Randonner en Suisse romande • Suisse Rando

174 entrées ont été trouvées
Sentiers méridionaux entre Aigle et Bex N° 1328
Aigle — Le Bévieux • VD

Sentiers méridionaux entre Aigle et Bex

Le Sentier des vignes traverse le Chablais, cette région proche du lac Léman, à la limite entre deux pays et deux cantons. Le Chablais, ce sont à la fois les montagnes savoyardes au sud du lac Léman, la zone autour de Monthey, en Valais, et celle des villes vaudoises d’Aigle et de Bex. Le «Chablais» est aussi la désignation d’un excellent vin pressé dans la région. Ce vin doit sa qualité à la richesse en minéraux des sols. A Yvorne, par exemple, c’est l’éboulement de 1584 qui a donné au sol sa qualité particulière. Ailleurs, elle s’explique par les moraines des glaciers ou les coulées de boues descendant des montagnes au nord d’Aigle et de Bex, et le long de la plaine, par le charriage du Rhône. Le climat contribue à la qualité du vin. Les vignes sont exposées vers le sud-ouest. Cette exposition et le foehn, un vent chaud, offrent au raisin des conditions de maturation parfaites. De la gare, le chemin se dirige vers le château d’Aigle, pénètre dans la forêt, croise les rails du train des Diablerets, puis suit le bien nommé Sentier de Provence. Comme dans le Midi, douceur et chaleur sont en effet au rendez-vous et l’on n’est pas surpris que des pins sylvestres, des ifs et du houx poussent dans la forêt. Peu après Ollon, on entre à nouveau dans la forêt jusqu’au hameau d’Antagne,s puis l’on rejoint le bord de la Gryonne par les vignes. Une petite montée mène aux Mines de Sel et son immense labyrinthe (prévoir assez de temps pour une visite). En passant par le hameau de Fenalet et les vignobles du Chêne, on parvient à la petite gare du Bévieux. On peut manger et déguster un verre de rouge ou de blanc de la région (pinot noir ou chasselas) à Aigle, Ollon, au Bouillet ou à Bex.
Belles découvertes aux Diablerets N° 1322
Col du Pillon — Les Diablerets • VD

Belles découvertes aux Diablerets

Cette randonnée nous fait découvrir deux endroits étonnants, un peu ignorés, situés en dessous du célèbre Glacier 3000. La cascade du Dar est proche du lieu de départ. Le Dar se précipite ici en deux niveau, l’un de 72 mètres et l’autre de 79 mètres, en direction de la vallée. Ces deux chutes d’eau peuvent être observées, l’une depuis le haut, l’autre depuis le bas, en suivant des chemins pédestres. La cascade inférieure n’est située qu’à un quart d’heure à pied du col du Pillon. A l’arrêt du car postal, on suit le panneau indicateur en longeant brièvement la route principale vers Les Diablerets. A peine l’a-t-on quittée que l’on voit la cascade s’élancer par-dessus d’imposantes parois rocheuses. Au pied de la cascade inférieure, les choses se calment. Un ruisseau serpente entre les rochers amenant l’eau écumante dans de petits bassins ronds qu’elle a creusés et polis. La randonnée se poursuit le long du Dar sur des pâturages et dans la forêt. Cette balade dans des sous-bois ombragés au sol couvert de grosses racines ne demande pas de grands efforts. Un chemin bifurque à gauche: un pont suspendu en cordes, branlant, invite à un petit détour. On peut aussi choisir de poursuivre sur la rive droite. Les deux chemins se rejoignent un peu plus loin. Le pont est un pendant modeste au «Peak Walk by Tissot» du Glacier 3000 qui relie deux sommets. Ici, aucune vue imprenable, mais un frisson garanti lorsque l’on franchit l’ouvrage en cordages. On pense aux intempéries de juin 2005 et aux gros dégâts que la rivière, sortie de son lit, causa aux Diablerets. Les ouvrages de protection érigés le long des rives, visibles à la fin de la randonnée, rappellent la force de l’eau avec laquelle les indigènes composent depuis des siècles.
Destination: la Quille du Diable N° 1323
Glacier du Scex Rouge • VD

Destination: la Quille du Diable

Il y a bien longtemps, les habitants des Diablerets n’osaient pas s’approcher du glacier de Tsanfleuron, considéré comme le repaire du diable. On disait de la vallée des Ormonts qu’elle était le lieu de réunion de démons. Quand l’orage grondait en été ou que se produisaient des avalanches en hiver, les indigènes pensaient que le diable jouait aux quilles, d’où le nom du grand rocher situé à l’extrémité sud du glacier: la Quille du Diable. Lorsque les démons s’adonnaient à leur jeu diabolique, il arrivait qu’ils manquent leur coup et que de gros blocs de pierre finissent leur course sur les alpages d’Anzeinde ou autour du lac de Derborence. Les bergers, inquiets, levaient alors les yeux vers la Quille du Diable et priaient ardemment. Le refuge l’Espace, en contrebas de la Quille du Diable, qui porte le nom officiel de Tour St-Martin, est le but de la courte randonnée qui passe par le glacier. Le retour s’effectue par le même itinéraire. Pas après pas, la forme imposante grossit à l’horizon. De la terrasse de la jolie cabane, on la voit en taille réelle. Le parcours, plat et assez facile, n’est pas balisé en tant que chemin de randonnée d’hiver, mais les exploitants du domaine skiable l’entretiennent toute l’année. Attention à la neige lourde et mouillée et aux flaques profondes lors des chaudes journées d’été. Il est conseillé de se munir de chaussures hautes et imperméables. Ceux qui, à ce stade, n’ont pas encore assez profité de la montagne se risqueront sur le «Peak Walk by Tissot», un pont suspendu de 100 mètres de long librement accessible, qui relie deux sommets et d’où l’on admire 24 sommets de plus de «4000 m»; ou dévaleront à toute allure la piste de luge Alpine Coaster. Un moment diablement excitant!
Tout en haut, à la Videmanette N° 1324
Château d'Oex — Rougemont • VD

