Randonner dans l'Oberland bernois • Suisse Rando Home

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De Meiringen à la Schwarzwaldalp (BE) N° 0934
Bergstation Reichenbachfall — Hotel Schwarzwaldalp • BE

De Meiringen à la Schwarzwaldalp (BE)

Sherlock Holmes a-t-il vraiment fait bombance à la Schwarzwaldalp? C’est un point sur lequel ses fans ne sont pas d’accord. Ce qui est sûr, c’est que ce célèbre personnage de fiction aimait autant les bons repas que les énigmes difficiles qu’il résolvait toujours avec bravoure, jusqu’à ce que l’affreux Moriarty ne le précipite dans les chutes de Reichenbach. On peut d’ailleurs voir le «lieu du crime» lors de notre randonnée qui quitte Meiringen pour rejoindre le Châlet-hôtel Schwarzwaldalp. Depuis quatre ans, Melanie et Johann Zenger accueillent leurs hôtes dans ce lieu agréable qu’ils ont soigneusement rafraîchi, des façades à la carte du restaurant. On y trouve notamment un grand T-bone steak bien juteux, servi avec des frites maison, mais aussi un excellent fromage d’alpage, qui, lorsqu’il a vieilli cinq ans, peut aussi être servi en rebibes. Le plat de charcuterie, qui contient notamment du «Gumpesel», une saucisse de l’Oberland bernois, est magnifique. Les meringues, de Meiringen bien entendu, puisque c’est le lieu de leur création, ont une place de choix sur la carte des desserts. Le fait que tous les produits servis à la Schwarzwaldalp proviennent de la région est remarquable. Et voir, dans une auberge de montagne, un cou* ple qui connaît son métier et ne sert pas des macaronis au fromage trop gratinés multiplie le plaisir. Un plaisir que l’on éprouve aussi le long de la randonnée qui traverse en quatre heures environ la vallée romantique et sauvage de Reichenbach, lors de laquelle on peut emprunter à tout moment le car postal, qui, de mai à octobre, circule toutes les heures. A ne pas manquer sur l’alpage, l’ancienne scierie soigneusement rénovée, qui fonctionne encore parfaitement (annonce préalable pour des visites à l’hôtel Schwarzwaldalp). Enfin, on peut se ren* dre en hiver également sur la Schwarzwaldalp: la neige y est garantie!
Dans la vallée supérieure de Lauterbrunnen N° 1028
Gimmelwald (Schilthornbahn) — Stechelberg, Hotel • BE

Dans la vallée supérieure de Lauterbrunnen

Dans la région mondaine de la «Swiss Skyline», le téléphérique du Schilthorn va de Stechelberg à Gimmelwald sur la musique d'un film de James Bond. Pourtant, à la station de montagne, il n'est déjà plus question de paillettes et de glamour : le moment est à la tranquillité et à la nature. Le petit village pittoresque et endormi de Gimmelwald derrière lui, le randonneur prend un chemin montant en pente raide dans la forêt rafraîchissante. Arrivé à 1978 m d'altitude, il est récompensé pour ses efforts par la vue fantastique sur la Jungfrau enneigée et la cuvette aux imposantes faces nord. Le promeneur qui aimerait quelque chose de plus spectaculaire monte jusqu'au point de vue Tanzbödeli avant de poursuivre sa route jusqu'à la destination du premier jour. Après un repas romantique aux chandelles à l'hôtel de montagne Obersteinberg, d'où la vue est magnifique et qui est éclairé, la nuit, uniquement par des bougies et des lampes à pétrole, le randonneur peut dormir dans un dortoir ou dans une des chambres douillettes. Entouré de puissantes montagnes, l'hôtel de montagne n'est accessible qu'à pied et est situé au fond de la vallée de Lauterbrunnen. Le temps semble s'être arrêté ici, et les promeneurs à la recherche de calme ne seront pas déçus. Le lendemain, après un petit déjeuner consistant, le randonneur poursuit sa route en direction du lac Oberhornsee. Le bel itinéraire est un régal pour les yeux : ce n'est pas que le panorama et ses cascades d'eau qui est impressionnant, mais aussi le lac paisible dont l'eau bleu clair invite le promeneur à faire halte. Ici en haut, le monde va vraiment bien ! Sur les moraines de l'Oberhorn, les randonneurs sont arrivés au point le plus haut. Depuis Tanzhubel, le chemin redescend. Il est raide par endroits ; les bâtons de randonnée sont recommandés afin que le randonneur soit à même de redescendre vers Stechelberg.
À travers d'un trésor naturel N° 0854
Aeschiried • BE

À travers d'un trésor naturel

C’est un groupe de joyeux lurons, venus de différents endroits, qui s’est donné rendez-vous devant l’école d’Aeschiried. Ils vont effectuer le circuit guidé organisé par l’office du tourisme d’Aeschi et WeitWandern dans le cadre de la Nuit suisse de la randonnée. C’est parti, direction la vallée du Suldtal, éblouissante par sa végétation luxuriante en toute saison. Il faut persévérer le long du ruisseau Suld et son joyeux clapotis avant d’arriver, après un dernier virage, au restaurant convivial de Pochtenfall. A l’apéritif, les premiers contacts se nouent, et voilà qu’on a déjà de nouveaux compagnons de route. Le chemin bien entretenu mène à présent à travers des alpages très fleuris, puis continue à monter en zigzags à travers de petits tronçons boisés. Après une courte pause, les randonneurs poursuivent leur ascension sur un large flanc de montagne, vers l’Alp Brunni, qui trône à 1644 m au-dessus du lac de Thoune. Derrière eux, le Morgenberghorn. Devant eux, une vue impressionnante sur les sommets environnants et sur le lac. Le ciel déploie ses plus belles couleurs, annonçant le coucher du soleil. Après une collation tirée du sac, les pulls sont enfilés et les chaussures resserrées. Parés pour la descente. Dans l’obscurité naissante, une bande de randonneurs nettement plus silencieuse descend la crête. On perçoit avec étonnement les lumières qui envahissent peu à peu la vallée et les bords du lac. Dans le ciel, d’autres lumières s’allument à leur tour. Petits et grands se rassemblent en fin de soirée au restaurant Panorama, à Aeschiried, pour terminer cette randonnée très particulière autour d’un café et de gâteaux et partager leurs impressions dans une torpeur bienfaisante.
L’escalier des records N° 0883
Mülenen — Niesen • BE

