• Le Catogne, à gauche sur la photo, appartient, d’un point de vue géologique, aux sommets glacés du massif du Mont Blanc. Photo: Elsbeth Flüeler

    Le Catogne, à gauche sur la photo, appartient, d’un point de vue géologique, aux sommets glacés du massif du Mont Blanc. Photo: Elsbeth Flüeler.

    La Douay — Champex • VS

    Le «Fujiyama» du Valais

    Une montagne de rêve! Ce triangle isocèle, cette pyramide parfaitement formée se dresse peu avant Martigny au milieu de la vallée. Ce n’est pas pour rien que le Catogne est aussi surnommé le Fujiyama du Valais. Un nom qu’il doit entre autres à la présence de neige à son sommet. En s’en approchant, on s’imagine gravir sa pente; nous voilà déjà au milieu du parcours et hop, en une fraction de seconde, au sommet. Comme ce doit être magnifique de se tenir là-haut! Mais la pesanteur nous ramène sur terre, ou plutôt dans le siège du train. Le Catogne est maintenant un gardien qui veille sur le Valais et ne se dresse pas seulement au milieu de la vallée, mais aussi au milieu du chemin. Va-t-il le bloquer? Ou, comme les Templiers, ne laisser passer que ceux qui s’en montrent dignes? Et qu’est-ce donc que cette étrange faille, ce trou dans la montagne, au-dessous du sommet? Cette randonnée va nous permettre de rejoindre le sommet du Catogne, près de Martigny, et de percer son secret. Comme on l’attend d’un gardien, il ne nous facilite pas les choses. Une forte volonté et une bonne condition physique sont requises. Heureusement, le chemin est facile à trouver. A partir de La Douay, il traverse d’abord la forêt, grimpe sur les pentes raides des prairies jusqu’à la Matagna-Vyra. De nombreux blocs de granits, les restes de la moraine d’un ancien glacier, sont répartis dans cette cuvette presque plate. Le chemin longe son arête jusqu’au sommet, d’où l’on découvre une vue superbe. Mais il reste la descente, raide elle aussi, et longue. Le Catogne fait réellement transpirer ceux qui veulent fouler son sol. Les indigènes ne l’ont-ils pas surnommé la «montagne de la soif»?

    Information

    Jardin botanique alpin Flore Alpe, Champex-Lac,
    027 783 12 17, www.flore-alpe.ch

     

    Randonnée n° 1062

    Publié sur 2015 ‒ Présenté par Suisse Rando

    Elsbeth Flüeler

    Parcours de la randonnée

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    La Douay
    0:00
    0:00
    Soulalex
    0:40
    0:40
    Matagna Vrya
    3:40
    3:00
    Le Catogne
    5:20
    1:40
    Pt. 2270
    6:15
    0:55
    Champex
    7:15
    1:00
    Détails sur la surface du chemin et la catégorie dans le profil altimétrique

    Propositions de randonnées

    Randonnée panoramique vers le Mont Brûlé N° 2258
    La Pasay • VS

    Randonnée panoramique vers le Mont Brûlé

    On gagne de l’altitude depuis Le Châble, vite fait bien fait. En télécabine puis en télésiège, sur des sièges confortables, on passe depuis le bas du val de Bagnes de 821 mètres à 2167 mètres. Et si l’on a le souffle coupé, ce n’est pas dû à l’air qui se raréfie, mais au spectacle que l’on découvre quand, après la forêt et les prairies, on atteint la station supérieure et que les montagnes et leurs glaciers se dressent devant soi. Ce décor de rêve ne disparaît pas lorsqu’on suit le chemin de crête vers le sud-est, en passant sous la Tête de la Payanne, jusqu’au Mont Brûlé. A gauche et à droite de la crête paissent des vaches, surtout des noires de la race d’Hérens. Au Mont Brûlé, le massif des Combins, le Mont Vélan, les Grandes Jorasses et le Mont Blanc s’ajoutent à la liste. Lors de la brève descente vers le col de Mille, on passe devant les panneaux du Sentier des énergies et les explications des différentes formes de production d’énergie. La cabane située au col permet de se restaurer et de dormir. Si l’on y passe la nuit, il est vivement conseillé de faire un crochet par le sommet du Mont Rogneux (montée 2 h, chemin de randonnée alpine T4), d’où l’on a une superbe vue panoramique. Du col de Mille, on emprunte le chemin qui descend vers le nord, puis on traverse un alpage jusqu’à un chemin rural. On passe devant les Ecuries de Mille, où les vaches sont traites, jusqu’au virage en épingle suivant. Là, on quitte la piste carrossable et on suit sur la gauche le sentier de randonnée qui passe par Les Golassons et le chemin de crête pour revenir au début du parcours, à la station supérieure de La Pasay.
    Le Grand Combin sous les yeux N° 2257
    Les Ruinettes — Fionnay • VS