Tout en haut, à la Videmanette

Château-d’Oex est un petit village que l’on contemple avec plaisir au début de la randonnée, notamment parce qu’il possède le plus vieux pont suspendu de Suisse romande, le pont Turrian. L’ouvrage en fer de 1883 est l’un des rares de ce type encore existants. La Sarine se faufile dans la vallée et nous indique la voie à suivre vers la montée. La forêt située à l’entrée de la réserve naturelle de La Pierreuse exhale des senteurs de résine et d’aiguilles de sapin. La Pierreuse doit son nom aux vastes cônes d’éboulis qui s’étendent au pied de hautes parois rocheuses et caractérisent le paysage. La plus grande réserve naturelle de Suisse romande que l’on ne quitte plus tout en prenant de l’altitude comporte des bas-marais, de nombreuses variétés botaniques, une faune intacte et des traces des périodes glaciaires. Les blocs erratiques et les gros amas de pierre, propres à la région, témoignent d’une époque disparue depuis bien longtemps. Le site fait le bonheur des connaisseurs de géologie ou de botanique, mais le profane sera lui aussi ravi d’admirer la vue qui s’offre dès la montée et de humer l’odeur des plantes. Avec un peu de chance, les bouquetins, peu craintifs, se montreront de près. La région abrite aussi des chamois, des marmottes, des lynx, des aigles royaux et des tétras-lyres. Un bref passage plat succède à la montée effectuée dans un terrain préalpin pierreux. A peine l’a-t-on franchi que s’ouvre après le dernier rocher à pic une vue impressionnante sur les Alpes bernoises et vaudoises. Le chemin qui descend vers Rougemont passe derrière le piton calcaire du Rubli, par des alpages, puis pénètre par moments dans la forêt au sol couvert de mousse et aux agréables senteurs.
Randonnée culturelle dans le Pays-d’Enhaut N° 1325
Les Combes — Rossinière • VD

Randonnée culturelle dans le Pays-d’Enhaut

Si le village de Château-d’Oex est avant tout connu pour son festival annuel de ballons – c’est ici que Bertrand Piccard a entamé en 1999 son tour du monde en ballon sans escale – il a bien plus à offrir que de l’air chaud. De majestueuses vieilles fermes ornent la localité qui connut plusieurs incendies dévastateurs. Après le dernier grand incendie de 1800, les maisons en bois furent reconstruites en pierre. Le village vit encore de l’agriculture, mais surtout du tourisme. La randonnée débute à l’est de Château-d’Oex dans le hameau des Combes et se dirige vers la Sarine. Après un passage par une petite gorge, on rejoint rapidement Château-d’Oex. Le chemin traverse le beau village avant que l’on ne prenne de la hauteur. Bien que la montée se fasse sur un revêtement dur, on ne le regrette pas lorsqu’on se retourne pour admirer la vue sur la vallée, le «Rocher Plat» et le «Rocher du Midi». Après avoir quitté Château-d’Oex, on poursuit la randonnée par des pâturages et une petite forêt pour rejoindre La Frasse et Rossinière. On peut admirer dans ce village de nombreux chalets en bois aux façades richement décorées. Le plus impressionnant est le Grand Chalet, la plus grande maison en bois de Suisse. Les cinq étages comptent 113 fenêtres et la façade est ornée d’un texte gravé et peint d’environ 2800 caractères. Le peintre Balthus a vécu dans le Grand Chalet autrefois nommé «Grande Maison» et de célèbres écrivains, peintres et artistes du XXe siècle y ont séjourné. Le Grand Chalet est une propriété privée que l’on ne peut pas visiter.
Une jolie boucle au pied de la Tour d’Aï  N° 1326
Berneuse • VD

Une jolie boucle au pied de la Tour d’Aï

Le trajet jusqu’à la Berneuse est déjà une aventure en soi. Depuis la gare d’Aigle, le train à crémaillère traverse tranquillement la localité. Un bref coup d’œil sur le château et voilà que le train s’élève courageusement à travers les vignes et la forêt jusqu’à Leysin. Pendant la montée, on a droit ici et là à une vue prometteuse sur les sommets. On dit de la Berneuse qu’il s’agit de l’un des plus beaux points de vue panoramiques de Suisse romande et la confirmation ne se fait pas attendre: la vue s’étend sur le lac Léman, la plaine du Rhône, les Dents du Midi, l’Eiger, le Cervin ou le Mont Blanc. Le restaurant Le Kuklos, à côté de la télécabine, est l’unique restaurant tournant de Suisse romande. L’architecture du bâtiment en verre, qui tourne sur lui-même en 90 minutes, s’inspire de deux sommets proches, la Tour d’Aï et la Tour de Mayen. La randonnée débute par une petite descente jusqu’au lac d’Aï et ses vieux mayens. Puis le chemin monte en zigzags à la Chaux de Mont, en dessous de la Tour d’Aï. Un bref passage sur l’arête permet de rejoindre, en face, la croix de sommet de la Chaux de Tompey. C’est un bel endroit pour une halte, pour autant que le vent soit clément. La descente qui suit vers le col de Tompey est raide et là, le décor change. On traverse une forêt odorante, où les racines forment de vastes réseaux et où poussent des fougères. Au point le plus bas de la randonnée, la forêt s’ouvre sur un alpage d’où l’on voit la vallée. C’est le bon endroit pour un nouvel arrêt avant d’entamer la deuxième descente raide de cette boucle. Encore quelques kilomètres le long de la pente et nous voilà à nouveau près de la télécabine, qui était notre point de départ.
Perles naturelles N° 1307
Genève-Cornavin • GE

