour pour éviter la calèche qui attend devant la porte du restaurant et ramène les randonneurs les moins téméraires jusqu’à Flims.
Des gorges de Rofla à celles de la Viamala N° 0511
Roflaschlucht — Viamala • GR

Des gorges de Rofla à celles de la Viamala

On atteint les gorges Roflaschlucht avec le car postal au départ de Thusis (changer à la poste d'Andeer). Cette randonnée peut être parcourue sans problème en une journée. Il est toutefois recommandé de faire le voyage d'approche la veille pour passer une nuit tranquille à l'hôtel et découvrir les romantiques gorges de la Rofla le jour de l'arrivée ou le lendemain matin. Pendant les mois d'hiver de 1907 à 1914, Christian Pitschen-Melchior, un aïeul de l'actuel propriétaire de l'hôtel, a taillé dans le roc au prix d'un dur labeur un chemin qui commence directement derrière l'hôtel et conduit jusqu'à une cascade, en traversant des galeries dans les gorges. Si le torrent a perdu une partie de sa puissance à la suite de la construction de barrages, cet ouvrage réalisé à la force du poignet n'en reste pas moins impressionnant! Après la visite, le randonneur revient à l'hôtel pour prendre le chemin de Zillis et des gorges de la Viamala (Viamalaschlucht). Cet itinéraire est une partie de la ViaSpluga qui, dans le sens inverse, conduit de Thusis à Chiavenna en franchissant le col du Splügen. A Zillis. il ne faudra pas manquer de visiter l'église St-Martin pour y admirer le célèbre plafond en bois décoré. Ce bien culturel d'importance nationale est une représentation de l'image chrétienne du monde au moyen-âge. D'autres grands moments de cette randonnée sont les «Punt da Suransuns», deux ponts en granit d'Andeer construits par Christian Wildener au XVIIIe siècle, ainsi que les gorges de la Viamala qu'il faudra absolument visiter, même si cela nécessite d'affronter deux fois l'escalier de plus de 300 marches! Il sera ensuite temps de récupérer dans le car postal sur la route de Thusis.
Excursion sur le thème de la bière N° 0521
Tschlin — Ramosch • GR

Excursion sur le thème de la bière

Partant de Scuol Tarasp, le car postal conduit à Tschlin via Strada. Si vous avez assez de temps, le musée Stamparia de Strada vaut le détour. Cette maison du XVI siècle, qui abrite une exposition sur l'imprimerie, est un édifice d'importance nationale inscrit sur la liste 2009 de la Protection des biens culturels. La Biera Engiadinaisa est brassée depuis 2004 dans une vieille maison d'Engadine à Tschlin. On se doit presque de goûter la boisson maltée au départ de l'excursion, par exemple au Gasthaus Macun («au bouquetin»), une auberge agréable. Une promenade dans l'ancien centre du village, avec sa fromagerie et sa brasserie, vaut aussi la peine. La bière BE distinguée par le Bourgeon Bio est établie à juste titre depuis longtemps en Engadine. La sympathique entreprise de Tschlin utilise de l'orge, une céréale qui croît bien plus lentement en altitude qu'en plaine et qui reçoit en conséquence plus de soleil, ce qui se ressent dans le goût. La marche en direction de Vnà fait partie de la Via Engiadina, qui mène de Vinadi à Maloja. Le tronçon monte et descend gentiment sur la pente peuplée de forêts de mélèzes. Il faut compter avec un petit escalier raide au passage du ravin de Ruinains. Une passerelle en bois et un escalier permettent de remonter de l'autre côté, où le chemin longe de nouveau la plupart du temps l'orée de la forêt jusqu'à Vnà. À trois quarts d'heure de là se situe Ramosch, où d'autres biens culturels d'importance nationale sont à découvrir: par exemple, les ruines du château de Tschanüff, en cours de restauration, ou l'Église réformée de St-Florin. Ceux qui veulent éviter la descente escarpée pourront attendre le car postal à Vnà et rejoindre la route principale en dix minutes. De là, ils pourront prendre la correspondance pour Scuol Tarasp.
L'Oberhalbstein N° 0526
Tigignas — Radons • GR