    Le Grand Combin sous les yeux

    Le Grand Combin n’est pas seulement une montagne, mais aussi un massif, un pont entre le massif du Mont Blanc et les 4000 du Haut-Valais. C’est à lui que cette randonnée est dédiée. Elle mène de Verbier au bout du val de Bagnes et offre constamment une vue grandiose sur le Grand Combin. La randonnée débute à la station supérieure des Ruinettes, que l’on atteint en télécabine depuis la station de Médran/Verbier. Elle mène d’abord à l’alpage de La Chaux et au bisse de Levron. C’est un ample et bel alpage dont la beauté a été malmenée par les pistes de ski et les remontées mécaniques. La cabane Mont Fort est perchée sur un éperon rocheux, 300 mètres au-dessus du chemin. C’est le point de départ idéal si l’on trouve l’approche trop longue et que l’on préfère passer une nuit en montagne. Peu après les bâtiments d’alpage, le chemin, transformé en sentier, mène sur le flanc du Bec des Rosses, exposé à l’ouest, et du Bec Termin. Et là, c’est le plaisir à l’état pur. On passe par des pâturages d’altitude où les fleurs s’épanouissent en juillet et en août. Le chemin exige de l’attention car il passe sur un terrain escarpé. En début d’été, il peut encore y avoir des champs de neige, ce qui requiert une prudence particulière. Au col Termin, le sentier se ramifie. Cette randonnée suit un moment le flanc ouest puis descend vers le lac de Louvie. Il est conseillé de faire une petite boucle pour passer devant les îtres, les bâtiments d’alpage historiques typiques du val de Bagnes. Mais aussi de faire une halte à la cabane de Louvie, au bout du lac. Car maintenant, le chemin, exposé au soleil, descend en pente raide et en de nombreux virages vers Fionnay.
    Vue sur un glacier valaisan N° 1565
    Bonatchiesse — Lourtier • VS

    Vue sur un glacier valaisan

    Les chemins entre la cabane Panossière et la cabane Brunet, dans le val de Bagnes, devenaient dangereux en raison du recul du glacier de Corbassière. Depuis 2014, un pont suspendu de 210 mètres mène les randonneurs au-dessus de la moraine du glacier, à 70 mètres du sol, avec une vue sur le massif du Combin. L’histoire du parrain du pont, Toni Rüttimann, est étonnante. Depuis 1987, ce Grison construit des ponts suspendus en Amérique latine et en Asie du Sud-Est, avec des moyens simples et sans salaire. Il offre ainsi à des millions de personnes un accès aux écoles, aux marchés et aux médecins. Toni el Suizo, comme on le surnomme, bâtit les ponts avec les habitants des villages. Les Remontées mécaniques suisses offrent souvent les câbles dont il a besoin. La randonnée dure deux jours. Elle débute à Bonatchiesse, s’élève par des sentiers à travers forêts et prairies jusqu’à La Tseumette, où la vue s’ouvre sur le Mont Blanc de Cheilon et le lac de Mauvoisin. Le paysage devient ensuite plus austère. A l’aide de câbles et de marches, les randonneurs accèdent à la zone pierreuse du col des Otanes, où aucun chemin n’est tracé. Le point le plus élevé de l’itinéraire, à 2845 mètres, est le lieu parfait pour admirer le Grand Combin et le glacier. La cabane FXB Panossière jouit elle aussi d’une position unique. Non loin se trouve la passerelle que les randonneurs franchissent le deuxième jour avant d’entamer la brève montée vers le col des Avouillons puis de descendre par des pâturages et une gorge à la cabane Brunet. La fin du parcours est conçue pour les genoux solides et un pied sûr. La ligne de pente d’abord douce, puis plus raide et exposée, mène à La Barmasse d’en Haut et à Lourtier.
    Verbier N° 0518
    Les Ruinettes • VS

    Verbier

    Sur les hauts de Verbier, la nature offre tout ce qu'il faut pour faire battre fort le coeur des amateurs de randonnées et des amis de la montagne. Selon l'itinéraire, ce sont tantôt les Alpes valaisannes, tantôt les Alpes vaudoises qui apparaissent. Les lacs enchanteurs invitent à pique-niquer sur leurs rives, tandis que chamois, bouquetins et marmottes font leur apparition sur la route. De plus, d'agréables cabanes jalonnent le chemin pour reprendre des forces ou passer la nuit. La cabane du Mont-Fort, par exemple, est particulièrement bien située sur son estrade face à d'impressionnants sommets. La vue va du Petit Combin au massif du Mont-Blanc. Derrière le bâtiment se trouve une intersection d'itinéraires de VTT et de chemins pédestres. L'exigeant Sentier des Chamois prend la direction de la cabane de Louvie. Les chamois, les bouquetins et les marmottes y sont à l'aise dans les rochers. A gauche, un étroit sentier monte avec force tournants en direction du Lac des Vaux. Ici, trois petits lacs ont donné naissance à de nombreuses légendes valaisannes. L'ère glaciaire a modelé le paysage de cette région et un intéressant panneau explique comment la nature poursuit son travail. Le sentier reprend ensuite la direction de Verbier via le Col des Mines, où l'on a extrait le plomb et l'argent jusqu'en 1869. Bien avant d'y arriver, on aperçoit de nouveau le village devenu célèbre pour ses pistes de ski et qui attire aujourd'hui les hôtes estivaux à la recherche de nature et de randonnées en montagne.

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