Perles naturelles

Cette randonnée, qui a pour thème le génie botanique des Genevois, commence sur l’île Rousseau et se termine près de l’horloge fleurie. Entre les deux, 200 ans de recherche scientifique sur les végétaux et l’occasion de faire connaissance avec différentes variétés de plantes, ainsi qu’avec différents personnages. On accède au point de départ par la rue du Mont-Blanc. Elle descend de la gare Cornavin jusqu’au bord du lac et de cette petite île dédiée à Jean-Jacques Rousseau. C’est lui qui a éveillé l’intérêt du public pour la nature. Des générations de scientifiques se sont prises au jeu et ont commencé à herboriser. La bonne société, de son côté, a transformé ses jardins en parcs, les plantant d’arbres exotiques. Cette randonnée s’attache à la découverte des plantes indigènes de la ville de Genève, celles qui ont toujours poussé sur ses murs ou qui se sont frayé un chemin vers elle. Les marcheurs suivent donc le cours du Rhône jusqu’au pont Butin, puis, depuis l’autre rive du fleuve, reprennent plus tard la direction de la ville en suivant l’Arve. Après la plaine de Plainpalais, ils traversent le parc des Bastions et gagnent la promenade de la Treille, où se trouve un des marronniers les plus connus de Suisse: chaque année est consignée la date d’apparition de sa première feuille. Les randonneurs passent devant plusieurs églises jusqu’à la place du Bourg-de-Four avant de regagner le jardin anglais et l’horloge fleurie, qui est sans doute, à côté du jet d’eau, l’attraction la plus connue de la ville. Le tourisme lui aussi veut apparemment s’attribuer une tranche du génie botanique genevois.
Vuache en fleurs N° 1306
Chevrier • EU

Vuache en fleurs

Les amateurs de botanique peuvent se réjouir de cette randonnée riche en découvertes. Fin mars, pendant la floraison de la dent-de-chien, le sol de la forêt du Vuache se pare de touches de rose. L’itinéraire prend son départ à Chevrier. Tout d’abord, il faut gravir quelques mètres en forêt. La signalisation française, rouge et blanc, est bien visible. Dès les premiers blocs de calcaire, l’oeil se pose sur les premières dents-de-chien qui se fraient un chemin à travers les failles du calcaire. A gauche, un peu plus en amont, se trouve un joli poste d’observation qui donne sur Genève. Tout en haut, sur la crête, c’est l’occasion de faire une pause près de la petite chapelle, posée sur un tapis de cyclamens sauvages. Il convient ensuite de rejoindre tranquillement l’arête du Vuache sur un chemin idyllique bordé de dents-de-chien à perte de vue. Au point La Balme Nord, le randonneur restera sur l’arête de la montagne pour suivre pendant une demi-heure la direction du Sommet du Vuache. Une fois au Golet du Pey, il est possible de faire un petit détour pour gagner le point de vue sur la droite. Ensuite, on redescend à travers la forêt en direction de Vulbens et assez vite on bifurque de nouveau à gauche, toujours vers Vulbens. Ce chemin forestier de rêve mène vers un petit réservoir d’eau. Ici, il faut rester à droite pour traverser les prés en direction du parking de La Cisette, avec une vue magnifique sur le Mont Blanc. L’itinéraire continue sur la gauche pour déboucher sur la ferme La Chavanne, puis longe la forêt jusqu’à Chevrier.
Au fil de la Versoix genevoise N° 1308
Sauverny, douane — Versoix • GE

Au fil de la Versoix genevoise

Selon la légende, Gargantua aimait voyager et découvrir de nouvelles contrées. Peut-être que, lors de ces pérégrinations, il a eu l’occasion de passer dans la région de la Versoix et d’enjamber cette jolie rivière. La randonnée familiale part du petit village frontalier de Sauverny. A l’arrêt de bus «Sauverny, douane», on part sur la gauche et on commence directement à longer la rivière jusqu’à La Bâtie. Le chemin balisé passe un peu plus haut, mais comme la rive de la Versoix est magnifique en cette saison, les familles préféreront suivre le fil de l’eau. Attention néanmoins, car le chemin n’est pas entretenu et peut être glissant en cas de pluie. Il peut aussi y avoir des obstacles. A La Bâtie, on rejoint la route et l’itinéraire balisé. On traverse le village et après avoir bifurqué à droite, on se retrouve de nouveau dans la forêt. Après être redescendu vers le cours d’eau, on traverse un joli petit pont de bois et on suit cette fois le canal parfaitement droit. Au moulin de Richelien, on rejoint le bitume et on longe le ruisseau sur le côté de la route pour passer ensuite sous l’autoroute. Une dernière fois, on entre dans les bois et on longe le canal de la Versoix qui s’écoule au rythme des randonneurs. Les enfants apprécieront d’y lancer des pissenlits et de les voir ainsi évoluer. Le dernier tronçon se fait dans les quartiers d’habitation sur le haut de Versoix. On peut directement rejoindre la gare ou marcher jusqu’au lac pour y faire un pique-nique bien mérité et observer le beau travail réalisé par Gargantua. En effet, selon la légende, le lac est son œuvre!
Excursion champagnarde genevoise N° 1309
Athenaz — Avusy • GE

