Randonner en Suisse romande • Suisse Rando

174 entrées ont été trouvées
Côté nature et côté ville N° 2311
Russin — Genève • GE

Côté nature et côté ville

Cette randonnée permet de découvrir la région genevoise dans toute sa diversité: nature, transports, rivières, sentiers forestiers enchantés et, enfin, le joyeux tumulte de la ville. Mais une chose après l’autre. C’est à Russin que l’on emprunte le chemin de randonnée. Il quitte la gare, traverse des vignes puis passe par le mur du barrage de Verbois. On entend parfois les avions au-dessus de soi et on s’arrête peut-être pour en apercevoir un. À Aire-la Ville se trouve l’excellent Café du Levant. On s’approche ensuite du pont de l’autoroute qu’il faut traverser. Dans la réserve naturelle du Bois des Mouilles, une passerelle en bois permet de rejoindre un étang très photogénique. La région se dévoile ici sous un jour charmant et le vert des feuilles printanières brille dans les parcelles boisées. La forêt d’Onex et ses sentiers sinueux ont un aspect féérique. On retrouve ici le Rhône, que l’on suit sur le sentier du même nom en direction de Genève. À côté du cimetière Saint-Georges, le plus grand de la ville depuis 1880, un petit parc aux animaux et le sympathique Café de la Tour permettent de faire une halte. Après les derniers escaliers, voici soudain le cœur de la cité, ses cafés, son offre culturelle et son histoire.
Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz N° 2327
Ferreyres, village — Eclépens, gare • VD

Nature idyllique et carrière aux abords de La Sarraz

Au Mormont, deux mondes s’entrelacent: une nature impressionnante côtoie l’histoire industrielle contemporaine. Au pied de la colline, on extrait en effet de la roche qui servira ensuite à fabriquer du ciment. Depuis l’arrêt de bus «Ferreyres, village», l’itinéraire descend en pente douce. On traverse ensuite la Venoge. En arrivant à une jonction avec la route, il faut longer celle-ci sur quelques dizaines de mètres avant d’accéder à un parking. Des panneaux indiquent la Tine de Conflens, un ensemble de cascades très impressionnantes au printemps. Le site est couru: mieux vaut y aller un jour de semaine, ou tôt le matin. Après avoir suivi l’itinéraire forestier, on tombe sur la friche industrielle de la Filature, une ancienne fabrique en activité de 1871 à 1977, reconvertie aujourd’hui en centre artisanal et culturel. Il faut ensuite traverser la commune de La Sarraz en direction de la gare ferroviaire. Puis on emprunte le chemin des Vignes jusqu’au village d’Eclépens. Après une petite demi-heure, on atteint la carrière exploitée par Holcim pour produire du ciment. Plusieurs cabanes sont destinées aux randonneuses et randonneurs en cas de tir de mines, une action qui permet d’extraire la roche. Un service gratuit d’information par SMS alerte 15 minutes avant chaque tir. Il faut contourner la carrière pour rejoindre la forêt et arpenter le reste de la colline. Le parcours passe ensuite par un chemin non balisé et non entretenu jusqu'au canal d’Entreroches, creusé au XVIIe siècle pour relier un réseau de canaux entre la mer du Nord et la Méditerranée, un projet resté inabouti. Au début du printemps, on peut encore aller voir le parc naturel des Jonquilles, à 400 mètres du canal en direction de l’est, qui est mentionné sur Google Maps. On rejoint ensuite aisément la gare d’Eclépens.
Vers les kames de la Gruyère N° 2365
Rossens FR, village — La Roche FR, village • FR

Vers les kames de la Gruyère

Les kames, comme ceux de Pont-la-Ville, sont des buttes coniques que le glacier du Rhône déposa ici à la fin de la dernière ère glaciaire. Ils se forment quand l’eau de fonte transporte des éboulis à la surface du glacier puis les achemine par des crevasses jusqu’au fond du glacier, où ils s’accumulent. Plusieurs de ces buttes arrondies sont visibles dans cette région de la Gruyère, car le glacier du Rhône, ayant cessé de progresser, ne les a pas détruites sous son poids. Il s’est contenté de fondre et de s’affaisser. De Rossens, le chemin descend au barrage du lac de la Gruyère et traverse une baie par un pont suspendu. Mis en service en 1948, ce lac de retenue est le plus long (plus de 13 km) de Suisse, le deuxième par sa superficie et le troisième par son volume. Après une brève montée depuis les rives du lac jusqu’à la ferme au lieu-dit Les Entos, on voit le premier kame, un terme écossais signifiant «colline escarpée constituée de matériaux meubles». Ce cône s’élève gracieusement face au lointain Gibloux, avec son antenne, de l’autre côté du lac. Au fur et à mesure de la montée, les kames sont de plus en plus nombreux. Au pied de la colline de La Combert, on les voit en contrebas, puis le parcours redescend vers La Roche.
Randonnée gourmande à travers Lausanne N° 2358
Lausanne, Lac Sauvabelin — Lausanne • VD