L’escalier des records

Une fois par an, des dizaines de sportifs montent en courant l’étroite rampe d’escaliers qui longe la voie ferrée jusqu’au Niesen. Le plus long escalier du monde a ses adeptes! Même si grimper 11 674 marches en un peu plus d’une heure n’est pas à la portée de tous. C’est un Colombien qui détient le record de vitesse. Francisco Sanches n’a mis que 52 minutes et 22 secondes pour atteindre le sommet de cet «escalier des records». Le rythme des randonneurs est tout autre. Comme les escaliers ne sont accessibles aux piétons qu’une fois par an, en juin, ils empruntent le chemin assez raide, qui longe plus ou moins la voie ferrée et rejoint le sommet en cinq heures environ. Là-haut, la vue est imprenable. Le chemin commence à Mülenen, à droite de la station inférieure, et passe par le pont sur la Kander. Les débuts sont plutôt agréables, puis la pente devient de plus en plus raide et l’on monte en entendant les grincements du funiculaire. A plusieurs reprises, les marcheurs ont le choix entre la voie directe et un itinéraire moins raide un peu plus long. Jusqu’à la station intermédiaire de Schwandegg environ, le chemin traverse surtout la forêt. Au-delà de la limite de la forêt, on découvre un panorama dégagé, où le bleu profond des lacs de Thoune et de Brienz tranche avec la blancheur des sommets de l’Oberland bernois. Pourquoi ne pas profiter d’une telle vue près de Schwandegg, le temps d’une grillade? Les virages en épingles à cheveux sont ensuite toujours plus étroits et plus nombreux, car le sommet se rapproche. Il se peut que l’on se fasse dépasser par un athlète qui s’entraîne pour la course du Niesen. Alors qu’il se rafraîchit un peu plus tard sous la douche publique de la station supérieure, le marcheur, lui, boit une boisson fraîche au restaurant. Le sommet est vaincu, et lors de la descente d’une demi-heure, les randonneurs peuvent observer, depuis le funiculaire, les 11 674 marches que les coureurs défieront en juin.
Un haut-lieu du Diemtigtal N° 0919
Nüegg • BE

Un haut-lieu du Diemtigtal

Le Diemtigtal, jolie vallée latérale du Simmental, est bien connue et appréciée des sportifs d’hiver. A cette saison, par beau temps, des centaines de skieurs, lugeurs et randonneurs se côtoient sur le domaine skiable et les sentiers du Wiriehorn. En été, le calme règne dans cette vallée qui a obtenu en 2011 le label de «Parc naturel régional». Le trajet en télésiège à six personnes entre l’arrêt du car postal de Riedli et la station supérieure de Nüegg dure quelques minutes. Le chemin suit un revêtement dur, à plat, puis monte en pente douce sur un sentier naturel à l’Alp Bodeflue. La traversée du flanc nord vers l’Alp Wirie s’effectue depuis quelques années sur une petite route qui facilite l’accès à l’alpage. On retrouve un étroit sentier à l’Alp Wirie. Voici bientôt la bifurcation où l’on quitte le circuit pour rejoindre le sommet qui, d’ici, n’est plus qu’à une petite heure. L’agréable chemin traverse tout le flanc ouest, franchit la crête nord et débouche sur monticule de pierres, ou cairn, érigé au point le plus élevé. Ah, les sommets! On peut s’y serrer la main, s’y embrasser, inscrire son nom ou quelques mots dans le livre, lire quelques-unes de ses pages, prendre une photo, faire l’important... Vers le sud, la vue porte jusqu’au Mont-Blanc, au-delà des grands 4000 bernois. Au nord, le Jura s’offre à nos yeux, loin derrière la chaîne du Stockhorn. Il est conseillé d’emprunter le même chemin à la descente, jusqu’à la bifurcation. Là, après une brève montée jusqu’au col, le sentier traverse un pierrier, des alpages bien verts au pied des impressionnants rochers sommitaux du Wiriehore puis revient sur le domaine skiable. Encore un court passage goudronné entre le Schwarzeberg et le télésiège. Il est possible de louer une trottinette à la station supérieure pour redescendre cheveux au vent.
Haut-marais de Chaltenbrunnen N° 0836
Hst. Kaltenbrunnen — Meiringen • BE