Excursion champagnarde genevoise

La Champagne, dans la campagne genevoise, est l’une des rares régions de Suisse, si ce n’est la seule, qui abrite encore des perdrix grises. Ce bel oiseau, à la parure gris-brun, est devenu très rare. Le programme de conservation dont il fait l’objet depuis 25 ans n’a pas donné les résultats escomptés. Si l’on a ainsi peu de chances de l’apercevoir, on peut, en revanche, découvrir son environnement en entreprenant une randonnée qui part d’Athenaz. Au début, tout est plat, mais le paysage s’anime rapidement. A partir de Sézegnin, jolie bourgade au passé agricole, le relief se creuse. La Laire, un cours d’eau primesautier, trace la frontière avec la France. Une route asphaltée conduit à la localité française de Malagny. Le chemin, balisé ici par des plaques directionnelles blanches, a retrouvé un revêtement naturel. Il descend dans un ruz verdoyant. Après le passage d’un petit pont, c’est un sentier qui permet au randonneur de remonter la pente. Le terrain est vallonné, planté de grands hêtres et de pins. La réserve naturelle des Teppes de la Repentance enrichit les lieux, caractérisée qu’elle est par une diversité floristique qualifiée «d’exceptionnelle». Le retour sur territoire genevois se fait en traversant à nouveau La Laire. Les bosquets, les champs et les zones en friche rythment la randonnée jusqu’à Avusy, son terme. Ces éléments du paysage valent leur pesant d’or pour l’avifaune de la région. Grâce au projet de conservation des perdrix grises, les populations de diverses espèces d’oiseaux se sont densifiées. Que du bonheur pour les yeux et les oreilles!
Concerto pour grenouilles N° 1313
Laupen — Düdingen • BE

Concerto pour grenouilles

Les rainettes sont à la fois diurnes et nocturnes. Les amateurs de coassements peuvent profiter d'un concert assourdissant tous les soirs autour de 21h00 dans la réserve naturelle de l'Auried. Mais pour cela, il faut partir dans l'après-midi. Les premiers petits vocalistes verts se font entendre (jusqu'à 90 décibels, quand même) à la tombée de la nuit. Dans la masse, il est difficile de localiser chaque individu, c'est pourquoi il est conseillé d'emporter une bonne lampe de poche. Le bassin de formation permet aux visiteurs d'attraper les petits amphibiens pour les observer dans un récipient transparent. Le plus efficace est de se poster à un endroit et d'éclairer un point fixe dans l'eau. La randonnée, qui offre de nombreuses possibilités de faire des pauses et des grillades, se prête parfaitement à une excursion en famille. On commence par suivre le sentier des sens et des sons jusqu'à St. Johann, puis on traverse un pré avec place de jeu et un emplacement pour faire des grillades. Apparaît ensuite le lac de Schiffenen, avec une échelle qui longe la rive, puis un petit bout de route asphaltée. Une fois à Schiffenen, il vaut la peine de faire la boucle sur la presqu'île avant d'arriver au restaurant Seepark, qui propose un minigolf et une baignade publique. On passe sur le barrage, puis sur une petite passerelle plus bas, avant d'atteindre la rive sud de la Sarine et une première réserve naturelle. Traverser la Sarine au niveau du marais d'Auriedstäg permet de visiter l'ancienne gravière. La randonnée se termine sur la route forestière après Laupen.
Au soleil au-dessus de la vallée du Rhône N° 1263
Leysin-Feydey • VD

Au soleil au-dessus de la vallée du Rhône

Au XXe siècle, l'exposition du site permit à Leysin de devenir un célèbre lieu de repos et de cure d'air, notamment pour les tuberculeux. La découverte des antibiotiques grâce auxquels on parvint à soigner cette maladie pulmonaire signa le déclin économique de Leysin. Aujourd'hui, le village attire à nouveau des touristes été comme hiver. La randonnée débute à la dernière des trois gares de Leysin et passe d'abord par un étroit sentier irrégulier qui s'élève en pente raide à travers la forêt. Après un bref parcours sur une petite route alpestre, un agréable sentier traverse une forêt de conifères clairsemée qui offre ici et là un beau coup d'oeil sur la vallée du Rhône et Leysin. On y repérera peut-être un geai des chênes. On gagne rapidement de la hauteur jusqu'au refuge de Solacyre. Après cette ascension pénible, une boisson fraîche sur la terrasse est très appréciée. Le chemin continue à monter vers le point de vue de la Riondaz. Attention, même si le sommet en soi est insignifiant, le sentier qui y mène est assez escarpé. Une fois en haut, on a droit à une vue spectaculaire sur la vallée du Rhône, le lac Léman et l'imposante bâtisse du Kuklos, sur la Berneuse, le premier restaurant tournant des Alpes vaudoises construit à 2048 mètres en 1989. De la Riondaz, la vue est belle et on évite l'agitation qui règne près de la Berneuse en profitant réellement de la montagne. La descente se fait le long de la Crête du Cherix, par des forêts et des alpages, jusqu'au chalet-restaurant de Prafandaz, qui sert des spécialités régionales, et notamment un vaste choix de fondues au fromage. Par beau temps, et le week-end, la terrasse est bien fréquentée et la réservation est conseillée. Jusqu'à Leysin, le chemin qui passe par des quartiers de maisons de vacances est goudronné.
De Neirivue au château de Gruyères N° 1289
Neirivue — Gruyères, Bahnhof • FR