Randonnée gourmande à travers Lausanne

Le canton de Vaud se découvre en une journée, d’un point de vue gourmand tout au moins. Un parcours dans son chef-lieu, Lausanne, permet de goûter au fromage des Alpes vaudoises de la fromagerie Macheret, à la bière du Jorat du magasin La Mise en Bière ou encore aux filets de perche du Léman à la Brasserie de Montbenon, sur la belle esplanade du même nom. Le bus dépose randonneuses et randonneurs à l’arrêt «Lausanne, Lac Sauvabelin». Près du petit lac se dresse la tour de Sauvabelin. On gravit ses 151 marches pour admirer la vue panoramique sur presque toutes les régions du Pays de Vaud puis on passe dans la forêt pour rejoindre le parc de l’Hermitage. Au château Saint-Maire, on parvient à la vieille ville et, très vite, à la cathédrale Notre-Dame. Les escaliers du Marché mènent à la place de la Palud. Que l’on se balade dans la vieille ville ou dans le quartier moderne du Flon, les découvertes culinaires ne manquent pas. Le parcours de randonnée balisé contourne le nœud central du Flon et renoue avec le calme sur l’esplanade de Montbenon. En suivant le chemin des Croix-Rouges et en traversant les voies ferrées, on rejoint le petit vignoble du Languedoc, puis on suit les chemins de Bon-Abri et du Couchant jusqu’à la vallée de la Jeunesse. Créé pour l’Expo 64, ce parc, avec ses parterres de roses en terrasses, son toit en béton incurvé et ses aires de jeux, mérite le détour. On poursuit vers le lac que l’on longe jusqu’à Ouchy, où l’on bifurque vers la promenade de la Ficelle. Ce nom était celui donné au funiculaire qui transportait autrefois matériel et passagers vers le quartier industriel du Flon et qui a été remplacé par le métro. Au boulevard de Grancy, près de la gare centrale, un détour par la boulangerie Monco’Pain s’impose pour goûter une tarte à la raisinée, à base de jus de pomme ou de poire concentré provenant du Jura vaudois et du nord du canton.
Sur les traces d’un des plus célèbres peintres vaudois N° 2357
Mézières VD, village — Moudon • VD

Sur les traces d’un des plus célèbres peintres vaudois

Eugène Burnand est l’un des rares artistes suisses à avoir connu le succès de son vivant et à avoir pu vivre de ses œuvres. Il était célèbre dans toute l’Europe et a habité tour à tour à Versailles, Florence, Montpellier et Paris, où il mourut en 1921. Il a toutefois été enterré à Vulliens, dans le Jorat. Cette randonnée passe près de sa tombe. Suivre les traces d’Eugène Burnand en Suisse fait traverser un paysage parsemé de fermes imposantes, construites en pierre et pour la plupart bien conservées, de grandes étables, de vastes champs et, en automne, d’immenses tas de betteraves sucrières. Ces lieux, l’artiste les peignait déjà au XXe siècle dans un style réaliste, ainsi que les personnes qui travaillaient dur avec des moyens modestes. Aujourd’hui, on utilise des machines, raison pour laquelle de nombreux chemins de cette randonnée sont asphaltés. Cela n’enlève rien à ce circuit culturel qui a l’avantage d’être praticable même par temps pluvieux. On part de Mézières, dans le canton de Vaud, on traverse la rivière du Carrouge et on monte vers les hauteurs, d’où l’on aperçoit bien les chaînes de collines. Après Vuillens, on arrive à Seppey. C’est dans un château de ce hameau qu’Eugène Burnand a vécu et travaillé pendant la Première Guerre mondiale. C’est ici aussi qu’il a réalisé l’une de ses œuvres majeures, «Labour dans le Jorat». Elle représente deux hommes avec une charrue tirée par deux vaches et un cheval. Sur la droite du tableau, on reconnaît le petit village de Syens. On atteint bientôt la Broye, que l’on longe jusqu’à Moudon. Un musée, qui n’ouvre que quelques jours par semaine, est consacré au grand peintre dans la Ville-Haute de Moudon.
Marcher et observer à La Sauge N° 2356
Sugiez — Cudrefin • VD

Marcher et observer à La Sauge

Cette proposition est une sorte de poupée russe, puisqu’elle comporte une randonnée dans la randonnée. Sur 10 kilomètres, la balade de base mène de Sugiez, dans le Vully fribourgeois, à Cudrefin, village vaudois situé au bord du lac de Neuchâtel. A mi-chemin, elle invite à quelques pas supplémentaires pour visiter le Centre-Nature de La Sauge. Au cœur de la région des Trois-Lacs, la randonnée principale commence par longer le canal de la Broye. Parfaitement plat, le sentier serpente entre prairies et roselières jusqu’à La Sauge. Ensuite, le chemin s’enfonce dans la Grande Cariçaie, la plus vaste réserve naturelle lacustre de Suisse, véritable joyau écologique qui borde la rive sud du lac de Neuchâtel. On y perçoit le bruissement des roseaux et le chant des oiseaux. Avec un peu de chance, on peut observer quelques spécimens. Enfin, à l’approche de Cudrefin, on rejoint le bord de l’eau, avec quelques plages et places de pique-nique à disposition. A La Sauge, moyennant le paiement d’une entrée, il est possible d’ajouter 500 mètres de balade pour encore mieux observer la faune et la flore. Le parcours du Centre-Nature BirdLife est notamment équipé de quatre observatoires abrités et munis de bancs. Depuis 2001, plus de 200 espèces d’oiseaux y ont été recensées. La présence de martins-pêcheurs, d’aigrettes blanches ou de hérons est quasi permanente. Outre les oiseaux, les mares du centre permettent également de suivre les évolutions de castors, de grenouilles et d’une multitude d’insectes et de petits animaux aquatiques. Selon la patience de chacun, le centre se visite en quelques minutes ... ou en de longues heures! Comptez environ 1 h 30 en moyenne.
Le Chablais, pays de châtaignes N° 2355
Ollon VD — Le Bévieux • VD