Haut-marais de Chaltenbrunnen

Avec beaucoup de dextérité, le chauffeur de car postal australien nous conduit depuis Meiringen dans la vallée du Reichenbac et saisit l’occasion pour nous raconter la chute mortelle de Sherlock Holmes dans les chutes du torrent Rychenbach. Rapidement nous atteignons Kaltenbrunnen, le point de départ de la randonnée du haut‑marais. Seulement, ce haut‑marais est encore invisible. Il reste encore pas mal de dénivelé à franchir. Après quelques virages en direction de Rosalaui, le chemin bifurque sur la droite au dessus du Rychenbach. Il faut maintenant décider si poursuivre la randonnée vers Ober Stafel via Undere Stafel (par la gauche) ou par Seilialp (par la droite). Les deux itinéraires sont raides et exigeants. Le haut‑marais commence là où le terrain s’aplatit et il paraît tout de suite évident que la montée valait bien la peine. L’étendue que nous abordons est un vrai bijou. Le sol est mou et spongieux. Un panneau d’information renseigne sur les particularités du lieu. La magie des couleurs automnales de ton rouge et ocre, les glougloutements et gazouillements, les petits lacs et les mares et, en arrière‑plan, l’imposante chaîne montagneuse comprenant les Engelhörner créent une impression durable. C’est grâce à l’altitude qu’aucune tourbe n’a jamais été extraite ici, ce qui a permis de préserver les 20 ha de marais. Nous atteignons bientôt le point le plus haut de notre randonnée (1874 m). Le marais est maintenant derrière nous. L’imposant massif de Wandelhoren (2303 m) attire l’attention. En passant par Obersten Wandel, Mittlesten Wandel et Untersten Wandel, trois splendides localités d’alpage sur trois différents niveaux, le chemin descend en pente raide à la limite de la forêt. Le chemin jusqu’à Isetwald traverse des pâturages peuplés de vaches brunes puis des chemins goudronnés jusqu’à Falcheren. Longeant des parois rocheuses abruptes, les 250 derniers mètres de dénivelé sur un chemin de forêt féodal constituent le point culminant de la randonnée. Depuis Willigen, on atteint Meiringen soit avec le car postal soit en parcourant encore 1,5 km à pied.
La crête au-dessus d’Adelboden N° 0788
Tschentenalp — Sillerenbühl • BE

La crête au-dessus d’Adelboden

La recherche de la Vogellisi débute sur la Tschentenalp. Sur un chemin qui doit être du goût de cette ancienne herboriste: il passe par une région sauvage et délaissée. Un remède secret contre les genoux flageolants serait le bienvenu sur le flanc sud du Gsür. La randonnée franchit transversalement l’énorme entonnoir du Stigelbach sur la pierre de schiste qui tombe abruptement. L’ascension vers l’Albristhore débute vers la Furggialp, d’abord par un pré raide, puis, à partir du col de Furggeli, par un grand champ d’éboulis. Ici, le sentier n’est plus marqué, et l’on doit faire soi-même des choix à certains endroits. Par moments, il faut également faire usage de ses mains, ce qui n’est pas pour les alpinistes novices. Les efforts dépensés durant l’ascension sont récompensés par le panorama superbe offert par le point le plus élevé de la chaîne du Niesen. La randonnée continue jusqu’au Lavey, sur la crête qui plonge vers Stigelschwand et d’où le parcours effectué est visible à tout moment. Au Seewlehore, on aperçoit le chemin quelques dizaines de mètres en contrebas, sans toutefois apercevoir le tracé qui descend. Le chemin de la crête se termine sur la crête du Lavey, où l’on peut poursuivre vers le col du Hahnenmoos ou vers la télécabine du Sillerenbahn. Les précipices sont à présent derrière. La Vogellisi a connu une fin différente: lors d’une journée d’octobre où le foehn soufflait, l’herboriste, âgée de plus de 90 ans, a soudain vu trouble, a trébuché et est tombée dans le précipice. Cela a brisé le cœur de son fier corbeau en plein vol, et l’oiseau magnifique est tombé de la crête d’Aemmerten avec la Vogellisi. Cette crête peut également être visitée sur le sentier Aeugi-Lowa.
Une randonnée mystérieuse N° 0763
Trubschachen — Trub • BE

Une randonnée mystérieuse

Simon Gfeller, un auteur qui rédigeait en dialecte de l’Emmental, écrivit en octobre 1932 que le vent soufflait à l’arrière du Napf d’une tout autre manière. On comprend vite ce qu’il entendait par là en effectuant la randonnée entre Trubschachen et Trub, qui passe par la Risisegg. Après une montée de 50 minutes à la Vorder Risisegg, on suit une petite route droite tracée sur la croupe de la colline qui s’étire en longueur. On rejoint bientôt la Mittler Risisegg. C’est dans l’imposante ferme de ce lieu que le «Stauffenjutzi», un yodleur maléfique, sévit dans les années 60. Ce valet de ferme qui avait assassiné trois femmes n’avait pas trouvé le repos éternel et venait effrayer les habitants de la Risisegg. Si l’on emprunte le chemin en direction d’Altgfääl par un temps pluvieux, on perçoit assez bien cette ambiance inquiétante: le brouillard s’accroche aux collines, le petit village de Trub, en bas dans la vallée, semble mystérieux et délaissé, le vent frais souffle dans les cimes des sapins. Mais par une belle journée de printemps, l’impression est tout autre. Il fait doux et le soleil brille sur la chaîne de collines. Après une heure et demie de marche, une pause à l’Ober‑Altgfääl s’impose. La famille Zaugg, qui souffrit autrefois des méfaits du «Stauffenjutzi», exploite ici de mai à octobre une buvette temporaire équipée d’un foyer. Il faut ensuite revenir sur ses pas avant d’entamer la descente qui passe par le Risiseggchnubel. Une fois que l’on a rejoint le lieu‑dit Sandgrabe, il suffit de suivre le chemin qui longe la rivière Trueb pour parvenir au village de Trub.
Le long de la Jogne 1 N° 0767
Rellerligrat — Musersbergli • BE