De Neirivue au château de Gruyères

Sur la colline surplombant la cité médiévale de Gruyères trône le château des comtes de Gruyères. La bourgade, située à 100 mètres au-dessus de la plaine de la Sarine, est le but de la randonnée d’un jour entre Neirivue et le château de Gruyères qui donne une image inédite des notions de proximité et de distance. Dès l’arrivée dans le village de Neirivue, dans le canton de Fribourg, le paysage et les sons des cloches de vaches mettent tout de suite dans l’ambiance. La majeure partie de la randonnée passe par des pâturages, ce qui n’est pas surprenant pour une région de grands producteurs de fromage. Les pieds apprécient les revêtements variés des prairies, des petites routes goudronnées et des chemins forestiers et la part équilibrée de descentes et de montées. Après un dernier passage dans une forêt, on voit pour la première fois le but de l’excursion et le superbe château de Gruyères. Il ne reste plus qu’à monter jusqu’à la petite ville, où l’on peut déguster une meringue et de la crème double de la Gruyère. Le spectacle multimédia du musée du château offre une bonne introduction aux huit siècles d’architecture, d’histoire et de culture du lieu. Bâti au XIIIe siècle, le château fut le siège d’une longue lignée de comtes de Gruyères jusqu’à la faillite du dernier d’entre eux, en 1554. Les villes de Fribourg et de Berne se partagèrent alors la propriété. Des baillis fribourgeois, puis des préfets s’y installèrent avant que les familles Bovy et Balland ne l’acquièrent. En 1938, le Canton de Fribourg racheta le château et créa l’actuel musée. On peut conclure la journée de la plus agréable des manières en mangeant une fondue dans l’un des restaurants. Il ne reste plus qu’une brève descente depuis la colline du château pour rejoindre la gare de Gruyères où se trouve aussi la Maison du Gruyère et sa grande fromagerie de dégustation.
Du Bouveret à Chillon par les Grangettes N° 1291
Le Bouveret — Château de Chillon • VS

Du Bouveret à Chillon par les Grangettes

Le château de Chillon, joyau architectural serré dans le plus bel écrin que l’on puisse rêver: le lac Léman et les montagnes. Ce monument millénaire n’a cessé d’enflammer l’imagination des artistes, de Rousseau à Hugo, de Delacroix à Courbet. Sans doute tomberont randonneurs et randonneuses également sous le charme surtout en bénéficiant d’une mise en condition 100% nature! Cet itinéraire nous l’offre en nous proposant un réel retour aux sources: quitter la civilisation et ses bruits pour redécouvrir son âme d’enfant, éveiller sa curiosité tout en aiguisant ses sens. Ecouter, sentir, regarder, toucher, respirer! La réserve naturelle des Grangettes offre le plein d’oxygène et d’émerveillement au fil de sa traversée. Vestige des marais du Rhône qui recouvraient la plaine il y a 150 ans, c’est à présent un site humide d’importance mondiale. Paradis des animaux, on peut y observer une multitude d’oiseaux, d’écureuils, de grenouilles, même de castors pour les plus chanceux, sans oublier les insectes (dont il est conseillé de se prémunir en période estivale!). La nature s’y dévoile dans toute sa splendeur et se voit sublimée par le jardin instinctif de Gérard Bonnet et la tour d’observation ornithologique. Faire corps avec la nature; sérénité et apaisement nous envahissent, le stress du quotidien s’échappe. A Villeneuve, le château de Chillon apparaît au loin. Le voir ainsi se rapprocher au fil des pas attise l’impatience de le découvrir: sa visite sera-t-elle à la hauteur de nos espérances? Nous voilà prêts à y entrer pour le confirmer. Faire sa connaissance, c’est en tomber amoureux! Proposition pour un retour à la réalité tout en douceur: embarquer à bord de l’un des magnifiques bateaux de la CGN permettant ainsi de rêver à cette journée si particulière qui restera gravée en nous, tel un trésor d’enfant devenu grand …
De Concise au château de Grandson N° 1292
Grandson — Concise • VD

De Concise au château de Grandson

Cette agréable balade longe le beau lac de Neuchâtel jusqu’à l’imposant château de Grandson, le lieu où les Confédérés écrivirent une page de l’histoire suisse au XVe siècle, lors des guerres de Bourgogne. Situé entre les vignobles du pied du Jura et le lac de Neuchâtel, Concise est un point de départ idéal. Desservi par le train et par le bus depuis Yverdon-les-Bains, le village est aussi accessible en bateau, le temps d’un agréable trajet sur l’eau (horaires irréguliers). Depuis la gare, le joli village se traverse rapidement. On entre dans une paisible petite forêt. Difficile, dans ce lieu idyllique, d’imaginer que l’on se trouve sur l’emplacement de la sanglante bataille de Grandson. C’est bien ici pourtant qu’en 1476, le duc Charles le Téméraire de Bourgogne dut s’incliner devant les armées des Confédérés. La randonnée qui se déroule entièrement à plat traverse une jolie forêt située le long du lac. A intervalles réguliers, des sites de baignade et des zones pour les grillades invitent à une pause. Par beau temps, on peut même profiter d’une belle vue sur les Alpes. Ceux qui le souhaitent quitteront le chemin majoritairement goudronné pour découvrir la rive du lac sur des sentiers forestiers. Au terme de deux heures de marche, le chemin entre directement dans la jolie bourgade médiévale de Grandson. On peut voir de loin déjà la grande bâtisse aux tours imposantes et aux murs fortifiés, qui domine la localité. Une atmosphère médiévale particulière plane sur l’ancienne forteresse, qui abrite une exposition sur les guerres de Bourgogne. L’exceptionnelle collection d’armes, d’armures et d’arbalètes, mais aussi de modèles réduits du château et de la bataille, fait revivre de manière forte ce moment important de l’histoire suisse.
Dans la haute vallée des Diablerets N° 1171
Les Diablerets • VD