Le Chablais, pays de châtaignes

Dans certaines régions de montagne, les châtaignes étaient autrefois à la base du régime alimentaire. Les châtaigneraies sont aujourd’hui à nouveau entretenues et reboisées. Vers la fin octobre, les fruits mûrs tombent, par exemple sur le trajet de la randonnée d’Ollon à Bévieux. Du vert au rouge profond, en passant par le jaune et l’orange: dès la sortie du village d’Ollon, les vignobles se déploient et la vue s’ouvre sur la vallée du Rhône. Le chemin traverse ensuite une forêt dont la lisière est parsemée de sculptures en bois. C’est là que les boules épineuses et les longues feuilles dentelées se mêlent pour la première fois aux feuilles de chêne et de hêtre: un châtaignier. De nombreux parapentes tournent dans le ciel. Le hameau d’Antagnes s’étire le long de la route principale. Des maisons modernes en verre avec piscine succèdent aux vieilles bâtisses en bois brun foncé. Après un nouveau passage pittoresque à travers les vignobles, le chemin arrive au fond de la vallée puis, un peu plus loin, aux mines de sel de Bex. Celles-ci peuvent être explorées lors d’une visite guidée. Après une courte montée, la vue s’ouvre sur une châtaigneraie: à côté d’arbres noueux ancestraux se trouvent de jeunes plants de taille moyenne, récemment mis en terre avec des tuteurs. Plusieurs communes du Chablais participent à des projets de reboisement et le canton de Vaud soutient la préservation et l’entretien de la culture de châtaigniers. Mais attention: les arbres appartenant à des particuliers, le ramassage de masse n’est pas autorisé. Le chemin continue à grimper jusqu’à Fenalet-sur-Bex. L’ancien centre du village se compose de maisons en bois flanquées de jardins potagers et de jolies tonnelles. L’itinéraire traverse les vignes une troisième fois, cette fois-ci sur un chemin escarpé en revêtement dur. Après un court passage en forêt, la destination du jour est atteinte à Bévieux, l’actuel site principal d’extraction industrielle du sel.
De château en château sur La Côte N° 2354
Rolle — Prangins, Musée national • VD

De château en château sur La Côte

Les Romains cultivaient déjà la vigne le long de la moraine formée par le glacier du Rhône au bord du lac Léman. Du château de Rolle, le chemin grimpe à flanc de coteau jusqu’au vignoble de La Côte, l’un des plus vastes de Suisse avec près de 2000 hectares. Jusqu’à Bugnaux, point culminant du parcours, on passe devant les châteaux Le Rosey et de Chatagneréaz, sur des chemins largement asphaltés comme souvent dans les vignobles vaudois. La vue sur les vignes, le lac et les Alpes savoyardes, avec le Mont Blanc en toile de fond, récompense les efforts. Le chemin passe par le château de Vincy à Gilly pour rejoindre Bursins, village du conseiller fédéral Guy Parmelin, où l’on trouve deux châteaux et deux auberges de campagne typiques où déguster un verre de chasselas. Le parcours se poursuit dans les vignes vers l’ouest et par les deux châteaux de Vinzel jusqu’à Luins. Un petit détour derrière le mur du château donnant sur la route est conseillé, surtout lorsque la salle de dégustation est ouverte. Le chemin monte légèrement vers Begnins, le village à la plus forte concentration de châteaux. Le manoir de Cottens, situé au cœur du village, à la façade représentative, est bien visible depuis le chemin comme de la route. Le château de Menthon et le château de Martheray, eux, se dissimulent aux regards. De Begnins, on descend vers la rivière de la Serine puis on passe sur des chemins naturels, à l’abri d’étroites bandes boisées. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’armée construisit ici une ligne de défense. Des «Toblerones» en béton et un sentier didactique sont présents le long du chemin menant au Léman. Sur la gauche, un terrain de golf est aménagé sur le domaine des villas des descendants de Napoléon. Une pause à la buvette de la plage de Promenthoux s’impose avant la dernière montée jusqu’à la dépendance romande du Musée national, au château de Prangins.
Petit circuit pour les adeptes du soleil N° 2295
Riggisalp (Bergstation) • FR

Petit circuit pour les adeptes du soleil

Le point de départ de cette paisible randonnée hivernale est le lac Noir, ou Schwarzsee, situé à 1045 mètres d’altitude dans les Préalpes fribourgeoises. En hiver, on ne voit pas grand-chose des eaux sombres qui, selon la légende, doivent leur nom au géant Gargantua qui y aurait lavé ses pieds sales. Une couche de glace blanche recouvre le lac. Lorsque les conditions le permettent, patineuses et patineurs glissent sur sa surface. Le lac Noir compte un petit domaine skiable familial, bien pratique pour cette randonnée hivernale puisque le télésiège permet de gravir les quelque 500 mètres de dénivelé jusqu’à la station supérieure de Riggisalp. D’ici, on descend d’abord le long de la piste de ski mais bientôt, le chemin de randonnée hivernale préparé bifurque et on ne voit bientôt plus les personnes qui pratiquent les sports d’hiver. À la place, on a droit à une vue fantastique en direction du col des Euschels, des Gastlosen, de la chaîne du Breccaschlund, mais aussi vers le Kaiseregg, l’alpage Salzmatt et la région de la Singine. Sur une colline ensoleillée, le sentier mène à une croix de montagne, puis revient en boucle au restaurant de montagne Riggisalp. Il ne reste plus qu’à commander la fondue.
Festival de tours dans les Alpes vaudoises N° 2287
Tête d'Aï • VD