Le long de la Jogne 1

La Jogne naît dans un lieu paisible. Sa tranchée commence sur une butte, près de Hinderi Schneit, délimitée à droite par un chemin et à gauche par un chemin de randonnée. Tel un point d’exclamation, un sapin trône, seul, en haut du Jaungrund. L’endroit est marécageux et, plus bas, l’eau s’amoncelle, formant un petit ruisseau qui disparaît vers Abländschen. Le randonneur laisse la Jogne couler dans la vallée car elle longe, un peu plus loin, la route, pas très attirante pour une balade. L’itinéraire est spectaculaire. Il longe la face sud des versants des Gastlosen. Pour faire ce tronçon, il y a le choix entre un circuit au départ de Jaun et un itinéraire depuis l’Oberland bernois (comme au départ de la station supérieure Rellerli/Schönried, par ex.). Le chemin du Jaungrund y est agréable et en grande partie en descente, avec de superbes points de vue (sur une mer de brouillard, selon le temps). Après le Jaungrund, il reste deux montées raides: celle qui mène à la Grubenberghütte, puis celle de Wolfs Ort, le long de la Wandflue. Ces deux efforts sont récompensés par un panorama époustouflant. De Wolfs Ort, il est également possible de rejoindre Jaun par le Chalet du Soldat. Au printemps et à la fin de l’automne, il est recommandé d’emprunter le flanc sud, où la neige fond plus rapidement. Là, le chemin suit les formations rocheuses abruptes du Sattelspitzen et des Gastlosen. La force des parois rocheuses et des dents qui s’élèvent dans le ciel est très palpable. La randonnée s’achève par une halte à la petite buvette Grat avant de redescendre avec le Gastlosen‑Express.
L’Emmental, une région pour tous les sens N° 0755
Eggiwil — Trubschachen • BE

L’Emmental, une région pour tous les sens

La journée commence par un café au «Hirschen», «Löwen» ou «Bären». Presque toutes les auberges de l’Emmental portent en effet des noms d’animaux, et celles d’Eggiwil, lieu de départ de la randonnée, ne font pas exception. Le chemin passe devant le bâtiment scolaire, descend vers la rivière Emme, puis la longe en direction de l’amont, ce qui permet d’admirer les collines arrondies et les fermes aux toits imposants, typiques de l’Emmental. A Heidbühl, on suit brièvement le Geissbach, puis on grimpe une pente assez raide dans la forêt pour s’élever encore jusqu’au pâturage de la Steinbödeli. Le chemin monte par des alpages et des fermes isolées. Un coup d’oeil régulier en arrière permet de profiter d’une vue au loin toujours plus belle. Nous voici sur le Hinder Rämisgumme, un alpage connu pour la beauté de ses crocus en fleurs au printemps, qui offre toute l’année une vue légendaire sur l’Oberland bernois à l’ouest et sur l’Entlebuch et son imposante Schrattenflue à l’est. Longeant la crête, l’itinéraire mène au point le plus élevé de la randonnée, le Rämisgummenhoger.Le petit chemin insignifiant se poursuit par la ligne de faîte, le long de la clôture du pâturage, jusqu’au restaurant d’alpage Erika, à Geissholle, qui sert un excellent menu de midi ou, plus tard, une petite assiette. Il est temps de rebrousser chemin jusqu’au Vorder Rämisgumme, puis de descendre vers Trubschachen. A la bifurcation suivante, l’itinéraire balisé descend sur la droite par des pâturages préalpins vers Buhus, se poursuit dans la forêt, puis longe le ruisseau Steibach jusqu’au hameau homonyme. Après quelques mètres sur le sentier nouvellement balisé, situé à gauche de l’Ilfis, apparaît la fabrique de biscuits Kambly d’où sort une odeur alléchante. En franchissant le pont, on rejoint la gare mais aussi le centre Kambly, son magasin, sa confiserie de démonstration et son café.
La Sefinafurgga N° 0697
Griesalp — Mürren • BE

La Sefinafurgga

La route qui monte à la Griesalp, dans le fond du Kiental, est la plus raide d’Europe à être empruntée par un car postal. Il est conseillé de partir le matin pour effectuer cette longue randonnée. On marche dans une fraîcheur agréable en direction de Gamchi en se rapprochant des sommets qui ferment la vallée. Les trois sommets de la Blüemlisalp sont bien visibles. Les chemins se séparent sur l’Alp Bürgli. Une voie directe mène à la Sefinafurgga par Dürreberg. L’itinéraire recom~ mandé, plus long, passe par la cuvette de Gamchi. Le paysage est toujours plus sauvage, plus primitif, plus inaccessible. Les sommets alpins glacés semblent à portée de main. Non loin, en contrebas du chemin, le glacier du Gamchi se déroule lentement vers l’aval. Le chemin passe quelques instants sur sa moraine latérale. Un peu plus haut, au niveau du point 2331 de la carte, une autre décision s’impose. Sur la droite, on voit la cabane du Gspaltenhorn sur un replat rocheux. Ceux qui aiment manger un repas de midi chaud feront le détour. Sur la gauche, le chemin se poursuit vers la Sefinafurgga en contournant une montagne, la Bütlasse. Quelques passages exposés, sur les hauteurs, exigent un pied sûr et l’absence de vertige. A un endroit précis, une échelle est même installée sur un étroit passage rocheux. La Sefinafurgga offre une vue étendue des deux côtés, c’est un lieu idéal pour un arrêt. Une heure plus tard, voici la cabane du Rotstock, où les marcheurs assoiffés peuvent à nouveau se faire servir. On rejoint Mürren par Bryndli et a Spielbodenalp.
Eaux gelées N° 0711
Chanderbrügg — Allmendingen • BE