Dans la haute vallée des Diablerets

Le massif des Diablerets s’élève, monumental, au-dessus du village de montagne vaudois qui porte le même nom. Lorsqu’une partie de cette imposante montagne s’écroula en 1714 et dévasta l’alpage de Derborence, en Valais, on vit là l’oeuvre du diable et la montagne prit son nom. Aujourd’hui, les skieurs dévalent les pentes du massif mais les randonneurs ont eux aussi de quoi s’occuper dans la région. Une marche en boucle dans la large vallée ne manque ni de charme ni de contrastes. Des zones ombragées plongent les randonneurs dans une belle ambiance hivernale tandis que des sites du versant ensoleillé donnent un avant-goût du printemps. À la gare des Diablerets, on commence par traverser les voies pour se diriger vers le sud. Une petite route s’éloigne de la vallée et débouche rapidement sur un itinéraire préparé que se partagent skieurs de fond et randonneurs. Le parcours serpente sur une montée à peine perceptible le long de la pente boisée. En hiver, cette partie située sur le versant gauche de la rivière Grande Eau est souvent à l’ombre, ce qui permet à la neige d’être longtemps présente et au givre de recouvrir les sapins. La sobre église du petit village de Vers-l’Eglise est le temple de la vallée. Le sentier pédestre la longe puis s’éloigne un peu plus de la vallée en direction des Aviolats. D’ici, on suit une petite route avant de franchir la Grande Eau et de rejoindre Le Rosex de l’autre côté. Vient maintenant un tronçon à la fois délicat et peu agréable, puisque sur 200 mètres environ, il faut longer la route principale, qui ne dispose ni de ligne pour les piétons ni de trottoir. Heureusement, le chemin de randonnée d’hiver balisé quitte la route et se dirige vers l’amont sur une petite route très peu fréquentée et de larges chemins de forêt qui nous mènent aux Granges puis aux Diablerets.
Le rendez-vous des pêcheurs N° 1131
La Lécherette • VD

Le rendez-vous des pêcheurs

Le point de départ de la randonnée se trouve au centre du village de la Lécherette. On monte vers le sud-est en longeant le téléski. Après environ 500 mètres, on quitte la route goudronnée pour prendre à droite vers une grande forêt de pins. La montée continue en lisière d'un petit ruisseau à droite et d'un magnifique pâturage bien fleuri à gauche. Plus haut, on franchit un autre ruisseau et on part à gauche. Au sommet du chemin, on rejoint une route goudronnée. Pra Cornet à 1646 m n'est plus loin. Ici, la vue est imprenable sur la Chaîne du Chaussy, le Col des Mosses, le plateau du Lioson d'Enbas et la Gummfluh. Un cadre enchanteur où il est possible de dormir dans des tipis. On reprend la randonnée et on part à droite sur un chemin caillouteux en suivant la direction Lac Lioson. Après une partie assez raide, on suit désormais la signalisation de montage blanc rouge blanc. On quitte le chemin sur un sentier à flanc de coteau qui mène directement au bord du Lac Lioson. On peut en faire le tour, y tremper les pieds, admirer les montagnes alentours qui se reflètent dans ses eaux claires ou encore observer les pêcheurs, nombreux en été. Le restaurant du Lac Lioson, avec sa terrasse, est un point de halte bien mérité et le petit parc animalier une joie pour les plus petits. Pour revenir au village des Mosses, on emprunte le chemin qui descend à droite du restaurant. Une fois arrivé à Lioson d'En bas, on pourra visiter ou acheter des produits frais à la fromagerie de montagne avant de continuer la route goudronnée jusqu'à l'alpage, et prendre le petit sentier à gauche, on passe un portail et on suit le chemin le jusqu'au haut des Mosses. On traverse le village et le sentier descend encore, cette fois sur l'autre versant, en direction de la Lécherette.
Montée au Salève N° 1229
Veyrier, duoane — Salève Seilbahn • GE

Montée au Salève

Le Salève est séduisant à plus d’un titre. Situé à une demi-heure du centre de Genève, il offre une ambiance toute montagnarde. Son ascension par la voie dite du «Pas de l’Echelle» permet de sentir ses particularités. Le tracé est bien balisé, un balisage français, puisque nous sommes sur sol français. On se met en route à «Veyrier, douane». Un peu de mise en jambe à plat le temps de regarder le téléphérique que l’on aura le plaisir d’utiliser pour redescendre, et c’est la montée. En zigzag, dans la forêt, jusqu’à la falaise. On la franchit grâce à des escaliers taillés dans la roche à la fin du XIXe siècle. Ces marches gravies, on découvre un autre vestige de cette époque: un tunnel. C’est par là que passait le train électrique à crémaillères qui a relié Veyrier au Salève de 1892 à 1935. Encore quelques marches et le tracé débouche sur le plateau situé entre le Petit et le Grand Salève. Tout proche, le centre du village de Monnetier vaut le détour avant de poursuivre l’ascension. Le chemin, qui devient sentier, suit l’arête qui surplombe la falaise. Ça grimpe dure, mais on est récompensé par une vue spectaculaire sur Genève et le lac Léman. Toujours en montée et en forêt, on croise à plusieurs reprises la route qui mène sur le massif du Salève. Des clairières apparaissent alors. L’une d’elles surprend: elle abrite la cabane du CAS, Section Genève. On peut alors partir sur la droite pour rejoindre la station supérieure du téléphérique. Toutefois, en empruntant encore quelques instants le chemin direction ouest, on pourra voir l’ancienne gare terminus du train du Salève. Avant de monter dans la télécabine, on ne manquera pas de jeter un regard sur Genève, tout en bas.
Le Trou à l’Ours N° 1331
Les Plans-sur-Bex • VD