Festival de tours dans les Alpes vaudoises

La randonnée en boucle de la Tour de Famelon fait la part belle aux curiosités géologiques. Le départ et l’arrivée se situent à la Tête d’Aï, que l’on atteint depuis la station de Leysin grâce à un télésiège. Depuis là, une route en graviers permet de rallier le lac de Mayen, où le refuge du même nom propose notamment fondues et bières belges, mais aussi des produits de la ferme en vente directe. Il faut suivre ensuite les panneaux indiquant «Tour de Famelon». En choisissant d’accomplir l’itinéraire dans le sens des aiguilles d’une montre, on accède après un temps au lac Segray, au pied de la Tour de Mayen. En prenant encore un peu de hauteur, la vue de profil de la tour, ainsi que de celle d’Aï un peu plus loin, avec la ligne de crête entre les deux, est magnifique. On poursuit ensuite en direction des Truex, où se dévoile une vue panoramique époustouflante. Commence alors une zone de lapiaz, ces formations karstiques qui donnent au paysage une ambiance lunaire. Ils se présentent comme des roches fissurées, avec des arêtes plus ou moins acérées. Il faut donc avoir le pied sûr et bien observer les marquages au sol, mais il est impressionnant d’imaginer les eaux ruisselantes façonner ce paysage pendant des siècles. Une fois le champ de lapiaz traversé, on arrive au pied de la Tour de Famelon, dont on fait le tour. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent monter au sommet. Après avoir fini de la longer, on quitte le terrain rocailleux pour des chemins de pâturage. Le Chalet Les Fers permet de reprendre des forces, avant de rallier le point de départ de la randonnée. Sur ce dernier tronçon, on se retrouve à l’intérieur d’un vaste cirque rocheux, une vue encore une fois impressionnante, d’autant plus avec les couleurs de l’automne qui ornent arbres, arbustes et mousses.
Étendue inspirante du lac Léman N° 2274
Pully, Chenaulaz — Cully • VD

Étendue inspirante du lac Léman

Dans le roman «Sa préférée» de Sarah Jollien-Fardel, la région proche de Lausanne joue un rôle important. Jeanne, le personnage principal, s’y sent libre et heureuse et peut presque se défaire de ce qu’elle a vécu par le passé dans un village de montagne valaisan. Cette randonnée passe dans le Bois de la Chenaula, aux couleurs d’automne, parsemé d’impressionnants blocs rocheux dus à un éboulement, puis par des quartiers verdoyants de villas, d’où l’on descend au bord du lac Léman. En cas de fortes vagues, l’eau gicle par endroits jusque sur le chemin proche de l’eau. Après Lutry, le chemin quitte le bord du lac et monte dans le vignoble. Le tronçon suivant passe surtout sur un revêtement dur. Chemin faisant, on sent bien la douce chaleur des «trois soleils» qui font mûrir le raisin dans la région de Lavaux. Il s’agit des rayons directs du soleil, de sa réverbération sur l’eau du lac et de la chaleur accumulée sur les murets de vignes. En automne, de grandes nuées d’étourneaux survolent les vignobles à la recherche des derniers grains de raisin. La vue sur les Alpes savoyardes et valaisannes, les vignes scintillantes, la douce lumière automnale et l’étendue du Léman permettent de faire le plein d’énergie pour affronter les journées de brouillard.
Sur l’arête du Cousimbert N° 2271
Plasselb, Dorf — La Berra • FR

Sur l’arête du Cousimbert

«On ne devrait jamais travailler le lendemain d’un jour de congé», déclare un petit panneau en bois à côté du coin joliment aménagé pour s’asseoir au Muschenegg. Les personnes désireuses de suivre ce conseil n’ont qu’à préparer une tente légère et à s’enregistrer en ligne auprès de Norbert Bächler, via Nomady. L’hôte de l’alpage Cousimbert des Particuliers propose trois emplacements dans la prairie devant son chalet. La randonnée variée, qui démarre au cœur du village de Plasselb, descend d’abord sur la rive de l’Ärgera. Après les deux premiers kilomètres de plat pour se mettre en jambe, le moment est venu de s’attaquer à la partie la plus difficile de l’itinéraire: la traversée des prairies du Gross-Schwand est suivie par celle de la forêt du Burgerwald, puis par un chemin abrupt en zigzag pour gravir le Muschenegg. La suite de l’itinéraire est alors visible: Le Cousimbert et La Berra, destination de la randonnée, se dressent dans le paysage. Le prochain point de vue à la Chrüzflue est rapidement atteint. Le chemin continue agréablement en traversant des tronçons boisés jusqu’à la buvette du Gros Cousimbert. Ce lieu d’excursion apprécié séduit par la vue dégagée qu’il offre sur sept lacs. Pour les personnes souhaitant camper, il s’agit de faire attention: après la bifurcation vers le sommet du Cousimbert, il faut guetter une grosse flèche en bois. Elle est placée à gauche sur la large crête en direction de La Berra et pointe vers le Cousimbert des Particuliers. Les randonneuses et randonneurs qui effectuent cette sortie sur une journée suivent pour leur part le chemin officiel vers La Berra, d’où ils rejoignent la vallée en télésiège ou en télécabine (télémixte).
Aventure au bord de la Singine sauvage N° 2243
Zollhaus — Plaffeien, Dorf • FR