L'Oberhalbstein

Dans l'Oberhalbstein, sur les hauts du petit village de montagne de Savognin, les chemins pédestres riches en paysages serpentent au milieu des ruisseaux qui s'écoulent dans un décor vert vif avec, en coulisses, des rochers monumentaux et des glaciers. Le chemin panoramique, la «Veia Panorama», porte bien son nom. On discerne au loin les montagnes grisonnes, du Piz Mitgel jusqu'au Piz d'Agnel, et on s'émerveille devant les rochers et les glaciers. Depuis la station intermédiaire du télésiège de Savognin, à Tigignas, un chemin varié mène à travers des forêts ombragées et sur des versants ensoleillés vers les hauteurs. Il longe le lac Lai Lung, idylliquement situé. On grimpe jusqu'à Mot Laritg, d'où l'on distingue en amont l'église de Ziteil, le lieu de pèlerinage le plus haut d'Europe, et on aperçoit en même temps la vallée. Un sentier didactique botanique consacré à la flore alpestre s'étend entre Mot Laritg et la station supérieure du télésiège, à Somtgant. Cent vingt plantes sont présentées au moyen de tableaux. Astrid Thurner, droguiste à Savognin, responsable des inscriptions, propose en outre des visites guidées. Les histoires botaniques passionnantes racontées sur le sentier de découverte de la flore alpine rehaussent encore la beauté du chemin panoramique. Celui-ci continue vers la station supérieure de Somtgant et reste marqué, côté gauche, par les sommets. Par d'étroits sentiers de montagne, les promeneurs descendent au hameau de Radons, qui s'étale devant un paysage montagneux pittoresque.
Perspectives printanières N° 0482
Stn. Valendas — Flims Waldhaus • GR

Perspectives printanières

Le chemin de fer nous amène à travers les superbes gorges du Rhin jusqu'à la gare de Valendas Sgogn. La randonnée traverse l'une des plus imposantes gorges des Alpes. Il y a 14 000 ans, lorsque les glaciers de l'ère glacière se sont retirés, de gigantesques éboulements se sont produits et ont barré le Rhin, créant un gigantesque lac. Au cours des millénaires, l'eau s'est frayée un chemin à travers les masses de pierre et de terre extrêmement denses et a modelé, ainsi, le spectacle naturel que nous pouvons admirer aujourd'hui. Nous suivons la voie de chemin de fer jusqu'à la station de Versam-Safien. Cet emplacement, au beau milieu de la gorge, est le paradis du River Rafting. Après nous être rafraîchis au petit bistrot, nous poursuivons direction vers l'aval. Bientôt, une bande rocheuse barre la route, contraignant le Rhin à faire une grande boucle pour la contourner; notre sentier l'escalade tandis que le train s'enfonce dans un tunnel. Après ce petit col, le chemin traverse le Rhin en empruntant le pont du chemin de fer et, de l'autre côté, monte en forte pente dans la forêt. La récompense, au bout de ce tronçon fatigant, est le belvédère de Conn. Ici, la vue en contrebas sur la gorge dans laquelle les trains rouges des Chemins de fer rhétiques sillonnent la roche grise est inoubliable! Pour la suite, nous cheminons dans une merveilleuse forêt que traversent de nombreux chemins pédestres. Nous suivons les indicateurs jusqu'au Lay da Cauma. En été, ce lac d'un beau vert émeraude, qui n'est alimenté par aucun cours d'eau et dont aucun ne s'écoule, est un régal pour les baigneurs dans son écrin de forêt! A cette saison, un petit funiculaire nous épargne la dernière montée. Il suffit ensuite de poursuivre à travers la forêt jusqu'à la poste de Flims Waldhaus, où le car postal pour Coire attend déjà.
Prix Rando N° 0484
Cresta — Innerferrera • GR

Prix Rando

L'alte Averserstrasse (ancienne route d'Avers), entre le village de Juf et la gorge Roflaschlucht, est une voie de communication historique placée sous la protection de la Confédération et du canton des Grisons. Juf (2126 m) est connu pour être le village le plus haut d'Europe habité toute l'année. Jusqu'à la construction de la route cantonale, aux environs de 1895, la région d'Avers ne pouvait être atteinte qu'au moyen d'un chemin muletier. A l'époque, la population se tournait plutôt vers le sud, italophone, ce qui explique le grand nombre de lieux-dits de consonance romanche. La nouvelle route, véritable monument au génie civil italien, a modifié le réseau de relations. Cette route a ensuite été élargie et partiellement déplacée lors de la construction de l'usine électrique, dans la deuxième moitié des années 50. La conséquence en a été une modification importante et même la destruction de la route d'origine, qui constituait un bien culturel. Depuis peu, les tronçons subsistants sont atteignables en suivant des chemins pédestres nouveaux ou réaménagés. La randonnée commence à Cresta où elle suit la route sur une brève distance, avant d'obliquer à gauche dans la forêt pour déboucher soudainement sur l'alte Averserstrasse. Pendant les cinq heures qui suivent jusqu'à Ausserferrera (trois heures et demie jusqu'à Innerferrera), les ponts en pierre naturelle de toutes tailles soigneusement restaurés ces 10 dernières années se succèdent. Mais la nature aussi est remarquable; il y a, par exemple, les moulins glaciaires dans le lit de l'Averserrhein et une belle cascade avec source subthermale à Starlera, de l'autre côté de la vallée. Un peu plus loin en aval, il est encore possible de voir les traces des mines d'antan.