Le Trou à l’Ours

L’origine du nom «Trou à l’Ours» reste mystérieuse aujourd’hui encore. Il y avait des ours dans le vallon de Nant au-dessus de Bex jusqu’au XXe siècle. Le trou a-t-il été baptisé ainsi parce que des ours y vivaient ou que les habitants l’utilisaient pour fuir et leur échapper? Nul ne le sait. Il est vrai qu’un ours ne pourrait pas passer par cette unique ouverture qui mène à travers les éboulis sur le flanc ouest de la vallée. D’ailleurs, il vaut mieux retirer son sac à dos avant de s’y aventurer, bien qu’il soit sécurisé par une chaîne. Une dalle rocheuse invite au repos à l’extrémité supérieure, offrant une vue impressionnante. Les imposantes parois du Grand et du Petit Muveran se dressent en face, et de gigantesques strates s’étirent à travers toute la chaîne de montagnes. La rivière l’Avançon coule au fond du vallon. Jaillissant du glacier des Martinets, elle parvient au bout du vallon dans un joli pâturage que l’on franchit avant d’entamer la montée vers le Trou à l’Ours. Contrairement au chemin en gravier qui précédait, le sentier qui grimpe est étroit et escarpé, sécurisé par des chaînes par endroits. Ici, il ne faut pas souffrir du vertige. Son nom révèle que ce vallon et surtout sa rivière n’ont pas toujours été aussi charmants. Un «nant» désigne en fait un torrent. Les masses d’eau qui se forment brusquement après de fortes chutes de pluie emportent avec elles beaucoup d’éboulis. Le retour vers Pont de Nant se fait par un chemin en pente raide à travers la forêt. A côté de l’auberge qui sert de bons petits plats se trouve le jardin botanique «La Thomasia». Sur 1 hectare poussent quelque 3000 plantes d’ici ou d’ailleurs. La balade se termine comme elle a commencé, par une promenade le long de l’Avançon.
Sur le chemin du gruyère N° 1162
Charmey — Gruyères • FR

Sur le chemin du gruyère

La traversée du pont suspendu qui relie le bord du lac de Montsalvens à la presqu’île est le premier moment fort de cette randonnée placée sous le signe de la diversité. Le chemin monte et descend le long de la rive et offre plusieurs sites propices au pique-nique et à la baignade. A son extrémité occidentale, le lac est fermé par le barrage construit entre 1919 et 1921, d’une hauteur de 115 mètres, d’où le regard plonge dans le ravin. On retient son souffle à la vue des marches et des passerelles installées le long du mur et des rochers, inaccessibles au public. C’est après le barrage que commence la partie la plus spectaculaire de la randonnée: la traversée des gorges sauvages de la Jogne. Les enfants apprécient particulièrement les petits ponts qui se balancent et grincent en rythme lorsqu’on les emprunte. Plusieurs tunnels sombres taillés dans la roche donnent une note mystérieuse à l’aventure. On peut s’éviter cette ambiance en emportant une lampe de poche. Le long du chemin qui mène à Gruyères, on verra la chapelle des Marches, construite en 1705, et le pont en bois au toit couvert de bardeaux, baptisé «Pont qui branle» mais qui, contrairement aux ponts précédents, ne vacille pas. La petite cité médiévale de Gruyères, parfaitement restaurée, est un vrai bijou. Après en avoir fait le tour, on ira visiter le château qui trône au sommet de la colline. Un spectacle multimédia raconte l’histoire passionnante de la construction de la forteresse et de ses comtes, baillis, préfets et artistes. La randonnée se termine plus bas, à Pringy, à la Maison du Gruyère. Le célèbre Gruyère AOP est fabriqué le matin et à midi dans la fromagerie de démonstration (infos détaillées sur le site www.lamaisondugruyere. ch). Pour y assister, il faut quitter Charmey assez tôt ou effectuer la randonnée dans le sens opposé.
Balade dans le Jorat N° 1214
Bercher — Moudon • VD

Balade dans le Jorat

Moudon, le 10 janvier 1868. La ville a rarement accueilli une telle foule: 20 000 personnes se pressent pour assister à la décapitation d’Héli Freymond. Cette foule fait-elle seulement preuve de curiosité morbide en voulant voir un spectacle sanglant? S’est-elle rassemblée pour s’assurer que justice soit faite? Ou veut-elle simplement assister à l’une des dernières exécutions? Puisque, quelques années plus tard, la Constitution fédérale va mettre un terme à la peine de mort. La randonnée s’inspire de la vie du double meurtrier Héli Freymond et des lieux où il vécut et commit ses crimes. Elle débute à Bercher, le terminus de la ligne du Lausanne - Echallens - Bercher (LEB). Il s’agit d’abord de descendre au bord de la rivière la Menthue avant de remonter vers le Jorat. La balade traverse cette longue crête qui s’étend entre le nord de Lausanne et les hauteurs de Moudon. Elle passe par Saint-Cierges, lieu de domicile de la première victime puis, au lieu-dit Les Troncs, elle s’approche de la scène où s’est déroulé le deuxième crime. A la ferme de Beauregard, l’oeil est attiré par la couronne des Alpes. On se trouve ici sur le versant oriental du Jorat. Le chemin descend à Moudon, tout près de la gare, là-même où Héli fut jadis condamné puis décapité, entouré d’une foule de voyeurs. A l’époque, des opposants de la peine de mort se demandèrent, non sans ironie, si l’effet dissuasif escompté était atteint? Si un tel châtiment pour l’exemple avait un sens? La peine capitale fut en effet abolie en 1874, avant d’être réintroduite cinq ans plus tard pour encore environ 60 années. Cette randonnée traite donc non seulement des crimes d’Héli, mais aussi de l’histoire de la peine de mort en Suisse.
Virée au bois des Brigands N° 1215
St-Cierges — Thierrens • VD