Aventure au bord de la Singine sauvage

La Singine «chaude» prend sa source dans le Lac Noir fribourgeois et la Singine «froide» dans le lac du Gantrisch, dans le canton de Berne. Les deux rivières se rejoignent à Zollhaus pour former la Singine. De là, cette randonnée suit son cours en direction de l’aval jusqu’à Planfayon. L’impétueuse Singine est l’une des rivières les plus sauvages au nord des Alpes. En cas d’orage, ses eaux peuvent grossir de manière impressionnante. Elle transporte alors des branches et des arbres entiers, du gravier et des pierres, voire des rochers, qui s’accumulent en aval. Autrefois, elle était ainsi une ressource importante pour les habitants de la région, qui y trouvaient du combustible et des matériaux de construction, mais aussi de la nourriture: des poissons et des grenouilles. Aujourd’hui, la Singine est protégée. Elle est laissée à sa dynamique naturelle. Cette randonnée longe la rive de la Singine, le plus souvent en forêt. A partir de Rufenen, la Singine s’élargit généreusement et développe de nombreux bras, offrant plusieurs accès à son lit. Les personnes qui s’y arrêtent doivent être attentives à l’arrivée d’orages. Plus en aval, la Singine a profondément creusé le grès et coule soudain vingt mètres plus bas. Plus loin, en contrebas de Planfayon, elle disparaît même dans les gorges inaccessibles de la Singine, entre des falaises de molasse pouvant atteindre 100 mètres de haut. Sur ce tronçon de chemin le long de la Singine, il y a aussi par endroits des graviers laissés par les glaciers et la rivière. C'est un terrain instable. La région s'appelle Brüch: nomen est omen. De temps en temps, un détour s'impose. Au lieu d'aller tout droit le long de la rivière jusqu'au Füllmattli et de continuer jusqu'au camping, on prend alors le chemin via Fuhra. Cette randonnée suit ensuite le Dütschbach en amont. De retour en forêt, elle arrive à une cascade après quelques centaines de mètres. Un panneau explique comment celle-ci a été formée par l’érosion régressive. Le dernier kilomètre mène au village de Planfayon à travers prairies et pâturages, avec le clocher pour guide.
Nature sauvage, nature cultivée N° 2246
Dardagny, château — Satigny • GE

Nature sauvage, nature cultivée

La campagne genevoise surprend par sa diversité. Des vignes aux champs, en passant par des vallons ombragés, c’est le menu que les randonneuses et randonneurs peuvent savourer lorsqu’ils la parcourent, à l’image de l’itinéraire reliant Dardagny à Satigny. Celui-ci débute juste après le magnifique château, siège de la mairie de Dardagny, par un épisode – en dur – dans le plus occidental des vignobles genevois. Au fil de la marche, le regard ondule entre les collines couvertes de ceps, le Salève et la chaîne du Jura. Après quelques pas sur la route d’Essertines, à la hauteur de l’arrêt de bus, c’est un sentier, glissant s’il a plu, qui plonge dans un ravin enchanteur creusé par Le Roulave, un ruisseau tout en fraîcheur qui serpente au milieu d’une abondante végétation. Son extrémité débouche sur l’Allondon et son vallon, une zone alluviale d’importance nationale et une réserve naturelle. On évolue entre les bosquets, caresse les bords de l’Allondon qui invitent à faire une pause. Des panneaux informent sur la faune et la flore locales et sur les moyens de l’observer sans la déranger. Construite vers 1300, la petite chapelle de Malval – visible seulement de l’extérieur – suscite aussi la curiosité, tout comme le centre nature, situé un peu plus loin et dédié à la sensibilisation à cet environnement qui fait la renommée du vallon de l’Allondon. Après avoir passé le camping cantonal, l’itinéraire chemine dans les Grands Bois, toujours le long de l’Allondon, parfois tout près, parfois un peu plus haut, jusqu’au Moulin Fabry. De là, ce sont les champs qui prennent le relais avant que l’itinéraire conduise, par une route asphaltée, jusqu’à Choully, un hameau qui surplombe les riches vignobles de Satigny. La randonnée se termine au quartier commerçant de la gare et ses bâtiments contemporains.
Randonnée au bord du lac Léman N° 2231
Morges — Lausanne, Siège du CIO • VD