Eaux gelées

Un accès simple, une randonnée plutôt courte et des lieux où se restaurer, l’idéal pour une journée d’hiver glaciale. Si l’on veut admirer les stalactites, il vaut mieux attendre que les températures aient été inférieures à zéro pendant plusieurs jours. Départ d’Einigen, à l’arrêt de bus de Chanderbrügg. Une passerelle surplombe la route principale très fréquentée. On monte en quelques minutes vers une autre passerelle, le «Strättligsteg », qui passe par‑dessus la déviation de la rivière Kander. En fonction des températures, les parois de la gorge seront peut‑être déjà couvertes de formations de glace. Etape suivante: la tour du Strättlig, une ancienne forteresse utilisée dès 1699 comme lieu de stockage de poudre à canon. Vient ensuite un tronçon offrant une belle vue: il passe par la colline du Strättlig, une ancienne crête morainique de l’époque glaciaire (glacier de l’Aar) et mène à Gwattegg. Attention à poursuivre en direction du Zwieselberg. Au niveau de l’Alte Schlyffi, on descend dans la vallée de Glütschbach et vers Guntelsey (stand de tir et restaurant). La grotte des stalactites de glace n’est plus très loin. Le sentier pédestre, signalé par des dessins, n’a été que récemment balisé et ne figure que sur les cartes de randonnée les plus récentes. La grotte n’est pas une cavité profonde dotée de couloirs. Elle se situe sous un immense surplomb rocheux d’où tombent constamment des gouttes d’eau. En hiver, lorsqu’il fait froid, des stalactites de glace s’y forment. Le sentier se poursuit jusqu’à Allmendingen le long de petits ruisseaux et lacs, où de superbes structures en filigrane se sont figées. Le premier arrêt de bus se situe peu après les premières maisons. Si l’on veut manger quelque chose ici, il suffit de se rendre au centre du village, où se trouve le deuxième arrêt de bus.
L'art ancestral des charpentiers N° 0701
Boltigen — Erlenbach im S. • BE

L'art ancestral des charpentiers

Dans le canton de Berne, le bois est une matière première très estimée. Pas seulement pour les ponts, mais aussi pour les maisons. Dans l’Oberland bernois, deux chemins thématiques, les sentiers des maisons du Simmental (Wimmis‑Boltigen) et de l’Obersimmental (Boltigen–Zweisimmen–Lenk), présentent de somptueux témoins de l’art et de l’artisanat locaux. Les itinéraires sont signalisés par des panneaux bruns; certaines maisons portent de petites plaques d’information numérotées. Notre itinéraire emprunte certains tronçons du sentier des maisons du Simmental; au départ de Boltigen, il longe d’abord le Stampfibach, puis passe par Tubetal avant d’arriver à Adlemsried. Dans ce hameau, on mentionnera en particulier la ferme* construite en 1655 par le maître­charpentier Stäfen Bärgman (n° 21 du sentier des maisons), dont la façade est ornée de sculptures et de peintures. Peu après, le chemin descend sur la droite dans la forêt, passe par Eichstalden et Wüestebach avant d’arriver à Oberwil i. S. et Büel. La Vennerhaus* de 1757 (n° 26) frappe immédiatement par sa façade aux couleurs sublimes. Depuis l’auberge Bären à Buusche, on descend en direction de Weissenburg, au‑dessus de la Simme et à travers le «Moos», jusqu’à la Knuttihaus* (n° 17; 1756). En passant par Därstetten et Steinibrügg, on arrive à Erlenbach i. S., où l’on peut admirer la maison «Agenstein»* (Musée de la vallée; 1766; n°. 39), la «Platzhaus»* (env. 1780; n° 38) et la maison «Ründi»* (1766; n° 35). Pour terminer, on recommandera une visite de l’église* à laquelle mène un escalier couvert conçu comme un pont de bois.
Casacades N° 0685
Lauterbrunnen — Rütti • BE

Casacades

«… Destin de l’homme, que tu ressembles au vent!» C’est là le vers final du célèbre «Chant des esprits sur des eaux» que les chutes du Staubbach inspirèrent à Goethe en 1779. Ce poème qui évoque la chute de l’eau puis son ascension sous forme de brume, symbole, pour Goethe, du cycle de la vie humaine, figure sur un panneau placé au-dessous de la cascade. On rejoint ce lieu en 15 minutes depuis la gare. Le chemin traverse le village jusqu’à l’église (bien culturel d’importance régionale), puis bifurque à droite vers les chutes du Staubbach. Si, depuis peu, la vallée de Lauterbrunnen est appréciée des adeptes du saut de falaise qui se jettent sans crainte depuis les parois latérales de cette vallée glaciaire, c’est aussi, depuis plus de 200 ans, le lieu de prédilection des amoureux des cascades qui sont ici au nombre de 72. Quelques-unes sont visibles le long de cette randonnée. Au Staubbach, ne pas manquer une brève montée vers une galerie creusée dans la roche si l’on veut sentir l’écume de l’eau de très près. Le chemin passe ensuite par un revêtement dur jusqu’à «Bir Buechen», d’où l’on rejoint en 10 minutes les chutes du Trümmelbach. Ces dix cascades formées par les eaux de fonte des glaciers qui s’écoulent en un grondement permanent vers la vallée depuis l’intérieur de la montagne ont un débit de 20 000 litres par seconde. Après une visite de ce spectacle naturel imposant, on retrouve, au-delà du camping, le sentier pédestre sur l’autre rive de la Lütschine blanche. Celui-ci passe devant la station inférieure de la télécabine du Schilthorn¹ et la cascade du Mürrenbach avant de parvenir à Stechelberg, où l’on monte dans le car postal.
Axalp N° 0687
Axalp — First • BE

Axalp

De l’Axalp, située bien au‑dessus du lac de Brienz, la randonnée suit d’abord la petite route sur quelques contours. «Grindelwald/First» figure déjà sur les panneaux indicateurs. Bientôt, le chemin de montagne quitte la route pour s’élever à travers la forêt d’épicéas clairsemée. La vue, en contrebas, sur le lac de Brienz et les sommets qui l’entourent, est déjà magnifique. Le chemin se poursuit sans grande dénivellation à flanc de coteau et passe devant plusieurs alpages jusqu’à Oberberg. Le sentier devient alors plus raide, monte en zigzags, contourne des bandes de rochers et parfois les gravit. Les mains comme les câbles en acier sont les bienvenus pour grimper ou garder l’équilibre. Le ravissant Hegelsee, un lac situé dans une cuvette un peu en contrebas du col, apparaît enfin. En franchissant le col, on voit s’ouvrir toute la couronne des hautes Alpes bernoises. Eiger, Mönch et Jungfrau, la chaîne du Schreckhorn et le Wetterhorn seront dès lors constamment sous les yeux des marcheurs jusqu’au First. Autre site charmant le long du chemin: un lac de montagne sans nom, dans lequel se reflètent les sommets, aux rives couvertes de linaigrettes. La terrasse de l’auberge de la station supérieure de la télécabine du First donne envie de profiter encore du beau panorama. On peut se le permettre, puisque la télécabine qui descend à Grindelwald épargne au marcheur mille mètres de dénivellation.
Vue sur le col du Golitschepass N° 0674
Undere Elsige • BE