Virée au bois des Brigands

Les brigands du Jorat étaient des personnes bien ordinaires, des pères de famille, des petits artisans qui volaient pour subvenir aux besoins des leurs. Point de bandes organisées, de Robin des bois, comme est véhiculée leur image aujourd’hui encore. Quand on marche dans les forêts de la région étendue du Jorat, le vent qui souffle entre les feuilles des arbres nous susurre des histoires incroyables – souvent devenues légendes – qui se sont déroulées durant plusieurs siècles dans la région qui relie le Chalet-à-Gobet et les hauts de Lausanne et Thierrens au nord de Moudon. Cette randonnée familiale commence au centre du petit village de St-Cierges. Après avoir pris à gauche devant le cimetière au lieu-dit La Sable, les premiers mètres se font sur une route asphaltée, mais très joliment bordée par des champs de colza d’un jaune intense à cette saison de l’année. Au deuxième croisement, prendre à droite direction la forêt. Après environ 300 mètres, on atteint un chemin herbeux qui se faufile entre les arbres. On peut alors jouer aux aventuriers avec les enfants en leur proposant de se frayer un passage entre les branches. En arrivant sur le chemin de pierre, on continue tout droit en suivant l’indication du Chemin des blés. On arrive alors à l'’Auberge des brigands et, un peu plus loin, à leur refuge. Ici on pourra griller saucisses ou marshmallows, et jouer avec les totems de bois. De ce point partent trois sentiers thématiques en boucle d’environ 30 minutes chacun. Le randonneur peut alors prendre le temps de découvrir le donjon par le Sentier du donjon ou le jardin botanique cultivé par des élèves de la région. Après avoir découvert les sentiers, on sort de la forêt côté nord-est et on repart vers l’ouest pour rejoindre Thierrens et le prochain arrêt de bus.
Le Bois de Jorat, sa forêt et ses ruz N° 1216
Chalet-à-Gobet — Montpreveyres • VD

Le Bois de Jorat, sa forêt et ses ruz

Les dernières maisons du Chalet-à-Gobet à peine passées que le Bois du Jorat apparaît déjà dans toute sa profondeur. Quelques pas encore le long d’une clairière et l’on entre dans un formidable monde végétal. Le chemin balisé - que l’on a intérêt à bien suivre pour ne pas se perdre - n’est jamais ennuyeux. Il monte, il descend. Le spectacle est partout. Les essences d’arbres sont variées, avec beaucoup de feuillus toutefois. Toute aussi riche et diversifiée, la végétation est plus ou moins dense selon l’ensoleillement. Ici et là, des ruisseaux pleins de fraîcheur glougloutent, les oiseaux chantent, la forêt vit. On y rencontre des promeneurs, bien sûr, mais aussi des cyclistes, des cavaliers, voire des voitures sur la route des Paysans. Au détour d’un chemin, une clairière apparaît, puis une autre, bien plus grande. On est sorti de la forêt, une magnifique vue s’étend vers le nord-est, direction Moudon, et le sud-est avec les Préalpes fribourgeoises et le Moléson en point de mire. Les villages alternent avec les champs et les forêts. La marche par monts et par vaux se poursuit en bordure de clairière. A mi-chemin, il faut songer à repartir. Tout à la fois bucoliques et impressionnants, des ravins et des ruz attendent le randonneur, avant et après le village soigné de Ropraz. On y voit même des marmites glaciaires, témoins du travail millénaire de l’eau de la Bressonne. Une dernière langue de forêt pointe à l’horizon après le lieu-dit Ecorcheboeuf, un nom qui donne le frisson. Toute primesautière, la Bressonne s’invite à nouveau, avant la montée jusqu’à la cure et l’église de Montpreveyres. On s’approche un peu du paradis. Ces belles bâtisses historiques sont situées sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le long du Talent N° 1217
Mauvernay — Echallens • VD

Le long du Talent

Cette randonnée dans le Gros-de-Vaud nous fait découvrir la région d’origine des fameux pâtés. Ce mets en pâte feuilletée, farci de viande et surmonté de sa gelée caractéristique est fabriqué ici de manière traditionnelle par les sœurs Brigitte Grossenbacher et Maggy Berti. Elles vivent à Etagnières, près du Talent, la rivière locale, et ont déjà gagné plusieurs prix grâce à leurs pâtés. Au «Petit Encas», les deux dames préparent ce régal apprécié loin à la ronde sur la base d’une vieille recette en n’utilisant que des produits régionaux: de la pâte à la farce, tout est maison. Pour garantir la fraîcheur, les sœurs ne travaillent que sur commande. Il existe plusieurs formes, tailles et farces de pâtés. La randonnée le long du Talent comporte une version longue ou une plus courte à partir de Cugy. Le Talent prend sa source près de Mauvernay et un chemin de randonnée balisé le longe dans la forêt. Peu après l’abbaye et l’auberge de Montheron, il faut chercher le S entier du Talent qui n’est pas un chemin officiel et n’est pas balisé de manière continue: là où la route principale franchit la rivière sur la gauche et où le chemin de randonnée balisé monte à droite vers Bottens, on choisit la petite route qui se poursuit tout droit et d’où, après quelques temps, un sentier part sur la gauche. A partir d’ici, on restera le plus près possible de la rive du Talent. A Cugy, on peut faire une halte au moulin transformé, qui abrite un restaurant, une boulangerie et une boucherie. Peu après, près de la scierie, un détour par une petite route pentue est nécessaire avant que l’itinéraire ne redevienne plus facile. On traverse le pont situé sous le moulin d’Assens, puis un chemin forestier tourne à gauche. A partir du lieu-dit Reni, on choisira le chemin en copeaux de bois, baptisé «Sentier des racines/Vitaparcours», qui mène à Echallens.