Randonnée au bord du lac Léman

La randonnée commence sur les quais de Morges et se termine sur ceux de Lausanne. Entre les deux, on passe près de nombreuses jolies grèves qui invitent à la détente au printemps et à la baignade en été. On voit ainsi des plages de coquillages et de sable en suivant des sentiers aménagés de manière naturelle directement sur les rives. La vue sur le lac Léman et ses nuances de bleus, elle, est grandiose. Morges possède une jolie vieille ville et un château médiéval du XIIIe siècle qui abrite aujourd’hui cinq musées: le Musée militaire vaudois, le Musée suisse de la figurine historique, le Musée de l’artillerie, le Musée de la gendarmerie vaudoise et le Musée Paderewski. De plus, Morges accueille chaque année, en avril et en mai, la célèbre Fête de la tulipe, lors de laquelle plus de 140 000 tulipes de 350 variétés différentes fleurissent dans le parc de l’Indépendance, derrière le château. De la gare de Morges, on rejoint rapidement le chemin pédestre et donc les rives du Léman. Par beau temps, on a en face de soi le sommet enneigé du Mont Blanc, le plus haut des Alpes. La promenade arborisée au bord de l’eau mène au parc de Vertou sur un revêtement en dur. D’ici, un sentier non goudronné se faufile à travers des tunnels feuillus ombragés et verdoyants et passe près de jolis lieux de baignade. A certains endroits, on ne voit que des coquillages sur la rive. Ce qui peut paraître magnifique ne l’est pas vraiment. Depuis quelques années, en effet, la moule quagga, une espèce invasive, se répand dans le lac Léman et menace la faune et la flore indigènes. Des villas cossues se cachent plus ou moins bien derrière des buissons et des clôtures jusqu’à l’église de Saint-Sulpice. Ici, la part de revêtement dur augmente à nouveau. Le tronçon de chemin juste avant Les Pierrettes ainsi que la traversée de la Chamberonne sont particulièrement beaux. La randonnée riveraine se termine à la plage de sable de Vidy.
Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises N° 2220
Gruyères — Bulle • FR

Le long de la Sarine, au cœur des Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée relie la petite ville médiévale de Gruyères à la localité de Bulle. Elle offre une balade urbaine dans une ambiance historique mais aussi un parcours dans des lieux pleins de charme le long de la Sarine. La cité de Gruyères est accessible depuis la gare par une marche courte mais plutôt raide. Celles et ceux qui ne connaissent pas cette petite ville pittoresque devraient la visiter. Si l’on manque de temps, on profitera au moins de la vue magnifique depuis le château. Après ces instants passés au cœur de l’histoire et une descente abrupte, on traversera le «Pont qui branle», qui, en fait, n’est pas du tout branlant. À travers les petites fenêtres du pont, on aperçoit les Préalpes fribourgeoises. L’itinéraire se poursuit le long de la Sarine à travers une forêt rafraîchissante. La traversée de Broc se fait par de petites routes puis l’on rejoint une plus grande zone forestière avant Bulle. Le parcours serpente à travers Bulle autour du château et par les ruelles de la ville avant que la randonnée ne se termine à la nouvelle gare.
Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg N° 2198
Fribourg/Freiburg Poya — Düdingen, Staumauer/Camping • FR

Quand le sol tremble sous les pieds à Fribourg

Cette randonnée se vit avec tous les sens, c’est incontestable: les personnes qui empruntent le viaduc ferroviaire de Grandfey pendant le passage d’un train sentent le sol vibrer sous leurs pieds alors qu’un grondement puissant résonne au-dessus de leur tête. Le chemin de randonnée passe en effet par une galerie d’arcades directement sous les deux voies ferrées. Le pont a été construit au XIXe siècle, suite à la décision de la Confédération de faire passer l’axe ferroviaire entre Genève et le lac de Constance par Fribourg. Il fallait pour cela traverser la vallée de la Sarine, profonde de 80 mètres. En raison de l’électrification du réseau ferroviaire suisse, le viaduc a été renforcé par des arcs en béton dans les années 1920. L’utilisation de la structure métallique du premier pont pour la construction du second relevait à l’époque de la prouesse technique. Une fois arrivé au bout du viaduc, l’itinéraire prend à gauche en direction de Schiffenen. Le chemin suit dès lors les rives du lac du même nom. Un regard en arrière permet d’admirer une dernière fois l’élégant viaduc de loin avant de poursuivre le long d’abruptes parois de molasse, de l’autre côté du lac, en direction de l’ermitage de la Madeleine. Entre 1680 et 1708, deux ermites y ont creusé de grandes grottes dans le grès, qui peuvent être visitées l’été. Le chemin entre ensuite dans la vallée Stilles Tal, près de Guin, un lieu idyllique pour faire une pause. Des coins grillades et un double toboggan original se trouvent sur l’itinéraire qui mène à la baie du lac. La salle de concert Bad Bonn se trouve un peu plus loin. Son nom rappelle l’hôtel de cure qui existait là avant d’être immergé suite à la construction du barrage de Schiffenen dans les années 1960. A Allenlüften, le magasin de ferme est parfait pour s’offrir une glace avant de continuer jusqu’à Schiffenen et à son camping.
Le château de Chillon par les hauts N° 2145
Villeneuve VD — Veytaux, château de Chillon • VD

Le château de Chillon par les hauts

Depuis 2013, Pascal Bourquin explore rigoureusement le réseau pédestre helvétique. L’objectif de l’instigateur du projet «La vie en jaune» est aussi simple qu’ambitieux: parcourir tous les chemins de randonnée du pays, qu’ils soient balisés en jaune, en blanc-rouge-blanc ou en blanc-bleu-blanc. L’itinéraire reliant Villeneuve au célèbre château de Chillon en passant par les hauteurs, à savoir En Sonchaux, constitue selon l’observateur un exemple assez représentatif de la diversité du réseau suisse, puisqu’il allie revêtements durs et mous, sentiers et routes, perles naturelles et curiosités citadines. La randonnée débute à la gare de Villeneuve, d’où l’on commence immédiatement à monter. Passées les dernières traces d’urbanité, un chemin raide slalome dans la forêt à l’assaut d’En Sonchaux et de sa vue imprenable sur le lac Léman. Les 150 derniers mètres de dénivelé s’effectuent malheureusement sur une route asphaltée mais l’effort en vaut la peine: déguster une part de tarte sur la belle terrasse de l’auberge de Sonchaux est un vrai régal pour les yeux et l’estomac. Une fois passé le tronçon en dur en sens inverse, on emprunte à la descente un second sentier forestier, qui mène au village de Veytaux. Le château de Chillon, une des principales attractions touristiques du pays et but de cette randonnée, est situé juste en dessous. Après l’avoir visité, les marcheuses et marcheurs prennent le bus à l’arrêt «Veytaux, château de Chillon». Qui souhaite prolonger l’itinéraire peut longer le lac en direction de Villeneuve ou de Montreux.
Par des chemins sinueux N° 2136
Bière — Yens • VD