Vue sur le col du Golitschepass

Situé entre Adelboden et Kandersteg, juché à 1800m d’altitude, l’Elsigenalp surplombe les vallées d’Engstligen et de la Kander. Bien qu’il soit facilement accessible depuis Frutigen, ce lieu n’en est pas moins sauvage. Preuve en est sa flore réputée pour sa variété. Des chemins de randonnée de montagne, agréables et peu difficiles, partent dans toutes les directions. Quand il fait beau, les parapentistes s’en donnent à cœur joie au­dessus de nos têtes, alors que les mordus d’escalade taquinent le rocher. Partant d’Elsigbach, le téléphérique met cinq minutes pour atteindre l’Elsigenalp. C’est là que débute cette randonnée. Après quelques minutes de marche, on arrive au restaurant où une kyrielle de panneaux indicateur proposent toutes sortes de destinations. Notre itinéraire passe par le joli petit lac Elsigsee, un endroit qui, en été, se prête particulièrement bien à la baignade ou aux grillades. A partir de là, il convient d’être attentif au tracé du sentier. Après avoir zigzagué à travers de grandes prairies, ce dernier fait un virage serré pour atteindre le point culminant de notre randonnée à 2320 m d’altitude. Une brève descente permet d’accéder au col de Golitschepass. Ces deux points offrent un panorama sublime: la Blüemlisalp, le Fründehorn et le Doldenhorn s’étalent sous nos yeux. Egalement un but de randonnée, l’Elsighorn, qui ne ressemble d’ici qu’à une petite colline, se dresse non loin de là. Après un passage quelque peu escarpé, la descente se poursuit tranquillement sur de petits sentiers, à travers de vastes prairies verdoyantes et vallonnées, jusqu’à la station du téléphérique.
Elsigenalp N° 0605
Undere Elsige • BE

Elsigenalp

Le Golitschepass et le Stand sont deux sites spectaculaires au‑dessus des vallées de la Kander et de l’Engstlige. On peut rejoindre ces deux points de vue depuis Elsigenalp, près d’Adelboden, en effectuant une boucle agréable. Depuis la station inférieure d’Elsigbach, le téléphérique nous mène d’abord à Elsigenalp. En seulement cinq minutes, on rejoint l’auberge de montagne d’Elsigenalp et le panneau indicateur principal d’Undere Elsige (1800 m). De là, on suit le panneau indicateur en direc~ tion d’Obere Elsige et Golitschepass. Le sentier monte d’abord doucement, puis devient un peu plus raide jusqu’au Golitschepass (2180 m, sans nom sur la carte nationale). Il vaut alors la peine de gravir le sommet de Golitschehöri (2194 m), situé seulement 14 mètres plus haut. Où que l’on se trouve, sur cet itinéraire d’altitude entre la vallée de la Kander et celle de l’Engslige, que ce soit sur le Golitschepass, sur le Golitschehöri ou, peu après, sur le Stand (2280 m), le panorama sur les glaciers au‑dessus de Kandersteg est impressionnant. Pile en face se dressent la Blümlisalp, le Fründenhorn et le Doldenhorn; un peu plus bas, on voit le lac d’Oeschinen. Depuis le Golitschepass, on rejoint Stand en seulement 25 minutes. De là, on suit le sentier descendant à droite (piquets blanc‑rouge~ blanc et balisage de même couleur sur la roche) et on rejoint la rive du petit lac d’Elsigsee à travers des pâturages aux herbes hautes. Un endroit magnifique pour terminer la journée, avant de revenir au téléphérique en une petite demi‑heure.
Saucisses et balades N° 0609
Erlenbach im S. — Riedli • BE

Saucisses et balades

Il est bon de se préoccuper tout de suite du retour et de préparer la randonnée en fonction de l’horaire du car postal à partir de Riedli, car il circule irrégulièrement. De la gare d’Erlenbach, le chemin suit d’abord la voie ferrée et passe devant la scierie d’où émane une bonne odeur de bois fraîchement coupé. On part assez vite sur la gauche, en franchissant la Simme, pour entrer dans la forêt et monter vers l’Ägelsee. Si l’on a déjà le souffle court, on peut reprendre des forces sur le banc installé au bord du petit lac pour affronter la deuxième ascension. Après un bref passage dans la plaine, le chemin est à nouveau raide, et si le soleil est de la partie, on est ravi de passer dans une forêt mixte, fraîche et ombragée. Une fois parvenus au sommet, les marcheurs peuvent être fiers d’avoir franchi une dénivellation de près de 800 mètres entre Erlenbach et Tschugge. Mais vient déjà la descente, d’abord par une pente raide, parfois en zigzag, puis sur un chemin confortable. Ici et là, une belle vue s’offre sur les versants et les sommets opposés du Diemtigtal. Le trajet passe souvent par des pâturages; au loin. La flore automnale est belle: chardons en fleurs, colchiques et feuillages dorés. Le «Burelädeli» de la station inférieure de la Wiriehornbahn vend de délicieux articles de boulangerie, glaces et produits locaux. On ne manquera pas les diverses saucisses sèches: «gendarmes» arrondis, minces et tendres, ou «Bauernknebel» plus durs, à base de viande de chèvre ou de boeuf. Avec du pain frais et du fromage de la région, ces saucisses constituent un formidable souper à manger sur le chemin du retour ou à la maison.
Le Stockhorn N° 0568
Chrindi — Stockhorn • BE