Par des chemins sinueux

C’est lorsque les arbres, les arbustes et les fleurs commencent à s’épanouir que l’Arboretum du Vallon de l’Aubonne est le plus beau. Créé en 1968 et s’étendant sur une superficie de 130 hectares, il dispose de plus de 3000 variétés d’arbres et arbustes du monde entier qui s’acclimatent entre le lac Léman et le Jura. Il est conseillé de prévoir assez de temps et de profiter de pique-niquer sur place, puisque de nombreuses tables et bancs sont à la disposition du public. Des sentiers didactiques fournissent des informations à toutes les personnes avides de connaissances. Après avoir quitté Bière, le lieu de départ, on marche sur l’étroit chemin de randonnée qui serpente dans la forêt. De temps en temps, on s’approche de l’Aubonne, mais l’itinéraire passe toujours légèrement au-dessus de la rivière en direction de Yens. Une partie du parcours est déviée en raison de l’érosion, mais cela ne nuit en rien à la randonnée. Après l’Arboretum, il reste encore quelques kilomètres à parcourir, en grande partie sur un revêtement dur. Il vaut donc mieux ne pas faire cette randonnée par des températures trop élevées. À Yens, on monte dans le train pour Morges en se laissant bercer par les belles impressions du voyage.
Les Alpes vaudoises en hiver N° 2112
Col de Bretaye • VD

Les Alpes vaudoises en hiver

Mètre après mètre, le train quitte la civilisation pour la retrouver au col de Bretaye, dans une ambiance de sports d’hiver animée. La nature silencieuse reprend ses droits lors de cette randonnée en raquettes vers le lac des Chavonnes. Une fois le hameau de Morgex et la piste du Petit-Chamossaire franchis, on découvre un monde isolé et un charme auquel on succombe au plus tard au lac des Chavonnes. C’est le plus grand des quatre lacs de montagne de la région, qui doivent leur existence au sous-sol argileux. En hiver, les montagnes jettent des ombres sur la glace, mais un hôtel-restaurant offre une douce chaleur et une carte soignée. On poursuit sur un sentier étroit le long de la rive, puis l’on monte au soleil vers une route d’alpage. On la suit jusqu’au point 1795, qui sépare le bassin du lac des Chavonnes de la section de terrain suivante. Pour prendre le chemin du retour en raquettes, il faut partir ici sur la droite. De retour au col de Bretaye, il est bon d’avoir un peu de temps pour apprécier la vue grandiose. Elle s’étend des Alpes vaudoises, avec les Diablerets et le Grand Muveran, au massif du Mont-Blanc et à ses montagnes pointues au milieu desquelles se dresse sa majesté le Mont-Blanc, le plus haut sommet des Alpes.
Boucle sur la Corbetta N° 2100
Les Paccots, Les Rosalys — Les Paccots, Ermitage • FR

Boucle sur la Corbetta

Courte mais riche en bons moments! Cette randonnée dans les Préalpes fribourgeoises présente un excellent rapport performance/rendement: une bonne heure de montée, une deuxième de descente. Entre les deux, de belles vues et un petit lac de montagne vieux de 5000 ans. A l’arrivée, le restaurant traditionnel Le Tsalè sert une fondue moitié-moitié ou des meringues à la crème double. Celles et ceux qui viennent ici le dimanche de la Bénichon en octobre auront droit au traditionnel repas de fête. La randonnée débute à l’arrêt de bus Les Rosalys aux Paccots. Ce village de vacances se situe près de Châtel-Saint-Denis, entre Bulle et Vevey. Pendant la première demi-heure, on passe à proximité de chalets et de l’hôtel Les Rosalys pour s’enfoncer dans la forêt et monter aux Joncs par des racines en forme d’escalier. Depuis le parking de la petite station de ski, on rejoint en quelques minutes le lac de montagne des Joncs. A droite du lac commence la randonnée circulaire vers le sommet de la Corbetta (circuit par les crêtes). La montée raide traverse une prairie. Tout autour trônent les sommets du Teysachaux, du Moléson ou de la Dent de Lys. Une fois en haut, de l’autre côté, c’est un décor différent qui se dévoile, celui du paysage situé entre les lacs Léman et de Neuchâtel. A 1400 mètres d’altitude, le point culminant de la Corbetta, une place de pique-nique invite à une pause. La descente passe ensuite par des prairies et le lac des Joncs jusqu’au parking des Joncs. La dernière partie de la descente vers l’arrêt de bus «Les Paccots, Ermitage» se fait sur l’asphalte, mais on peut aussi emprunter le chemin en copeaux de bois à la hauteur de la grande place de jeux, qui mène directement au restaurant Le Tsalè.
Dans les Préalpes fribourgeoises N° 2097
Jaun, Dorf — Riggisalp • FR

Dans les Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée dans les Préalpes fribourgeoises franchit un sommet et une frontière culturelle. Elle passe par le Gros Brun, Schopfenspitz en allemand, et mène du haut du district francophone de la Gruyère à celui de la Singine germanophone. Point de départ: Jaun, ou Bellegarde, dans la vallée de la Jogne. Peuplé il y a des centaines d’années par des gens venus du Diemtigtal, ce village proche du col est une enclave germanophone. De l’arrêt de bus, la montée est raide entre les chalets en bois qui évoquent le Diemtigtal. Peu après la fin du village, le chemin bifurque à gauche et monte vers l’alpe Untere Jansegg. Les Préalpes fribourgeoises sont abruptes et recouvertes de tapis herbeux. Les parties supérieures, presque verticales, sont rocheuses et dénudées. Le chemin est d’ailleurs balisé en blanc-bleu-blanc à partir du point 1476. Il s’élève vers la haute vallée rocailleuse de Maischüpfen. On se croirait ici dans un monde à l’arrêt s’il n’y avait de temps en temps le ruissellement des cailloux. Un passage sécurisé par des cordes permet d’atteindre un pâturage à moutons et, peu après, le sommet du Gros Brun. L’arc alpin du Mont Blanc au Tödi s’étend devant soi, magnifique, tout simplement. A la descente, la randonnée traverse le Breccaschlund (vallée des Cerniets). Le parcours est raide et plein d’éboulis jusqu’à l’Alp Combi puis, au pied de la Fochsenflue et de la Spitzflue, passe par le Breccaschlund jusqu’à l’Alp Stierenberg. Le paysage se fait plus doux. D’ici, on passe par l’Alp Untere Euschels jusqu’à la Riggisalp, de l’autre côté. Du Bärghuus Riggisalp, un télésiège descend au lac Noir, ce qui permet de s’épargner 400 mètres de descente.
De belles vues dans les Préalpes fribourgeoises N° 2093
St. Silvester, Dorf — Plasselb, Dorf • FR

De belles vues dans les Préalpes fribourgeoises

Cette randonnée permet de constater que même dans les Préalpes, des phénomènes extrêmes, tels les tempêtes et les fortes précipitations, peuvent causer des dégâts. Peu après St. Silvester, le chemin traverse un grand pâturage avec des vaches allaitantes, qui continuent à brouter calmement. Une fois Gross Schwand dépassé, un sentier plus ou moins visible mène par des pâturages dans la forêt au pied de la Chrüzflue. Des arbres tombés témoignent des tempêtes passées. Des marches aménagées dans la pente abrupte et des câbles installés aux endroits exposés mènent en toute sécurité sur la large crête de la Chrüzflue. D’anciennes traces montrent que le chemin, à l’ouest, a été déplacé plusieurs fois de l’arête de rupture exposée aux intempéries et sujette à l’érosion. À l’est, sur un versant opposé, on voit le grand glissement de terrain de Falli-Hölli, qui a détruit tout un village de vacances en 1994. En haut, à la Chrüzflue, on peut s’asseoir, faire du feu et admirer la vue. Ici et là, la descente vers l’Ärgera est un peu raide et cahoteuse. Le chemin est aménagé à une distance sûre du lit du ruisseau. Les éboulis et les débris sur les rives montrent à quel point les masses d’eau de l’Ärgera se déchaînent lors de fortes précipitations.
Promenade dans la campagne genevoise N° 2048
Bernex, Lully croisée — Cartigny • GE

Promenade dans la campagne genevoise

Le point de départ de cette agréable randonnée aux portes de Genève est une bonne adresse pour les gourmets: Les Curiades, à Bernex-Lully. Depuis l’arrêt de bus, on se rend au parking près du rond-point, puis on emprunte la petite rue de Vieux-Lully, qui mène directement à ce joli restaurant, réputé pour sa cuisine du terroir gastronomique et ses pâtisseries raffinées. L’équipe du chef Pascal Cloetens, originaire de Belgique, propose tous les deux mois un nouveau menu de saison. La promenade digestive jusqu’à Cartigny débute à la rue principale, au-dessus du restaurant. On monte le chemin de l’Aligoté puis, entre les vignes, le chemin des Curiades, où l’on rejoint le chemin de randonnée balisé menant à Bernex, que l’on suit en ligne droite. Peu après, il vaut la peine de faire un détour jusqu’au Signal de Bernex, où la vue s’étend des confins de la campagne genevoise, près de la frontière française, jusqu’à la ville de Genève. Au loin, on peut même apercevoir le jet d’eau. De retour sur le chemin de randonnée, on descend jusqu’à l’église de Bernex. On suit alors les panneaux menant à Aire-la-Ville, d’abord à travers un quartier, puis les champs. Il faut veiller à ne pas manquer le panneau qui indique à gauche vers la forêt d’en face, à travers un champ. A Aire-la-Ville, l’itinéraire suit le Sentier du Rhône en direction de La Plaine puis traverse la réserve naturelle du Moulin-de-Vert. Peu après, le Rhône fait son apparition. Enfin, passant devant un châtaignier centenaire et empruntant un chemin historique, la promenade se termine à l’arrêt de bus à Cartigny.