Le Stockhorn

Cette randonnée est une excursion sur une montagne populaire de l’Oberland bernois, le Stockhorn, reconnaissable parmi tous, de par ses hautes parois escarpées. Culminant à 2190 m, il trône sur la chaîne éponyme des Préalpes, longue de 13 km, et sépare le Simmental, au sud, du Stockental, au nord. Les agoraphobes seront avisés de faire cette marche un jour de semaine. À Erlenbach, un téléphérique permet d’atteindre la station intermédiaire de Chrindi. Plusieurs sentiers mènent de celle‑ci au sommet. Dans sa pre­mière partie, l’itinéraire que nous vous proposons empruntera le sentier de découverte: on commence par monter derrière le lac Hinterstockensee, puis le chemin devient sinueux et rejoint la falaise avant de mener sur le versant sud du Cheibenhorn jusqu’à l’alpage de Vorderstocken. Les panneaux informatifs et les postes sur les biotopes du Stockhorn ponctuent le sentier, au grand bonheur des enfants qui peuvent s’essayer à différentes activités. Il y a par exemple le xylophone, constitué de lames de bois indigène d’essences différentes mais de dimensions identiques, et qui émettent chacune un son différent. Pour six francs, on peut s’acheter une brochure fournissant davantage d’informations aux remontées mécaniques. À l’autre bout du lac d’Oberstockensee, on prendra à gauche, direction Oberstockenalp. L’itinéraire se poursuit sur la gauche, à travers champ jusqu’à la crête de Strüssligrat. Des pierres balisées indiquent qu’il s’agit d’un chemin de randonnée de montagne. Arrivé sur la Strüssligrat, on aperçoit au nord le Hohmad et le Möntschelespitz, deux cimes de l’est de la chaîne du Gantrisch. Après une dernière montée sur le flanc sud, lieu de départ très apprécié des parapentistes, le moment est enfi n venu de se désaltérer sur la terrasse du restaurant panoramique en profi tant du soleil et de la splendide vue sur les lacs de Thoune et de Brienz ainsi que sur 200 sommets alpins.
À raquettes dans la vallée du Kiental N° 0533
Kiental • BE

À raquettes dans la vallée du Kiental

Cinq chemins de randonnée en raquettes sont signalisés dans le Kiental, dont l’un est un circuit de douze kilomètres aller‑retour du village de Kiental au Tschingelsee. Le point de départ est le parking du télésiège Ramslauenen, puis l’on suit les panneaux de couleur rose avec un pictogramme représentant un randonneur à raquettes. Le chemin de randonnée en raquettes qui descend depuis Ramslauenen est situé au bout d’une courte montée. Puis, lorsqu’on en a parcouru un peu plus de la moitié, il bifurque vers Fulbrunni, permettant aux randonneurs fatigués de faire demi‑tour et aux autres d’atteindre le site naturel protégé du Tschingelsee. En été, le car postal fait halte ici, puis continue vers l’alpe de Griesalp. Pendant les mois d’hiver, il est possible de prendre la route payante avec son véhicule particulier depuis le village pour atteindre le parking du mont Tschingel et le Tschingelsee. Ce sont là deux points de départ possibles pour les débutants, qui peuvent faire leurs premiers pas à raquettes autour du lac. En outre, l’espace dégagé autour du Tschingelsee est plus ensoleillé que la partie située dans la vallée.Le parking du Tschingel constitue l’extrémité du circuit. L’itinéraire mène ensuite près de la route, elle longe le lac et rejoint rapidement la bifurcation de Fulbrunni. En redescendant dans la vallée jusqu’au village, on est impressionné par les forêts silencieuses et le murmure de la rivière Gornerewasser. La consigne «Respecte tes limites» vaut pour tous les itinéraires de randonnée en raquettes balisés du Kiental. Un plan d’ensemble des itinéraires respectueux de la faune peut être demandé à l’office du tourisme ou téléchargé sur son site Internet.
Le sentier des cristaux de Grims N° 0469
Grimsel Hospiz — Handegg • BE

Le sentier des cristaux de Grims

Elle est fascinante, l’histoire des cristaux qui vivent collés-serrés depuis des millions d’années au fond de la grotte. L’un d’eux, le petit Grims, s’ennuie dans sa faille. Il aimerait sortir, sentir l’air frais, le soleil, le vent. Il voudrait voir des animaux et des fleurs. Le sentier-découverte, qui relie l’hospice du Grimsel à Handegg, s’inspire du livre écrit en allemand et consacré au petit Grims 1. Dans le livre, deux enfants accompagnés de leur papa découvrent la faille de la grotte où logent Grims et ses amis. Malin comme un singe, le petit cristal profite de l’occasion pour s’agripper à la lanière d’un sac à dos et sortir au grand jour. C’est là que commence son aventure sur le sentier des cristaux. Un parcours conçu pour les familles de randonneurs. Grims y découvre les marmottes, repère les buissons de myrtilles, fait résonner son écho et se retrouve même au fond du lac. Les lieux parcourus sont autant de postes d’aventure forgés par la nature. À côté de la pierre des muletiers, une place de pique-nique permet aux randonneurs de griller un cervelas pour apaiser leur faim. Il ne leur reste ensuite plus que quelques minutes de marche pour rejoindre l’hôtel familial de Handeck. C’est là que s’arrête le sentier des cristaux, et c’est de là que Grims finit par rentrer chez lui (dans le livre). Avant le départ du car postal, les enfants peuvent profiter du terrain de jeu, doté d’un trampoline, ou s’essayer à l’épreuve du pont suspendu, non loin des chutes de Handegg, perché à 70 mètres de hauteur et menant au départ du Gelmerbahn…
Lac de Thoune - Hohgant N° 0517
Habkern — Niederhorn • BE

Lac de Thoune - Hohgant

Juste en dessous du terminus du car postal «Habkern, Zäundli», le chemin pédestre quitte la route et commence à monter en direction du Gemmenalphorn. Le premier but intermédiaire est l'Alp Bäreney. L'itinéraire qui passe par Stand est particulièrement recommandé car il suit une arête partiellement boisée mais d'où la vue est aussi parfois dégagée de part et d'autre. Bäreney est un alpage à l'abri du Guggihürli, quelque peu caché et ombragé le matin, mais quelques minutes plus tard et un peu plus haut apparaissent déjà les chalets d'alpage de Gstapf, chauffés par le soleil dès la première heure et qui invitent à faire un arrêt pour jouir du panorama. Le sentier, jalonné des derniers pins et épicéas, continue en se faufilant entre les marais. Il faut ensuite de nombreux zigzags au chemin de montagne pour grimper jusqu'au sommet du Gemmenalphorn, d'où l'on voit la moitié de l'Arc alpin. De l'autre côté, une grande partie du Mittelland apparaît et, 800 mètres en contrebas, le val Justistal avec son fond en faucille. Les bouquetins sont nombreux du côté du Justistal et sur le trajet de la descente du Gemmenalphorn. De ce dernier jusqu'au Niederhorn en passant par Burgfeldstand, le chemin reste sur l'arête. Ici, il est bien utile d'avoir le pied sûr et de ne pas être sujet au vertige, certains passages étant plutôt aériens! Le Niederhorn est un but d'excursion idéal en raison de la vue grandiose sur les Alpes bernoises, de l'agréable restaurant du sommet et de la télécabine qui ramène confortablement le randonneur à Beatenberg.
Prix Rando N° 0486
Bort — Grindelwald • BE

Prix Rando

Grindelwald est une station touristique très directement concernée par le changement climatique. Les effets de ce dernier y sont déjà clairement visibles à plusieurs endroits, notamment en raison de la fonte rapide du glacier inférieur qui a créé un lac glaciaire et confronte les experts à une situation problématique. L'Université de Berne, qui est un leader mondial de la recherche climatique, a eu l'idée d'aménager dans la région de la Jungfrau des sentiers thématiques consacrés au climat. Il en existe maintenant sept, sur lesquels un guide audio (i-Phone) donne aux utilisateurs des informations locales spécifiques en rapport avec le changement climatique. Le Klimapfad (sentier climatique) «A», du côté de l'adret, est notamment consacré au thème des glaciers. Le chemin pédestre commence à la station de Bort, monte d'abord en suivant une moraine sur une courte distance puis oblique à droite. Ici, le guide commandé par GPS s'enclenche pour la première fois automatiquement. Les sept emplacements auxquels des informations sont diffusées sont également signalés sur le terrain par un piquet. Le tracé continue en suivant tranquillement la courbe des 1600 mètres jusqu'à Unter Lauchbühl. Sur la route à travers les vastes pâturages, le Wetterhorn, le Schreckhorn, le Mettenberg et la fameuse paroi nord de l'Eiger apparaissent dans toute leur splendeur. Il y a plusieurs possibilités pour revenir à Grindelwald: les personnes avides de connaissances descendront à l'hôtel Wetterhorn pour prendre le Klimapfad «E» (conséquences du changement climatique pour le tourisme) et revenir à Grindelwald en passant par Uf dr Egg/Bodmi, tandis que les autres choisiront l'itinéraire via Moos, beau lui aussi.
Eigertrail N° 0464
Kleine Scheidegg — Brandegg • BE

Eigertrail

De Grindelwald ou Lauterbrunnen, le chemin de fer monte à plus de 2000 mètres, à la Kleine Scheidegg, où commence cette randonnée spectaculaire caractérisée par des panoramas impressionnants. Pour réduire le temps de marche, l’on peut aussi poursuivre le trajet en train jusqu’à l’arrêt Eigergletscher. A la Kleine Scheidegg, l’on dépasse l’hôtel Bellevue pour accéder au sentier gravelé au-dessus du chemin de fer, parallèle à celui-ci. A Loucherflue, suivre le chemin de gauche, plus direct, qui monte en zigzaguant jusqu’à l’arrêt Eigergletscher. C’est là que commence l’« Eiger-Trail » – de grands panneaux l’indiquent clairement. A travers les pâturages en pente raide et les pierriers de l’Alp Wärgistal, on longe le pied de la célèbre face nord de l’Eiger. Trente mètres de plus, et l’Eiger serait un quatre mille ! Un panorama qui en impose... Ensuite, l’on descend peu à peu, le regard attiré par le Wetterhorn et la Grosse Scheidegg. Au niveau de la cascade, le chemin est plus accidenté. A un carrefour, un panneau indique les gorges («Gletscherschlucht»). L’on pourrait descendre à Grindelwald mais nous proposons de prendre à gauche le chemin pour Alpiglen, équipé de cordes par endroits. La terrasse ensoleillée du restaurant y attend ceux qui souhaitent encore profiter de la vue. Et ceux qui ont mal aux pieds pourront y prendre la Wengenalpb ahn, qui les ramènera confortablement à Grindelwald. Pour qui, au contraire, veut prolonger son séjour dans la nature, un chemin de randonnée balisé blanc-jaune-blanc commence par suivre les rails du train. Au prochain carrefour, il descend sur la droite à travers la forêt. Le chemin de gauche, lui aussi, mène à l’arrêt Brandegg, où l’on reprendra le train.